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 Boum, badaboum, patatra. [PV Azil]

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Hikari Okada
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MessageSujet: Boum, badaboum, patatra. [PV Azil]   Mar 17 Jan - 19:26


Les rivières ne se précipitent pas plus vite
Dans la mer que les hommes dans l'erreur.


Bilan de la matinée : chiant. Atrocement chiant. Le cul posé sur une chaise à écouter déblatérer des profs inintéressants qui ne voulaient que du mal. Hikari avait réellement joué un match durant quatre heures. L'adversaire avait lancé une sévère offensive dès le début de la partie, mais elle avait réussi à riposter avec son accent anglais plus qu'approximatif qui lui avait permis de s'en sortir relativement bien lors d'une interrogation orale, mais c'était sans compter un exercice écrit sur lequel elle avait bataillé sans relâche mais en vain. Sonnée mais prête à se battre, elle s'était rendue dans la salle de chimie ; pour une fois, elle avait presque tout compris du premier coup, et avait même posé une question pertinente qui avait mis l'autre combattant à terre. 1 partout, balle au centre. Prête à en découdre et revigorée par cette petite victoire, elle était entrée d'un pas confiant en cours de mathématiques. Trop sûre d'elle. Les enfants, ne vendez pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Et Tatie Hikari vous livre un conseil qui vous servira toute votre vie : ne sous-estimez jamais le pouvoir d'un professeur retords qui vous colle une interrogation surprise. Hikari K-O, Winner = Prof de maths. Beau match, poignée de main en franche camaraderie, à la semaine prochaine pour une revanche.

Pour se remettre de ses dures émotions, la brave combattante était allée acheter un jus de mangue et une barre chocolatée au distributeur, qu'elle consommait à présent tout en marchant. Pas assez faim pour un déjeuner complet ; vive la jeunesse, vive la décadence, elle préférait se couler dans le moule de l'adolescente emprisonnée dans la société de surconsommation l'espace d'un midi. Et, pour une fois, histoire de profiter du temps plus clément offert par une météo imprévisible, elle comptait bien se régaler toute seule sous un arbre, pour ne faire plus qu'un avec l'herbe tendre et verdoyante. Bon, le « toute seule » était optionnel, mais elle n'avait pas voulu rejoindre ses camarades partis se remplir la panse à la taverne cantine.

Hikari VS Wild, Round 1. Ou : comment arriver à se payer un des rares individus présents dans un lieu espacé où il y a largement la place de circuler. Passage du ralenti.

Avisant un élève qui semblait déterminé à squatter l'arbre qu'elle avait choisi - donc, en l'occurrence, son arbre -, elle accéléra l'allure le plus naturellement possible pour ne pas éveiller l'attention de son rival qui continuait sa route à une allure de croisière. Bouteille en plastique ouverte en main, bouchon coincé entre l'annulaire et l'auriculaire, barre chocolatée qui se mettait peu à peu à fondre en bouche, s'efforçant de garder le tout en équilibre, elle se mit à trottiner puis à courir franchement pour bien marquer son territoire. Ça, c'était sans compter une dalle en pierre mal positionnée et surélevée par rapport à ses congénères, et encore moins la personne assise sur le banc positionné entre l'arbre, la dalle récalcitrante et Hikari. La suite était fatale mais prévisible. La blondinette hurla, quoique son cri ressemblait plutôt à un grognement / gémissement étouffé par la sucrerie volumineuse qui cédait peu à peu sous la pression trop forte de sa mâchoire. La barre finit par se casser en deux ; tandis que l'adolescente s'étouffait avec la moitié restée dans sa bouche, l'autre voltigea en avant. Dans le même temps, son pied droit était parti en arrière, propulsant la partie supérieure de son corps vers l'avant, dont son bras qui tenait la bouteille de jus de fruit à peine consommé. En une magnifique explosion de couleur orange, la boisson alla repeindre le banc... et son occupante. Pour couronner le tout, notre planche de surf internationale, malgré son poids plume, parvint à briser un objet non identifié et à certainement faire un joli coquard tout rond sur le beau visage de l'inconnu qui rencontra un peu violemment son coude.

Pour conclure cette action magistrale, elle s'écrasa lamentablement sur le banc - pour sa moitié supérieure -, par terre - pour ses jambes qui n'avaient pas eu l'honneur - et sur une chose confortable et tiède non-identifiée - pour son humble popotin.

Un clignement de paupières, un froncement de sourcils perplexe, un balbutiement. Puis une brusque compréhension ; elle se retourna brutalement et se redressa dans le même temps, pour découvrir... quelqu'un, qui tenait dans ses mains un... truc, tout ratatiné.

« ... Euh, pardon ? » lâcha-t-elle, éberluée, sans avoir tout à fait pris conscience de la situation.






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Dernière édition par Hikari Okada le Jeu 21 Juin - 14:57, édité 1 fois
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Azil Azuro
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MessageSujet: Re: Boum, badaboum, patatra. [PV Azil]   Dim 22 Jan - 14:18

Dans la grande ville de Copenhague, au Danemark, vivaient jadis deux pauvres enfants, qui n’avaient pour tout jardin que trois ou quatre pots de fleurs…
La Reine des Neiges


« Azil. Tu peux répondre à la question au lieu de gribouiller dans ton cahier ? »

Sa bulle de paix et de tranquillité vole en éclat. Se brise en mille petits morceaux. Comme le Miroir dans La Reine des Neiges. Elle regarde autour d’elle et déplace mécaniquement et très lentement une mèche rousse derrière son oreille. Mèche qui ne tarde pas à quitter sa place pour retomber contre la joue pâle de la jeune fille. Elle sait que les gens murmurent des choses idiotes à son sujet, des rumeurs de cinq minutes étouffées dans l’œuf, des choses selon lesquelles elle ne saurait pas répondre. Et elle perçoit également leurs regards. Inquisiteurs, moqueurs, curieux. Envieux ? Azil ne se démonte pas. Elle intercepte une réponse soufflée de manière indiscrète par un garçon derrière elle. Mais elle préfère affronter le regard sévère du professeur, certainement persuadé du fait qu’elle ne sache pas répondre. Elle remet une fois encore sa mèche derrière son oreille et scrute le tableau noir du malheur sur lequel se dessinent des lettres, des mots, des abréviations et bientôt, des phrases. Elle continue son observation. Sauf que le professeur ne peut pas se permettre d’attendre les retardataires. De l’attendre elle. Il répète la question. Calmement, articulant chaque syllabe. Comme si elle était aliénée.

« Alors ? Que se passe-t-il en 1369 ? »

Azil ose un froncement de sourcils. Rébellion. Elle entend une nouvelle vague de murmures autour d’elle, des rires étouffés. Pouffiasses. Les réponses jaillissent de part en part. Certains tentent encore de l’aide. Elle ne les écoute pas et les rejette avec un mouvement de cheveux. Vagues rousses.

« Philippe le Hardi épouse Marguerite, fille unique et héritière de Louis de Maele, comte de Flandre. En 1384, Philippe prend possession des terres ; c'est-à-dire la Flandre, le Nivernais, Artois, Franche-Comté de Bourgogne ainsi que les terres de Bourgogne qu’il a reçu en apanage. »

Elle se tait, pleinement satisfaite de sa réponse. Evidemment, il doit y manquer quelques éléments mais elle ne parvient pas à se souvenir du reste. Elle ne sait plus si Marguerite possède le Brabant par sa mère ou pas. En grande logique, oui. Mais voir les mines décomposées de ses camarades et la surprise du professeur l’amusent. Bah quoi ? On est bien en cours d’Histoire Mondiale, pas vrai ? De plus, elle avait répondu avec précision à la question posée. Elle peut donc se replonger dans ses dessins, tracés avec amour dans son cahier. Ce qu’elle fit quand le professeur se remit à discuter face à son tableau. Il allait certainement penser à elle, au soir, en faisant des recherches sur Louis, Philippe et Marguerite. Bibliothèque, rayon H comme Histoire.

Empoignant son sac, Azil se lève en même temps que les autres. Mais elle doit fuir. Fuir les discussions. Le temps de midi n’apporte jamais que des tonnes et des tonnes discussions, des gens qui crient pour se faire entendre. Elle ne veut pas supporter ça. Elle pourrait attendre Shigeru, au bas des escaliers, mais le bruit la suit. Elle choppe une pomme bien verte et s’enfuit. Loin, très loin. Vers l’allée extérieure, juste devant le pensionnat. Là, elle sait que le calme a pris possession de cet endroit. Elle sait qu’elle pourra bricoler tranquillement. D’ailleurs, son banc est libre, elle le voit, de loin. Ce banc si souvent inondé par des vagues et des vagues de soleil. Des vagues de chaleur. Elle s’assied à califourchon sur le banc de pierre et sort ses pâtes fimo de toutes les couleurs. De quoi faire un canard vert et orange pour Akane. Et un oursin, pour elle. Le monde s’évapore autour d’elle.

Pour réapparaître très vite et très mouillé. Le liquide coule le long de sa peau. Il colle. Il sent les fruits. La mangue. Du jus de mangue ? La sensation est désagréable. Très désagréable. Mais Azil n’a pas le temps de râler ou de regarder la personne à qui appartient ce jus. Tout simplement parce que la dite personne vient s’écraser très rapidement sur elle. Sur ses mains. Sur son canard en pâte en fimo vert et orange pour Akane. Son canard tout écrasé, dans ses mains. Elle sent ses nerfs qui lâchent, alors que la personne se demande certainement où elle est. Azil veut pleurer, crier. Frapper, même. Mais elle ne peut pas. Vouloir, c’est pouvoir. Mais la règle ne s’applique pas à ce genre de cas. Alors, elle se contente de regarder sa merveille, son trésor, son si joli petit canard, écrasé dans les paumes de ses mains, sur la couche créée par le gant de latex. Son pauvre petit canard. Sauf qu’Azil n’a pas le temps de se plaindre ou de râler. Un truc tout dur rencontre sa joue toute molle. Sa mâchoire. Merde. Ca fait mal. Azil reste sur le cul, à se demander ce qu’elle a bien pu faire pour mériter ça. Certainement la revanche du professeur d’Histoire. Le salaud. La prochaine fois, elle lui parlera de Léopold de Saxe-Cobourg Gotha, le 21 juillet 1831. Dans son cul.

La personne écrasée près d’elle se redresse, la regarde, regarde ce qui aurait dû être un canard. La regarde de nouveau

« … Euh, pardon ? »

Azil se redresse, regarde la tête blonde en face d’elle. Hésite. Rire ou crier ? Azil n’aime pas crier. Ca fait du bruit. Trop de bruit. Elle dépose la chose verte et orange qu’elle tient dans ses mains sur le banc. Elle regarde la fille. Son visage lui dit un truc. Oui, mais quoi ? Elle fronce les sourcils, chasse une mèche rouge de son front. Grognement intérieur.

« Lutin. »

De manière à ne pas être trop vulgaire – cela pourrait nuire à la sensibilité des plus jeunes.

« T’as tué mon canard. »

Elle regarde son œuvre, en morceau.

« J’ai presque plus de pâte orange, en plus. »

Charogne.

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Hikari Okada
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MessageSujet: Re: Boum, badaboum, patatra. [PV Azil]   Jeu 26 Jan - 18:03


« Le jour viendra où les personnes regarderont le meurtre des animaux comme ils regardent aujourd'hui le meurtre des êtres humains. »


« Lutin. »

... Euh, oui, moi c'est Hikari, enchantée. La blondinette cligna des yeux sans comprendre. Devait-elle le prendre comme une insulte, un juron, un compliment, une menace de mort, le début d'une blague, ou une amorce de conversation ? Ce simple mot ayant été prononcé sur un ton parfaitement neutre, elle avait du mal à identifier l'intention de son interlocutrice. Faute de réponse, elle se mit en quête d'indices sur l'humeur de sa victime, et se décida enfin à se relever complètement pour lui faire face.

Ce qu'elle remarqua en premier lieu fut la chevelure rouge pétante, qui formait de jolies courbes en retombant sur ses épaules. Pas comme ces cheveux raides et bruns qu'avaient en commun toutes les japonaises ; non, là, ça attirait le regard sans pour autant être choquant, c'était joli, ça faisait presque naturel. Et puis juste au-dessous, plantés de part et d'autre d'une mèche rebelle qui lui tombait au milieu du front, deux yeux bleus, soulignés par un maquillage qui les mettait bien en valeur. Deux yeux qui la regardaient fixement, qui la fascinèrent, insondables. Ou presque. Avec les sourcils froncés au-dessus, elle pouvait aisément deviner que lui avoir foncé dessus n'avait pas plu à l'inconnue.

L'inconnue. Il n'y en avait pas beaucoup, des inconnus, pour Hikari. Elle connaissait au moins de vue la plupart des pensionnaires, et ceux aux cheveux rouges encore plus. Cette fille devait être nouvelle. Ce qui était sûr, c'est qu'elles ne s'était jamais adressées la parole, et il y avait mieux comme circonstances de rencontre.

« T’as tué mon canard. »

Elle suivit le regard de l'adolescente, qui se dirigeait vers ce qui lui sembla être une espèce de déjection écrasée orange et verte. Sens de déduction en action : ce truc informe à l'apparence troublante, dans sa jeunesse, avait été un canard. Première nouvelle.

« J’ai presque plus de pâte orange, en plus. »

Ah bah oui, c'est dommage.

Contact des neurones.

Raisonnement en cours.

Illumination divine.

Sourire radieux.

Ou plutôt sourire crétin, un brin sans-gêne.

Oubliant la rancune que devait très certainement lui porter la pauvre créatrice dont elle venait de bousiller l’œuvre, Hikari éprouvait la satisfaction caractéristique des idiots qui viennent de comprendre d'eux-mêmes quelque chose qu'ils ne saisissaient pas auparavant.

« Ah mais c'était un canard en pâte fimoooo ! »

C'est très bien petite, tu as une carrière de grande physicienne qui s'ouvre à toi. Brutale révélation. Elle se contorsionna pour essayer de voir son postérieur. Son slim foncé avait dû s'en prendre plein la tête. A l'aveuglette, elle débarrassa son pantalon des résidus de pâte qui s'y étaient certainement accrochés, puis reprit :

« T'as plus de pâte orange ? Je peux t'aider si tu veux, j'en ai dans ma chambre. Je m'y suis mise récemment en fait, mais j'arrive à rien, j'ai voulu faire Lapinosaurus mais c'est super moche. J'ai cherché des tutoriels sur Internet, je suis exactement les consignes et pourtant ça marche pas. Tu connais Lapinosaurus ? Je te prêterai les DVD à l'occasion, ils sont super. Bon attends, bouge pas, je vais chercher la pâte orange. Tu m'attends hein ? »

Second pouvoir très réputé et ô combien maîtrisé de Hikari Okada : se faire un monologue sans reprendre sa respiration entre deux phrases. Sans attendre la réponse de cette fille dont elle ne connaissait même pas le nom, elle partit en courant avec la certitude non-fondée qu'elle l'attendrait. Bousculant les rares élèves sur son passage, elle s'élança dans les escaliers avec une agilité qu'on ne lui soupçonnait pas, et déboula dans sa chambre. Haletante, elle remua ses affaires sous son lit, jeta des vêtements à travers la pièce, poussa quelques affaires et enfin tomba sur une petite boîte en carton. Triomphante, elle l'entrouvrit : une collection de pâtes de nombreuses couleurs était entreposée en vrac avec quelques formes multicolores qui ne ressemblaient à rien. Hourra, gloire à elle. Elle repartit aussi sec dans l'autre direction, se paya la porte, la referma en manquant de s'effondrer par terre, puis dévala les marches en en sautant la moitié.

Ce périple terminé, elle retrouva enfin l'allée extérieure, boîte sous le bras, et chercha des yeux la jeune fille qu'elle ne tarda pas à repérer. Elle fonça vers elle avec enthousiasme.

« Finalement j'ai pris toutes les couleurs, c'est mieux. Tu m'apprends ? »






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MessageSujet: Re: Boum, badaboum, patatra. [PV Azil]   Sam 28 Jan - 20:13


Ils n'étaient pas frère et soeur mais ils s'aimaient tout autant que s'ils l'avaient été et habitaient chacun une mansarde en face l'une de l'autre. La rue était si étroite que les toitures se touchaient presque et il suffisait d'enjamber la ruelle pour passer d'une fenêtre à l'autre.
La Reine des Neiges

Un tourbillon. Oui. La fille devant elle est un tourbillon. Une tornade, un cyclone. Et tout un tas d’autres éléments météorologiques. Elle fait une tonne de mouvements en un temps de record. En un quart de secondes. Un battement de cils. Ce qui perturbe Azil, incapable de suivre des yeux ce que l’inconnue fait. Ca l’ennuie, ça la perturbe. Ca lui donne presque mal à la tête. Presque. L’adverbe prend son sens. Parce que passer une après-midi entière dans l’infirmerie, allongée au milieu des ténèbres blancs, à se demander qui est le plafond et qui est le sol, ça ne l’enthousiasme pas deux fois de trop. Elle doit retrouver quelqu’un, après les cours, pour un énième rendez-vous. Près de sa planque. Son lieu de silence inconnu des humbles mortels. Il n’y avait que Shigeru qui a connaissance de cet endroit. Mais elle s’en fout. Shigeru, elle l’aime. Point. A la ligne.

« Ah mais c’était un canard en pâte fimoooo ! »
« C’était. »

Brave petite. Une grande carrière de chimiste vient de s’ouvrir à toi face à cette magnifique découverte. Oui, c’était un canard en pâte fimo. A l’imparfait. Parce qu’au présent, ça ressemble plus à une flaque orange et verte. Ca ne ressemble plus à rien. La fille en face d’elle bouge, regarde son postérieur. Azil s’attend à voir une queue en sortir et s’agiter dans tous les sens. Comme un vrai petit chiot. Parce que jusqu’à présent, c’est à ça que la fille lui fait penser, à un chiot. Un tout petit chiot beige aux poils courts qui court et court dans tous les sens, tantôt après sa queue, tantôt après un papillon. La vision classique du chiot de campagne, en gros. Azil n’a jamais eu de chien. Son père détestait les animaux. Même les poissons rouges, ça ne passait pas. Alors, Azil avait grandi au milieu d’amis et d’animaux. Imaginaires.

Le monologue vient. Un long monologue dans lequel Azil se noie. Elle ne comprend rien à ce que la fille raconte. Ou du moins, très peu. Elle parle de la pâte fimo, de son apprentissage. Elle ne comprend pas comment elle enchaîne sur un hybridage entre un lapin et un dinosaurus. Décidément, cette fille a un grain. Un pépin dans la tête et un entonnoir sur le crâne. Mais elle parle vite. Trop vite pour Azil, habituée à parler lentement, à réfléchir à chaque mot avant de les dire. Ca devient de la torture mentale. Azil tente encore de se raccrocher, de ramer du mieux qu’elle peut. Ca devient vite impossible. Pire qu’avant. Ses ongles s’arrachent sur les bords de la barque qui la maintient à la surface. Littéralement parlant. Elle l’écoute parler de tutoriels sur internet et des DVD de son hybride. Elle ne comprend que dalle. Et en deux temps trois mouvements, la fille n’est plus là, devant elle. Sur elle. Elle court plus loin, vers les dortoirs. Qu’est-ce que vient de se passer ? Franchement. C’est compliqué.

Azil reprend les pâtes écrasées dans ses mains. Et entreprend de séparer les couleurs. Elle gratte l’orange amoureusement enlacé au vert foncé. Azil a osé retirer ses gants en latex pour cette tâche. Et bientôt, sous ses ongles coloriés de vernis rouge grenadine, des résidus de pâte verte vient interrompre l’harmonie du rouge. Le sang bat contre ses tempes. Ca fait mal. Sa tête lui fait mal. Mais le silence est revenu. Il reprend possession du banc. La bulle se reforme, se referme. Oui. Elle aime ça. Ce calme, ce silence. Elle ferme les yeux, inondée par les rayons du soleil. L’un d’eux caresse son nez, descend sur son cou et s’attarde à la naissance de sa poitrine. Un sourire élargit ses lèvres. Mais la Tornade est revenue. Montée sur Duracell. Pire que des piles. Azil repousse une mèche rousse derrière son oreille.

« Finalement, j’ai pris toutes les couleurs, c’est mieux. Tu m’apprends ? »

Le sourire disparu de ses lèvres rouges revient. Elle tend les bras vers les blocs de pâtes inutiles et les rapproche de ses cuisses écartées par le banc – quelle idée – pour permettre à la fille de s’asseoir. Elle est mignonne, avec son large sourire de gamine, ses mèches blondes qui tombent sur ses épaules et ses grands yeux bleus. Elle est plus petite qu’elle alors pour une fois, Azil se sent grande. Elle désigne le banc devant elle en l’incitant à s’asseoir.

« Alors, padawan… Cucumber ! On va commencer par un truc facile comme… Une pomme. »

Azil chipote et choisit les pâtes rouge, verte et brune. Elle désigne le petit bout de pâte rouge qu’elle tient dans sa main et le malaxe pour en faire une boule.

« Tu fais une boule et tu fais deux trous. Un au-dessus pour la queue et l’autre en dessous pour la mouche. Tu vois ? »

Tout en énumérant les actions, Azil faisait la pomme, mêlant le brun et le vert. Elle avait une pomme dans sa main. Une jolie petite pomme. D’un sourire, elle désigne la pâte rouge.

« Tu essaies ? »




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Hikari Okada
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MessageSujet: Re: Boum, badaboum, patatra. [PV Azil]   Mer 15 Fév - 18:19


« Alors, padawan… Cucumber ! On va commencer par un truc facile comme… Une pomme. »

Hikari aimait bien cette fille - elles avaient dû échanger trois mots mais son expression lui plaisait bien -, mais elle ne comprenait pas tout quand elle l'entendait parler. Apparemment, elle venait de la surnommer Cucumber, mais peut-être était-ce une exclamation du même style que « Lutin ! » ; elle avait trouvé un nouvel objet d'étude. Dont elle ne connaissait toujours pas le nom, mais qu'importe. L'analyse qu'elle pouvait faire dans le cas présent était plutôt positive ; son interlocutrice semblait avoir oublié toute éventuelle rancune envers elle pour se montrer étonnamment agréable et ouverte, malgré l'approche primitive de la blondinette.

« Tu fais une boule et tu fais deux trous. Un au-dessus pour la queue et l’autre en dessous pour la mouche. Tu vois ? » Jusque là, pas trop compliqué. Hypnotisée par les mouvements gracieux des doigts de l'adolescente qui transformaient trois pâtes informes en jolie petite pomme, la blondinette acquiesça rêveusement. « Tu essaies ? »

Chef oui chef. Enthousiaste, l'élève empoigna la pâte rouge, en prit un peu trop mais s'appliqua à en faire une boule, fit deux trous comme la fille le lui avait indiqué et enfonça délicatement dans chacune la petite barre brune et la mouche verte. Le résultat n'était certes pas aussi esthétique que celui de sa professeur improvisée, mais il tenait la route tout de même.

« Voilà ! Oh dis, on fait Lapinosaurus ? En fait c'est un dessin animé - y a eu des manga et des jeux vidéo aussi mais c'est dérivé -, et c'est un lapin carnivore qui tue plein de monde. Tu pourrais m'aider à faire sa scie avec ? Tiens, on pourrait faire Hémovore, c'est une biche qui met le sang de ses victimes au congélateur pour le manger parce qu'elle a du mal à digérer le sang liquide. Au fait, tu t'appelles comment ? »

Comment risquer de bousiller une relation naissante en trois leçons avec Hikari Okada. Premièrement : parlez trop et ne laissez pas votre interlocuteur en caser une. Deuxièmement : parlez de dessins animés glauques à votre camarade, de préférence une jeune fille à l'aspect poli et raffiné. Troisièmement : assommez votre victime de questions sans utilité concrète.

« Enfin, c'est toi le prof, dis-moi ce qu'on fait. »

Sourire éclatant, impeccable. De loin, on aurait presque pu la prendre pour une adolescente normale et sans hobbies terriblement tordus.






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MessageSujet: Re: Boum, badaboum, patatra. [PV Azil]   Lun 20 Fév - 14:31

Le petit garçon s'appelait Kay et la petite fille Gerda. Chaque famille avait accroché une caisse à sa fenêtre et y faisait pousser des fleurs et des herbes aromatiques. Les pois de senteur entremêlaient leurs vrilles d'un côté de la rue à l'autre et les rosiers s'entrelaçaient pour former un arceau de verdure, si bien que les deux mansardes se trouvaient reliées par un petit jardin.
La Reine des Neiges

Azil l’observe faire, la laisser pétrir la pâte rouge entre ses dix petits doigts. Elle ne dit rien quand elle la vit prendre une énorme poignée, arrachée brutalement au reste du fimo. Elle n’a rien à lui dire, après tout. Elle lui a tout expliqué, elle a détaillé les étapes du mieux qu’elle l’a pu. Maintenant, elle la laisse travailler comme une grande fille. Comme un professeur. Après la théorie vient, en toute logique, la pratique. Elle regarde ses mains et la boule rouge qui y circule. Elle remarque une fissure mais elle ne dit rien. C’est à elle de la voir, pas à Azil de lui dire. Apparemment, la fille ne la voit pas puisqu’elle s’attaque aux trous. Elle observe les petites mains blanches de la jeune fille. Elle est mignonne, elle s’applique sur son travail. A peine si elle ne tire pas la langue pour bricoler. Oui. Vraiment. Elle est choute.

« Voilà ! »

Azil sursaute, perd les pédales un moment. Où est-elle ? Que fait-elle ici ? Qui est la fille devant elle ? Pourquoi colle-t-elle ? Elle repose ses yeux azurs sur la blondinette. C’est elle. C’est à cause d’elle qu’elle colle. Et qu’elle sent la mangue. Même pas le temps d’en placer une.

« Oh dis, on fait Lapinosaurus ? »

Mais c’est qui, ce Lapinosaurus, lutin ? Si c’est ton amant, t’as qu’à le dire, je te mangerai pas.

« En fait, c’est un dessin animé – y a eu des mangas et des jeux vidéos aussi mais c’est dérivé -, … »

Okay. Niveau jeux vidéo, Azil n’y connait que dalle. Bien sûr, elle accompagne Shigeru dans les magasins informatisés et le regarde jouer dans heures durant à la console, elle rigole quand il râle et peste contre les Boss. Ca l’amuse. Oui. Mais elle ne demande jamais à jouer. Un manque d’habitude. C’est comme pour les dessins animés. Elle n’en connait pas des masses. Tom and Jerry. Les fous du volant. Capitaine Flam. Candy. Albator. Les classiques, quoi. Par contre, niveau livres, elle ne s’en sort pas si mal que ça. Sauf qu’elle ne doit pas avoir la même culture littéraire qu’Azil. La preuve en est que la fille lui parle de mangas. Et s’il y a bien une chose qu’Azil ne lit que très rarement, c’est ça. Les mangas. Surtout les mangas qui parlent de…

« … lapin carnivore qui tue plein de monde. »

Elle écarquille les yeux devant la description de ce lapin bizarroïde, tout droit sorti de Mars. Mais… Mais un lapin, quoi ! La fille ne semble pas vouloir s’arrêter de parler. Comme s’il ne lui restait que quelques minutes à vivre et qu’elle avait absolument besoin de déverser son savoir gore dans la tête de la rousse. Dans les contes, on parle de dragons pourfendus, de marâtres dévorées par des crapauds et des serpents dans un chaudron, de sorcières jetées dans un four ou prisonnières de chaussures en fer, chauffées à blanc. Dans les livres, on parle de cadavres démembrés, de fille tuant leur père pour violation de journal intime, des femmes cassant les jambes des écrivains pour les garder à la maison, des massacres à la tronçonneuse, des gens se mourant dans de la cire chaude, d’autres enterrés vivants, des femmes violées puis tuées selon des passages bibliques. Dans les livres, il y avait Carie, Urbain, Hannibal Lecteur, Lothar Mots-Dorés, Hitler. Mais en aucun cas, on ne parlait, dans les livres, de lapins carnivores tuant du monde avec une scie et de biches suçant du sang congelé. Après un lapin, une biche.

« Au fait, tu t’appelles comment ? »

Enfin, une phrase qu’elle comprend.

« Azil. Et toi ? »

Hikari. Effectivement, elle est lumineuse, au milieu de ses phrases sanglantes.

« Enfin, c’est toi le prof, dis-moi ce qu’on fait. »

Azil réfléchit. Elle passe une main dans ses cheveux rouges et se mord la lèvre. Elle sent déjà qu’elle va le regretter.

« Ecoute, tu me parles de ce lapinomachin depuis tout à l’heure. C’est pas que je veux pas le faire avec toi, hein. »

Instant crucial.

« C’est juste que je ne sais pas à quoi il ressemble. »

Choc total. Non ?




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Hikari Okada
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MessageSujet: Re: Boum, badaboum, patatra. [PV Azil]   Mar 10 Juil - 14:01


Elle s'appelait Azil. Ça lui allait bien. C'était original. Enfin bon, Hikari n'avait jamais fait une fixette sur les prénoms et elle ne croyait pas à un quelconque lien entre l'appellation et la personnalité de quelqu'un. Comme si les parents savaient ce qu'allait devenir leur gosse ! Elle-même s'appelait « Lumière ». C'était un prénom relativement commun, et, connaissant sa mère, elle avait juste dû se dire que ça sonnait bien. Ou alors était-ce à cause de ses cheveux blonds. Blond, jaune, lumière. Bof. L'adolescente se présenta tout de même, chassant ces pensées déjà bien trop philosophiques pour elle. Tachibana lui pourrissait le cerveau, c'était certain.

« Enfin, c’est toi le prof, dis-moi ce qu’on fait.
Écoute, tu me parles de ce lapinomachin depuis tout à l’heure. »

Hikari arrêta de respirer. Tout simplement. Avec un air horrifié. Lapino... Lapinomachin. Ce n'était pas la première fois qu'on parlait de son idole avec tant de désinvolture, comme s'il s'agissait d'un simple et banal personnage de dessin animé. Ce qu'il était, en fait. Mais non, c'était une formidable innovation, un lapin qui tranche des têtes ! On ne pouvait pas se permettre de le traiter avec tant de nonchalance. Elle voulait voir des étoiles briller dans les yeux d'Azil. Il fallait qu'elle lui montre. Elle allait comprendre. S'évanouir d'émerveillement. Pleurer de fascination. Surfer sur un arc-en-ciel. Être contente, quoi.

« C’est pas que je veux pas le faire avec toi, hein. »

Traduction : je veux pas le faire avec toi. Hikari était contrariée. Elle n'aimait pas qu'on prenne des moyens détournés quand il s'agissait de lui dire qu'elle avait des idées de merde. Oh oui, elle était vexée, et pas qu'un peu. Vexée comme un pou. Comme un enfant qui croit être devenu un génie en ayant compris comment on lance une fusée, et qui se désagrège à mesure qu'on lui explique qu'il ne suffit pas d'allumer un feu d'artifice sous un jouet en plastique rouge et blanc comme dans Tintin. Grand traumatisme de l'enfance de la petite blondinette, soit dit en passant.

« C’est juste que je ne sais pas à quoi il ressemble. »

... Aaah. Oui. Bien sûr. La jeune fille cligna des yeux, une fois, deux fois, le temps que l'information remonte au cerveau. Puis c'est le soulagement, le ravissement total. Et Hikari sourit, elle sourit comme une idiote, une ravie de la crèche.

« Mais c'est pas un problème ! Ça va s'arranger tout de suite. On a qu'à aller dans ma chambre, tu pourras te... hum... nettoyer, comme ça. Je pense qu'il n'y aura personne pour nous emmerder, tout le monde mange. »

Et, sans plus attendre, elle ramassa une à une les pâtes fimo de différentes couleurs, sa petite pomme, le canard écrasé d'Azil – avec une précaution tout à fait inutile puisqu'il était déjà réduit à l'état de bouillie – et poussa du bout du pied les débris sous le banc, à savoir la moitié de la barre chocolatée, l'emballage et la petite bouteille de jus de mangue qui avait déversé les trois quarts de son contenu sur Azil et le banc. Hum. Renge ne serait pas contente, mais après tout c'était son boulot, de s'occuper des jardins, tout ça. En fait, elle ne savait pas qui ramassait les déchets et, en brave petite égoïste qu'elle était, elle s'en fichait un peu. Sans compter que l'écologie, très peu pour elle. L'avenir de la planète, qui s'en souciait, hein ? De toutes manières, quelqu'un nettoierait pour elle.

Elle se mit en marche sans plus attendre, et ne tarda pas à reprendre le fil de la discussion.

« Je ne crois pas t'avoir déjà vue, tu es dans le Dortoir B ? ... OOH, AAAH ! » Passe pour une folle, on t'en voudra pas. Elle se tourna violemment vers Azil avec un sourire d'illuminée. « Tu traînes souvent avec Cherry, non ? C'est toi que j'ai vue avec elle ! Ah, c'est dingue que je m'en sois pas souvenu plus tôt. Les cheveux rouges, pourtant... Mais de loin, ça fait pas le même effet. Ah punaise, le monde est petit. Enfin le pensionnat. Bref tu m'as comprise, hein. »

La conversation continuait, puis les deux camarades arrivèrent enfin à destination.

« Chambre 1. C'est la classe, non ? Faut dire que je suis là depuis longtemps. Mais quand même, je me sens fière. En plus j'ai jamais changé de chambre, alors que tout le monde arrête pas de changer de dortoir. »

Tu le sais, que c'est une chose dont tu n'as pas vraiment à être fière, tout de même. Sinon ce serait franchement inquiétant.

« Attends, tiens-moi ça. »

Et voilà que je te refile lourdement tout ce que je porte. Hikari farfouilla dans ses poches, à la recherche des clefs de la chambre. Elle tomba enfin dessus, les plongea dans la serrure... Et n'eut même pas à tourner. Putain, c'était déjà ouvert. Hum. Faisons comme si de rien n'était.

La chambre, c'était un peu un beau bordel. Le lit de Hikari était surmonté d'une affiche – toute récemment acquise – comportant une multitude de personnages, dont le principal était un lapin à l'air mesquin qui tenait une énorme tronçonneuse dégoulinant de sang.

« Ah ben tiens, justement, c'est ce dont je te parlais ! » lança-t-elle fièrement. « Je l'ai commandée sur Internet, laisse-moi te dire que ça a pas été facile... Ce qui est fantastique c'est qu'il n'y aucun poster où l'on peut voir tous les personnages à la fois et dans une telle qualité de dessin ; tiens, par exemple, Hémovore, dont je te parlais... »

Et elle se lança dans ses explications. Elle parla de MechaBear, l'ours dont le bras droit avait été remplacé par un bazooka ; elle présenta un cerf famélique à qui il manquait la patte avant droite et la patte arrière gauche, et elle expliqua que c'était sa compagne Hémovore qui lui infligeait cet état d'anémie permanent ; elle ne s'arrêtait plus, elle désignait tel écureuil perfide agent-double, tel calamar qui étouffait ses victimes avec ses tentacules ; elle racontait l'histoire de ce lionceau végétarien qui se faisait massacrer par tous les personnages mais revivait à chaque épisode, ou encore ce jeune séquoia qui complexait sur sa taille ridicule dépassée par ce bonzaï qui n'était autre que le ninja retraité dont on demandait les conseils à chaque saison. Elle en parlait avec une fascination admirable si elle avait été portée sur autre chose qu'un dessin animé sanglant et tordu ; elle ne se rendait même pas compte à quel point les scénarios étaient improbables, elle semblait avoir perdu pied avec la réalité et elle se laissait aller dans une fiction improbable.

Quand le flot de paroles cessa, Hikari se tourna vers Azil avec un immense sourire plaqué sur le visage. Elle ne savait pas vraiment à quelle réaction elle s'attendait. La gratitude de celui qui touche l'état de grâce, ou alors la béatitude de celui qui reçoit la parole de Dieu. Peut-être même qu'elle allait la harceler pour voir le moindre épisode de cette fabuleuse série. Haha, ne me remercie pas, c'est tout naturel de te faire découvrir la vie, jeune amie.






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Boum, badaboum, patatra. [PV Azil]

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