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 Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.

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Kunisaki Tachibana

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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Dim 18 Mar - 17:01

    Il avait l’impression de l’avoir perdue.
    L’espace d’une seconde, d’un instant où se yeux se perdaient dans le vide, où sa main glissait de la sienne. Son sourire se faisait absent et elle ne le regardait plus dans les yeux. Il ignorait s’il y avait matière à s’inquiéter ou non, ce qu’il devait faire et quoi dire. Il se demandait simplement à quoi elle pensait en cet instant. Il remit son visage devant le sien, se rapprocha encore un peu et attendit, patiemment, qu’elle se mette à parler. Il ne savait plus quoi faire.
    Il souhaitait seulement qu’elle se remette à sourire, comme elle savait si bien le faire. Ce sourire-là qu’il aimait, ce sourire-là qu’elle lui offrait si souvent. Ce sourire-là qu’il avait l’impression de lui avoir volé l’espace d’un baiser.

    Il se demandait s’il avait véritablement pu faire ça, sans s’en apercevoir.
    Il se demandait s’il n’était pas trop proche et impulsif pour quelqu’un qui venait tout juste d’admettre ses sentiments.

      « Amy... J'ai déjà entendue ce nom. »

    Il releva un sourcil, perplexe. Où voulait-elle en venir exactement ? D’accord, il n’avait pas souvent évoqué ce prénom avec elle, mais elle devait bien savoir qu’il s’agissait de sa meilleure amie. Il avait parlé d’elle juste avant !
    Mais ça suffisait, il ne voulait plus jamais l’évoquer, elle ne faisait plus partie de sa vie. Ce ne serait plus jamais le cas.

      « Désolée, mais je n'arrive pas à me souvenir d'une chose, et je suis certaine que c'est en rapport avec ce nom... Peut-être que je me trompe après... »

    Il rapprocha son visage du sien, relevant son regard vers lui quelques secondes.

      « Je ne comprends pas où tu veux en venir, Mélodie. »

    Il ne désirait certainement pas parler d’Amy. Hors de question, encore moins avec elle alors qu’il comprenait ce soir, plus que jamais, qu’il aimait la jolie blonde qu’il avait sous les yeux d'une façon bien plus intense et sincère qu’aucune autre blonde de tout l’univers. Comment était-il censé le lui dire, ça ? Qu’il n’assumait plus les sentiments sales et vulgaires qu’il avait éprouvés pour une autre femme pendant des années ?
    Et qu’il voulait l'oublier, aussi.

    Il recoiffa ses cheveux, replaçant sa mèche en la regardant tout doucement, un léger sourire sur les lèvres. Il mit une de ses mèches derrière son oreille. Il avait encore envie de l’embrasser, encore et encore jusqu’à ne plus s’arrêter.
    Mais il la laisserait réfléchir, quand bien même il ne comprenait absolument pas où elle venait en venir, ni même de quoi elle voulait parler.

      « Pourquoi est-ce que tu parles d’elle ? »

    Il n’avait plus envie d’entendre parler d’elle.
    Elle était un passé inavouable, et Mélodie était son présent rayonnant.

    Elle serait la seule et l’unique.
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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Dim 18 Mar - 17:21

Il releva son visage vers le sien, et elle pu un nouvelle fois contempler ses yeux noisettes. Ce qu'elle aimait le regarder...

« Je ne comprends pas où tu veux en venir, Mélodie. »

Elle même ne comprenait pas. Elle avait le souvenir d'avoir parler de la femme avec cette fille aux cheveux roses, mais pourtant, elle avait le souvenir embrouillé. Tout ce qu'elle se rappelait, c'était cette voix, et le fait de voir une longue chevelure rose derrière une fille qui paraissait aussi jolie, mais dont elle n'arrivait pas à distinguer les traits. Il posa sa main sur sa mèche, la recoiffant, et elle lui sourit.

La jeune blonde réfléchissait encore, mais il la déconcentra un peu, avouons-le. Aussi, quand il replaça sa mèche derrière son oreille, elle le scruta encore, inlassablement. Elle ne ferait que ça si elle le pouvait.

« Pourquoi est-ce que tu parles d’elle ? »

Elle eu un sourire désolée, tandis que sa tête bouillonnait. Elle ne se souvenait que de très peu de choses, mais elle arrivait à savoir au moins que c'était la jeune fille qui lui avait parlée d'Amy. Et qu'elle voulait aussi lui poser des questions. Mais sur quoi voulait-elle lui poser des questions ? Après tout, elle ne savait rien de la femme, ni même du passé de Kunisaki. Enfin, à ce moment là. Alors pourquoi...

Elle secoua légèrement la tête, sans vraiment savoir quoi répondre. En même temps, peut-être qu'elle s'était trompée ? Peut-être que c'était sa mémoire qui lui jouait des tours ? Mais pour quelles raisons ? Et pourquoi sur Amy ? Finalement, ce n'était pas une blague, elle en était certaine. Non, c'était à cause de cette fille, cette élève, cette... Elle ne se souvenait même pas de son nom. Mais qu'est-ce que cela voulait dire ?

« Pardon, mais je crois que ma mémoire me joue des tours... J'ai l'impression qu'on m'en a parlé de... D'Amy. Mais je n'arrives pas à me souvenir où et pourquoi. Ni de rien de la conversation en question. Seulement... D'une chevelure rose. Ensuite, c'est le brouillard... »

C'était tellement embrumé, tellement floue ! Elle soupira, et abandonna. Non, elle n'allait pas chercher plus loin. Si elle ne se souvenait pas maintenant, ça sera pour plus tard après tout. Ce n'était qu'une question de temps, rien d'autre. Aussi, elle sourit de nouveau à Kunisaki, et planta ses yeux dans les siens. Une chevelure rose. Il y avait forcément une élève qui avait une chevelure rose dans l'établissement et qu'elle allait voir, non ?

Donc, elle pourrait ainsi lui demander pourquoi elle lui a embrouiller la mémoire. Et pourquoi aussi, elle lui avait parlée d'Amy. Et surtout, comment savait-elle pour cette histoire.
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Kunisaki Tachibana
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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Dim 18 Mar - 17:51

      « Pardon, mais je crois que ma mémoire me joue des tours... J'ai l'impression qu'on m'en a parlé de... D'Amy. Mais je n'arrive pas à me souvenir où et pourquoi. Ni de rien de la conversation en question. Seulement... D'une chevelure rose. Ensuite, c'est le brouillard... »

    Il avait comme cette impression désagréable qu’on se foutait dde sa gueule, quelque part, alors que la sensation d’extase et de plénitude qu’il avait ressentie jusqu’à là s’essoufflait tout à coup. Et le problème, c’était qu’il ne savait pas du tout quoi faire.
    Il était divisé entre deux choses : celle de se justifier en précisant que, quoi qu’on ait pu lui dire, tout cela ne comptait absolument plus à ses yeux, et cette peur d’admettre qu’il avait des relations bien étranges et stupides avec une de ses élèves – se doutant que Mélodie ne cautionnait absolument pas de telles choses, quand bien même lui et Sakura n’avaient jamais entretenu aucune relation amoureuse mais une simple haine. Comment lui avouer une telle chose ? Devait-il être honnête avec elle, maintenant qu’ils étaient officiellement ensemble ? Mais était-il seulement obligé de l’être ?

    Et si elle réagissait mal ?
    Et s’il la décevait mais que dans son immense gentillesse, elle ne lui faisait pas remarquer ? Devrait-il s’excuser d’entrer à pieds joints dans le jeu ridicule de ses élèves qui ne le supportaient pas ? Devrait-il parler à nouveau de cette soirée ? Il n’en avait pas très envie, il lui avait d’ailleurs demandé de ne plus avoir à le faire à l’avenir.
    Mais il était temps d’en parler, quitte à oublier quelques détails.

    Il se recula, lâchant un soupire incontrôlable.

      « Ce n’est rien, juste… une élève qui savait pour Amy et qui l’utilisait contre moi parce qu’elle ne m’aimait pas. »

    Sakura Miharu.
    Et il n’avait d’ailleurs pas précisé que, lui aussi dans son extrême bonté, avait également profité de son plus lourd secret. Mais maintenant qu’il admettait le départ de ses sentiments pour sa meilleure amie, il considérait presque que cette histoire de chantage et autre n’avait plus de raison d’être. Voilà pourquoi il ne voulait pas tout lui dire, il ne fallait pas.
    Il n’accepterait pas de voir de la déception dans ses yeux, ceux qui le couvraient d’un regard amoureux.

      « Je ne sais pas ce qu’elle t’a dit mais ça n’a plus d’importance, d’accord ? »

    Il prit ses mains dans les siennes, reprenant son souffle, fronçant légèrement les sourcils pour soutenir ses paroles. Il caressait doucement le dos de ses mains avec ses doigts, un sourire légèrement forcé.
    Pris par la peur, il ne voyait pas quoi faire d’autre.

      « Comme pour la soirée de Noël, il faut oublier. A l’avenir je laisserai mes élèves tranquilles, et vice-et-versa d'ailleurs. »

    Avec un léger rire.
    Ne comprenant absolument pas la portée de ses paroles : « il faut oublier cette soirée-là. » Mais quelle partie ? Celle de l'étranglement avec Okada ? Peut-être pas.
    Peut-être même que c’était lui qui en avait zappé toute une moitié.


- -
Merci à Sakura. ♥

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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Dim 18 Mar - 18:53

Le soudain silence qui pesait lui faisait légèrement peur. Comme si le fait de parler de cette femme pouvait tout briser, alors même qu'elle ne se souvenait même pas pourquoi elle avait évoquée ce sujet. Peut-être parce qu'il aurait pu l'aider à se rappeler ? D'ailleurs, était-ce une bonne chose de se rappeler de ça ? Ou alors justement, le fait d'avoir oubliée était peut-être la meilleure chose ? Quoi qu'il en soit, il paraissait pensif, et elle le regardait.

A quoi pouvait-il bien penser ? Elle se le demandait. Connaissait-il l'élève en question ? Sûrement. Mais il n'en parlait pas. Il préférait peut-être garder ça pour lui.

Il se recula, et soupira. Elle fronça les sourcils, attendant de voir ce qu'il allait répondre.

« Ce n’est rien, juste… une élève qui savait pour Amy et qui l’utilisait contre moi parce qu’elle ne m’aimait pas. »

Il n'était pas aimé de beaucoup d'élève, à ce qu'elle savait. Mais ce fait ne la dérangeait pas, car au fond, s'il était détesté, c'était parce qu'il le voulait. Elle l'avait compris dès le départ, lors de leur rencontre. Il avait voulue l'envoyer bouler, la faire partir en lui disant des choses pour le moins blessante, mais elle n'avait pas flanchée. Et elle ne regrettait rien. Non, pas une seule fois elle ne l'avait regrettée, au contraire. C'était grâce à ça qu'elle était ici en ce moment même. Avec lui.

« Je ne sais pas ce qu’elle t’a dit mais ça n’a plus d’importance, d’accord ? »

Il lui prit les mains, et le déferlement d'émotions recommença. Il y avait un peu de peur, mais toujours ce désir. Elle lui sourît, hochant la tête. Oui, cela n'avait plus vraiment d'importance. Plus rien ne comptait, et le fait qu'elle avait parlée avec une élève de cette Amy n'allait rien changer. Non, tout ce qui comptait, c'était le présent. Et ce présent qu'elle partageait avec lui, cela ne lui faisait qui lui renforcer sa conviction. Cependant, cela avait vraiment l'air de le déranger de parler de sa meilleure amie. Peut-être qu'il ne voulait plus en parler ?

« Comme pour la soirée de Noël, il faut oublier. A l’avenir je laisserai mes élèves tranquilles, et vice-et-versa d'ailleurs. »

Son sourire s'agrandit. La soirée de Noël. Au départ, il s'était bagarré avec la jeune Okada, puis quand ce fut finie, elle l'avait retrouvé plus que bourré sur le sol. Et du fait, elle l'avait raccompagnée dans sa chambre. Et la suite... Il lui avait demandé d'oublier. Seulement, c'était assez dur d'oublier un moment pareil. Bref. Elle prit la parole sur un ton amusé, tandis que ses yeux pétillaient de malice.

« Oublier la bagarre avec la jeune Okada, ou alors le reste ? »

Elle se demandait même s'il se souvenait de cette partie de la soirée. Peut-être pas ? En même temps, vu comment il avait été saoul, cela ne serait pas vraiment étonnant. Serrant ses mains dans les siennes, elle penchait plus pour la possibilité qu'il avait oublié, vu qu'il n'en avait pas parlé depuis. Sauf s'il le faisait exprès. En fait, elle n'en savait rien, mais tout de même.

Non, elle pensait qu'il avait oublié. Vu la tête qu'il avait, cela ne pouvait être que ça.

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Kunisaki Tachibana
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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Dim 18 Mar - 19:33

      « Oublier la bagarre avec la jeune Okada, ou alors le reste ? »

    Elle semblait rieuse.
    Lui il avait un grand sourire d’imbécile sur les lèvres, un point d’interrogation sur la tête, et laissa ses mains relâcher la pression sur les siennes. Qu’est-ce que…
    Il eut un mouvement de recul, peut-être un peu trop vif, comme traversé par un courant électrique soudain. De quoi, le reste ? Est-ce qu’elle parlait de cet stupide cours avec Haine ? Est-ce qu’elle les avait vus ?

    Non, elle avait fermé la porte à clés.
    Et vu toutes les conneries qu’il lui avait avouée ce soir-là, il préférait hautement se dire qu’elle n’avait aucune idée de cet entretien ridicule. Peut-être avaient-il parlé trop fort, il ne croyait pas que ç’ait été le cas à ce point-là : puis pour être honnête, il ne se souvenait pas vraiment de la façon dont ça s’était terminé ni même comment ça avait commencé, il avait déjà eu trop d’alcool dans le sang à cet instant. Après ça, un trou noir, un blackout, où il se rappelait seulement avoir eu une forte envie de boire pour calmer ses nerfs et profiter de l’état amorphe que lui provoquerait beaucoup de bières d’un coup.

    Le reste ?
    Il secoua la tête, les yeux un peu dans le vide.

      « Je parlais de cette histoire avec Okada, oui. »

    Il n’était pas même sûr de ses propres propos.
    Que devait-il faire d’autre ? A part la supplier du regard qu’elle évoquait un simple détail et pas quelque chose d’autre. Songeant pour la toute première fois qu’il ne souvenait plus vraiment de ce qu’il s’était passé cette soirée-là.
    Il s’apercevait enfin comme ses souvenirs étaient flous, vagues, voir totalement disparus.

    Finalement il pressa ses mains contre les siennes, se mordant la lèvre, ne sachant pas exactement ce qu’il convenait de faire.
    Il n’osait pas le lui demander, il osait espérer que ce n’était rien, qu’il s’était trompé : et qu’au maximum, elle parlait simplement de ses noms d’oiseaux en direction d’Haine. Et encore, même ça, il ne voyait de quelle façon demander confirmation ? Si elle n’était pas au courant de cette histoire-là, autant ne pas le lui dire. Ce n’était pas un épisode très glorieux, et fatalement il avait passé une soirée vraiment spéciale.

    Une soirée dont il ne se souvenait pas la moitié.
    Il avait un sourire gêné.

      « Et de… de quel reste tu parles, en fait ? »

    Il s’était rarement senti aussi ridicule.
    L’alcool ne l’arrangeait vraiment pas, décidément.


- -
Merci à Sakura. ♥

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Dernière édition par Kunisaki Tachibana le Mer 11 Juil - 21:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Dim 18 Mar - 21:37

Il semblait vraiment perdu, donc elle fut certaine qu'il ne se souvenait pas de cette nuit. Souriant toujours, elle devait se faire un gros effort pour ne pas rire. Mais elle se retint. Après tout, ça serait vil de faire ça, et Mélodie était trop gentille pour rigoler de la sorte. Non, elle préférait se retenir, et le regarder. Elle ne riait pas, mais ses yeux le faisaient à sa place. Son mouvement de recul l'interrogea, c'était peut-être normal ? En tout cas, son sourire disparut, pour prendre une mine réfléchis. Bien entendue, elle comptait lui dire ce qui s'était passée.

Mais comment ?

« Je parlais de cette histoire avec Okada, oui. »

Ah... En fait, elle n'aurait pas du en parler. Non, pas du tout même. Parce que maintenant, elle devait lui dire ce qui s'était passée, et ce n'était pas vraiment simple. Non, pas simple du tout. Simplement parce que c'était la première fois que cela lui était arrivé, et aussi parce qu'elle avait bien soigneusement fait en sorte de le laisser seul quand il se réveillerait. Car bien sûr, il s'était endormi, il était saoul à ce moment là aussi, donc c'était normal.

Il lui prit les mains et il se mordait les lèvres. Elle le trouvait tellement mignon à cet instant que son sourire rieur apparut de nouveau. Elle avait une folle envie de le prendre contre elle, et de le serrer de toute ses forces. Il ne s'était rien passée de spécial ce soir là. Enfin si, mais...

Elle pouvait sentir à quel point il était gêné, mais elle ne fit rien d'autre que de le regarder. Toute les questions qu'il devait se poser en cet instant ! Mélodie était juste un peu rieuse, mais ce n'était pas de la moquerie. Non, loin de là. Disons juste qu'elle était retombée dans sa gaminerie. Mais ce n'était rien de grave. Du moins, on le pensait. Ainsi, elle ne faisait que de le regarder, sentant à quel point cela le troublait, et qu'il se posait des questions à n'en pas finir.

« Et de… de quelle reste tu parles, en fait ? »

Il avait un sourire gêné, et aussi, elle passa de nouveau une de ses mains sur sa joue. Il était si mignon comme cela ! Elle prit la parole, essayant de le rassurer tout de même.

« De la partie où je t'ai ramené dans ta chambre parce que tu étais trop saoul pour le faire. Ne t'inquiètes pas, tu n'as pas à avoir honte de ça. Cette soirée a été assez spécial pour tout le monde je pense... »

Elle eu un petit rire. La jeune blonde n'arrivait pas à lui en vouloir pour ça. En fait, elle était capable de lui pardonner le pire. Caressant doucement sa joue, elle commença ensuite à jouer avec ses cheveux, doucement. Ils étaient vraiment doux, malgré les apparences, et cela lui faisait encore plus sourire. Décidément, elle ne pouvait s'empêcher de vouloir le toucher. Elle aimait ça, c'était juste simple.

« Je t'ai emmené dans ta chambre donc... Et disons que... J'ai du y rester pendant quelque temps. »

Elle ne savait pas comment le dire autrement. Elle laissa sa main retomber contre son corps, et planta ses yeux dans les siens. Elle ne savait pas du tout comment il allait réagir, aussi, elle le fixait avec sérieux, et une petite point d'amusement. Parce qu'il avait vraiment un air mignon. Mais avec sérieux pour qu'il voit bien qu'elle ne mentait pas.

De toute façon, elle ne savait pas mentir, c'était simple.
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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Dim 18 Mar - 22:01

    Il eut un frisson quand elle passa sa main sur sa joue, la sentant rosir d’une façon incontrôlable.

      « De la partie où je t'ai ramené dans ta chambre parce que tu étais trop saoul pour le faire. Ne t'inquiètes pas, tu n'as pas à avoir honte de ça. Cette soirée a été assez spécial pour tout le monde je pense... »

    Il avait honte, comme il avait honte de cette soirée.
    Il n’en revenait pas de s’être montré saoul devant elle, s’il y avait bien quelque chose dont il voulait l’épargner c’était ça. Il avait évité, depuis sa rencontre, de montrer sa déchéance à la vue de tous. Il avait bu un petit peu moins, il avait commencé à arrêter de se bagarrer, ses nuits avec ses femmes sans intérêt s’étaient espacées, et ses coups de fils à Amy se faisaient de plus en plus lointain. Il avait cru y arriver, et cela avec la plus grande volonté du monde ! Pourquoi ne s’en souvenait-il pas ? Comment avait-il pu être stupide et abruti au point de boire, dans un couloir, et de tomber sur la seule fille qui ne devait pas le voir dans cet état ?
    Et pourtant, il ne pouvait s’empêcher d’être heureux, au plus profond de lui-même, de voir qu’il n’y avait pas l’once de la moindre déception dans son regard. Elle était décidément la seule capable de l’accepter malgré ses erreurs et ses conneries.

    Il était si heureux de l’aimer.

      « Je t'ai emmené dans ta chambre donc... Et disons que... J'ai du y rester pendant quelque temps. »

    Il lâcha sa main.
    Jamais il n’avait rougit d’une façon aussi brutale et violente. Son visage tout entier était en feu, son cœur se mit à battre la chamade et la chaleur lui grimpa à la gorge. Comment… comment ? Qu’est-ce qu’elle avait fait ? Elle s’était occupée de lui ? Il mit la main contre son visage, les yeux écarquillés. Qu’était-il censé répondre à cela ? Oh, il se doutait bien qu’ils n’avaient rien pu faire de grave, ensemble, seuls tous les deux dans sa chambre. Il supposait bien qu’elle avait dû rester en sa compagnie pour prendre soin de lui alors qu’il était complètement bourré.
    Mais ne pas savoir ce qu’il avait précisément fait l’horrifiait. Juste ça : pas la perspective d’avoir été seul avec elle, ni le fait qu’elle avait précisé devoir rester avec lui.

    Et s’il avait dit des conneries ?
    Et s’il l’avait mise mal à l’aise d’une façon ou d’une autre ? Il était mort de chaud, et ses joues brûlaient littéralement.
    Il avait fait de telles choses, sous le coup de l’alcool. Tant de choses, oui, surtout en pensant que ce même soir, il avait avoué quelques heures plus tôt ses sentiments pour Mélodie.

      « Qu’est-ce… pourquoi ? Qu’est-ce qu’il s’est passé ? »

    Il regardait ailleurs, les bras croisés.
    Il tourna les yeux vers elle, un sourire maladroit – et effrayé – sur les lèvres.

      « Qu’est-ce que j’ai fait ? »

    Là était tout la question.


- -
Merci à Sakura. ♥

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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Dim 18 Mar - 22:41

Le voir rougir de cette manière et aussi rapidement la surpris. C'était la première fois qu'elle le voyait aussi rouge. Avait-il donc aussi honte que ça ? Elle pouvait sentir à quel point il était troublé, tandis qu'il lâchait sa main pour la mettre contre son visage. Elle pencha la tête sur le côté, le regardant sans un mot. Il devait être en pleine réflexion, alors qu'il ne s'était rien passé de grave. Elle passa une main dans ses cheveux, remettant une mèche en place, et continua de le fixer.

Le connaissant, il devait se demander ce qu'il avait pu faire, lui. Parce qu'il était tellement soucieux de ce qu'il faisait que rien que le fait de ne pas s'en souvenir devait le troubler. Et le voir tout rouge et en pleine réflexion... C'était vraiment trop mignon.

« Qu’est-ce… pourquoi ? Qu’est-ce qu’il s’est passé ? »

Qu'est-ce qu'elle disait... Elle se mit en face de lui, sans vraiment répondre, alors qu'il se redressait, les bras croisées, avec un sourire qui le rendait encore plus mignon. Mélodie quant à elle, avait une expression digne d'une peluche.

« Qu’est-ce que j’ai fait ? »

Elle aurait vraiment dû parier en fin de compte. Se reprenant, elle soupira doucement. Il s'inquiétait vraiment pour un rien, mais bon, en même temps, c'était lui. On le le changerait pas. Elle ne bougea pas de sa position, restant en face de lui, décontractée au possible. Il n'y avait pas mort d'homme, non ?

« Pour commencer, tu n'as pas voulu que je parte. Aussi, je suis restée pour m'occuper de toi, le temps que tu t'endormes. Tu racontais pleins de choses, de Amy principalement. Tu voulais que je dormes avec toi aussi. Comme tu n'étais pas dans ta meilleure forme, je voulais te laisser te reposer mais... »

Elle regarda ailleurs, et ses joues commençaient légèrement à rosir. Elle se souvenait encore de la suite, comme si c'était hier. Baissant ensuite la tête, elle commença donc à regarder le sol. La suite était, disons ,simple, mais aussi vraiment compliquée. Et elle ne savait pas vraiment quoi dire. Croisant ses mains dans son dos, elle évita ensuite de parler, sentant ses joues rougir de plus en plus. C'était tellement... Bref.

« Mais. Disons que tu m'as entraîné dans ton lit, me laissant pas vraiment le choix, et... »

Elle ne se rendait pas vraiment compte à quel point ses phrases pouvaient être ambiguë. Pauvre Mélodie, non, elle ne savait pas à quel point. Elle se tortilla sur place, commençant à avoir chaud d'un coup. Vraiment bizarre, ce n'était pas l'été pourtant, non ? Se mordillant les lèvres, elle resta sans rien dire, ne sachant pas vraiment comment continuer.

Mais elle savait bien qu'elle allait devoir le faire, car il allait insister. Surtout que maintenant, elle était trop loin dans son récit pour pouvoir s'arrêter là. Elle aurait vraiment du se taire en fait.

Cependant, elle n'avait plus le choix. Mais c'était tellement... gênant. Et puis...

Et puis zut. Elle ne dît plus rien, restant muette, cherchant les mots pour lui dire la suite.
Ce qui allait être vraiment unique.
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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Lun 19 Mar - 21:27

    C’était drôlement burlesque, sauf que pour l’instant, Kunisaki ne rigolait pas du tout.
    Il se sentait terriblement mal à l’aise à l’écouter ainsi parler en essayant, tant bien que mal, de se forcer à se souvenir de cette soirée. Il réfléchissait, le poing devant sa bouche, l’air un peu vague mais les sourcils froncés. Il se souvenait de son costume, de l’étranglement, du verre de vin piqué à Sakura, de la rencontre avec Haine, de tout ce qu’il lui avait avouée. Il se rappelait bien avoir été très énervé, d’avoir beaucoup crié, d’avoir terminé très fatigué. Il pouvait se remémorer cette sensation qui lui comprimait le cœur quand il s’était dit, l’espace d’un éclair de lucidité, qu’il avait très certainement dû décevoir Mélodie à se conduire d’une façon aussi ridicule avec une élève et afficher ainsi à la vue de tous la relation haineuse qu’ils entretenaient l’un envers l’autre. Il se souvenait de la mélancolie qui l’avait assailli toute la soirée, cette impression d’être nul, de l’avoir déçue une fois de trop.

    Ce regret immense et implacable qui l’avait agrippé à la gorge.
    Cette impression, l’espace d’une nuit, que tout ce qu’il avait fait jusque-là n’avait servi à rien du tout.

    Quoi faire, franchement ? Alors qu’il avait pensé, le lundi matin, que Mélodie ne lui en voulait pas tant que ça, il apprenait qu’ils s’étaient revus ! Et ça, sans son consentement – en quelque sorte ; et dire qu’il l’apprenait seulement plus d’un mois plus tard ! Comment Mélodie pouvait être si gentille avec lui, allant jusqu’à s’occuper de lui, le pauvre mec complètement bourré ?
    Il avait parlé d’Amy, en plus, savoir cela accentua son malaise sur ses joues rouges. Quel con, mais quel con ! Il espérait sincèrement n’avoir rien dit de spécial sur elle, Mélodie semblait rieuse, alors probablement pas. Quoi qu’elle n’était peut-être pas d’un naturel jaloux.

    Il avait dit vouloir dormir avec elle.
    Il mit sa main sur sa tête, absolument désespéré. C’était vraiment un abruti.

      « Mais. Disons que tu m'as entraîné dans ton lit, me laissant pas vraiment le choix, et... »

    Il crut mourir.
    Et merde.
    Et merde.
    Il eut un rire nerveux, il était littéralement en train de mourir de chaud. Il avait l’impression qu’un très mauvais fantasme était en train de se réaliser - et ce au mauvais moment. Ah, au moins, il avait la confirmation de ne pas avoir avoué des sentiments inexistants sur Amy.
    Par contre, il lui avait peut-être fait des choses louches, à elle. Il avait peut-être essayé.

    Et merde.

      « Ah, je vois, je vois. »

    Comment réagir autrement, dites-moi ?
    Il mit ses mains sur ses épaules, l’air faussement grave. Autant en rire, ça passerait peut-être mieux.

      « Qu’est-ce que j’ai fait, exactement ? Tu peux me le dire, j’encaisserai le choc c’est promis ! »

    Avec un sourire.
    Bien mal à l’aise, le sourire. Bien indisposé.


- -
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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Lun 19 Mar - 22:11

Elle continuait de le regarder, alors même qu'il continuait de rougir. Mais elle était presque aussi rouge de lui, au souvenirs de ses baisers sur son cou, de la manière dont il l'avait tenu... Elle leva immédiatement les yeux, comme pour échapper à ce souvenir un peu trop bizarre. Surtout qu'il avait été bourré à ce moment là, donc, il n'y avait pas de quoi en faire une syncope. Mais pourtant... Non, ne pas y penser. Point.

Seulement, elle avait beau vouloir, elle savait bien que de toute manière, elle allait devoir le lui dire, elle ne savait pas comment, mais c'était juste une certitude.

« Ah, je vois, je vois. »

Il ne savait vraiment pas quoi dire, elle pouvait sentir sa gêne de là où elle était, il avait vraiment l'air d'en avoir honte. Elle fit un sourire aussi gêné que lui, alors qu'il s'approchait. Posant ses mains sur ses épaules, il reprit néanmoins la parole, avec un sourire vraiment honteux, mais avec un air pour le moins sérieux.

« Qu’est-ce que j’ai fait, exactement ? Tu peux me le dire, j’encaisserai le choc c’est promis ! »

Elle resta muette un moment, ne sachant vraiment pas comment lui dire. Fermant les yeux un moment, elle se mit à réfléchir. Comment lui expliquer avec des mots ? Et avec quels mots ? Il fallait bien les choisir, c'était certain, sinon il allait avoir encore plus honte de lui. Mais comment lui expliquer sans le mettre mal à l'aise ? Tout était là, devant elle. Les choix s'offraient devant la jeune femme. Soit lui dire tout et directement, mais ce n'était pas vraiment une bonne idée vu qu'il allait être vraiment mal à l'aise, lui expliquer en douceur, mais le résultat resterait le même que le premier. Ou alors...

Ses paupières s'ouvrirent. Mais oui, il y avait encore ce choix là ! Même si elle ne savait pas si c'était une bonne idée, c'était sûrement le seul moyen qu'il y avait pour qu'il ne soit pas mal à l'aise ensuite ! Avec un sourire sur les lèvres, elle opta donc pour la troisième option. Seulement, elle ne savait pas une chose.

Le fait étant que cette option était pour le moins très explicite, elle ne se rendait pas compte que c'était à cause de son don qu'elle avait choisie ça. Bien entendue, la jeune femme ne ferait jamais une telle chose. Simplement, son don amplifiant ses désirs, elle ne savait pas vraiment ce qu'elle faisait.

Chère Mélodie, espérons juste que tu ne vas pas le regretter. Même si cela est peu probable.

« Très bien... Pour commencer, tu as glissé tes mains dans mon dos, comme ça... »

S’exécutant, elle s'approcha de lui de très près, pour glisser ses mains dans son dos, juste sous sa chemise. Elle fut un peu surprise de constater à quel point il dégageait tant de chaleur, alors qu'il faisait froid pourtant. Le regardant toujours droit dans les yeux, laissant (sans le savoir) son don dicter ses gestes, elle le serra ensuite très fort contre elle.

« Ensuite tu m'as serré contre toi de cette manière. Et pour finir... »

Elle glissa sa joue contre la sienne, et embrassa doucement son cou. C'était la première fois qu'elle faisait une telle chose, mais elle ne savait plus ce qu'elle faisait, pauvre Mélodie. Elle apprécia encore quelques instants ce contact, puis se sépara de lui. Sans détacher son regard du sien, elle eu un sourire simple, ceux qu'elle savait si bien faire, avant de reprendre la parole.

« Tu me faisais des compliments sur la manière dont j'avais été habillée, et avant de t'endormir... »

Elle s'approcha de nouveau de lui, lui prenant les mains.

« Tu as dit une phrase qui m'a troublée. Car elle m'était destinée, malgré le fait que tu ne sois pas au meilleure de ta forme.. »

Elle s'en souvenait parfaitement. Aussi, elle avait un air doux sur le visage, tandis qu'elle le regardait encore. La blonde avait appréciée cette phrase durant tout le temps qui s'était écoulé depuis qu'il l'avait dit.

Simple, mais tellement bon...
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Kunisaki Tachibana
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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Mer 18 Avr - 13:58

    On m'a dit que les gars comme toi finissaient tout seuls.
    C'est peut-être vrai. Plus je te vois dodeliner de la tête devant cette fille, plus je m'interroge sur ton sort. Je me dis que tu vas tout faire foirer à un moment ou à un autre, intentionnellement pas. Tu vas lui murmurer encore des tas de mots doux, tu vas agripper son oreille avec tes dents jusqu'à ce qu'elle n'écoute que toi, tu embrasseras ses lèvres en pensant que tu n'en aurais jamais besoin d'aucunes autres.
    Qu'est-ce que tu en sais, au fond ?

    On m'a dit que les gars comme toi ne savaient que blesser les autres.
    C'est peut-être vrai. Tu peux bien tout faire pour qu'elle ne soit qu'à toi, tu peux bien lui interdire d'en regarder d'autres que toi, tu peux bien croire assidument à tes obligations. Rien ne dit que tu ne seras pas le premier à fauter. Possède donc son cœur, et voyons ce que tu en fais avec tes mains trop brusques. Attendons le moment où tes instincts trop vifs se reporteront sur une autre, où tu seras incapable de comprendre pourquoi ton corps murmure de belles paroles à d'autres oreilles. Va croire qu'elle restera la seule fille dans ta vie.
    Au fond tu n'en sais rien du tout.

    On m'a dit que les gars comme toi ne pouvaient jamais se retenir.
    C'est peut-être vrai. Tu as bien du mal en cet instant, d'ailleurs, à ne pas penser à cela. Alors qu'elle glisse ses mains dans ton dos, te causant des frissons incontrôlables dus à la froideur de ses doigts. Tu as encore plus de difficulté à ne pas y songer alors qu'elle dépose ses lèvres dans ton cou, accompagnant cela d'un léger souffle qui caresse tes cheveux. En fait tu n'écoutes même plus ce qu'elle te raconte, tu regardes simplement la façon dont elle est habillée : ça provoque chez toi des envies étranges, alors qu'elle est vêtue d'une façon bien peu équivoque. Tu te demandes, parce que tu n'es qu'un homme comme les autres, si tu as le droit de le lui demander. Peut-être même qu'elle va accepter et répondre positivement à tes attentes masculines et brutales.
    Sauf que tu n'en as pas la moindre idée.

    On m'a dit que les gars comme toi finissaient tout seuls.
    Mais au fond je n'en sais rien du tout. Ça ne tient qu'à toi d'être accompagné.

      « Passe la nuit avec moi. »

    Ça ne tient qu'à toi d'être celui qu'il faut.
    Même si tu fais des erreurs, même si tu n'écoutes plus ce qu'elle te dit, même si dans un soudain sursaut tu la tiens contre toi jusqu'à ce que plus rien ne vous sépare.

    Ça ne tient qu'à toi d'être avec elle.
    Tâche seulement de faire ce qu'il faut, cette fois, parce qu'on m'a dit que les gars comme toi finissaient tout seuls.


- -
Merci à Sakura. ♥

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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Mer 18 Avr - 16:18

Elle pouvait sentir ses émotions, ainsi, elle ne fut pas surprise de voir qu'il ressentait ce désir encore plus puissamment que tout à l'heure. Elle ne faisait que de le regarder, de voir à travers ces yeux noisette toute l'envie qu'ils contenaient, tout ce désir qui ne demandait qu'à être assouvis. Un désir qui lui faisait sourire, car ce désir se mêlait au sien, toujours. Elle n'arrivait pas à faire la différence, la seule qui le lui permettait, c'était de le voir à travers ce regard remplie de fougue et de tendresse, mêlé d'une passion furieuse.

« Passe la nuit avec moi. »

C'était tout, ces simple mots. Simple, mais qui voulaient tout dire en même temps. Qui retranscrivaient ce sentiment si intense, si invivable qu'il pouvait faire perdre la tête à tout le monde. Il ne l'écoutait plus, il la regardait, la détaillant comme s'il la voyait pour la première fois, mais ce la ne la dérangeait pas. Non, elle trouvait ça même normal. Normal du fait qu'il la considérait autrement, et que donc, la vision de la personne était aussi différente. Les sentiments avaient ce don incroyable de tout changer, autant la manière de voir que la manière de penser d'une personne.

Et elle les percevaient. Aussi, elle ne dît rien alors qu'il glissait ses mains dans son dos, elle ne broncha pas non plus quand il la serra contre lui, tellement fort qu'elle sentait tout son être contre elle. Elle glissa à son tour ses mains sur sa nuque, ne voulant plus on plus être séparée de lui. Non, elle aimait bien sentir son parfum de livre et de cendre, de sentir son corps contre le sien. De sentir sa présence, simplement. Il n'y avait pas plus simple que Mélodie, qui se contentait toujours de très peu de chose.

Aussi, là elle était au comble du bonheur. Elle n'aurait pas vraiment imaginé qu'il lui demande de suite de passer sa nuit avec lui, mais cela ne la dérangeait pas.

« Je veux bien passer ma nuit avec toi... Du moment que ce n'est pas dehors. Après tout, on a déjà assez été malade, non ? »

Elle leva la tête, regardant le visage encore un peu rouge de Kunisaki. Il était parfois maladroit, mais c'était une petite touche à son charme, n'est-ce pas ?

Le désir la consumait petit à petit, laissant à son sang le plaisir de réchauffer son être, et à son cœur de battre plus rapidement que la normale. Elle comprenait maintenant pourquoi les auteurs disaient dans les livres à l'eau de rose que le héros, ou l'héroïne, pouvait rester dans les bras de l'autre, même si le monde s'écroulait. C'était tellement évident que cela nous arrivait, que finalement, rien d'autre ne comptait que ça.

Le fait d'être là, avec lui. C'était ça, plus rien ne pouvait lui arriver, comme s'il la protégeait de tous les malheurs, de toute les mauvaises choses au monde.

C'était donc ça, l'amour ?
Oui, et ce n'était que le début. Le meilleur restait à venir, ma chère Mélodie.

Et tu ne le regretteras pas.
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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Jeu 26 Avr - 10:08

    « Je veux bien passer ma nuit avec toi... Du moment que ce n'est pas dehors. Après tout, on a déjà assez été malade, non ? »

    Il eut un léger rire, incontrôlable. Comme un ado, excité par l'inconnu et l'ardeur violente de la situation : celle-là même qu'il créait de toute pièce, amenant avec lui une pauvre demoiselle qu'il était certainement en train de brusquer sans le vouloir. Il ne souhaitait qu'être avec elle, un peu plus proche, d'un peu trop près. Ne plus la quitter comme il avait dû le faire tant de fois auparavant : la regarder s'en aller, parce qu'ils n'étaient qu'amis. Ne pas pouvoir rester éternellement avec elle, parce qu'ils n'étaient qu'amis. Ne jamais l'embrasser parce qu'ils n'étaient qu'amis. N'avoir jamais, un seul instant, la certitude qu'il n'y avait personne d'autre dans son cœur, parce qu'ils ne parlaient pas de ça.
    A présent qu'ils n'étaient que tous les deux, il n'avait plus l'intention de la laisser s'envoler, de rejoindre d'autres personnes, d'autres ambitions ou d'autres projets : il n'y avait qu'elle, et il ferait tout pour être le seul. Elle était tout pour lui, alors il ferait de son mieux.

    Il n'arrivait qu'à l'embrasser, encore une fois, un peu plus fort, un peu plus longtemps. Arrêtant de respirer, de penser. Arrêtant d'être un homme, courtois, poli. De la courtiser comme il aurait dû le faire. Non.
    C'était trop.
    Il ne s'y était pas pris de la bonne manière.
    Il s'arrêta, d'un coup. Il était temps d'arrêter de la brusquer : il ne briserait pas son cœur ni son corps en allant trop vite. Il remonta ses mains de ses hanches jusqu'à ses épaules, reprenant son souffle.

      « Je veux faire les choses correctement. »

    Dans le bon ordre, et avec une affection qui n'avait plus rien de malsaine.
    Il ferait les choses correctement, et il serait digne d'être son amant, ainsi que son ami. Il serait le bon, il serait celui-là.

      « Demain soir je t'invite à dîner, d'accord ? Et avant on pourra se balader. »

    Ça lui faisait une drôle d'impression, de dire ça. Il n'avait jamais fait ce genre d'activités avec qui que ce soit, il n'y avait jamais accordé d'importance. Cette fois c'était différent : il avait envie de passer du temps avec elle. Sa main glissa sur la sienne, la serrant fort contre sa paume, elle était glacée. Il lui fit un léger sourire, un peu penaud.

      « On rentre et je te fais un café. »

    Rien de plus, il attendrait.
    Il l'attendrait.


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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Ven 27 Avr - 21:55

Son léger rire lui fit sourire. Elle ne savait pas vraiment quoi dire, vu que c'était la première fois qu'elle se retrouvait dans ce genre de situation. Cependant, elle n'était pas gênée, aucunement d'ailleurs. Pourquoi le serait-elle ? Il n'y avait tout simplement pas de raisons. Non, au contraire. Elle se sentait bien, elle était avec lui, et c'était tout ce qu'elle désirait, tout ce qu'elle souhaitait, rien de plus. Elle n'avait aucune raison d'être malheureuse, aucune raison de vouloir autre chose. Aucune raison de ne pas être dans cette euphorie continue.

Elle voulait rester là, tout le temps, toutes les secondes qui passaient, avec lui. Dans ses bras, à sentir encore cette émotion si intense qui leur faisaient perdre la tête à tout les deux. Car oui, leur raison filait, s'échappant de leur doigts, tandis qu'elle essayait de récupérer la sienne. Il y avait toujours celle de Kunisaki qui fuyait, et donc, elle perdait aussi la sienne par la même occasion.

Désir, quand tu nous tiens... Tu est capable de faire tout ce que tu veux de l'homme le plus responsable.

Ainsi, elle succomba une nouvelle fois à son baiser, qui était passionné encore, laissant le loisir de le faire durer un peu plus longtemps. Elle avait coupée son souffle elle aussi, laissant les pulsations de son désir mêlé à ceux de son cœur fragile se rencontrer, laissant sur leur passage que les ravages causés par ce tourbillon infernal, mais pourtant remplie de douceur, de chaleur, de tendresse, avec une pincée de passion furieuse, qui se battait avec sa raison, qui commençait légèrement à faire surface.

Il se recula brusquement, et elle le regardait, sentant que ses émotions avaient changées, une fois de plus. Ses mains étaient sur ses hanches, tandis que ses yeux l'observait silencieusement, avant finalement que sa voix essoufflée ne prennent la parole.

« Je veux faire les choses correctement. »

Un sourire remplie de douceur apparut sur les lèvres de la jeune femme.

« Demain soir je t'invite à dîner, d'accord ? Et avant on pourra se balader. »

Un dîner ? Pourquoi pas. C'était par là que cela commençait, non ? Cette idée la ravit, tandis qu'elle continuait de l'observer avec une infinie tendresse dans le regard. Le désir et l'envie était toujours là, mais contrôlés. Aussi, elle pouvait donc raisonner librement. Ce qui était le mieux à faire. Ses mains prirent les siennes, et elle sentait la chaleur qu'elles dégageaient pour réchauffer ses doigts. Elle avait les mains froide, mais ce n'était que ses doigts. Car les mains du blond, elles, contenaient une chaleur vraiment étrange, vu le froid qu'il faisait.

« On rentre et je te fais un café. »

Il avait repris le bon chemin, en n'allant pas trop vite, sans la brusquer. Comme si leur relation allait durer. Comme si cela comptait vraiment. Ses joues en rosirent de plaisir.

« Oui, rentrons vite. »

Elle lui sourît encore, et l'entraîna dans les rues, en direction du pensionnat. Puis, elle s'arrêta dans sa marche, plantant ses yeux dans les siens.

« Tu veux rentrer au pensionnat, ou alors aller ailleurs ? »

Elle ne voyait pas vraiment où aller, mais bon. Il connaissait mieux les coins de la ville qu'elle, peut-être qu'il avait une idée en tête ?
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Kunisaki Tachibana
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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Ven 27 Avr - 22:32

      « Oui, rentrons vite. »

    Si c’était ensemble, alors ça se suffisait : il n’avait rien besoin de plus.
    Malgré ses envies d’homme un peu en manque – c’était qu’il avait renoncé aux histoires sans lendemain depuis qu’il avait admis avoir des sentiments envers Mélodie, à la soirée de Noël. Il ne s’en préoccupait même plus, de cela, il s’étonnait à ne pas en avoir tant envie que de passer encore la nuit avec Mélodie, à parler de tout et de rien comme des amis : même si, enfin, ils étaient un peu plus. C’était la seule fantaisie qu’il voulait se permettre, maintenant, tout raconter à sa bienaimée : lui dire ses faiblesses, ses défauts, ses erreurs. Lui avouer toutes ses pensées et ses sentiments envers elle.

    Sa main dans la sienne, ils commencèrent à marcher vers le pensionnat : oubliant les cannettes qui reposaient sur le sol, celles-ci n’ayant servi que de prétexte à Kunisaki pour réfléchir un instant, loin de son pouvoir d’empathie. Elle s’arrêta, il se tourna légèrement vers elle.

      « Tu veux rentrer au pensionnat, ou alors aller ailleurs ? »

      « On peut aller dans ma chambre. »

    Il était certain, en disant sa phrase, qu’il s’était mal exprimé : mais il avait supposé qu’avec un sourire cela passerait mieux.

      « J’y ai une cafetière qui date de la génération de mes grands-parents alors j’espère que tu n’es pas trop exigeante. »

    Avec un léger rire. Espérons que cette fois-ci il n’était pas en plein dans la maladresse, il avait été bienpensant ! Et cette façon timide, pleine de pudeur qu’il avait de tenir sa main dans sa paume devait bien témoigner d’une gentille attention d’un homme qui se prétendrait chaste l’espace d’une nuit – ou de plusieurs, allez, il serait patient. Mélodie était une douce personne, compréhensive, elle accepterait ses bonnes intentions : du moins il le pensait.

    Ils firent quelques pas dans une ruelle qu’ils connaissaient bien pour avoir traversé la même le jour de leur rencontre : il leva les yeux au ciel, il était clair, pas le moindre nuage pour obscurcir la lune et les étoiles. Il y avait quelque chose de mélancolique, dans cette scène, et sans savoir pourquoi. Il marchait main dans la main de la fille qu’il aimait, dans un silence divin et respectable, à songer au passé. C’était certainement cette nostalgie-là qui clochait : Kunisaki était un homme faible, avec un passé entaché et sale. Il n’avait pas fait de choses horribles.
    Mais il n’avait jamais rien fait de bien non plus.

      « Je ne me souviens plus vraiment de cette soirée, celle de dîner de Noël. »

    Il regardait dans le vague, devant lui, cherchant ses mots pour être sûr de ne pas dire quelque chose qui dépasserait sa pensée.
    Il avait si honte de ne pas même se rappeler de ce qu’il avait fait, en emportant dans son lit avec lui la pauvre Mélodie.

      « J’ai bu au point de t’ennuyer tard dans la nuit, j’en suis vraiment désolé tu sais. »

    Il avait un sourire étrange, il ne savait pas vraiment d’où il venait. Mais il était là.
    Et il restait désolé pour ça.

      « Mais, il y a quelque chose dont je me souviens parfaitement, c’est quand je t’ai vu dans la Grand Salle. »

    Il plongea ses yeux dans les siens, s’arrêtant par la même occasion.

      « Je ne t’avais jamais vue aussi belle, aussi élégante et… séduisante. Et je m’étais dit que je crevais d’envie que tu ne portes cette robe que pour moi. »

    Il y avait un côté un peu pathétique, là-dedans.

      « J’avais vraiment espéré que ce soit le cas, que tu veuilles que je ne regarde que toi. »

    Il y avait beaucoup de simplicité dans son regard. Mais aussi beaucoup de désir, au fond - tout contrôlé qu'il était.

      « Je n’ai jamais regardé que toi, au fond. »


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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Mer 2 Mai - 19:45

Sa remarque sur sa chambre la fit légèrement rire. Pour une autre personne autre que Mélodie, elle aurait très certainement rigolé, pour ensuite lui demander si c'était une plaisanterie. Mais la jeune blonde riait, le plus simplement du monde. Après tout, il se rattrapa en disant qu'il avait une cafetière assez vieille. Elle n'était pas difficile non, après tout, le café était bon à la base, tout était dans la préparation, n'est-ce pas ?

Aussi, elle se contenta de lui sourire, pour lui faire comprendre que le lapsus était juste involontaire, et que donc, elle ne s'en préoccupait pas. Après tout, il avait dit qu'il voulait faire ça comme il le fallait, et donc, elle le croyait. Pourquoi pas après tout ? Elle lui faisait confiance, elle n'avait donc aucune raisons de s'en faire.

Sa main dans la sienne, elle pouvait sentir la douceur que ce geste dégageait, et cela lui faisait vraiment sourire. Ils traversèrent une ruelle qu'elle reconnut sans mal, pour l'avoir traversés avec lui le jour même où ils s'étaient rencontrés. Sauf que cette fois-ci, les circonstances étaient différentes. Tournant la tête vers Kunisaki, elle remarqua alors une sorte de nostalgie l'envahir. Il regardait le ciel, et paraissait songeur.

A quoi pensait-il ? Elle se le demandait, tandis qu'elle le regardait avec une douceur incommensurable dans ses yeux.

« Je ne me souviens plus vraiment de cette soirée, celle de dîner de Noël. »

Penchant la tête sur le côté, elle eu un sourire étrange. Elle se doutait bien qu'il ne se souvenait pas de tout non plus, l'alcool l'ayant un peu... Bousculé dans sa mémoire. Mais elle ne lui en voulait pas.

« J’ai bu au point de t’ennuyer tard dans la nuit, j’en suis vraiment désolé tu sais... Mais, il y a quelque chose dont je me souviens parfaitement, c’est quand je t’ai vu dans la Grande Salle. »

Il avait de nouveau reporté son regard sur elle en prononçant ces mots, et ils s'arrêtèrent. Serrant ses mains dans les sienne, la jeune blonde ne se lassait pas de le regarder, alors même qu'il avait un air étrange sur le visage.

« Je ne t’avais jamais vue aussi belle, aussi élégante et… séduisante. Et je m’étais dit que je crevais d’envie que tu ne portes cette robe que pour moi... J’avais vraiment espéré que ce soit le cas, que tu veuilles que je ne regarde que toi. »

Un air tendre prit place sur les traits de la jeune femme.

Elle avait mit cette robe parce que c'était une soirée. Elle se l'était tout le temps dit à chaque fois qu'elle y pensait. Mais quelque part, elle avait été heureuse de le voir le soir même, la saluant tout en le regardant qui la regardait, la détaillait dans sa robe simple. Cela lui avait plu, et elle aurait qu'il la regarde encore dans cette robe, juste une fois.

En plus, il avait été élégant lui aussi ce soir là, dans son costume.

« Je n’ai jamais regardé que toi, au fond. »

« Tu sais... Je ne t'en veux pas déjà pour le fait que tu avais été bourré quand je t'ai retrouvé plus tard. »

Elle serra encore un peu plus ses mains dans les siennes, puis sentit son désir contrôlé au fond de lui. Elle lui fit un sourire tendre, avant de reprendre la parole d'une voix tout aussi tendre.

« Et je dois admettre que toi aussi tu as été élégant dans ton costume ce soir là. Et au fond... Je dois avouer que c'était mon cas aussi. Je pensais sans arrêt à toi, je me demandais comment tu allais, les raisons qui te poussait à te mettre en colère... »

Elle s'était inquiétée. Tout le temps. Quand il n'était pas avec elle, c'était tout le temps cette situation. Savoir comment il allait, s'il ne s'était pas encore blessé, ou alors s'il n'était pas ailleurs, avec une autre...

La blonde fronça les sourcils, avant de planter ses yeux dans les siens.

« Je m'inquiétais tout le temps pour toi au final. Sans vraiment comprendre les raisons qui me poussaient à me rendre aussi anxieuse. »

Oui, c'était ça. Elle n'avait pas compris encore ses sentiments à ce moment là.

Mais maintenant, elle en avait pris conscience.
Et cela allait tout changer.
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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Dim 6 Mai - 14:12

    « Tu sais... Je ne t'en veux pas déjà pour le fait que tu avais été bourré quand je t'ai retrouvé plus tard. »

Elle était trop gentille, toujours trop gentille.
Elle lui accordait tant de choses aussi : le droit d’embrasser ses lèvres, de tenir sa main, de frôler le reste de son corps du bout des yeux, de rester à ses côtés jusqu’à la fin de cette nuit. Elle lui pardonnait son impulsivité, ses façons de se mettre constamment en colère, elle le calmait quand ça arrivait. Elle s’inquiétait à cause de lui, elle se faisait du souci : elle acceptait le fait qu’il ne s’expliquait pas bien souvent, qu’il restait muet et revenait comme si de rien n’était. Elle avait accepté tous ces moments où il avait été un peu trop rapide avec elle, pas assez gentil, trop lunatique. Elle ne l’avait jamais blâmé pour avoir des conflits ridicules avec ses élèves ou pour n’être qu’un homme… fade.
Un homme creux.

    « Et je dois admettre que toi aussi tu as été élégant dans ton costume ce soir-là. Et au fond... Je dois avouer que c'était mon cas aussi. Je pensais sans arrêt à toi, je me demandais comment tu allais, les raisons qui te poussaient à te mettre en colère... »

Et il s’en voulait énormément.
Sachant parfaitement qu’il était incapable de changer. Il s’en rendait un peu compte alors qu’il marchait lentement, main dans la main avec elle, à fixer l’horizon – ayant trop peur de la regarder dans les yeux. Il ne pourrait jamais s’empêcher d’être comme cela : de s’emporter stupidement avec Okada, de s’énerver à chaque petit tracas de la vie quotidienne. Il ne pourrait pas changer cette impulsivité qui était là depuis bien trop de temps maintenant.

Or il ne voulait plus jamais la déranger ainsi.
Il ne voulait plus qu’elle se préoccupe de savoir s’il allait bien, ce qu’il faisait et quand. Il ne voulait plus jamais se dire qu’elle pouvait pleurer à cause de lui.

    « Je m'inquiétais tout le temps pour toi au final. Sans vraiment comprendre les raisons qui me poussaient à me rendre aussi anxieuse. »

    « Je suis vraiment désolé. »

De t’avoir causé tant de peines, de soucis, de nuits sans sommeils, de mauvaises illusions. Il était désolé de ne pas être l’homme qu’il fallait, mais d’avoir eu le droit d’obtenir son cœur quand même. Il se demandait si c’était une bonne solution que de céder à ses sentiments : il se demandait, au fond, s’il serait vraiment capable de ne jamais la blesser ; quand bien même il ne le voulait pas, quand bien même il se disait que jamais il ne pourrait. Au fond, il n’était qu’un pauvre type.
Il l’aimait, mais ce n’était peut-être pas suffisant.

Et il songea à ce qu’Haine lui avait dit.
Il se demanda, l’espace d’une seconde, si elle avait eu raison de douter de lui ou pas.

Il l’aimait, et il espérait sincèrement que ce serait suffisant.

    « Je suis désolée Mélodie de t’infliger mes sautes d’humeur mais… je ne pourrai pas les changer. Je suis comme ça depuis trop longtemps. »

Sa voix était un peu faible. Il baissa les yeux, ses entrailles se nouaient : c’était douloureux.

    « Je ne veux plus jamais que tu sois inquiète ou… triste à cause de moi. »

Il lâcha sa main, osant enfin la regarder.
Son visage était crispé par la crainte.

    « Je ne veux pas que ma présence t’empoisonne. »

La crainte qu’elle s’en aille.
La crainte qu’il ne la fasse partir, en fait.


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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Mer 9 Mai - 20:25

Il s'excusa, sans qu'elle en comprenne vraiment la raison, mais au fond, elle avait un doute. Elle sentait une sorte de crainte monter, celle du blond. Mais elle ne savait pas la raison, et voulait savoir pourquoi il avait si peur d'un coup.

« Je suis désolée Mélodie de t’infliger mes sautes d’humeur mais… je ne pourrai pas les changer. Je suis comme ça depuis trop longtemps. »

Elle ne lui demandait pas de changer. Elle ne voulait pas qu'il change pour elle, au contraire. C'était ce qu'il était qui lui plaisait, avec ses sautes d'humeurs, ses sourires qui étaient si apaisant... Elle ne demandait pas à ce qu'il change pour elle. Mais pourtant, elle pouvait toujours sentir cette crainte, cette peur, cet effroi qui lui nouait le ventre, et le sien.

« Je ne veux plus jamais que tu sois inquiète ou… triste à cause de moi. »

Il se tourna vers elle, la regardant. Elle lisait toute sa crainte dans son regard, et sur son visage. Elle s'approcha un peu de lui, anxieuse.


« Je ne veux pas que ma présence t’empoisonne. »

Elle comprit alors. Il avait peur qu'elle s'en aille à cause de lui.
Mais c'était totalement incompréhensible, pourquoi il la ferait fuir ? A cause de son caractère ? Parce qu'il est lunatique ? Mais qu'importait, qu'importait !

« Kunisaki Tachibana. Entends bien ce que je vais dire. »

S'approchant encore plus près, jusqu'à ce qu'il y ai que quelques centimètres qui les séparaient, elle prit la parole d'une voix solennelle, les yeux plantés dans les siens.

« Ta présence ne m'empoisonne aucunement. Je ne te demande pas de changer, tu es ce que tu es. C'est juste moi qui doit me montrer moins inquiète. Mais tu n'as pas à voir peur. Je ne partirais pas. Jamais... »

Ces derniers mots étaient prononcés avec de la tendresse, et une douceur presque palpable. Elle ne voulait pas qu'il s'inquiète pour ça, car c'était avoir peur pour rien. Et surtout, il n'y avait pas de raison d'avoir peur. Car elle l'avait dit plus tôt. Elle resterait avec lui autant qu'il voudrait de sa présence. Elle l'avait promis. Alors elle ne risquait pas de revenir sur sa parole. Non, elle voulait simplement être avec lui, rien d'autre.

« Je te l'ai dit... Je resterais avec toi aussi longtemps que tu le voudras. Inutile d'avoir peur. »

Elle prit ses mains dans les siennes, et lui fit un sourire tendre. Elle l'aimait à un point qu'elle n'aurait jamais soupçonnée, et pourtant, c'était tellement évident ! Si elle s'en était rendue compte plus tôt, que se serait-il passé ? Elle se le demandait.

Quoi qu'il en soit, elle ne voulait pas qu'il s'inquiète pour ça.

Non, elle ne le laisserait jamais seul. Plus jamais.
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Kunisaki Tachibana
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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Sam 12 Mai - 14:11

    « Kunisaki Tachibana. Entends bien ce que je vais dire. »

Il dodelina de la tête avec un sourire moqueur, oubliant presque instantanément ce qu’il venait de dire. Elle avait quelque chose de rassurant dans la voix et dans le regard, il l’observait avec une tendresse nouvelle – n’étant pas même certain qu’il ait déjà éprouvé une telle chose pour quelqu’un avant. Il baissa les yeux vers elle.
Il la trouvait adorable, et il se sentait pathétiquement niais.

    « Ta présence ne m'empoisonne aucunement. Je ne te demande pas de changer, tu es ce que tu es. C'est juste moi qui doit me montrer moins inquiète. Mais tu n'as pas à voir peur. Je ne partirais pas. Jamais... »

Au fond c’était bien la réponse qu’il attendait. Il avait attendu avec espoir qu’elle lui dirait ces mots, toujours avec sa candeur habituelle et ce sourire qui le réchauffait à l’intérieur. Il écarta une mèche de ses yeux, remettant ses cheveux derrière son oreille et son épaule. Elle était belle, Mélodie. Il l’avait toujours trouvée vraiment très jolie.
Plus que jamais elle l’était à ses yeux, là, maintenant, alors qu’elle était avec lui. Qu’elle le serait toujours, qu’il ferait tout pour que ce soit le cas.

    « Je te l'ai dit... Je resterais avec toi aussi longtemps que tu le voudras. Inutile d'avoir peur. »

Il la laissa prendre ses mains dans les siennes, il se pencha encore un peu plus vers elle. Il observait ses yeux brillants et affectueux, les rondeurs de son visage, ses légères tâches de rousseur, les courbes de ses lèvres, le creux de son cou. Il saisit ses joues avec douceur et déposa un délicat baiser sur son front, durant de fines secondes.

    « Peur ? Je ne vois vraiment pas de quoi tu parles. »

Avec un sourire dans la voix, oubliant la légère crainte qui avait tordu son ventre quelques instants auparavant durant lesquels il avait sincèrement osé croire qu’elle pourrait le laisser. Pour être honnête il avait pensé bien souvent à cela, quand ils n’étaient que des amis et qu’il hésitait à lui déclarer sa flamme au détour d’un couloir. Ces instants où il s’était penché d’un peu trop près en espérant l’embrasser, avant d’être stoppé par une illumination divine ou par une intrusion extérieure. Ces moments où il se demandait s’il avait vraiment le droit d’éprouver des sentiments pour elle, s’il ne finirait pas par faire une connerie en embarquant Mélodie avec lui.

    « Mélodie Ravensgate tu es trop gentille avec moi. »

Beaucoup trop, ça lui jouerait des tours un de ces jours. Pourtant il espérait bien changer, être gentil, attentionné, enfin bref : un de ces mecs soi-disant putainment romantiques qu’il critiquait avec panache quand il était lycéen. Il était toujours temps de changer, après tout. Il le ferait pour elle.
Il ferait des efforts : de toute façon il n’avait pas le choix, sinon Haine avait bien l’intention de le scalper ; et ça il préférait encore l’éviter.

Il la prit dans ses bras, sans force et sans la brusquer. Juste, comme ça, la sentir contre lui, son menton posé sur le haut de sa tête.
Il lui murmura un « je t’aime ».

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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Lun 14 Mai - 20:39

Mélodie le regardait, sans s'en lasser. Alors qu'il la détaillait, alors qu'elle sentait que sa peur s'était volatilisée sous ses paroles, elle avait les yeux plantés dans les siens, qui étaient rassurés, sans aucune once de peur. Elle le préférait ainsi, avec cet lueur étrange dans les yeux, alors même qu'elle pouvait toujours sentir ce désir profond et ancré en lui. Elle n'arrivait pas à se faire à l'idée, ni même à la pensée, qu'il avait peur qu'elle le laisse. C'était juste impossible pour elle.

Non, elle n'arriverait pas à le laisser. Autant physiquement que mentalement. Il comptait trop à ses yeux, ce visage comportant quelques cicatrices, ces yeux noisettes pouvant exprimer ses sentiments les plus secrets, ce sourire si doux et tellement rassurant... Non. Elle n'arriverait pas.

Rien que d'y penser, elle avait l'impression que son cœur se serrait... Mais elle chassa vite cette pensée, car elle n'avait aucune raison d'être là.

Il glissa ses mains sur ses joues, alors même qu'il déposa un baiser d'une infini douceur sur son front. Ne bougeant pas, elle apprécia ce contact si simple, mais provocant des sensations aussi complexe les unes que les autres, un mélange de tout ce qu'il y avait de bon, laissant place à de légers frissons le long de son échine.

Simple, mais tellement agréable...

« Peur ? Je ne vois vraiment pas de quoi tu parles. »

Elle avait sentit son léger sourire dans la voix. Elle releva doucement la tête, pour de nouveau plonger dans ses yeux. Elle avait souhaitée ça tellement de fois, qu'il la prenne dans ses bras, sentir ses lèvres contre son front... Mais elle ne s'en était même pas rendue compte ! Elle ne voulait pas s'en rendre compte, ce qui était peut-être différent. Mais au moins, maintenant, c'était ça. Ils s'aimaient, depuis peut-être un moment. Cependant, pendant cette période pour le moins étrange, ils s'étaient parlés comme des amis. Pendant cette période, elle avait cette impression que des fois, il avait fait des choses que des amis ne devraient pas faire.

Comme par exemple la fois où il avait faillie l'embrasser à leur rencontre, ou alors la manière qu'il avait eu de la regarder... Cela avait été plus que de l'amitié. Les autres l'avait vue. Mais elle non. Elle l'avait niée.

Mais ce n'était plus le cas.


« Mélodie Ravensgate tu es trop gentille avec moi. »

Elle eu son sourire chaleureux, celui qui avait le don de rendre un pointe de contentement dans le cœur du blond. La jeune prof l'avait sentit, son sourire avait de drôle d'effet sur lui. Aussi, elle souriait tout le temps, et ce, juste pour qu'il soit heureux. Car elle voulait qu'il soit heureux. Rien de plus.

« Je... »

Elle s'arrêta dans sa phrase, et leva une main doucement. Elle caressa les cheveux blonds de Kunisaki, avec un vague sourire aux lèvres.

« … t'aime. »

Comme si cela expliquait tout. Le fait qu'elle soit tout le temps gentille avec lui, le fait qu'elle l'ai regardée pendant qu'il faisait ses cours de philosophie sans qu'il la voit, le fait qu'elle ne puisse pas penser une seconde à partir loin de lui. Le fait simplement, qu'elle ne puisse plus penser à quelqu'un d'autre que cet homme blond, grand et un peu trop mince, ayant un caractère complexe et lunatique, mais qui avait un sourire qui la faisait chavirer et un regard qui la rassurait.

Elle lui fit un autre sourire, et son visage se fit plus doux, plus tendre. Comme si ses émotions se reflétaient à travers son sourire et son regard.

Elle l'aimait, et était heureuse en cet instant. Que demander de plus ?
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Kunisaki Tachibana
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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Sam 19 Mai - 11:53

Lui aussi il l’aimait ; et il sentait que ça s’arrêterait là. Peut-être même pour ce soir.

Il saisit ses joues et déposa ses lèvres sur les siennes, l’espace d’un léger baiser de quelques secondes, éternelles. C’était doux, sucré avec un léger goût de feuilles de thé. C’était calme et agréable, il se disait qu’il pouvait l’être en faisant des efforts, il douta encore qu’il y avait quoi que ce soit de naturel là-dedans, ne pouvant s’empêcher non plus d’espérer que c’était véritablement le cas. Il la lâcha, remettant ses cheveux en place dans un furtif geste affectueux. Il prit quelques secondes de silence à la regarder, sentant la nuit et une soudaine fatigue sur ses épaules. Il laissa ses mains presser doucement ses doigts pendant un instant.

    « On rentre, maintenant ? »

Il considéra que oui et recommença à marcher. Il songea à tout un tas de chose : principalement au fait qu’il ne l’avait pas laissé terminer sa phrase juste avant, quand elle lui racontait ce que lui, loque complètement bourrée, avait fait le soir du repas de Noël. Il se demandait encore s’il oserait le lui demander ou pas, si sa curiosité l’emporterait sur la honte. Il aurait aimé se dire que ça n’avait pas pu être si grave pour qu'elle ne lui en parle pas plus tôt, mais avec Mélodie cette affirmation n’avait aucun sens. Il aurait pu danser le tango en solo sur sa table basse en chantant la macarena qu’elle ne lui en aurait jamais porté un regard différent. Elle était décidément beaucoup trop gentille avec lui.

Il n’osait pas, il était évident qu’il n’oserait pas. Mais alors qu’ils marchaient calmement depuis de longues minutes, il ne put retenir sa curiosité malsaine plus longtemps. Il avait besoin de savoir ! Il n’y avait rien de plus perturbant que de se réveiller et ne pas avoir un seul souvenir de la veine : et il était encore plus perturbant de ne pas savoir ce qu’on avait fait des mois auparavant, surtout quand la scène comprenait un lui bourré, la fille qu’il aimait, un lit et des compliments arrosés.

Il devait savoir.

    « Je t’ai coupée tout à l’heure. »

Et d’une façon assez odieuse, en plus. Il n’avait pas pu s’en empêcher, mais là il le pouvait. Il serra les épaules dans son manteau.

    « Dis-moi ce que j’ai fait. J’assumerai, mais ce soir-là était… spécial pour moi. »

La haine qu’il éprouvait pour Hikari Okada avait été à son paroxysme, il avait réussi à contrôler son pouvoir pour la première fois, il avait découvert le tempérament de feu d’Haine, et il s’était avoué ses sentiments pour Mélodie. Il se demandait ce que son subconscient complètement bourré avait pu lui faire faire.

En fait, il n’osait pas trop l’imaginer.
Ni même regarder Mélodie, les yeux dans le vague avec un air faussement assuré. En vérité, il mourait de peur. Décidément, quel con.


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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Mar 12 Juin - 19:35

Elle le laissa faire encore une fois, elle laissa ses lèvres toucher une nouvelles fois les siennes, elle laissa ses joues rougir de plaisir, elle laissa son amour la dévorer entièrement.

Ce qu’elle aimait cette sensation… Le fait de sentir que l’on appartient à une personne, que cette personne ne la laissera jamais tomber, de se sentir désirer comme jamais avant… C’était tellement agréable… Puis, il écarta doucement son visage du sien, remettant vivement mais affectueusement une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Combien de fois l’avait-il fait ce soir-là ? Elle ne comptait plus, mais elle ne voulait pas qu’il s’arrête de le faire.

Simplement parce qu’elle aimait bien le contact de ses doigts sur sa peau.

Elle sentit ses doigts presser les siens.

« On rentre, maintenant ? »

Il commença à marcher, et elle se mit à le suivre. Cependant, elle pouvait sentir un tracas naître en lui, et elle regarda son dos mince, se demandant à quoi il pouvait bien penser. Pourtant, il n’y avait pas de quoi se tracasser maintenant, non ? Mais en même temps, il devait penser à pleins de choses, alors s’il était tracasser, c’était parce qu’une pensée le dérangeait, non ?

Mais que pouvait être cette pensée… Fronçant les sourcils, elle pouvait néanmoins sentir que le tracas se transformait peu à peu en curiosité. Donc, il voulait savoir quelque chose. Mais quoi donc ? Il s’arrêta, et elle en fit de même, ayant elle aussi une expression curieuse sur le visage. De quoi voulait-il parler au juste ?

« Je t’ai coupée tout à l’heure. »

Il s’approcha d’elle, et lui prit les épaules sous son manteau. Elle comprit alors que ce qu’il voulait savoir était assez important pour lui. Penchant sa tête sur le côté une nouvelle fois, elle le fixa, sans vraiment comprendre où il venait en venir.

Parce que Mélodie n’était pas le genre à se tracasser du fait qu’on lui coupe la parole. Donc si jamais c’était le cas, elle oubliait facilement ce dont elle voulait parler, et là en l’occurrence, elle ne se souvenait pas vraiment de quoi il parlait.

« Dis-moi ce que j’ai fait. J’assumerai, mais ce soir-là était… spécial pour moi. »


Elle sentait alors sa peur remonter doucement, mais elle ne fit aucune remarque, se remémorant la soirée qu’elle a vécu avec lui durant la fête de Noël.

Souriante, elle glissa une de ses mains sur sa joue, avec un air rassurant. Elle caressa sa peau pâle mais un peu réchauffée pendant quelque secondes, tandis que ses yeux bleus étaient plantés dans les siens avec tendresse.

« Ne t’inquiètes pas… Tu n’as pas à avoir peur. Tu n’as rien fait de mal si c’est ça qui te fait peur. »

Elle continuait de lui sourire, comme elle savait si bien le faire.

« Tu m’as enlacée, et tu m’as dit la même chose que ce soir. »

Elle caressa encore quelque secondes sa joue, avec douceur, puis remis sa main près de son corps. Elle se souvenait bien de ce moment-là, elle se souvenait aussi de l’espoir inavouable qu’elle avait ressenti à cet instant. Espoir qu’elle avait enfermé, mais qu’elle laissa en liberté désormais.

« Tu m’as dit que tu m’aimais. »
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Kunisaki Tachibana
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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Mar 10 Juil - 21:41

Mélodie tu es beaucoup trop bien pour lui.
Au fond, Kunisaki c’est un type sale, un vrai type sale qui a du sang sur les mains et partout ailleurs. C’est un gars qui a tenu dans sa poigne le cœur de dizaines de fille en précisant, toujours, qu’il n’en avait rien à faire ; c’est un gars qui n’a pas supporté qu’une femme fasse de même avec lui, le plus banalement du monde. Il a des fractures dans les poignets et aux côtes qui n’ont jamais été soignées, des souvenirs qu’il n’a jamais pu laver d’aucune façon qu’en les remplaçant par d’autres. Ce n’est pas un type bien, il ne sera jamais un type bien.

Alors tu fais sûrement une erreur, Mélodie, à être si proche de lui, à être si douce aussi.
Tu ne sais pas quel genre de connerie il pourrait faire avec ton cœur, et de quelle façon odieuse il pourrait le tordre : parce que Kunisaki n’a jamais su être « le bon » pour personne, et il n’a jamais été en couple non plus. Ce n’est pas plus de voir le corps d’une femme nue quelconque que d’imaginer seulement le tien, Mélodie, sous ses soupirs qui le fait rougir plus que de raison. Alors peut-être que pour cela il ne te fera jamais de mal.

Il t’aime, comme un homme faible, il est tombé amoureux de toi.
Et il trouve ta peau sur sa joue agréable, parce qu’il ne peut lutter contre l’inquiétude d’avoir fauté. De ne plus se souvenir. Cette soirée, cependant, toucherait sa mémoire jusqu’à ce qu’elle s’éteigne avec lui.
Peut-être que le reste n’avait plus d’importance.

Pourquoi tu lui fais tant de mal, Mélodie.

    « Tu m’as dit que tu m’aimais. »

Parce que ce soir-là il avait enfin compris que c’était le cas. – probablement que son subconscient n’avait pas supporté de garder cela plus longtemps.
Mais il a une douleur, dans la poitrine, pourquoi tu lui fais tant de mal Mélodie ?...

Même qu’il s’écarte de toi, soudainement, il s’écarte parce qu’il ne comprend pas.

    « Pourquoi tu… ? »

Il s’interroge, et ses sourcils se froncent, perplexes.

    « Pourquoi ne pas m’en avoir parlé après ça, Mélodie ? »

Et il a un rire nerveux, comme à chaque fois, parce qu’il est déboussolé, il perd ses moyens avec toi. Il perd toujours ses moyens avec toi. Il se sent triste à cause de ça, et il a le sentiment qu’il ne peut rien y faire du tout. Merde, à la fin.
Il finit toujours par tout foirer ; et moi je pense qu’il te fera autant de mal, un jour.

Les gars comme lui ne peuvent rien faire de mieux que ça, Mélodie.

    « C’était à sens unique, c’est ça ? J’ai dû… vraiment t’embarrasser, pas vrai ? »

Et il rit doucement, son cœur lui fait mal.
Il ne se savait pas si pathétique.


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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Sam 21 Juil - 22:51

Ma chère Mélodie, tu ne comprends pas sa réaction. Tu ne comprends pas qu'il recule soudainement, et son regard te touche sans que tu comprennes vraiment pourquoi.

Après tout, il te regardes avec une lueur étrange dans les yeux, tandis que tu peux sentir une gêne naître en lui. Pourquoi était-il gênée ?


Elle se le demandait, alors qu'elle essayait de comprendre. Mais c'était lui qui ne comprenait pas apparemment. La blonde penchait la tête sur le côté.

« Pourquoi tu… ? »

Il ne comprenait vraiment pas. Et elle devina la suite de sa question avant même qu'il ne la prononce.

« Pourquoi ne pas m’en avoir parlé après ça, Mélodie ? »

Simplement parce qu'elle avait eu peur de lui dire. Elle avait eu peur de tout lui dire, de ce qu'il avait prononcé, et tout le reste. Elle avait eu peur de lui raconter cette soirée, à cause de la réaction qu'il aurait pu avoir. Mais maintenant, c'était différent. Alors elle lui avait dévoilée toute cette soirée.

Et c'était lui qui ne comprenait pas. Et elle pouvait sentir sa gêne.

« C’était à sens unique, c’est ça ? J’ai dû… vraiment t’embarrasser, pas vrai ? »

Elle écarquilla les yeux, tandis qu'il riait nerveusement.

« Non, ce n'est pas... »

A quoi pouvait-il bien penser ? En même temps, elle aurait devinée la même chose que lui.
Que c'était à sens unique.
Mais non, ce n'était pas ça. Ce n'était pas à cause de ça.

« Ce n'est pas à cause de ça... au contraire... »

Elle baissa la tête, cherchant les mots. Comme il se sentait gêné à présent ! Mais que devait-elle lui dire ? Que c'était à cause de ses émotions à elle qu'elle n'avait rien dit ? Pourquoi pas après tout...

« Si je n'ai rien dit, ce n'est pas parce que c'était à sens unique. C'est justement parce que je commençais à avoir des sentiments pour toi que je n'ai rien dit. J'avais peur de ta réaction, j'avais peur que tu ne te moque de moi en rigolant, en disant que je racontais n'importe quoi.... »

Elle eu un rire nerveux à son tour. C'était vraiment stupide en fait. Elle se trouvait bête à ce moment là, d'avoir eu de telles craintes à cause de ses sentiments à lui, et des siens. Car la situation avait changée, et elle n'avait plus à avoir peur.

Non, elle n'avait plus à avoir peur désormais.
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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Lun 23 Juil - 13:25

Il avait eu cet honneur si peu de fois, auparavant, celle de seulement la surprendre : enlever de son visage son sourire qui était toujours de circonstance. Il avait appris à se méfier de ce sourire, celui qui restait identique quand bien même elle se laisserait gagner par la peur, la peine ou l’inquiétude – celle qu’il lui causait sans cesse. Il aurait dû s’en soucier un peu, d’elle, pour changer, à la place il se pencha légèrement en avant. Il ne réalisait pas vraiment comme il attendait impatiemment sa réponse, il voulait qu’elle le rassure, apprendre qu’il s’était trompé.
Qu’elle l’avait aimé, aussi, comme lui.

    « Non, ce n'est pas... Ce n'est pas à cause de ça... au contraire... »

Il avait oublié comme, le lendemain, il lui avait gentiment dit de ne plus jamais reparler de cette soirée – pensant que c’était la meilleure chose à faire avec Okada. Comment aurait-il pu savoir ? Il ne se rappelait pas même de cette phrase, à présent, sinon il en serait probablement mort de culpabilité et d’idiotie profonde.

    « Si je n'ai rien dit, ce n'est pas parce que c'était à sens unique. C'est justement parce que je commençais à avoir des sentiments pour toi que je n'ai rien dit. J'avais peur de ta réaction, j'avais peur que tu ne te moque de moi en rigolant, en disant que je racontais n'importe quoi.... »

Il voulut caresser sa joue du bout du doigt mais n’en fit rien : c’était comme si elle ne lui appartenait pas encore. C’était peut-être comme cela qu’une relation normale se construisait, avec le temps, la patience, l’envie. Il attendrait tout pour elle, et jamais le besoin d’être seulement à ses côtés avait été si platonique – il n’était pas fatigué le moins du monde, et quand bien même étaient-ils en pleine semaine, il se sentait de parler avec elle toute la nuit, ne buvant que du mauvais café en parlant d’anecdotes débiles avec les élèves.
Mais il lui sourit, un sourire tout doux comme il n’en offrait jamais.

    « Je suis triste que tu aies pensé ça de moi. »

Sans rien lui reprocher, il ne se le permettrait jamais, mais il était un peu triste qu’elle ait pu croire qu’il réagirait ainsi – ne serait-ce parce qu’il réalisait, à présent, comme les sentiments qu’il éprouvait pour elle se témoignaient toujours d’une façon affreusement voyante.
Mais il souriait, il ne la rendrait plus jamais triste. Il se sentit rayonner soudainement – c’était un bonheur affreusement niais, mais c’était le sien, ça se suffirait.

    « Bon allez, on doit rentrer maintenant. Je vais te porter, tu verras on ira plus vite. »

Sans vraiment comprendre pourquoi, il avait envie, pour la première fois, de la faire se reposer sur lui – et non l’inverse. Il se pencha devant elle, lui offrant son dos, il ne lui laissa pas énormément le choix, il passa les bras sur ses genoux et la renversa contre lui avant de se lever. Il prit le soin de bien se redresser pour qu’elle soit bien installée – il se sentait sourire et verser dans l’air un rire cristallin, plein de candeur.

    « Tu es vraiment toute légère. »

Comme une plume : il aurait dû le deviner, jamais Mélodie ne pourrait se reposer sur lui, mais si ça devait arriver au moins il pourrait la porter, comme maintenant. Il continua de marcher dans la ruelle vide, entouré par la nuit et le silence.
Tournant légèrement sa tête vers elle, il lui lança avec amusement.

    « Il faut que je te dise quelque chose. »

Je t’aime.

    « J’arrive à contrôler des petites peluches par la pensée maintenant, une fois rentrés je te montrerai ! »

Je t’aime – mais ça elle le savait déjà.
(et ce serait mentir que de dire qu'il n'espérait pas séduire Mélodie, en faisant s'agiter sous son nez une jolie peluche)
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MessageSujet: Re: Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.   Lun 23 Juil - 15:06

Un silence s'installait, tandis qu'elle regardait doucement son sourire naître. Ce n'était pas un sourire qu'il montrait souvent. C'était un sourire de douceur et de tendresse, qui était le reflet de ce qu'elle sentait en ce moment même.
Elle eu l'envie soudaine de poser ses doigts fins dessus, juste pour s'assurer qu'il souriait vraiment ainsi. Mélodie aimait beaucoup celui-là. Il était rare, et le voir à cet instant lui donna encore plus de chaleur dans son corps fragile.

« Je suis triste que tu aies pensé ça de moi »

Mais pourtant, c'était bien ce qu'elle avait pensée. Car elle imaginait toujours le pire avant de penser aux choses joyeuse. Quelque soit la situation.
Et tandis que ses yeux restaient accrochés aux siens, elle pouvait sentir un bonheur naître. C'était une bonne émotion, celle de Kunisaki.

Et venant de lui cela lui faisait plaisir. Plaisir de voir qu'il était heureux avec elle.

« Bon allez, on doit rentrer maintenant. Je vais te porter, tu verras on ira plus vite. »

La blonde ne comprit pas de suite pourquoi il voulait la porter, car une émotion étrange la traversa. Il se baissa, souleva ses genoux et la tête de la jeune femme se retrouva sur son dos. Elle glissa alors ses mains autour de son cou, et sourît. Il était vraiment mince, mais il avait de la force. Et cette odeur de cigarette et de vieux livre était plutôt agréable.

Même si peu de gens pouvaient apprécier cette odeur.

« Tu es vraiment toute légère. »

Elle eu un léger rire. On lui disait souvent, à cause de sa silhouette, qu'elle risquait de s'envoler si jamais il y avait trop de vent. Pourtant elle avait un physique normal, avec une taille normale.
Bon, elle était un peu plus petite que la norme, c'est vrai. Mais cela ne voulait pas dire pour autant qu'elle était toute fine, non ?

Bref. Mélodie préférait être comme elle était. Et qu'il lui dise qu'elle était légère la faisait rire, rien de plus.

« Il faut que je te dise quelque chose... J’arrive à contrôler des petites peluches par la pensée maintenant, une fois rentrés je te montrerai ! »

Elle le regarda, surprise. Il savait contrôler les peluches ? … Elle essayait d'imaginer comment il avait pu faire pour s'en rendre compte. Avait-il des peluches dans sa chambre ? Elle n'y était allée que deux ou trois fois, mais elle n'avait pas vu de peluche pour autant.

Il avait certainement dû s'en rendre compte autrement. Elle lui demanderait une fois arrivée.

« Contrôler des peluches ? C'est trop mignon comme pouvoir ! Mais c'est bien que tu es développé un second pouvoir qui ressemble au premier. Peut-être que justement, cela pourrait t'aider à mieux le contrôler. »

Oui, cela pourrait l'aider après tout. Elle savait bien, même s'il en parlait peu, qu'il contrôlait mal son don. Mais elle était contente pour lui.

Et tandis qu'ils continuaient de parler en rentrant au pensionnat, elle se mit à croire une chose. Une chose qu'elle n'aurait jamais crue possible à cause de son expérience passé, à cause de tous ce qu'elle avait ressentit avant.

Elle se mit à croire qu'elle ne le regretterait pas. Malgré les défauts que pouvait avoir Kunisaki, malgré le fait que des fois il se trouvait pathétique, elle l'aimait, tout simplement. Elle ferait en sorte que ses jours soient meilleurs, qu'il puisse sourire tout le temps, que lui aussi ne regrette pas d'être avec elle.

Le rendre heureux, c'était ce qu'elle voulait le plus.
Et elle ferait tout pour ça.
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Dis, tu te souviens de notre rencontre ? ─ pv.

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