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 Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.

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Kunisaki Tachibana
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MessageSujet: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Mar 14 Fév - 20:43

En ce 14 février,
un très joyeux anniversaire.

    Dis, tu te souviens Kunisaki ?
    Comme les choses changent, comme elles changent vite. L'appréhension, la peur, la rage, l'ennuie, toutes ces choses qui t'avaient amené jusqu'ici ; en ce lieux que tu guettais vaguement d'un air dédaigneux sans jamais comprendre pourquoi tu étais là. Tes questionnements interminables sur les raisons valables qui faisaient que tu restais malgré tout. C'était il y a un an, tu t'en souviens Kunisaki ? Dis-moi que tu n'as pas oublié, dis-moi que tu ne regrettes rien. Aujourd'hui c'est ton anniversaire, toi qui n'a jamais aimé cette fête il est temps de l'accepter. Fais un grand sourire, ça t'évitera d'avouer tes pensées. Passe tes nerfs de façon exécrable comme tu sais si bien le faire, détourne leur attention ; bougonne, énerve-toi, fais ton modeste et pose un pied dehors en te demandant pourquoi tu ne t'en irais pas. Des fois tu ne sais pas, et tes pensées se transforment en brouhaha inconsistant qui vise à te déprimer. Au fond tu n'as jamais souhaité partir, bien bien au fond. Un an déjà et tu es là ; tu penses à elle.

    Avant, elle c'était Amy.
    Maintenant c'était Mélodie.

    Mais la fille avec qui il était en cet instant, ce n'était ni l'une ni l'autre. Une gourdasse un peu paumée - et un peu larguée, aussi - qui semblait prête à faire n'importe quoi pour attirer un beau garçon : et pourquoi pas l'Américain aux cheveux blonds ? Kunisaki il était seul aussi, après tout. Il avait toujours été seul le 14 février : il détestait fêter son anniversaire, il détestait en parler ou même recevoir un quelconque présent. Kunisaki il avait pris l'habitude d'être seul, il avait pris l'habitude d'attendre des heures durant l'appel qui remplirait son cœur d'un bonheur pathétique et utopique : celui d'Amy, et une fois cela fait il s'effondrait dans les draps de n'importe qui. Il avait supposé que cette soirée serait comme toutes les autres du même genre. Il n'avait aucune raison d'espérer quelque chose de mieux : il ne recevrait pas d'appel de sa mère, ni d'Amy. Il avait éteint son portable, et ça il avait mis de très longues heures avant de s'en apercevoir.

    Personne ne le lui avait souhaité - Ichigo avait seulement beuglé une insulte dans sa direction avec un petit coup de poing dans le ventre, il supposait que c'était sa manière à elle de le lui dire. Il n'avait pas attendu cela de qui que ce soit, pas même de Mélodie - qui, le matin même, lui avait adorablement offert un chocolat pour la St Valentin - allant presque jusqu'à oublier lui-même que c'était une journée spéciale. Ah, n'importe quoi. Célibataire et - presque - orphelin, il n'avait plus rien à attendre ; il laissa sa main parcourir la cuisse de la demoiselle, ignorant d'ailleurs parfaitement son nom. Un sourire aguicheur de vieux dragueur frustré, il effleura son cou avec ses lèvres, il lui murmura quelques conneries. En vérité il se sentait un peu creux, un peu vide. Et cette fille il la trouvait moche, lâchant un soupire il finit par se reculer.

    Et merde, pas cette fois, c'en était trop.
    Ne prenant pas vraiment la peine de la laisser seule au bar avec courtoisie, il se contenta de vider son verre et d'enfiler sa veste pour partir, il avait besoin de prendre l'air. De rester seul, vraiment seul pour réfléchir. Et pour se dire quoi, hein ? Que la seule qui occupait son esprit était une jolie blonde qui avait su rendre sa vie plus belle depuis son arrivée, qui avait su quoi dire et quoi faire, qui avait su l'accepter avec ses faiblesses. Oh, il avait bien souvent pensé qu'elle ressemblait à Amy mais c'était une grossière erreur, il y avait entre elles la plus grande des différences : Mélodie, elle, savait réellement qui était Kunisaki et elle l'appréciait tel quel. Plus le temps avançait plus il leur trouvait des différences de caractère, de comportement, de pensées. Il trouvait des défauts à Amy, ignorait ses coups de fil, ne la rappelait pas, l'oubliait tout doucement, perdait la finesse de son visage dans sa mémoire. Dis, tu te souviens Kunisaki ?

    Comme les choses ont changé depuis que tu es arrivé ici.
    Qui aurait cru ? Qu'elle te ferait rester, qu'elle te ferait oublier.

    Ah Kunisaki, tu étais bien pathétique avant elle ; quoi qu'en fait tu l'es encore maintenant : seulement il y a une grande différence, maintenant tu as une raison d'être là. Tu restes bien nul, mais si elle sait t'apprécier comme cela alors tu devrais te sentir très heureux ! Pourquoi tu ne l'es pas ?

    Il se sentait seul, il voulait la voir, il voulait passer cette soirée avec elle ; sauf que ça c'était impossible. Kunisaki avait toujours été contraint d'être seul pour son anniversaire : ses « amis » ignorant cette date, ou tout simplement parce qu'ils faisaient passer leur couple et leurs amours avant cela. Il aurait bien demandé à Mélodie de rester avec lui, mais si elle avait un amant avec qui rester ? Il ne voulait pas savoir cela, il ne le supporterait pas, hors de question d'admettre qu'elle puisse avoir quelqu'un d'autre dans sa vie. Hors de question de l'aimer si ça ne pouvait être réciproque.

    Ça faisait trop mal.
    C'était trop humiliant.

    A présent il était réellement seul, sans partenaire pour la nuit, sans amis pour décompresser. Il venait juste de sortir du bar, une très fine veste sur les épaules, ne prenant pas même la peine de la fermer, les mains dans les poches, regardant devant lui d'un air distrait. Il poussa un profond soupir, laissant de la vapeur d'eau s'échapper doucement de sa bouche : la nuit était déjà là, la soirée venait pourtant tout juste de commencer. Elle serait longue, si longue ; il ferait mieux d'aller se coucher. Laissant ses pieds raser le bitume, il se mit à marcher en regardant le sol tristement, la tête vide, le ventre creux. Lorsque ses jambes le menèrent à une rue qu'il reconnaissait rapidement, il releva soudainement la tête. C'était ici.

    Il eut un léger hoquet de surprise, putain ça remontait à loin toute cette histoire.
    Cette rencontre avait été si violente et étrange, comme s'il avait immédiatement réalisé que jamais les choses ne seraient normales avec la nouvelle professeur de musique. Comme s'il avait cru qu'il lui ferait du mal, inévitablement. Mais avait-il seulement été le cas ? N'avait-il pas su être un bon ami ? Il l'espérait, il l'espérait ! Il voulait être cela pour elle. Plus que tout, pour son anniversaire il voulait être à ses côté.
    Et l'aimer comme seul un homme se devait de le faire.

    Mais c'était impossible.
    La St Valentin lui pourrissait définitivement la vie.

      « C'est vraiment une fête à la con. »

    (son anniversaire aussi, d'ailleurs)
    Il avait lâché ça sans réfléchir, posant sa main sur son visage en lâchant un soupire, un sourire incontrôlable sur les lèvres. Sourire d'éternel frustré, il n'avait pas remarqué une jolie présence blonde juste derrière lui.

    Dis, tu te souviens Aomori ? De notre première rencontre.
    C'était il y a un an déjà, il s'est passé tant de choses depuis. Tant de choses. Alors nous n'oublierons jamais, tu es d'accord ?
    Et nous resterons ensemble jusqu'à la fin, pour le Kuni et pour le pire.


- -
Merci à Sakura. ♥

Spoiler:
 


Dernière édition par Kunisaki Tachibana le Lun 27 Fév - 12:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Mar 14 Fév - 23:19

Il était assez tard, elle devait bien l'admettre, mais elle n'avait pas vu le temps passer. Pourquoi ? La jeune prof avaient cassée le cordes de sa guitare alors qu'elle préparait les cours pour le lendemain. Oui, vu qu'elle n'avait pas de petit ami, elle passait sa soirée de la St Valentin à ça. Préparer le cour du lendemain. C'était donc pour cela qu'elle sortait d'un magasin de musique, dont le propriétaire avait accepté de laisser la jeune blonde choisir ses cordes de guitare, vu qu'il n'avait rien de prévu pour la soirée. Ainsi, ils avaient parlés pendant des heures, jusqu'à ce qu'elle voit l'heure et qu'elle s'en aille, après avoir remerciée le propriétaire du magasin.

Ses écouteurs dans les oreilles, comme une ado de dix sept ans, elle avait laissée sa playlist, essentiellement composée de chansons anglaise, en mode alétoire, tandis qu'elle traversait la rue. Le temps était frais, ainsi elle avait revêtue une longue veste beige et chaude pour ne pas avoir froid. Il n'y avait pas beaucoup de gens, elle se perdit donc facilement dans ses pensées, vu qu'il n'y avait pas à se préoccuper des sentiments alentours. Sa première pensée voulait savoir comment il allait. Elle lui avait offert un chocolat le matin même, mais il y avait autre chose.

Kunisaki Tachibana. Rien que de penser à son nom, elle eu des frissons. Pas de peur, au contraire. Sans même s'en rendre compte, son coeur fragile se mit à battre plus fort, et ses joues rosissaient. Allait-il bien en ce moment ? Est-ce qu'il était avec la femme qu'il aimait ? Elle s'arrêta net. Déjà parce que cette idée lui faisait étrangement mal, et aussi, il y avait des gens aux alentours, elle pouvait sentir le désir qu'il y avait. La ramenant un peu à la réalité, elle tourna la tête vers le bar, par réflexe.

I heard that your dreams come true
Guess she gave you things
I didn't give to you


Elle n'eu pas besoin de le reconnaître avec ses yeux, car son coeur fut plus rapide. Il lui fit sentir la plus grande tristesse possible en l'espace de quelques secondes. La femme à côté de lui... Ce désir... La sensation qu'on lui brisait le coeur était si intense qu'elle en eu le souffle coupé. Ainsi, il avait donc... D'où le sentiment bizarre du matin. Elle détourna les yeux, alors même que son don lui faisait encore sentir le désir qu'il y avait. Coupant son pouvoir, elle reprit sa route, tête basse.

Don't forget me, I beg, I remember you said :
"Sometimes it lasts in love but
Sometimes it hurts instead"


Pourquoi se sentait-elle si mal ? Pourquoi était-elle si triste ? Après tout, il n'y avait pas de raisons. Kunisaki était un très bon ami, alors pourquoi...
Mensonges.
Ce n'était pas qu'un ami, et elle le savait. Seulement, elle refusait de l'admettre. Elle tourna à une rue, puis à une autre, totalement perdue. Elle avait l'impression qu'elle était dans un trou noir, sans issue, mais obligée de rester là. Dans cet endroit froid et sombre qu'était la tristesse, la mélancolie qu'elle éprouvait.

Nothings compare, no worries or cares
Regrets and mistakes,
They're memories made


Elle était perdue aussi dans la rue, pour preuve, elle se rendit compte qu'elle tournait en rond au bout de la cinquième fois quand elle passa devant un banc avec un vieux journal dessus. Oui, c'était bien la cinquième fois qu'elle passait devant. Un pauvre sourire naissait sur ses lèvres quand elle s'en rendit compte, elle n'avait jamais eu un très bon sens de l'orientation. Ainsi elle tourna à la rue opposée, et l'envie de faire marche arrière lui prit soudainement. Il était là, elle l'aurait reconnue entre mille.

Who would have known
How bittersweet this would taste ?


Elle resta un instant immobile, puis enleva ses écouteurs, les rangea dans sa poche après avoir éteint son lecteur de musique. Elle devait en avoir le coeur net au risque qu'il se brise encore plus. Avançant silencieusement, il lui tournait le dos, ainsi, il ne la voyait pas. S'armant du peu d'émotion positive qu'elle avait, elle sourît avant de prendre la parole.

"Bonsoir, tu vas bien ? ... Je ne te déranges pas au moins ?"

Polie, toujours, sa voix était moins assurée qu'elle ne le voulait. Peut-être attendait-il la femme du bar ? Alors qu'elle se rendait compte qu'elle pouvait vraiment le déranger, elle vit qu'ils se trouvaient dans cette rue. Cette rue où ils s'étaient rencontrés pour la première. Cette rue où tout avait commencé. Cependant, elle se concentra plus sur son sourire, qu'elle avait du mal à tenir.

Il fallait juste sourire.
Juste ignorer ce coeur fragile qui pouvait se briser si facilement.
Ce coeur qui était le tien, Mélodie.

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Kunisaki Tachibana
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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Ven 17 Fév - 20:37

      « Bonsoir, tu vas bien ? ... Je ne te dérange pas au moins ? »

    Quelle était donc cette petite voix fluette, douce, polie et courtoise qui s’adressait à lui ? Il se redressait soudainement, sentant ses pensées s’envoler au septième ciel : son souhait le plus cher et le plus soudain venait de se réaliser ; qu’aurait-il pu espérer de mieux ? Il sentait une euphorie soudaine grimper dans sa gorge et étirer ses lèvres en un sourire béat. Il était heureux, le plus banalement du monde, entendre sa voix le réconforta au plus haut point. Il voulait se retourner, la prendre dans ses bras et lui demander de ne plus s’en aller. Pourquoi était-elle présente, d’ailleurs ? N’avait-elle personne avec qui passer la soirée ? Un petit-ami.
    Cette pensée fit retomber sa joie soudaine en une petite seconde.

    Il se retourna, le visage redevenu bien plus calme. Comme il était heureux de la voir, si heureux. Tout semblait différent, ce soir : plus fort, plus intense, plus virulent. Moins platonique. Il voulait coller son oreille contre son cœur, qu’elle l’entende battre, qu’elle comprenne ; qu’elle soit encore un peu plus près de lui. De nombreuses fois pendant ces derniers mois il avait ressenti cette envie soudaine et isolée de passer sa main sur son visage, d’embrasser sa joue, de toucher ses cheveux. Des gestes simples qu’il s’interdisait au maximum, ne souhaitant pas causer de doute ni lui inspirer des émotions trop vulgaires. Les siennes. Il avait un peu honte de ça, il ne savait jamais quoi faire ni quoi dire. Il ne savait pas vraiment être son ami.
    Il voulait être plus, et ce sûrement depuis le début. Mais il ne s’en apercevait seulement maintenant.

      « Bonsoir Mélodie. »

    Il ne parvenait même pas à dissimuler son enthousiasme idiot de gamin surexcité, un sourire immense sur les lèvres, une voix plus aigüe qu’à l’ordinaire et une joie perceptible jusque dans ses gestes. Et que faire, maintenant ? La prendre dans ses bras comme il le désirait tant ? Il se retiendrait, il lui parlerait simplement. Il voulait juste rester en sa compagnie, il pourrait ainsi rester toute la nuit dans cette rue à la regarder dans sa profonde candeur. Mélodie.
    Il n’y avait quelle pour le rendre si con.

      « Je suis content de te voir. »

    Vraiment con.
    Il avait l’air si stupide, mais en cet instant il s’en foutait royalement. Une bouffée de chaleur l’envahit, oubliant le froid qui lui piquait le cou, le visage et les mains. Il fit un pas vers elle, restant à une distance de sécurité pour ne pas flancher, ne décrochant pas une seule seconde son regard du sien. Il se rendit alors compte comme elle semblait soucieuse. Il en avait mis du temps pour s’en apercevoir.
    Il se sentait un peu nul. Il fit encore un pas en avant, laissant son visage prendre une mine inquiète incontrôlable, un sourcil légèrement relevé.

      « Et toi, tu es sûre que ça va ? »

    Sans même s’en apercevoir, son cerveau commença à fonctionner à toute vitesse, s’inventant des scénarios foireux qui pourraient justifier sa tristesse. Avait-elle un rendez-vous, son petit-ami ne s’était-il pas présenté ? Venaient-ils de rompre ? Avait-elle erré des heures durant dans l’espoir de penser à autre chose ? Le cherchait-elle ? Non, ça c’était impossible. Alors que d’improbables idées germaient dans sa tête, il réalisa une chose : jamais ils ne parlaient de ça. D’amis, d’amants, de relations, d’Amy. Jamais il ne lui avait révélé toute cette histoire. Et il y avait une chose qu’il avait envie de raconter : c’était la fin.

    Il la voyait arriver.

      « Mélodie ? »

    Il était si heureux de la voir. Il fallait qu’elle le soit aussi.


- -
Merci à Sakura. ♥

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Ven 17 Fév - 22:49

Elle le vit se redresser subitement, et elle fronça encore un peu plus les sourcils. Elle le dérangeait ? Restante prudente, elle essaya de contenir un maximum ce qu'elle ressentait. Et ce n'était que de la tristesse. Cette image du bar ne quittait pas son esprit. Cela la hantait depuis qu'elle l'avait vue, gravée dans sa mémoire. Autant les images que les émotions. Ainsi elle avait coupée son pouvoir. Elle ne ressentait pas les émotions de Kunisaki. Ce qui était le mieux à faire.

Some call love a curse, some call love a thief
And she's as much apart for this broken heart.


En vérité, elle avait peur de ce qu'il ressentait. Peut-être qu'il ne voulait pas la voir, peut-être qu'elle le dérangeait vraiment... Son coeur fragile se serra, et lui noua la gorge. Puis quand il se retourna, et que son regard croisa le sien, ses soucis s'envolèrent, comme balayés par le vent. Comme s'ils n'avaient jamais existés. Voir son visage calme et souriant lui apporta un peu de chaleur, mais ce fut de courte durée. Après tout, ce sourire ne lui appartiendrait pas. Jamais. Et cette réalité brisa encore plus son moral
Non. Il ne lui appartiendrait jamais.

"Bonsoir Mélodie."

Il avait un grand sourire, comme s'il était content de la voir. Oui, même sans son don, elle pouvait voir qu'il avait l'air content, ce qui la rassura un peu. Au moins, elle ne le dérangeait pas, c'était déjà ça. Plantant ses yeux bleus dans ceux, noisettes, du blond, elle eu le moral définitivement brisé. Elle avait envie de fuir, de ne plus le regarder. Cela lui faisait trop mal. Le voir sachant qu'elle ne pourrait jamais que le regarder...
Douleur.

Broken pieces in your hand
Wonder how you'll make it whole.


"Je suis content de te voir."

Elle le fixait toujours sans rien dire, essayant de garder ce sourire qui ne montrait que sa tristesse. Chaque instant à le regarder ne faisait qu'accentuer sa conviction. Finalement, ils ne seraient qu'amis, rien de plus. Il avançait d'un pas, mais elle ne bougeait pas. Son être entier voulait fuir, mais elle restait. Elle devait savoir. Mais... Cela faisait si mal... Et si jamais... Et si jamais... Il aimait vraiment la femme du bar ?

Someone said, a broken heart
Would sting at first
Then make you stronger.


Non, ne pas y penser. Se concentrer. Sourire, il fallait sourire ! Seulement, il n'était pas dupe. Faisant encore un pas en avant, il prit de nouveau la parole.

"Et toi, tu es sûre que ça va ?"

Elle ne put tenir son sourire, qui se brisa. Et de suite, elle chercha une excuse quant à sa tristesse. Baissant la tête, elle réfléchissait à toute vitesse. A quoi bon ? Elle ne savait pas mentir. Mais elle ne pouvait pas lui dire la vérité, non, jamais. Seulement, elle ne pouvait pas lui mentir, mais là... Que dire alors ?

"Mélodie ?"

Elle leva de nouveau les yeux vers son visage, qui était inquiet. Elle n'aimait pas le voir inquiet par sa faute, elle voulait le voir souriant, il était si beau avec un simple sourire...

Rest your head now, don't you cry ?
Don't ever ask the reason why.


Elle s'avança d'un pas à son tour, réduisant la distance encore qui les séparaient, et prit la parole.

"Ne t'inquiètes pas, ce n'est rien d'important, ça va passer."

Ce qui n'était pas totalement un mensonge. Mais elle voulait le voir sourire encore. Ce sourire si simple, remplie de joie et de bonne humeur, montrant qu'il était content, heureux, simplement. Ce sourire qui la rassurait, et qui la rendait heureuse pour le reste de la journée. Elle avait juste besoin de ce sourire.

Sometimes everythings is wrong
Now it's time to sing along
When your day is night alone.


Seulement, cela l'attristait. Elle aurait voulue que ce sourire soit toujours là pour embellir ses journées, mais... Ce n'était pas le cas. Et cela ne le sera plus jamais.

"Sinon, qu'est ce que tu fais ici ? Enfin... Tu n'as pas autre chose de prévue ?"

Sa voix était brisée, mais elle s'efforça de faire comme si de rien n'était. Elle devait savoir, et ensuite... Ensuite elle verrait.
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Kunisaki Tachibana
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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Jeu 23 Fév - 13:09

    « Ne t'inquiètes pas, ce n'est rien d'important, ça va passer. »

Il releva un sourcil, perplexe. Elle se foutait de lui, n’est-ce pas ? Sans aucun doute.
Il retint un soupire, faignant l’indifférence. Ses mains avaient effleuré ses épaules mais il n’en fit rien, ne lâchant pas son regard.

    « Sinon, qu'est-ce que tu fais ici ? Enfin... Tu n'as pas autre chose de prévue ? »

Il baissa les yeux, se mordant la lèvre inférieure. Non, non il n’avait rien de prévu. Un an était passé et il était encore tout seul le soir de la St Valentin, qui plus est le soir de son anniversaire. Que devait-il répondre à cela ? Se vanter d’avoir une quelconque conquête féminine qui l’attendait dans les draps d’un vieil hôtel ? Ou au contraire avouer qu’il était seul l’unique soir de l’année où ça ne devrait pas être le cas ? Qu’est-ce qu’elle attendait de lui, Mélodie ? Kunisaki avait un peu honte de n’avoir personne avec qui partager la soirée de son anniversaire, il avait un peu honte de n’avoir entendu personne le lui souhaiter de vive voix, il avait un peu honte de ne pas l’avoir avoué à Mélodie alors qu’au fond il mourrait d’envie qu’elle le lui dise.
Et il se retrouvait là, penaud, n’ayant aucune idée de quoi dire, ne sachant pas le moins du monde quoi répondre.

Il pourrait peut-être jouer sur le registre de la pitié ?
Pourquoi pas ? Ce serait une bonne raison pour la prendre dans ses bras.

    « Euh, non. Rien du tout. »

Il se pencha vers elle.

    « Et toi ? »

Il se reprit, se relevant soudainement.

    « Non, attends. Ça ne me regarde pas, excuse-moi. »

Il n’avait simplement pas envie de le savoir.
Il n’acceptait pas de connaître cette vérité-là, si elle était seule, si elle cherchait un autre jeune homme, si elle attendait pour un rencard ou si elle le cherchait, lui. Et s’il décidait de se bercer de ces chimères-là, pour une fois. Il lui offrit un fin sourire, un peu songeur, la regardant de la façon la plus calme dont il était capable : se sentant, finalement, étrangement détendu. A défaut de lui prendre les mains, il agrippa ses manches, la rapprochant légèrement de lui. Il ne se rendait même plus compte de ce qu’il était en train de faire, souhaitant enlever toute ambiguïté en ne la touchant pas directement, il obligeait Mélodie à partager sa respiration.

Il se sentait plus léger.

    « Dis-moi seulement si tu comptes rester un peu avec moi. »

De là à tout lui avouer, il n’y avait qu’un pas.
Et la distance entre eux n’était pas très grande.

    « S’il te plait. »

Il le souhaitait plus que n’importe quoi d’autre.
Ce serait son cadeau d’anniversaire.


- -
Merci à Sakura. ♥

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Jeu 23 Fév - 18:49

Elle scrutait tous ses mouvements, ainsi quand il se mordit la lèvre, cela ne lui échappa pas, quand il baissa les yeux non plus. Qu'est-ce qu'il avait ? Ainsi, il avait prévu quelque chose ce soir-là ? Elle le dérangeait alors ? Une lueur triste traversa ses yeux. Pourquoi lui avait-il dit le contraire dans ce cas ? Il lui avait mentit ? Non, il devait y avoir autre chose, car il savait qu'elle pouvait détecter ses mensonges avec son don, même si elle ne l'avait pas en actif à ce moment. Ainsi, elle le regardait, la mine ailleurs. Oui, cela ne faisait que l'attrister, à savoir que peut-être qu'il en attendait une autre ne faisait pas le meilleur effet sur la jeune blonde.

Well hang on
Don't let yourself go
Everybody cries and everybody hurt
Sometimes.

Elle baissa les yeux à son tour, ne sachant pas si elle avait bien fait de poser cette question au final. Mais elle devait savoir, elle devait savoir s'il sortait avec cette femme du bar ou pas. Son cœur se serra encore plus. La vérité faisait souffrir à ce qu'on disait, et Mélodie la redoutait en cet instant. Comme si cette vérité, ces simples paroles qui pouvait lui briser son espoir, pouvait aussi la briser tout entière. Ce qui ne serait sûrement pas étonnant.

« Euh, non. Rien du tout. »

Ses yeux se relevèrent. Rien de prévu ? Il était sérieux ? Il se pencha vers elle.

« Et toi ? »

Elle ne répondit rien, son regard était juste subjugué par le sien. Elle aimait bien cette couleur, noisette. Elle pouvait se montrer aussi chaleureuse que glaciale. Et par le fait que ses émotions soient facilement lisible dans son regard, elle avait apprit à aimer ses yeux, si simple, mais qui en même temps, pouvaient montrer des lueurs si compliquées à déchiffrer... Il se recula.

« Non, attends. Ça ne me regarde pas, excuse-moi. »

La jeune blonde, écarquilla les yeux. Ah oui, la question... Non, elle non plus n'avait rien de prévu. Mis à part préparer les cours du lendemain, elle n'avait vraiment rien de prévu à faire. Serrant son sac dans sa main, elle n'arrivait pourtant toujours pas à sourire. C'était... trop dur.

And mend this porcelain heart
Please mend this porcelain heart
Of mine.... Of mine.


Elle restait immobile, la tête relevée toujours, alors qu'il lui saisissait ses manches. Se rapprochant de lui, elle avait toujours ses yeux plantés dans les siens, alors même qu'un petit sourire étirait ses lèvres. Mélodie fit un sourire en retour. Ce simple sourire lui faisait un bien sans nom, juste un sourire. C'était ce qu'elle voulait, et elle l'avait eu.

« Dis-moi seulement si tu comptes rester un peu avec moi. »

Un battement de cœur plus tard, il reprit.

« S’il te plaît. »

Elle le scruta, toujours silencieuse, puis baissa de nouveau la tête. Ses grandes mèches blonde cachaient ses yeux, et la moitié de son visage, alors même que son sourire se fanait. Il voulait qu'elle reste ? Dans d'autres circonstances, elle lui aurait répondue un « Oui, bien sûr ! Je ne vais pas te laisser seul ici. », mais là, elle ne savait pas. Mélodie avait une manière de penser assez complexe. Elle voyait toujours les choses sous pleins de formes différente avant finalement de se dire que c'était juste très simple. Mais non, à cet instant, elle ne voyait pas les choses d'un bon œil.

« Je... Désolée si cela ne me regarde pas, mais... Tu es sûr que tu n'as rien de prévu ? Parce que tout à l'heure je me promenais dans les rues et... »

Sa gorge étouffa le reste de sa phrase, alors même que c'était sûrement la plus dure partie à dire. Mais elle devait continuer. Ainsi, prenant son courage à deux mains, elle reprit la parole.

« … Et je t'ai vu dans un bar, avec une femme. Je sais, ça ne me regarde pas, mais c'est pour ça que je te demande si tu n'as vraiment rien d'autre à faire. Je voudrais pas.. te déranger. »

Elle se mordilla les lèvres. Elle devait rajouter quelque chose, sinon il allait forcément comprendre que c'était à cause de ça qu'elle... Relevant la tête, elle planta de nouveau ses yeux dans les siens, avec un sourire.

There’s nothing I could say to you
Nothing I could ever do to make you see
What you mean to me.

« Quoi qu'il en soit, je suis contente pour toi. Tu as trouvé quelqu'un qui te convienne, et donc, je te souhaite beaucoup de bonheur avec elle. »

Le tout dit avec son air (presque) normal, en souriant. Mais si on regardait bien, on pouvait voir qu'elle était juste triste. Cependant, s'il avait trouvé quelqu'un pour lui, elle s'en contenterait. Car après tout, son bonheur comptait plus que le sien. Alors qu'importe si la blonde souffrait.

Ce qui comptait, c'était qu'il soit heureux. Rien de plus.
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Kunisaki Tachibana
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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Jeu 23 Fév - 19:59

Il trouvait son sourire adorable.
Et les secondes pouvaient bien passer qu'il aurait été incapable de se dire autre chose.

    « Je... Désolée si cela ne me regarde pas, mais... Tu es sûr que tu n'as rien de prévu ? Parce que tout à l'heure je me promenais dans les rues et... »

Il eut un mouvement de recul - Ô combien non discret. Qu'avait-il pu bien faire tout à l'heure, pour qu'ainsi elle le lui fasse remarquer ? Fronçant légèrement les sourcils il chercha vaguement dans sa mémoire, il n'arrivait plus à se rappeler de ce qu'il avait fait juste avant. Peut-être qu'il n'avait pas envie de s'en rappeler, aussi.
C'était fort probable.

    « … Et je t'ai vu dans un bar, avec une femme. Je sais, ça ne me regarde pas, mais c'est pour ça que je te demande si tu n'as vraiment rien d'autre à faire. Je voudrais pas.. te déranger. »

Il écarquilla les yeux, serrant ses manches avec étonnement de force. Remarquant avec peine la mine si mélancolique de Mélodie et cet air étrange qui balayait son visage. Son sourire était triste.
Merde.

    « Quoi qu'il en soit, je suis contente pour toi. Tu as trouvé quelqu'un qui te convienne, et donc, je te souhaite beaucoup de bonheur avec elle. »

Il fallait rectifier le tir mais tout de suite, en cet instant il n'avait aucune idée de comment s'y prendre. Aucune, vraiment. Il ne souhaitait pas qu'elle se méprenne ni qu'elle se fasse de fausses idées sur lui, mais comment répondre à cela ? Cette fille je ne la connais pas ; pourquoi donc la tripoter outrageusement sans même se rappeler de son nom ? Que penserait-elle de lui, après ça ? Il devait bien l'avoir blessée.
Et le pourquoi de cela, se l'était-il demandé ? Pas vraiment.

    « Non, non ce n'était pas. »

Il n'avait vraiment aucune excuse. Sauf une, mais ça lui brûlait la gorge de dire cela.
Sans même s'en rendre compte il releva ses mains le long de son bras, agrippant ses épaules, le regard vide, un peu ailleurs. Par quoi commencer, hein ? Il avait tant de chose à dire, tant de choses à lui demander.
Il regrettait tant.

    « Il ne s'est rien passé avec cette fille, j'étais juste... »

Il soupira, lâchant sa veste et se redressant légèrement.

    « J'étais juste tellement désespéré à l'idée de passer cette soirée tout seul que j'aurais été prêt à être avec n'importe qui. »

Il passa sa main dans ses cheveux, énervé contre lui-même. - surtout à cause du fait qu'elle pouvait penser qu'il parlait de la St Valentin.
Il se sentait un peu con, aussi.

    « Ç'aurait été une erreur. »

Il lâcha un fin sourire.

    « Tu sais Mélodie, c'est une soirée spéciale. »

Il avait une drôle de gueule, un peu suspecte peut-être. Il se sentait heureux, c'était peut-être pour cela. Il serra fort les mains de Mélodie dans les siennes, lui offrant un regard en coin et un sourire incontrôlable. Il se mit à murmurer.

    « C'est mon anniversaire. »

Et être seul, c'est quand même un peu la loose.


- -
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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Jeu 23 Fév - 21:46

Un silence pesant se fit sentir, alors même que les yeux de la blonde étaient toujours dans ceux du prof de philosophie. Mais en cet instant, il n'était rien d'autre que son ami, un ami cher, peut-être un peu trop. Mais elle attendait sa réponse comme un enfant attends son cadeau surprise. Soit il allait être triste de son cadeau, soit il en serait satisfait. Et comme cet enfant, Mélodie espérait qu'elle serait satisfaite de la réponse. Il avait eu un mouvement de recul, alors même qu'elle avait parlée de ce qu'il avait fait. Ainsi... C'était donc vrai ? Ou pas ?

« Non, non ce n'était pas. »

Non, ce n'était pas... ? Cela ne l'aidait pas plus. Car ce début de réponse pouvait apporter une suite qui pouvait être inattendue. Alors, elle préférait ne pas avoir trop d'espoir, et le laisser continuer. Si du moins, il comptait continuer...

« Il ne s'est rien passé avec cette fille, j'étais juste... »

Il la lâcha, soupirant et se redressant un peu plus. Mélodie recula aussi, de deux pas. Elle ne savait pas ce qu'il comptait dire, mais elle préférait garder ce sentiment qui naissait au fond d'elle. Continuant de le fixer, elle écoutait la suite.

It's the state of bliss you think you're dreaming
It's the happiness inside that you're feeling
It's so beautiful it makes you wanna cry.


« J'étais juste tellement désespéré à l'idée de passer cette soirée tout seul que j'aurais été prêt à être avec n'importe qui... Ç'aurait été une erreur. »

Ainsi, passer cette soirée seul le désespérait à ce point ? Mélodie l'avait passée seule durant toute sa vie, mais en même temps, elle ne s'était jamais préoccupée de ça, préférant de loin fuir ce genre de sentiment que de les ressentir. Mais, en cet instant, un petit sourire naissait sur ses lèvres. Un tout petit sourire, mais qui pouvait refléter à quel point elle était... Contente. Et beaucoup plus. Seulement, elle ne faisait que faire un petit sourire.

« Tu sais Mélodie, c'est une soirée spéciale. »

Avant même qu'elle puisse demander pourquoi, il lui prit les mains. Elles étaient chaudes, et Mélodie le regardait, toujours avec ce petit sourire. Elle avait envie de réactiver son don, mais elle ne le fit pas, savourant les petits picotements dans ses paumes. Il avait un sourire en coin, et un regard pour le moins étrange, mais cela ne la dérangeait pas. Au contraire, c'était des choses qu'elle appréciait pour leur simplicité.

Nothing's gonna change destiny
Whatever's meant to be
Will work out perfectly.


« C'est mon anniversaire. »

Elle le regardait, fronçant légèrement les sourcils, puis, elle ne pu tenir. Son sourire s'agrandit, et ses yeux bleus semblaient briller de milles étoiles. Sans même s'en rendre compte, elle serra ses mains dans les siennes, puis elle prit la parole de sa voix joyeuse et amusée.

« Bon anniversaire alors ! … Personne ne le sait au pensionnat ? »

Cela ne l'étonnerait même pas. Après tout, elle n'avait entendue personne le lui souhaiter, donc... Personne ne devait savoir. Puis, elle prit une mine soucieuse.

« Mais... Il faut t'offrir quelque chose alors ! Qu'est-ce que tu voudrais avoir comme cadeau d'anniversaire ? »

Car oui, elle aimerait lui offrir quelque chose. Après tout, elle n'avait que des cordes de guitare, ce qui n'était sûrement pas quelque chose qu'il voulait. Ainsi, elle le fixait, alors même que ses soucis d'avant avaient été balayées. Non, elle n'y pensait plus. Et même le fait qu'il avait touchée cette femme n'effleurait pas ses pensées. Non, rien de tout cela comptait à présent. Elle voulait juste lui faire plaisir. Seulement, elle ne savait pas du tout comment s'y prendre.

But I'm not lost
I'm not gone
I haven't forgot.

Aussi, elle continuait de lui sourire, appréciant ce simple contact, sentant qu'elle était soulagée et légère à la fois. Seulement, il ne devait pas savoir.
Seulement, tu t'es remise trop vite ma chère Mélodie. Et qu'il risque fort de deviner.
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Kunisaki Tachibana
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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Sam 25 Fév - 13:29

    Il avait réussi à dire exactement ce qu'il fallait. Il se sentait soulagé.
    Bien qu'il accusait le coup, se disant que l'excuse de l'anniversaire serait suffisante pour expliquer un comportement Ô combien dégradant et ridicule. Maintenant qu'il était là, avec Mélodie, il se demandait comment de telles idées et de telles envies avaient pu germer en lui, comment il avait pu toucher une autre fille, alors qu'au fond un seul sourire de la jolie professeur de musique lui apportait tellement plus. Juste ça, ce calme, ce léger silence, cette joie dans son visage et ses lèvres qui s'étiraient en un joli sourire.
    De toute la soirée, c'était finalement la seule chose dont il avait eu envie. Sentant la pression de ses doigts sur ses mains, il serra un peu plus fort.

      « Bon anniversaire alors ! … Personne ne le sait au pensionnat ? »

    Il eut un sourire gêné.
    Personne ne savait, non. C'était bien triste. Lorsqu'on lui posait la question, il indiquait toujours la saison à l'extrême opposé pour être certain que son interlocuteur oublie, et au passage ne lui demande pas de date précise. Éternel adolescent il avait été incapable, même devenant adulte, de se dire qu'être né le jour d'une fête si niaise n'avait plus rien de ridicule et de honteux.
    Entendre quelqu'un le lui souhaiter de vive voix lui réchauffa le cœur, inévitablement.

      « Mais... Il faut t'offrir quelque chose alors ! Qu'est-ce que tu voudrais avoir comme cadeau d'anniversaire ? »

    Il eut un léger rire.

      « Rien ne t'en fait pas, je n'ai pas l'habitude de recevoir de cadeaux, ni même qu'on me le souhaite. »

    Il baissa les yeux, ramenant juste les mains de Mélodie contre son torse.

      « Accepte juste de passer un bout de ta soirée avec moi, d'accord ? Ça me ferait très plaisir. »

    Et jamais il n'avait été aussi sincère de toute sa vie - tellement qu'une petite voix en lui devait probablement lui faire remarquer qu'il avait l'air hautement ridicule. Lâchant ses mains, il s'écarta légèrement, se disant que la fine distance qu'il y avait eu entre eux jusqu'à présent ne laissait pas grand place à l'imagination. Ils étaient amis, n'est-ce pas ?
    Conneries. Mais avant de pouvoir s'assurer qu'il y avait autre chose, il se décida à retrouver ce ton amical et distant qu'il avait eu avec elle depuis tous ces longs mois.

    Ils se connaissaient depuis très longtemps maintenant.
    N'avait-il pas le droit de souhaiter plus ? C'était bien triste.

      « Et puis laisse-moi t'apporter à boire, tu as l'air d'avoir froid. »

    Faux. Ni elle ni lui étaient capables de ressentir le moindre picotement désagréable d'hiver. Il avait juste envie de s'éclipser quelques secondes pour réfléchir, au calme de la rue et loin de sa présence - dont il doutait toujours qu'elle utilisait son pouvoir ou non.
    Passant derrière elle, il alla prêt d'un distributeur qu'il avait repéré non loin de là, se disant qu'un thé bien chaud serait tout de même agréable - et crédible, en plus de cela. Choisissant les goûts les moins exotiques il attendait lentement d'avoir les canettes en main.
    Et maintenant, que devait-il se dire exactement ?

    Il était amoureux de Mélodie ; et ce quand bien même il avait peur de se l'avouer parfois. Il en avait aimé une autre mais elle lui avait permis de comprendre son erreur et la fausseté de ses sentiments. Ceux qu'il avait pour elle étaient réels. Et il avait envie de tout lui dire.
    Ce soir.

    Prenant une grande inspiration, il saisit les canettes - comme un warrior ! - et se dirigea vers Mélodie, un grand sourire sur les lèvres, ayant une envie soudaine de mourir de niaiserie tant la voir l'attendre si gentiment était adorable.
    Il se mourrait vraiment de sentiments à la con pour elle ; mais au moins il se disait qu'il ne lui ferait jamais de mal, surtout après s'être enfin avoué l'inavouable.

    Il aimait Mélodie.

      « Tiens ça va nous faire du bien. »

    Et maintenant qu'il était temps de tout lui raconter, il ne trouvait rien d'autre à dire.


- -
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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Sam 25 Fév - 15:18

Elle continuait de le regarder, se disant alors qu'il était bien mieux avec un sourire. La première fois qu'ils s'étaient vu, dans cette même rue, il n'avait pas sourit une seule fois de cette même manière, mais tant de choses avaient changés depuis, tellement de choses... Déjà, ils étaient devenue amis, et ils s'entendaient vraiment bien. Mais, était-ce tout ? Non, il y avait autre chose. Et-ce, depuis le début. Mais elle ne s'en était pas rendu compte, préférant ne pas se soucier de ce genre de choses, car elle savait qu'elle allait le regretter, comme toutes les personnes qui ressentaient ce genre de choses.

Il riait légèrement quand à sa question, et cela la fit encore plus sourire. Le voir de si bonne humeur lui faisait du bien. L'entendre rire de cette manière était assez rare, ainsi, elle pouvait noter que son côté lunatique pouvait faire des siennes.

« Rien ne t'en fait pas, je n'ai pas l'habitude de recevoir de cadeaux, ni même qu'on me le souhaite. »

On ne lui souhaitait pas son anniversaire ? En même temps si personne ne le savait... Dommage, après tout, même si cela tombait un jour de fête assez... spécial, c'était tout de même son anniversaire. Après tout, elle aussi son anniversaire tombait le jour d'une fête pour le moins.. unique. Bien sûr, vu que cela tombait une fois dans l'année. Mais bon, c'était juste un jour comme les autres. Il serra ses mains dans les siennes, et les leva, jusqu'à les ramener vers son torse.

Because every breath that you will take
While you are sitting next to me
Will bring life into my deepest hopes.


Heureusement qu'elle n'avait pas activée son don, elle ne savait pas ce qu'il ressentait en cet instant, mais quelque part, elle ne voulait pas savoir. Et puis, elle savait bien qu'il n'aimait pas trop ça, vu qu'elle savait par conséquent ce qu'il pouvait ressentir. Mais non, cette fois-ci, elle n'avait pas besoin de son don pour avoir le cœur chamboulé. Elle avait les joues rosies, fixant le blond en face d'elle, souriante.

« Accepte juste de passer un bout de ta soirée avec moi, d'accord ? Ça me ferait très plaisir. »

Elle continuait de sourire. Bien sûr qu'elle resterait avec lui ce soir, elle ne demandait que ça. Rester un peu plus, continuer de lui parler, de lui sourire, de le voir sourire, de sentir encore ses mains lui prendre les siennes... Juste ça. Comme en cet instant qui paraissait juste parfait.

Est-ce que tu l'aimes, ma chère Mélodie ?

Quelle question ! Ils étaient juste amis. Juste... Amis. Soudain, ce mot paraissait bien faible. Non, ils n'étaient pas qu'amis. Et elle le savait, encore, toujours. Elle en était consciente. Mais elle devait l'admettre. Non, c'était bien plus, bien au delà qu'une simple amitié.
Accepte le, tu sais très bien qu'au final, tu n'as pas le choix.

Alors, elle le regardait, encore, tandis qu'une porte s'ouvrait au fond d'elle. Une porte qui laissait apercevoir à quel point elle s'était retenue, à quel point elle s'était battue contre ça. Mais finalement, elle l'avait laissée s'ouvrir, et son sentiment s'amplifia encore plus, parcourant son être entier, lui faisant encore plus apprécier le contact de ses mains sur les siennes, alors qu'il reprenait la parole.

« Et puis laisse-moi t'apporter à boire, tu as l'air d'avoir froid. »

Elle écarquilla une nouvelle fois les yeux. Ah bon ? Elle avait l'air d'avoir froid ? Peut-être... Ou alors, c'était lui qui avait froid ? Quoi qu'il en soit, elle hocha la tête, et il passa derrière elle pour aller vers un distributeur. Elle ne bougeait pas pendant un instant, alors qu'elle laissait la nouvelle vague d'émotions la submerger. C'était si... nouveau, comme si elle venait de découvrir ce qu'était vraiment ce sentiment, par à travers les autres, mais au fond d'elle. Sans avoir besoin de son pouvoir. C'était tellement... agréable, et chaleureux aussi... Comme si...

Tell me all of your hopes,
All of your dreams,
I want you to take me there.


Elle ferma les yeux, essayant de contrôler ce flux d'émotion si intense et qui la consumait. Elle pouvait sentir ses joues rosir alors même qu'elle entendait les pas de Kunisaki revenir près d'elle. Se retournant vers lui, elle le détailla une nouvelle fois. Ses cheveux blond étaient un peu en pétard, comme à son habitude, et son visage semblait un peu songeur, alors même que ses prunelles noisettes semblaient remplie de chaleur.

Rien que ça lui fit encore plus sourire. Apparemment, il n'avait pas remarquée à quel point sa tristesse était maintenant enterrée, écrasée sous le poids de cette nouvelle émotions qui la submergeait. Mais elle ne le regrettait pas, pour le moment, elle appréciait la chaleur qui la traversait, suivit des frissons qui lui parcourait l'échine en le voyant avec un grand sourire. Ce sourire si simple, mais qui lui faisait du bien.

« Tiens ça va nous faire du bien. »

Elle lui prit la canette qu'il lui tendait, un thé chaud à ce qu'elle avait vue, et lui sourît de plus belle.

« Je te remercie. Ah mais j'y pense... Excuse-moi, je crois que c'est encore indiscret mais... »

Elle fit une moue désolée, alors qu'une chose lui revint en mémoire. Serrant la boisson dans ses mains, pour réchauffer ces dernières d'abord, elle planta son regard dans le sien, avant de prendre la parole.

« Tout à l'heure, tu as dit que tu étais tout le temps seul cette journée... »

Elle s'arrêta dans sa phrase, essayant de trouver les bons mots pour la suite de son raisonnement. Elle ne savait pas du tout comment s'y prendre, car ils ne parlaient jamais de ça. Tiens, c'était vrai qu'ils n'en parlaient jamais. Peut-être qu'elle ne devait pas aborder le sujet, le laissant « tabou » comme avant ? Seulement... Ils devaient bien en parler un jour, non ? Et puis, ce n'était pas si tabou. Après tout, les amis se parlaient de ça aussi, non ?

« … Enfin, tu n'as jamais eu de... »

C'était gênant, il fallait l'avouer. Mélodie, timide comme elle était, se contenta d'un pauvre sourire. Elle ne savait vraiment pas s'y prendre, mais peut-être qu'il avait compris, non ? Elle baissa la tête vers sa canette de thé, se frottant les mains avec. En fait, ses mains étaient juste glacées. Et le contact d'un élément aussi chaud lui donnait des picotements assez désagréable, mais au moins, ça se réchauffait. Puis, elle releva la tête vers Kunisaki, avec une moue désolée.

I'm feeling distracted
And likewise attracted
To all the things that you let me know
To all the things that you can't let go.


C'était assez étrange d'en parler, vu qu'elle même n'avait jamais eu ce genre de relation avec quelqu'un. Sa nouvelle émotion se fit sentir encore plus, voulant que cela change, mais elle ne montra rien. Elle la consumait, lui réchauffant le cœur alors qu'il faisait si froid dehors. Mais elle se contentait juste de le voir. Elle ne voulait pas savoir ce qu'il ressentait, car elle avait déjà assez avec ses émotions. Scrutant la moindre de ses réactions, elle espérait juste qu'il ne prenne pas sa curiosité comme quelque chose de mal.

Après tout, ils étaient amis avant tout, pas vrai ?
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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Dim 26 Fév - 13:33

      « Je te remercie. Ah mais j'y pense... Excuse-moi, je crois que c'est encore indiscret mais... »

    Il leva les yeux vers elle, le visage calme - à la limite de l'impassibilité.
    Il n'avait pas la moindre envie de s'emporter, ce soir.

      « Tout à l'heure, tu as dit que tu étais tout le temps seul cette journée... »

    Ce n'était pas exactement ce qu'il avait dit, de ce fait il esquissa un sourire, se demandant comment elle avait fait pour tomber juste. Toujours tout seul, oui, du moins depuis de longues années maintenant. Sauf pour cette fois, peut-être. Ça faisait un bien fou d'avoir de la compagnie, il se demandait même si elle pouvait s'en rendre compte.

      « … Enfin, tu n'as jamais eu de... »

    Sa réflexion le surprit quelque peu.

      « De petites-amies ? »

    Le plus banalement du monde, ça ne le troubla pas plus que ça. Il ne fallait plus que ce soit le cas, il était temps de parler de ça avec Mélodie : quand bien même il n'y avait absolument rien de glorieux. Après tout, ils étaient devenus amis, ils devaient pouvoir se raconter ce genre de choses.
    Quoi que, le plus égoïstement du monde, Kunisaki ne souhaitait rien savoir sur les amants possibles de Mélodie : rien.

      « Si j'en ai eu, mais ce n'était jamais sérieux. Je n'ai aimé aucune de ces filles. »

    Et il y en avait eu beaucoup.
    Des idiotes au lycée, des adolescentes révoltées aux États-Unis et des femmes bien peu intéressantes une fois revenu ici. Des histoires qui ne duraient qu'une nuit ou qu'une semaine. Des baisers et des paroles qui n'avaient aucune saveur, des contacts qui n'avaient pas le moindre sens. Du temps perdu. Des actions inutiles dont il se demandait, plus que jamais en cet instant, ce qui lui avait pris.

    Prenant le poignet de Mélodie il la conduisit près du trottoir, la faisant s'assoir à côté de lui à même le sol - pas le plus confortable du monde, mais il n'avait pas le sentiment d'avoir besoin de mieux. La lâchant, il frotta ses mains contre la canette, l'air vague, oubliant de la boire.
    Ayant l'envie pressante d'avouer chaque détail de sa vie à Mélodie. De ne plus rien lui cacher - en supposant que cela ait jamais été possible.

      « Puis pour tout te dire, je faisais toujours en sorte d'être célibataire le 14 février. »

    Pour une raison que lui-même n'avait jamais pu s'expliquer.
    Il regardait ses mains, cherchant ses mots, la gorge un peu sèche.

      « Comme ça je pouvais passer un peu de temps avec ma mère. Quand j'étais ado, je veux dire. Une fois aux États-Unis j'attendais son coup de fil, le sien et celui d'Amy. »

    Il eut un sourire triste.
    Il se savait ridicule.

      « Elle se devait de passer la soirée avec ses copains, alors j'attendais juste son coup de fil. Là-bas je ne disais pas la date de mon anniversaire non plus, personne ne savait à part elle et Ichigo, qui avait beau être célibataire, refusait de passer la soirée seule avec moi. »

    Et il ne s'était jamais posé la question du pourquoi.
    Pourquoi elle refusait d'être avec lui quand Amy n'était pas là, pourquoi elle refusait de passer son anniversaire - et accessoirement la St Valentin - en sa compagnie. Il était juste trop con pour s'en rentre compte.

      « Et maintenant que je suis revenu c'est la même connerie, j'attends qu'elle m'appelle. Pour le coup c'est la seule qui puisse le faire. »

    Il se demandait si elle saisirait la subtilité. Lui-même n'était pas certain de la remarquer.
    Il leva les yeux vers le ciel.

      « J'ai éteint mon portable. »


- -
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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Dim 26 Fév - 14:36

Elle le regardait, encore, toujours, alors même qu'il souriait, encore, toujours. A croire qu'il n'y avait que ça. Il paraissait un peu surpris qu'elle lui pose la question, mais il y répondit, comme si c'était normal. Ainsi, ils pouvaient en parler... Pourquoi ne pas l'avoir fait plutôt ? Bonne question...

« Si j'en ai eu, mais ce n'était jamais sérieux. Je n'ai aimé aucune de ces filles. »

Mélodie avait un peu de mal à comprendre ce genre de personnalité. Pourquoi sortir avec des filles si on ne les aimaient pas ? Elle se disait que ce genre de garçons étaient juste des désespérés de la vie, n'ayant jamais eu de copines, ils prenaient toutes celle qui voulaient sortir avec eux, sentiments ou pas. La plupart du temps, ils n'en avaient pas, et donc, ne se rendait pas forcément compte du mal qu'il pouvait leur faire.

Les filles étaient trop sentimentales... C'était une caractéristique qui les différenciaient des hommes. Mais bon, c'était comme ça, pas autrement. Ainsi, il lui prit le poignet, et l'amena près du trottoir, pour s'asseoir sûrement. Prenant donc place, elle l'écoutait d'une oreille attentive, sa canette de thé dans les mains, réchauffant ces dernières.

« Puis pour tout te dire, je faisais toujours en sorte d'être célibataire le 14 février. »

Cette remarque lui fit sourire. Cela ne l'étonnait pas, bizarrement.

« Comme ça je pouvais passer un peu de temps avec ma mère. Quand j'étais ado, je veux dire. Une fois aux États-Unis j'attendais son coup de fil, le sien et celui d'Amy... Elle se devait de passer la soirée avec ses copains, alors j'attendais juste son coup de fil. Là-bas je ne disais pas la date de mon anniversaire non plus, personne ne savait à part elle et Ichigo, qui avait beau être célibataire, refusait de passer la soirée seule avec moi. »

Ichigo... La surveillante au pensionnat ? Penchant la tête sur le côté, elle se disait que maintenant qu'elle savait ça, des choses se mettaient en place. Mais elle trouvait ça adorable qu'il attende son coup de fil, il était donc attentionné. Elle fronça les sourcils une seconde. Hm... Bref. Elle reprit ensuite son expression normale, écoutant sans rien dire.

« Et maintenant que je suis revenu c'est la même connerie, j'attends qu'elle m'appelle. Pour le coup c'est la seule qui puisse le faire. »

Ainsi, il l'aimait toujours un peu, non ? Sa mine se grisa légèrement, et elle se mit à fixer sa canette de soda.

« J'ai éteint mon portable. »

Elle eu une mine étonnée, et le fixa de nouveau. Pourquoi l'avait-il éteint ? Il ne voulait pas qu'elle l'appelle ? Elle pencha la tête, sans vraiment comprendre. Parfois, il lui échappait, comme en cet instant, et elle voulait tout faire pour le rattraper, et comprendre.

« Pourquoi tu l'as éteint ? Enfin... Tu ne veux pas qu'elle t'appelle ? »

Sa voix était comme un murmure, mais elle ne s'en rendit pas compte trop curieuse de savoir pourquoi il l'avait éteint. Ce n'était pas parce que cela le dérangeait, vu qu'il voulait qu'il attendait son appel. Oui, elle était vraiment perdue cette chère Mélodie, ne comprenant plus rien. Sa tête flottait, ne sachant plus vraiment où se mettre. Puis alors, une chose lui revint en mémoire.

Le soir de leur rencontre, quand il s'était évanouie et qu'elle l'avait soignée, il lui avait une chose qu'elle n'avait pas oubliée, se demandant alors de qui il s'agissait.

Tu ressembles à ma meilleure amie.

« C'est à elle que je ressemble ? »

Elle était calme, mais avait encore plus envie de savoir. Maintenant que le sujet était lancé, autant en profiter, même si ce n'était pas bien d'être curieuse, elle voulait tout connaître de son passé, de ce qu'il avait bien pu vivre, même ressentit au cours de ces dernières années. Souriante éternelle, elle attendait, calmement.
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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Dim 26 Fév - 21:09

      « Pourquoi tu l'as éteint ? Enfin... Tu ne veux pas qu'elle t'appelle ? »

    La réponse était évidente : non. Quoi qu'en fait elle était plus nuancée que ça.
    Pendant des années, il n'avait pas simplement eu envie qu'elle l'appelle, il en avait eu besoin. Ça rythmait cette soirée, c'était la seule raison pour laquelle il souhaitait être le 14 février, l'instant où il pouvait parler avec elle et l'extirper à ses copains ; se disant le plus pathétiquement du monde que, si elle avait plusieurs minutes à lui accorder ainsi, c'était bien parce qu'il comptait à ses yeux quand même. Alors qu'il aurait pu se dire depuis le temps qu'il n'en était rien.
    Il aurait pu seulement s'en rendre compte.

    Amy ne l'aimait pas.
    Et pire que ça : elle ne le connaissait même pas.

      « C'est à elle que je ressemble ? »

    Pour la première fois depuis ses aveux, il la regarda dans les yeux, sentant son cœur sauter soudainement dans sa poitrine.
    Il se souvenait bien de cette phrase, et surtout de ce qui avait suivi : il avait failli l'embrasser. Dès leur rencontre et sans crier gare, il s'était rapproché jusqu'à effleurer ses lèvres du bout des siennes, jusqu'à oublier qu'il n'avait pas la bonne personne sous les yeux. Jusqu'à faire une très grande connerie. Il ne savait plus comment se justifier, il ne voyait pas comment lui dire que cette ressemblance ne le troublait plus.
    Et qu'elle n'avait, dans le fond jamais existé.

      « Tu ne peux pas lui être plus différente. »

    Si seulement elle pouvait comprendre dans son regard.
    Il rapprocha légèrement son visage du sien.

      « Tu es juste... blonde, comme elle. Et pas très grande. »

    Il eut un grand sourire, espérant qu'elle ne prendrait pas mal cette remarque : il aimait bien les filles petites.
    Replaçant son regard sur ses mains, il frotta un peu la canette, se motivant intérieurement à l'ouvrir.

      « Contrairement à toi, c'est quelqu'un d'assez... prétentieux, un peu hautain. Elle paraissait toujours gentille mais l'était beaucoup moins quand on la connaissait bien. Elle est aussi lunatique que moi, et elle aime bien se plaindre pour des conneries. »

    Il eut un léger sourire.

      « Maintenant je ne lui trouve que des défauts. C'est pour ça que j'ai éteint mon portable. »

    Il tourna les yeux vers elle.

      « Elle ne savait rien de moi, au fond. Elle n'aime pas admettre les défauts des gens, elle les contourne en se disant qu'en faisant semblant de ne rien voir, tout sera plus facile. Elle ne cherchait pas à comprendre pourquoi j'allais mal. »

    Il déglutit avec difficulté, le visage impassible.

      « Et qu'elle le sache n'aurait jamais rien changé. Voilà la différence entre vous deux. »

    Il baissa les yeux, sentant le regard de Mélodie sur lui bien lourd.
    Il avait soudainement mal à la gorge.

      « Je l'ai vraiment aimée, tu sais. Comme je ne pensais pas pouvoir aimer quelqu'un d'autre de la même façon. »

    Il ouvrit la canette et but une gorgé, expirant longuement. Fermant les yeux quelques secondes.

      « Je me trompais. »

    Et Mélodie comprendrait peut-être pourquoi.
    Peut-être, au fond de son cœur. Kunisaki se demandait s'il avait le droit de lui appartenir. Il n'avait jamais eu le cœur de personne, il voulait le sien.


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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Dim 26 Fév - 22:00

Il la regarda, et elle remarqua qu'il n'avait pas posé le regard sur elle quand il lui avait parlé de son passée. Aussi, elle scrutait ces prunelles noisettes, sans se lasser une seule seconde. Cette même soirée, juste après lui avoir dit qu'elle ressemblait à sa meilleure amie, il avait bien faillie l'embrasser, et elle avait aussi bien sentit ses émotions à ce moment précis. Elle se demanda alors s'il ressentait toujours ce sentiment en cet instant, ce sentiment pour la dénommée Amy. Un jolie nom d'ailleurs...

« Tu ne peux pas lui être plus différente. »

Elle haussa les sourcils, sans vraiment comprendre. Peut-être qu'elle lui ressemblait pas alors ? Dans ce cas, pourquoi il lui aurait dit ? Elle se posait ces questions, alors qu'il approchait son visage du sien. Juste un peu, mais elle ne détachait pas son regard de ces yeux, de ce regard qui voulait lui faire passer un message, mais qu'elle n'arrivait pas à décrypter.

« Tu es juste... blonde, comme elle. Et pas très grande. »

Oui, elle était plutôt petite, elle le savait. Elle l'avait toujours été, mais quelque part, cela ne la dérangeait pas tant que ça. Elle n'avait jamais vraiment complexée sur sa taille, donc qu'on le lui dise ne lui faisait que sourire. Ce qu'il fit, il lui fit un grand sourire, ce qui la réchauffait encore plus. Puis, il reporta son attention sur sa canette.

« Contrairement à toi, c'est quelqu'un d'assez... prétentieux, un peu hautain. Elle paraissait toujours gentille mais l'était beaucoup moins quand on la connaissait bien. Elle est aussi lunatique que moi, et elle aime bien se plaindre pour des conneries.... Maintenant je ne lui trouve que des défauts. C'est pour ça que j'ai éteint mon portable. »

Elle le scruta, se disant alors qu'elle avait l'air vraiment spéciale cette Amy. Mais la raison pour laquelle il avait éteint son téléphone lui échappa. Tout le monde avait des défauts, mais ce n'était pas une raison pour ne plus lui parler, non ? Elle même en avait, mais il continuait de lui parler... Non, il y avait sûrement autre chose. Il la regarda de nouveau, puis reprit.

« Elle ne savait rien de moi, au fond. Elle n'aime pas admettre les défauts des gens, elle les contourne en se disant qu'en faisant semblant de ne rien voir, tout sera plus facile. Elle ne cherchait pas à comprendre pourquoi j'allais mal... Et qu'elle le sache n'aurait jamais rien changé. Voilà la différence entre vous deux. »

Ainsi, c'était ça. Elle ne savait pas à quel point il pouvait être aussi... Lunatique, qu'il pouvait passer d'une extrême à l'autre d'un coup, ou alors le fait qu'il puisse être aussi violent, enfin... Mélodie le connaissait bien c'était vrai. Mais apparemment, Amy était son amie sans vraiment l'être, ce qui était pour le moins étrange... Il baissa ses yeux.

« Je l'ai vraiment aimée, tu sais. Comme je ne pensais pas pouvoir aimer quelqu'un d'autre de la même façon. »

Elle eu le cœur serrée. Il ouvrit sa canette et en bu une gorgée, fermant ses yeux.

« Je me trompais. »

Elle ne cacha pas sa surprise, alors qu'elle pouvait sentir ce sentiment étrange l'envahir de nouveau, alors qu'elle le fixait, essayant de ne pas nourrir cet espoir. Non... Peut-être que c'était pour autre, peut-être qu'elle se trompait... Ainsi, elle prit la parole.

« Tu... te trompais ? Alors tu aimes quelqu'un d'autre ? »

S'il était assez attentif, il aurait presque pu entendre ce tremblement dans sa voix, à peine perceptible. Mais elle essaya de paraître normale, se contrôlant du mieux qu'elle le pouvait. Il fallait qu'elle se contrôle, jusqu'à ce qu'il lui dise.
Et quelque part, le savoir lui faisait un peu peur.
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Kunisaki Tachibana
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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Lun 27 Fév - 12:19

      « Tu... te trompais ? Alors tu aimes quelqu'un d'autre ? »

    Il ne savait de quelle façon il était censé prendre cette remarque, ni même ce qu'il devait y répondre.
    Si c'était sa façon à elle d'être certaine de ses sentiments, si elle les ignorait véritablement - ce dont il doutait fortement - ou si elle ne voulait pas faire de faux pas avec les siens. Il se demandait jusqu'où cette mascarade les mènerait, si seulement il avait droit de l'aimer après tout ce qu'il avait et cette passion vulgaire et agressive qu'il avait ressentie pour Amy pendant de si longues années : ça lui avait semblé si difficile de croire qu'il pouvait ne plus rien ressentir à son égard, si facilement, ça devait être la preuve qu'aimer quelqu'un qui le connaissait si peu était aussi fiable que du vent.
    Et au moins aussi sincère qu'un mensonge.

    Il n'allait pas se laisser ainsi faire : il avait envie d'y croire, de se dire qu'elle pouvait l'aimer lui aussi, et qu'elle désirait s'en assurer. Il n'allait pas tout lui dire, pas comme ça, pas maintenant, pas de cette façon. Il remit ses cheveux derrière son oreille, approcha son visage du sien, lui murmurant au creux de son cou.

      « C'est toi qui a le pouvoir d'empathie. Tu devrais le savoir. »

    Et il s'arrêterait là. Il se recula, un sourire joyeux sur les lèvres. Ce serait tout pour le moment.
    Le vil.
    Posant sa canette sur le sol, il fit de même avec celle de Mélodie, prenant ses mains il se leva vivement, presque entraîné dans son mouvement qui le rendit un peu bancal. Une fois debout il rapprocha Mélodie jusque contre lui, sa main dans son dos, l'autre qui tenait sa main. N'y avait-il pas de plus subtil moyen d'être avec quelqu'un ? Kunisaki s'en fichait de la justesse à présent, il attendait juste le bon moment ; en supposant qu'il y en est un.
    Il commença légèrement à se balancer au rythme d'une musique invisible.

      « Je te proposerais bien une danse, mais je n'ai jamais appris à danser en fait. »

    Quelle réflexion hautement importante.
    Rah.

      « En plus comme ça dans la rue on aurait l'air con. »

    Il prit quelques secondes pour réfléchir dans cette position qui, à défaut d'être pleinement romantique, convenait mieux à deux personnes étant plus que de simples amis. L'air était si lourd.
    Il avait dit tant de choses sur lui, n'était-ce pas à son tour ?

      « Je ne sais quasiment rien sur toi. »

    Tel un murmure alors qu'il la regardait dans le blanc des yeux.
    Ne pouvait-elle pas tout lui avouer, elle aussi ?


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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Lun 27 Fév - 18:48

Elle continuait toujours de le regarder, attendant sa réponse. Elle voulait s'en assurer, ne pas avoir des espoir vain, elle voulait croire en ça, en ce sentiment qu'elle avait autorisée en elle, qu'elle ne reniait plus constamment, qu'elle avait enfermée au fond d'elle même. Non, maintenant qu'il était là, elle voulait y croire, elle ne voulait pas en souffrir. Juste... Qu'il la rende aussi heureuse que les autres, qu'elle soit heureuse avec lui, avec l'homme en face d'elle.

Il glissa une main derrière ses cheveux, les ramenant derrière ses oreilles, puis il s'approcha de son visage, ramenant le sien près de son cou. Elle pouvait sentir son souffle contre sa peau, et ses joues rougir encore.

« C'est toi qui a le pouvoir d'empathie. Tu devrais le savoir. »

Sauf qu'elle ne l'avait pas activée, ainsi, elle ne savait pas. Sa tête était tellement remplie de pensées, ces dernières tourbillonnant en un flot impossible à déchiffrer, qu'elle ne comprenait pas que c'était elle dont il s'agissait, tout ce qu'il faisait avec elle et pas avec d'autre, non, elle était trop embrouillée. Il se recula ensuite, avec un sourire joyeux, et elle le lui rendit, un peu bête. Alors, il déposa sa canette sur le sol, prit la sienne et en fit autant.

Avant même qu'elle ne s'en rende compte, il lui prit les mains et se leva rapidement, l'entraînant avec elle. Il fut bancale pendant un court instant à cause de l'élan, puis il l'attira contre lui, une main dans son dos, l'autre tenant une de ses mains à elle. Instinctivement, et surtout parce qu'elle avait prit plein de cours de danse, elle posa donc son autre main sur son épaule, et le regardait, alors qu'il les berçait dans une musique imaginaire. La plupart de ses pas étaient faux, mais elle ne disait rien, le regardant simplement, avec un sourire.

« Je te proposerais bien une danse, mais je n'ai jamais appris à danser en fait. »

Elle se contenta de sourire encore plus. L'attention en elle-même était charmante, c'était ce qui comptait.

« En plus comme ça dans la rue on aurait l'air con. »

Ce n'était pas faux, mais il n'y avait personne, donc personne ne pourrait trouver qu'ils avaient l'air bien stupide. Et puis, elle aimait bien être comme ça, sans être trop loin, ni trop proche de lui.

« Je ne sais quasiment rien sur toi. »

Elle leva les yeux, et croisa les siens, qui la fixaient intensément. Ainsi, il voulait l'entendre parler d'elle ? Par où commencer... Instinctivement, elle prit la parole, sachant déjà de quoi elle devait parler.

« J'ai toujours été seule à la St Valentin aussi. A cause de mon pouvoir. »

Elle baissa les yeux. Oui, c'était à cause de son don qu'elle n'avait jamais eu de petits-amis.

« Je l'ai découvert quand j'avais 14 ans environ. A cette époque, je ne pensais qu'à être une grande musicienne, comme mes parents... »

Elle ferma les yeux. Parler de ses parents lui faisaient toujours un peu souffrir, mais elle continua.

« Je ne pensais pas à avoir de copains ou autre, et à cause de mon don, non seulement je n'y pensais pas, mais quand cela m'arrivait, j'étais juste... effrayée. Quand je voyais les gens en couple dehors, qui s'aimaient et qui s'échangeaient des mots doux, au départ j'étais contente, je voulais que ça m'arrive aussi. Mais pourtant... »

Elle se mordit les lèvres. Quand elle les voyaient, elle était contente, mais pas seulement. Elle ressentait tout ce qu'ils avaient comme émotions, et parfois, elle savait que l'un aimait l'autre, mais que l'autre ne l'aimait pas, ou alors quand elle voyait les gens se déchirer à cause d'une chose, et la souffrance, la douleur qu'il y avait à ce moment là...

« Il y avait toujours de la souffrance. Je pouvais sentir que ce n'était pas réciproque, ou alors je sentais que cela n'allait plus, qu'il y avait une sorte de douleur, de culpabilité qui naissait et... Je ne voulais pas de ça. Je ne voulais pas que ça m'arrive. Je me suis dit que c'était mal d'aimer comme ça, que je ne devrais jamais aimer de cette manière... »

Le plus dur arrivait. Elle pouvait sentir sa gorge se nouer, tandis qu'elle fixait le sol, avec un air triste, presque coupable. Elle serra la main de Kunisaki dans la sienne, tandis qu'elle reprenait la parole, sur un ton lointain, vide.

« Alors, à chaque fois qu'on me demandait de sortir avec quelqu'un, je refusais. C'était tellement... égoïste. Mais je reniais cette émotion, à chaque fois qu'il m'arrivais de ressentir une once d'amour pour quelqu'un, je l'étouffais, je l'enfermais jusqu'à ce qu'il disparaisse. »

Elle s'arrêta dans sa lancée, restant immobile, les yeux vers le sol. Un sourire naquit, et elle releva les yeux vers le blond.

« Mais récemment... Je me suis dit que l'étouffer n'arrangeait pas forcément les choses, alors... »

Elle leva les yeux vers le ciel, son sourire s'agrandissant.

« Je lui ai laissé une chance d'être aussi libre que le vent. J'espère simplement que... Je ne vais pas le regretter. »

Elle le scruta de nouveau, plantant ses yeux bleu dans les siens. C'était la première fois qu'elle ne disait autant sur ses émotions à un homme, mis à part Haine en homme. Et elle se sentait plus légère, et si bien d'un coup...

To be only yours, I pray
To be only yours I know now
You're my only hope.

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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Mar 28 Fév - 23:57

    Dis, tu te souviens de notre rencontre ?
    Parce que je moi je ne l’ai pas oubliée, je ne le pourrais pas quand bien même je me l’ordonnerais, je ne pourrais pas quand bien même tu me le demanderais, je ne pourrais quand bien même j’en aurais toujours honte aujourd’hui. Je m’en souviens très bien, Mélodie, et j’y repense parfois. Des images me reviennent, des paroles, des gestes, ce que j’ai dit, ce que je n’ai pas fait. La façon dont je te regardais comme si ma vie en dépendait, comme si tu la détenais et que le simple fait de soutenir ton regard me maintenait à la réalité. Je me souviens, Mélodie, de ce qu’il y avait dans mes yeux quand ils se posaient sur toi : et ce même si tu étais la seule à les voir. J’aurais pu t’aimer à cet instant mais ça aurait été trop soudain, trop brutal, mon cœur était occupé à penser à une autre : pourtant ce soir-là il a battu pour toi. Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment ; si c’était pour ta beauté simpliste et naïve ou parce que t’obstinais à me dire de belles choses. Si c’était ta voix ou les mouvements de tes cheveux qui glissaient sur tes épaules. Si c’était ta main qui tenait la mienne ou tes lèvres que j’avais hésité à te voler, l’espace d’un baiser.
    Peut-être que j’aurais dû, Mélodie, j’ai bien du tomber amoureux de toi ce soir-là. Pas tout de suite, pas comme ça, ce n’était pas un coup de foudre ou un désir constant. Tu as mis quelque chose dans mon cœur et pendant des mois ça a pris de la place, un peu plus à chaque fois et tout a commencé de soir-là. Je n’ose imaginer ce qui se serait passé si tu n’avais pas été là.

    Moi je m’en souviens de notre rencontre, et maintenant que j’écoute chacun de tes mots j’y pense tout doucement. J’avais craché une haine invisible sur ta jolie personne et là, j’échangeais quelques pas d’une mauvaise danse avec toi. J’ai eu un sourire quand tu as dit rester seule à la St Valentin, je n’en attendais pas moins de toi, je t’imaginais à la fleur de ton adolescence : solitaire mais amicale, rêvant de jolies histoires d’amour sans savoir quoi faire ni quoi dire. J’essaye de te comprendre, toi qui observais les couples dans la rue et qui savais, qui devinais tout sans le faire exprès. L’hypocrisie, la passion, la jalousie, les cachoteries. Tu n’as jamais pu voir que le pire, je me demandais si je pouvais te donner le meilleur. Moi je n’eus jamais de vraie amante, jamais de sincérité, alors je m’excusais tout doucement, dans ma tête, de ses sentiments qui t’avaient empoisonnée l’esprit : je me sentais un peu fautif, moi aussi.

    Je me dis que tu as eu raison tout ce temps finalement, d’être seule, de te protéger des gars comme moi - à l’époque. Je faisais beaucoup de mal sans même m’en rendre compte, à moi le premier, j’étais seul mais toujours accompagné. Que pouvait-on ressentir ? Qu’est-ce que tu avais ressenti toutes ces années Mélodie, toi qui vivais dans les émotions des autres ? Je m’excuse, je ne peux rien faire de mieux maintenant que de regretter qui j’ai été toutes ces années.
    J’étais seul, et la solitude amène beaucoup de conneries. Pardonne mes erreurs, toi tu peux le faire.

    N’étouffe plus tes sentiments Mélodie.
    Tu ne le regretteras pas je te le promets ; laisse-moi te regarder. Tu es si jolie, tu es si proche de moi, je peux sentir ton souffle et ton cœur battre tout près du mien. J’ai envie de croire que tu parles de moi, je me le persuade. Je sais que tu es gentille, que tu ne me torturerais pas ainsi. Tu sais ce que je ressens pour toi, tu ne t’en amuserais pas. Alors, en cet instant, je me dis que tu m’aimes aussi. Dis-moi que je ne me trompe pas.

    J’ai écouté chacune de tes paroles, jusqu’à la dernière goutte. Je te regarde, je ne dis rien, mes yeux le font à ma place. Les secondes s’écoulent et tu attends peut-être une réaction de ma part, j’en suis incapable à part continuer mes quelques mouvements de danse.
    Et là je m’arrête, toujours dans la même position. Mon cœur bat si vite à présent, et je n’ai plus qu’une chose à te dire.

    Tu ne regretteras rien.

      « Je t’aime Mélodie. »



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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Mer 29 Fév - 0:34

Elle le regardait doucement, les yeux toujours dans les siens.

« Je t’aime Mélodie. »

Sur le coup, elle pensait que c'était juste le fruit de son imagination. Elle voulait tellement qu'il lui dise ça que du coup, elle avait l'impression qu'il le lui disait vraiment. Ces paroles avaient été douce, remplie d'une tendresse presque palpable, sonnant comme la meilleure chose qu'il aurait pu lui dire, un murmure, des paroles tendre... Elle en avait toujours rêvée quelque part, et son cœur en battait la chamade. Ce n'était pas douloureux, au contraire, c'était si agréable !

Mélodie, ma chère Mélodie, pourquoi crois-tu que ce n'est que ton imagination ?

Parce que cela ne pouvait être que ça... Elle le regardait toujours, puis sut alors.
Il l'avait vraiment dit. Il avait vraiment dit ces douces paroles, résonnant encore dans sa tête.
Je t'aime Mélodie.

Elle serra sa main encore plus fort dans la sienne, tandis qu'elle se rendait compte de ce qui lui arrivait. C'était comme en accéléré, son cœur qui battait fort, très fort, ses joues qui rosissaient à vue d’œil, son corps était remplie de son sentiment, la rendant tellement heureuse d'avoir entendue réellement ces paroles qu'elle avait juste l'impression de voler un peu trop haut. C'était la première fois qu'elle se sentait aussi bien, aussi heureuse de toute son existence.

Sa gorge était littéralement nouée, aucun son ne pouvait en sortir. Pourquoi ? Elle ne voulait pas le savoir. Il fallait juste qu'elle lui dise aussi, qu'elle lui dise qu'elle l'aimait aussi. Que ça avait commencée dès le départ, et que ça n'avait fait qu'être encore plus profond au fil des jours, des semaines passée à lui parler, à lui sourire.

Dis-lui quelque chose !

Mais quoi ? Elle savait pourtant quoi lui dire, mais aucun son ne sortait de sa gorge. Aussi, elle fit une autre chose. Passant sa main sur sa nuque, elle colla ensuite doucement sa joue contre la sienne, glissant son autre main dans son dos. Elle voulait qu'il soit plus près, juste un peu plus près. Mais, pauvre Mélodie, tout ce remue-ménage dans ta tête n'était pas vraiment bon pour toi n'est-ce pas ? Tu étais tellement heureuse, que ton don t'échappa. Le contrôle fut perdu, et le contact fut encore plus violent pour toi.

Tout ses sentiments lui arrivèrent dessus, comme des flèches, mais elle ne cilla pas. Pour une fois, elle laissa son don. Elle sentait tout ce qu'il ressentait, dans les moindre détails, et c'en fut trop. Joyeuse, un peu trop, ses yeux lui piquèrent un instant, avant de se rendre compte qu'elle pleurait. Elle pleurait non pas de tristesse ou de peur, mais de joie, tout simplement. Il lui était arrivée une chose qu'elle n'aurait jamais crue possible. Aussi, elle le serra plus fort contre elle, comme si elle avait peur qu'il disparaisse d'un coup.

« Moi aussi je... »

Elle ferma les yeux, sa voix avait été plus calme qu'elle ne l'aurait crue, mais il y avait une douceur similaire, mêlée de tendresse et d'une sincérité déconcertante. Elle reprit donc, sa douce voix sonnant comme un souffle.

« … Je t'aime. »

Tout simplement, rien de plus. Elle se sentait plus légère, transporté ailleurs, dans un endroit où seules les bonne choses existaient. Elle pouvait sentir ses pulsations s'accélérer, mais elle ne faisait que sourire. Car elle ne voulait rien d'autre que d'être près de lui en cet instant, et que son désir était maintenant réalisable.
Il le sera toujours.
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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Mer 29 Fév - 21:07

      « Moi aussi je… je t’aime. »

    Je le savais, Mélodie.
    Ne me juge pas, ne va pas croire que je suis prétentieux ou que mes convections étaient aussi fortes que je le prétends ; mais oui, je le savais. Je le sentais au fond de ton cœur, je croyais le comprendre quand tu me regardais, j’espère le savoir quand tu me parlais. Toi tu ne me ferais jamais de mal, tu ne le pourrais pas, tu ne me laisserais pas t’aimer à sens unique. C’était la différence avec Amy qui préférait ne rien voir, qui me transperçait le cœur de millions d’aiguilles quand elle me quittait, quand elle me racontait les élucubrations de ses sentiments envers d’autres hommes. Toi tu ne me disais jamais rien de tel, tu ne m’as jamais fait comprendre que tu pouvais appartenir à un autre que moi, tu passais tant de temps avec moi, j’en passais moins dans les bras d’autres filles pour qui je ne ressentais rien.
    Je ne pouvais plus, de moins en moins, parce que tu étais là, parce que je pensais à toi. Et quand je me disais que tu m’aimais aussi, j’avais l’impression de te tromper.

    Est-ce que je t’ai fait du mal, Mélodie ?
    Est-ce que tu as pleuré pour moi ? Est-ce que tu es restée dans le noir par ma faute ? Est-ce que tu as réprimé des douleurs pour ça ? Mélodie je pourrais passer des heures à m’excuser ; j’aimerais renaître, maintenant. Faire comme si le passé n’avait jamais existé, je veux qu’on me pardonne mes erreurs. Je veux oublier ma violence : oh, je sais qu’au fond je n’y arriverai pas forcément, mais si tu restes avec moi je ne penserai à rien d’autre que toi. Tu occuperas sans cesse mes pensées, ta voix, ton corps, tes yeux, tes lèvres.
    Tes lèvres je les veux, je peux m’autoriser cela. Donne-les-moi, j’y ai droit. Elles n’appartiendront à personne d’autre qu’à moi.

    Je pose mes mains sur tes joues, mon visage se recule tout doucement, je ne respire pas très bien et je ne sais pas quoi faire. Mon esprit ne fonctionne plus vraiment, il parle très vite, il s’embrouille parfois. Il bouillonne. Alors que je peux à nouveau te regarder dans les yeux, j’attends un peu, je les regarde mais mes pupilles tombent sur tes lèvres. Je les embrasse, je ferme les yeux. J’ai l’impression d’attendre ça depuis toujours.
    Je t’aime si fort, et embrasser une femme qu’on aime n’a rien à voir.

    Mon cœur brûle, il palpite avec frénésie, mes mains tiennent tes joues, je me coupe la respiration et je ne m’en aperçois même pas. Je t’ai forcée à ouvrir les lèvres sous les miennes, elles ont un goût sucré, elles sont un peu gercées. Je me sens emporté, je pourrais basculer en arrière mais je reste debout, ça dure de longues secondes entre toi et moi. Rien d’autre n’existe et je me demande pourquoi j’ai attendu tout ce temps.
    Je ne veux plus jamais embrasser une autre fille.

    Je libère enfin ta bouche, je me recule doucement, mes mains glissent le coup de ton cou et vont vers ton dos. Je te serre contre moi fort, je niche ma tête dans ton cou, sentir tes cheveux sur mon visage me rassure. Je n’ai plus rien envie de faire d’autre que de rester là. Je pourrais parler, te dire tant de choses, mais je veux attendre un peu.
    Je n’ai pas besoin de t’expliquer comme je t’aime, tu le sais, alors contente-toi de rester là. Le seul cadeau dont j’ai besoin.


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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Jeu 1 Mar - 18:56

Elle était là, mais elle était ailleurs. Elle avait l'impression qu'il n'y avait rien d'autre que lui, et elle. Dans cette rue où tout avait commencé, il n'y avait pas meilleur endroit pour que cela continue ainsi. Comme s'il était le repère pour les grands changements. Comment cela allait-il finir ? Elle ne le savait pas, mais elle y croyait. Pour une fois, elle acceptait ce sentiment, elle le laissait embraser sa peau, accélérer sa respiration, couler ses larmes. Essuyant ces dernières vivement, elle restait là, sa tête contre son torse qui dégageait cette odeur si familière et qui lui plaisait tant.

Elle avait tant souhaitée que cela arrive, et voilà que... son souhait se réalisait. Quand elle y pensait, quelque part, elle l'avait voulue avant même de s'en rendre vraiment compte. Après tout, elle avait toujours passée beaucoup de temps avec lui, à se parler d'un rien, souriant à l'autre, se regardant au loin... Oui, elle l'avait voulue dès le départ.

Au commencement, elle voulait juste s'assurer qu'il allait bien à cause de sa blessure, ainsi, elle allait souvent le voir pour lui demander, puis, même quand il allait mieux, ils se parlaient de plus en plus, créant une sorte d'amitié à laquelle elle tenait vraiment, se disant que pour cette simple raison, du fait qu'ils étaient amis, ils pouvaient aussi se voir pour un rien, se parler pour un rien, être avec l'autre, sans vraiment avoir de raisons précise. Et cela lui plaisait. Être avec lui simplement, ça la rendait heureuse.

Et ça avait changé. Quand il la prenait dans ses bras, quand elle percevait son inquiétude quand elle avait une drôle de mine, que d'attentions qui n'avait fait qu'approfondir son envie d'être avec lui. Elle était tellement habituée à être attentionnée avec les autres qu'elle avait oubliée ce que ça faisait quand on était attentionné avec elle. Et cela lui faisait tellement plaisir, tellement...

Elle le sentit reculer légèrement, tandis que ses mains glissaient sur ses joues encore un peu humide. Relevant les yeux, elle sentait son désir enflammer son être, seulement avec son regard qui ne demandait qu'à ce qu'il soit assouvit. Elle sentait sa respiration s'accélérer encore, sentait que lui aussi avait quelque difficulté, la regardant droit dans les yeux. Puis, quand il posa ses yeux noisettes sur ses lèvres, son envie enfla encore son cœur. Son désir mêlé à celui de Kunisaki n'était qu'une seule et même chose, multiplié par un millier de bonne chose, remplie de sentiments et d'envies qui ne voulait qu'être assouvis.

Et elle sentit ses lèvres contre les siennes, et instinctivement, elle ferma les yeux. Ses mains tenait tendrement ses joues, mais elle ne comptait pas reculer, elle n'en avait aucune envie en cet instant.
Explosion.
C'était exactement ça, une explosion d'émotions, elle pouvait sentir tout son être se délecter de cette sensation qui était si agréable, sentir qu'il forçait un peu pour plus de passion, plus de tendresse qui dévorait son être, s'acharnant pour qu'elle le fasse durer encore un peu. Elle n'avait jamais embrassée personne, mais avait l'impression de savoir quoi faire, tandis qu'elle répondait à son baiser avec la même envie que lui, sentant cette passion vibrer en elle. Il n'y avait qu'eux, et personne d'autre.

Puis, il se sépara d'elle, ses mains se laissant tomber sur son cou, avant de se mettre dans son dos pour la serrer contre lui. Sa tête se posant au creux de son cou, comme il le faisait à chaque fois qu'il la prenait dans ses bras, elle pouvait sentir ses cheveux lui chatouiller la joue, comme avant, alors qu'elle reprenait un peu ses esprits. Fermant les yeux, elle posa ses mains dans son dos à lui pour le serrer contre elle, alors que son corps entier était en feu. Elle avait cette impression d'être entrée dans un volcan, mais c'était tellement... Bon, agréable, unique comme sensation, qu'elle ne s'en plaignait aucunement. Son cœur se calmait, mais ses pulsations résonnaient en elle comme une sorte de cloche.

Restant ainsi pendant quelques instants, elle prit la parole ensuite, d'une voix si calme qu'elle en fut un instant surprise. Car ses sentiments n'étaient pas calme, c'était certain.

« Merci... »

Merci d'être là. Merci de l'aimer. Merci, simplement.
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Kunisaki Tachibana
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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Ven 9 Mar - 20:39

      « Merci. »

    Mais pourquoi, pourquoi ? Il eut un léger rire, peut-être nerveux, incontrôlable, la serrant encore un peu plus contre lui, toujours plus fort. Il avait mal, près de son cœur, il battait trop fort contre ses côtés – qui avaient peut-être trop de fois été fracturées. Il ne voulait pas s’en aller, jamais, ne plus être loin d’elle et de ses bras. Il pensa à toutes ses fois où ses sentiments avaient effleuré les siens, où il n’avait pas osé frôler sa peau, capturer ses lèvres. Il les avait voulues tant de fois auparavant, ne pouvant empêcher son regard de se poser sur sa bouche alors qu’elle parlait, se demandant quel effet ça lui ferait. Ayant toujours un petit picotement pressant quand il se permettait d’y songer, se disant qu’il avait peut-être le droit. Et pourquoi pas ? Oubliant la honte qui l’avait poursuivi jusque-là. Ils n’avaient jamais vraiment su n’être qu’amis.
    N’arrivant jamais pourtant à devenir plus.

    Il se recula, tout doucement, regardant ses yeux et posant ses mains sur ses épaules. Pourquoi l’avait-elle remercié ? Il voulait lui poser la question mais il baissa la tête vers le sol, n’arrivant pas vraiment à le faire. Un léger sourire sur le visage, non contrôlé. Gêné. Il en avait des choses à lui dire mais il ne parvenait pas à le faire, n’en ayant ni le courage ni l’envie. Le silence l’abritait, le protégeait, il se sentait en sécurité juste-là avec elle. Il avait l’impression de ne pas être seul, et ce pour la première fois depuis si longtemps.
    Jamais il ne s’était senti comme cela, avant : compris, aimé. C’était une émotion fort étrange. Il passa sa main sur sa joue, les yeux vers elle. Il remit ses cheveux en place, derrière son oreille.

      « Je suis content que tu sois là ce soir. »

    Elle ne pouvait pas comprendre à quel point : elle ne pouvait pas voir, et même malgré son pouvoir, ce qu’il y avait dans les tréfonds de son esprit. Ce qui agitait son cœur quand les nuits étaient longues et les journées crevantes, elle ne savait pas tout ce à quoi il pensait quand il la voyait. Qu’il aimerait lui parler, embrasser ses lèvres, prendre sa main, lui murmurer des conneries en se disant qu’il n’y avait plus rien d’autre à part elle et lui. Kunisaki savait qu’il ne la méritait pas, il savait qu’il n’avait pas le droit de souhaiter cela, pas elle, Mélodie, et sa perfection naïve.
    Elle était trop bien pour lui. Il l’aimait trop fort aussi.

    Ses doigts effleurèrent sa joue, juste sur sa pommette, sous son œil.

      « Reste avec moi s’il te plait. »

    Avait-il seulement besoin de le demander ?
    Probablement pas, certainement qu’elle avait déjà prévu de passer un bon morceau de sa nuit avec lui, ici, dans cette rue où il avait cru tout gâcher dès le départ.

    Il n’avait pas pu s’en empêcher, son ventre tordu par la peur de la voir s’en aller loin de lui. Il n’en avait que faire des politesses, il voulait simplement être certain qu’elle resterait avec lui, encore un peu. Le plus longtemps possible en fait.
    Pour toujours, lui soufflait une légère voix romantique et naïve.


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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Sam 10 Mar - 22:10

Elle ne voulait plus qu'être là, juste encore un peu, un tout petit peu encore. Le sentir contre elle, sentir son cœur battre fort dans sa poitrine, sentir cette émotion qui faisait qu'il battait ainsi, et sentir aussi le sien qui était au même rythme que Kunisaki. Elle ne souhaitait plus que ça, cela lui suffisait. C'était la première fois qu'elle voulait une telle chose, mais pourtant, elle comprenait pourquoi les personnes qui s'aimaient voulaient ça. C'était tellement bon, tellement... Tout. Et rien à la fois. Elle l'entendit rire, mais comme si c'était un peu.. nerveux. Peut-être à cause de ce qu'elle avait dit ? Peut-être... Mais elle ne se recula pas pour autant.

Elle appréciait ce moment, mémorisant chaque seconde qui passait, l'odeur de cigarette et d'eau de Cologne qui était dans l'air lui faisait encore plus sourire, car elle l'aimait cette odeur. Ce mélange qui donnait un résultat assez spécial, mais qui n'appartenait qu'à une personne. Elle ne voulait rien d'autre que ça, sentir encore ses cheveux lui chatouillez la joue, ses bras qui la serrait contre lui encore un peu plus. Comment avaient-ils fait pour n'être qu'amis depuis tout ce temps ? Elle n'en savait rien... Peut-être était-ce voulue ?

Oui, peut-être que c'était ça...

Il se recula légèrement, et ses mains remontèrent sur ses épaules. Il la regarda un instant, avant de baisser la tête vers le sol. Mélodie prit une mine soucieuse, et pencha la tête sur le côté. Elle continuait de le fixer, cherchant son regard. Sans bouger, elle pouvait tout de même sentir qu'il n'avait pas de soucis, qu'il n'allait pas mal du moins. Au contraire, elle n'avait jamais sentit un aussi grand bonheur... Et cela lui fit sourire. Il remonta finalement les yeux, tandis qu'une de ses mains remettait ses cheveux derrière son oreille, après l'avoir passée sur sa joue.

Ce simple contact lui fit rosir ses pommettes, tandis que ses yeux étaient encore plantés dans les siens.

« Je suis content que tu sois là ce soir. »

Son sourire s'agrandit encore, jusqu'à illuminer son visage, qui était déjà radieux. Elle percevait à quel point il était content, mais elle savait qu'elle ne ressentait pas tout. Et puis, son bonheur mêlé au sien était déjà quelque chose, n'est-ce pas ? Elle était contente elle aussi, sa joie était presque palpable, et son bonheur irradiait de tout son être. Jamais elle n'avait été aussi heureuse de sa vie. Ses yeux le montraient clairement, on pouvait presque voir un ciel en plein jour remplie d'étoile à l'intérieur.

Ses doigts montèrent sur sa joue, juste sous son œil, alors qu'elle le fixait encore.

« Reste avec moi s’il te plait. »

Il n'avait pas besoin de lui demander. Car elle avait bien la ferme attention de rester avec lui à présent. Mais il avait dit ça comme s'il voulait s'en assurer... Ainsi, elle le regardait toujours, son regard s'était attendrit et montrait une certaine douceur, alors que les étoiles brillaient toujours dans le ciel bleu qu'ils montraient.

« Je resterais avec toi aussi longtemps que tu le voudras. »

Elle leva doucement sa main, la posant sur son épaule d'abord, mais juste le bout de ses doigts. Faisant pareil que lui, elle remonta ses doigts vers son visage, mais sans le toucher, comme si elle dessinait un contour invisible autour de lui. Puis arrivant à son visage, elle hésita un instant. Une seule seconde. Elle savait que si elle le touchait, son don serait encore plus amplifié. Mais elle n'avait plus peur de ressentir ses émotions. Doucement, elle posa donc ses doigts fin sur sa joue, et fut assaillie de ses émotions. C'était tellement fort, tellement puissant que cela lui coupa le souffle.

Heureusement qu'elle avait prit ses médicaments avant de venir chercher ses cordes, sinon elle aurait eu une crise de nouveau. Mais elle avait le contrôle, ainsi, elle posa entièrement sa petite main sur sa joue, en le regardant dans les yeux, aimant définitivement les scruter.

« Je te le promets, Kunisaki. »

Elle avait prononcée cette phrase avec tellement de tendresse qu'elle fut un instant déconcertée par ça. Le fait qu'elle puisse dire ce genre de choses avec ce ton, mais elle voulait le rassurer sur ce point. Jamais elle ne le laisserait seul.

Non, jamais.
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Kunisaki Tachibana
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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Sam 17 Mar - 20:43

      « Je resterais avec toi aussi longtemps que tu le voudras. »

    Il l’aimait fort, il l’aimait si fort.
    Et s’il avait eu plus de courage que cela il le lui aurait dit, immédiatement. Il lui aurait murmuré des mots doux, des compliments, des secrets. Il déposerait ses lèvres glacées sur son cou, ses mains glisseraient sur ses hanches et il la tirerait vers lui encore plus près. Cependant il se doutait, au fond, qu’elle ne souhaitait peut-être pas la même chose que lui, alors il attendrait le temps qu’il faudrait. Il ne la brusquerait pas, il ne ferait rien qui puisse la déranger ou la rendre mal à l’aise.
    Pourtant, et malgré la plus grande volonté du monde, il ne pouvait s'empêcher de la dévorer des yeux et à son corps de frémir de la tête aux pieds juste au contact de sa main. Il ne pouvait s’empêcher de la déshabiller du regard non plus. Se demandant combien de temps il devrait attendre avant de pouvoir le faire.

    Kunisaki était un homme, un homme faible.
    Il l’aimait si fort que le désir qu’il éprouvait pour elle se faisait plus violent et percutant que jamais. Plus intense encore que celui qu’il avait éprouvé envers Amy pendant des années. Parce que Mélodie l’aimait aussi, elle, et parce qu’elle était tout pour lui.
    Tout.

      « Je te le promets, Kunisaki. »

    Il ne put s’en empêcher.
    Il mit sa main sur sa hanche et la planta contre lui, l’espace d’un baiser : étonnant de simplicité et de douceur, laissant simplement ses lèvres rencontrer les siennes. Quelques secondes qui passèrent en un instant et il la lâcha tout doucement. Il voulait faire cela, encore et encore, ne jamais quitter son visage, l’avoir toujours sous les yeux. Quand bien même elle aurait eu quelque chose de prévu, il l’aurait suppliée à genoux de rester à ses côtés jusqu’au lendemain. Il avait besoin d’elle, maintenant, plus que tout il avait besoin d’elle.

    Il se recula, la main dans la sienne, la regardant avec un calme forcé pour ne pas céder à une quelconque impulsion. Il observa le moindre de ses traits, ses cheveux blonds qui étaient légèrement mal coiffés, son visage sans maquillage, ses vêtements débordant de simplicité et de fraîcheur. Il aimait cette femme qui faisait fille, il aimait sa petite taille et ses façons naïves, si loin d’être aguicheuses. Il l’aimait, elle devenait son essentiel, sa priorité.

    Et il voudrait le lui dire, si seulement il en était capable. Si seulement il n’était pas si faible et effrayé par ses propres sentiments. Il lui devait déjà contrôler cette envie furieuse et pressante qu’il éprouvait envers elle, cette envie de lui demander de passer la nuit en sa compagnie, seuls et dans sa chambre. Ce désir hurlant de se sentir encore un peu plus proche d’elle, un peu plus.
    Parce qu’il n’était qu’un homme faibles aux désirs bien charnels : y avait-il un mal à cela, cette fois-ci ? Mélodie était différente de toutes les autres, elle avait une différence capitale et primordiale qui dictait les battements de son cœur : il était amoureux d’elle.

    En attendant, il ne ferait rien de brusque, il se retiendrait.
    Il lui adressa un sourire.
    Et il ne dit rien d’autre, il laisserait faire. Ce serait à Mélodie de le guider, il ferait tout ce qu’elle lui demanderait et ce sans hésiter. Et si ses envies n’étaient pas les siennes, il ferait avec.
    Pour l’instant, du moins.


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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Dim 18 Mar - 15:45

Elle appréciait encore ce baiser simple, d'être contre lui et de sentir sa main sur sa taille. Ce qu'elle aimait ça ! Ce plaisir, ce désir qui la dévorait était semblable à la meilleure chose que l'on puisse vouloir au monde. Elle aurait souhaitée que ce moment dure éternellement, tant elle était transportée. Est-ce que c'était seulement autorisé d'être aussi heureuse ? Elle n'en savait rien, mais cela devait l'être. Sinon elle aurait été punie depuis bien longtemps.

Elle aurait pu rester comme ça pendant des heures, alors même qu'il était encore contre elle, et que la jeune femme pouvait sentir son souffle sur son visage. Il l'aimait, elle le sentait dans tout son être. Se confondant avec son amour à elle, créant ce désir qui pourtant, existait déjà dans leurs cœurs. Elle le désirait tellement, chaque seconde devenant plus précieux au fur et à mesure qu'elle était avec lui. Elle ne voulait oublier aucun de ces instants.

Son cerveau s'arrêta sur un mot.
Oublier.

Ses yeux devinrent un instants pensifs, alors même qu'elle se mettait à réfléchir. Pourquoi ce mot lui évoquait quelque chose qu'elle avait elle même oubliée ? Et qu'avait-elle bien pue oublier ? Scrutant les yeux de Kunisaki, elle les fixait comme si elle pouvait obtenir la réponse dans son regard. Cela paraissait de plus en plus évident. Elle avait oubliée quelque chose. Non pas que c'était la première fois, mais c'était surtout l'impression de ne pas s'en être rendue compte.

Puis, un nom lui rappela tout. Un seul nom qui, pourtant, lui était totalement étranger.
Amy.

Une fille aux cheveux rose lui revint instantanément en mémoire. Une élève qu'elle croisait.

« Excusez moi Madame, j'aurais quelque question à vous poser... J'aimerais vous parlez d'une certaine Amy. Je doute que vous la connaissiez, mais elle a un rapport avec.... Mr. Tachibana. »

Amy. Tout se remit en place. Mais cela voudrait dire aussi que la fille aux cheveux rose était au courant ? Comment était-ce possible ? Reculant un peu, elle ne détachait pas son regard du blond.

La première fois qu'elle avait entendue ce nom, Amy, cela ne lui avait rien fait. Elle ne connaissait pas cette femme, et ne jugeait pas les inconnue. Mais peu à peu, en y repensant, elle avait eu comme une sorte de poids au cœur quand ce nom était évoqué. Elle ne s'en était pas rendue compte, mais c'était depuis qu'elle avait parlée avec la fille aux cheveux roses qu'elle ne se sentait pas bien à cause de ça. Inconsciemment donc.

Mais elle avait beau essayer, elle n'arrivait pas à se rappeler exactement de leur conversation, cette dernière était vague, comme si un brouillard faisait en sorte qu'elle ne s'en souvienne pas de suite. C'était tellement embrumée qu'elle ne se souvenait même pas de quand elle avait eu lieu.

« Amy... J'ai déjà entendue ce nom. »

Elle regarda vers le sol, essayant de se souvenir. Mais rien à faire, elle n'arrivait pas à se rappeler. C'était cette fille aux cheveux roses qui lui bloquait ce souvenir, elle en était certaine. Mais pourquoi l'avait-elle bloquée ? Et qu'est-ce qu'elle avait pu bien répondre à ses questions ? Reportant son regard sur Kunisaki, elle prit une moue désolée.

« Désolée, mais je n'arrives pas à me souvenir d'une chose, et je suis certaine que c'est en rapport avec ce nom... Peut-être que je me trompe après... »

Mais quoi qu'il en soit, elle irait voir cette élève après. Si elle arrivait à la trouver.

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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Dim 18 Mar - 17:01

    Il avait l’impression de l’avoir perdue.
    L’espace d’une seconde, d’un instant où se yeux se perdaient dans le vide, où sa main glissait de la sienne. Son sourire se faisait absent et elle ne le regardait plus dans les yeux. Il ignorait s’il y avait matière à s’inquiéter ou non, ce qu’il devait faire et quoi dire. Il se demandait simplement à quoi elle pensait en cet instant. Il remit son visage devant le sien, se rapprocha encore un peu et attendit, patiemment, qu’elle se mette à parler. Il ne savait plus quoi faire.
    Il souhaitait seulement qu’elle se remette à sourire, comme elle savait si bien le faire. Ce sourire-là qu’il aimait, ce sourire-là qu’elle lui offrait si souvent. Ce sourire-là qu’il avait l’impression de lui avoir volé l’espace d’un baiser.

    Il se demandait s’il avait véritablement pu faire ça, sans s’en apercevoir.
    Il se demandait s’il n’était pas trop proche et impulsif pour quelqu’un qui venait tout juste d’admettre ses sentiments.

      « Amy... J'ai déjà entendue ce nom. »

    Il releva un sourcil, perplexe. Où voulait-elle en venir exactement ? D’accord, il n’avait pas souvent évoqué ce prénom avec elle, mais elle devait bien savoir qu’il s’agissait de sa meilleure amie. Il avait parlé d’elle juste avant !
    Mais ça suffisait, il ne voulait plus jamais l’évoquer, elle ne faisait plus partie de sa vie. Ce ne serait plus jamais le cas.

      « Désolée, mais je n'arrive pas à me souvenir d'une chose, et je suis certaine que c'est en rapport avec ce nom... Peut-être que je me trompe après... »

    Il rapprocha son visage du sien, relevant son regard vers lui quelques secondes.

      « Je ne comprends pas où tu veux en venir, Mélodie. »

    Il ne désirait certainement pas parler d’Amy. Hors de question, encore moins avec elle alors qu’il comprenait ce soir, plus que jamais, qu’il aimait la jolie blonde qu’il avait sous les yeux d'une façon bien plus intense et sincère qu’aucune autre blonde de tout l’univers. Comment était-il censé le lui dire, ça ? Qu’il n’assumait plus les sentiments sales et vulgaires qu’il avait éprouvés pour une autre femme pendant des années ?
    Et qu’il voulait l'oublier, aussi.

    Il recoiffa ses cheveux, replaçant sa mèche en la regardant tout doucement, un léger sourire sur les lèvres. Il mit une de ses mèches derrière son oreille. Il avait encore envie de l’embrasser, encore et encore jusqu’à ne plus s’arrêter.
    Mais il la laisserait réfléchir, quand bien même il ne comprenait absolument pas où elle venait en venir, ni même de quoi elle voulait parler.

      « Pourquoi est-ce que tu parles d’elle ? »

    Il n’avait plus envie d’entendre parler d’elle.
    Elle était un passé inavouable, et Mélodie était son présent rayonnant.

    Elle serait la seule et l’unique.


- -
Merci à Sakura. ♥

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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   

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