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 « Un bon dîner réconcilie tout le monde. » de Samuel Pepys [Niito, petit oiseau.]

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Akane Hirogami

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MessageSujet: Re: « Un bon dîner réconcilie tout le monde. » de Samuel Pepys [Niito, petit oiseau.]   Sam 15 Sep - 8:54

Il souriait tel un idiot, comme s’il venait de recevoir l’aide d’un ange. Elle eut l’impression qu’elle venait de le sauver d’elle ne savait quoi, et elle hésitait entre prendre peur de l’idiotie évidente du jeune garçon ou alors de lui crier dessus encore une fois, parce qu’elle ne supportait pas de ne pas comprendre son comportement, ou de le voir être à ce point en train d’exagérer. Cela lui apprendrait à essayer de sauver une conversation. Elle devait savoir depuis le temps que c’était idiot, crevant et complètement inutile. Cela lui imposait d’être plus sympas, ou alors l’autre pensait que finalement elle était sympas. Elle ne l’était pas. Elle ne l’était vraiment pas. Et il allait vite s’en rendre compte. Elle ne voulait pas être gentille, et elle ne s’en priverait pas. Dès que le repas toucherait à sa fin, elle arrêterait de se comporter comme un être respectueux. Elle n’aurait plus besoin d’être polie ou de se forcer à ne pas le faire pleurer. C’est ce qu’elle se disait. Mais au fond, elle savait très bien qu’elle n’était pas du genre à faire du mal sciemment, et qu’elle ne cherchait jamais à rendre les autres malheureux. Elle évitait les autres, elle n’appréciait pas qu’on puisse s’approcher d’elle. Elle cherchait à ce que personne ne vienne vers elle et elle faisait tout pour qu’on la fuie. Mais elle n’avait presque jamais recours à des paroles blessantes. Elle n’y avait recours que lorsqu’elle trouvait la situation trop compliquée. C’était peut être par sa prudence, ou par son manque de méchanceté que certaines personnes, comme Raimu ou Ema, était tenace. Elle regrettait presque aujourd’hui de ne pas avoir était un gros méchant loup au sens figuré pour ne pas qu’ils l’approchent encore… Maintenant elle doutait qu’ils la croient capable de ça… Et pourtant, elle en était capable.

Elle le regarda appeler le serveur sans un mot. Elle avait presque envie de crier au serveur à la place de Niito, mais comme celui-ci parvint tout de même à le faire venir à leur table, elle se calma. Il n’était pas question de passer ses nerfs sur n’importe quelle action du jeune homme. Elle le trouvait pathétique à appeler ainsi cet aveugle sourd et muet de serveur, elle trouvait qu’il n’avait pas assez de… Cou…rage. Oui, de courage. Il n’avait donc pas le courage de le faire venir comme n’importe qui. Il se devait de l’appeler plusieurs fois, et elle crut même qu’il allait devoir faire de grands gestes en pleurant. Au lieu de ça, il éclata de rire dès que le serveur arriva, ce qui eut le don de décontenancer et Akane et le serveur. Celui-ci observa Akane d’un œil surpris, et elle lui rendit en haussant les épaules. Elle ne pouvait pas expliquer l’hilarité de son compagnon, elle ne venait pas de lui raconter de blagues ou quelque chose comme cela. Il n’y avait rien, théoriquement, qui puisse le faire rire. Donc, elle n’avait pas d’explication. Et même si elle en aurait eu une, elle ne l’aurait pas donné au serveur. Ce n’était pas intéressant. Toujours est-il qu’elle ne chercha pas de réponse à cette question et qu’elle laissa filer le rire du jeune homme. Elle ne comprendrait pas, et puis tant pis.

Il commanda un dessert de fille, le genre de truc qui ne la surpris pas du tout, parce qu’elle trouvait que c’était un dessert mièvre et pour les petites filles naïves. Et Niito était bien de ce genre là, genre petites filles naïves. Elle pensait donc que cela lui convenait parfaitement et elle laissa filer. Elle demanda quand à elle une tarte au citron, parce qu’elle avait vraiment envie d’un truc acide dans sa bouche, histoire de faire passer ses envies de meurtres. Et puis, elle aimait bien les fruits acides comme le citron. A part sa couleur, elle aimait bien. Tout ce qui était jaune, sauf les canards, la rendait malade. Rien que de voir son aversion pour Hyuga… Ou peut être était-ce depuis qu’elle connaissait Hyuga qu’elle supportait de moins en
moins le jaune ? Elle n’en savait rien, et elle n’avait pas envie de le savoir.

« Les gens sont des idiots. »

La jeune fille fit une moue boudeuse, et croisa ses bras sur la poitrine. Elle avait ce reflexe involontaire de les croiser ainsi, et non en dessous, ce qui ne faisait pas ressortir sa poitrine. Elle avait pris le plis pour que jamais on ne puisse savoir qui elle était réellement. Maintenant, c’était devenu un réflexe, une habitude qu’elle ne pouvait se défaire. Et dont elle n’avait aucune envie de se défaire pour le moment.

Elle faillit en rester là, mais elle secoua sa tête doucement, avant de pointer son doigt vers Niito. Elle replaça assez vite sa main contre son propre corps, mais elle tenait à ce qu’il comprenne que c’était de lui qu’elle parlait. Elle trouvait cela un peu théâtral, mais apparemment, il ne comprenait les choses que comme cela.

« Et t’es encore plus idiot qu’eux. Vivre pour les autres et non pour soi, c’est juste idiot. C’est même plus une vie. Même plus ta vie. Je me demande s’il t’arrives vraiment de te dire que t’es heureux. Enfin je m’en fous.»

Elle en resta là parce qu’elle n’était ni sa mère ni son amie. Elle ne lui devait rien, et surtout pas un cours sur le fait de vivre sa propre vie. Surtout qu’elle-même n’était pas vraiment un exemple à suivre. Elle fuyait les autres comme la peste, ne s’autorisait jamais à faire confiance aux autres, se forçait à ne pas être agréable. C’est vrai qu’elle n’était pas un ange de nature. Mais elle forçait son caractère, elle ne respirait pas. Elle n’acceptait pas qui elle était. Elle n’acceptait pas son pouvoir, sa bête, ses bêtes même. Elle ne voulait pas de son sexe biologique, sans pour autant chercher à en changer vraiment. Elle avait juste un sexe social différent. Elle n’aimait pas s’attachait aux autres, mais quelque part au fond d’elle, elle avait envie de se poser contre une épaule, de tout raconter, tout balancer, de pleurer jusqu’à ne plus avoir d’eau dans son corps, de faire enfin confiance à quelqu’un, d’être elle-même et de ne pas être tout le temps effrayait de ce qu’elle était. Mais elle n’était pas prête à se l’avouer. Et elle faisait tellement d’effort pour ne pas paraître faible, pour ne pas mettre les autres en danger de son pouvoir, tellement d’effort pour qu’on ne la regarde plus comme un monstre, pour qu’elle ne soit qu’un demi monstre, et pas un monstre entier.

« C’que tu fais, c’pas mon problème. Sujet clos. »

Elle n’avait plus envie de discuter. Elle n’avait plus envie de faire d’effort, de formuler des phrases, des réponses et des questions. Elle avait décidé de ne plus parler à Niito, et ce jusqu’à ce qu’elle finisse son dessert, qui n’était pas encore arrivé. Qu’il aille aux enfers s’il voulait discuter, elle avait fermé ses sens au jeune homme.
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Niito Smith
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MessageSujet: Re: « Un bon dîner réconcilie tout le monde. » de Samuel Pepys [Niito, petit oiseau.]   Ven 9 Nov - 14:23

Spoiler:
 

Y’a un truc qui cloche là. Ouais, ils ont complètement inversé les rôles. De toute façon, c’est bien connu ; Le blondinet est un peu trop féminin. Et Akane, pour sa part est typiquement masculin. C’est facile à voir, lui rougit pour un rien. Elle reste froide. Lui tente d’installer une conversation. Elle évite toutes discutions. Lui est poussé par la curiosité. Et elle par l’envie de s’en aller. En fait, c’est une rencontre de deux opposés. On pouvait même parler sur le plan physique. Elle avait les cheveux courts. Et lui deux boucles d’oreilles. Elle avait des habitudes de jeune homme. Et lui des manières de fille à son papa. Bordel, vous ne suivez pas le script. C’est un mauvais scénario.

Niito rêve de devenir une princesse.
Akane rêve de ne plus être un monstre.

Les gens sont des idiots.

Il a juste faillit s’étouffer avec une fraise en entendant ça. Et il n’avait rien pour riposter contre cette phrase destructive histoire de dire Hum, si tu le dis. Puis, Akane lève son doigt. Niito se voit indiqué par le bout de son index. Alors, côté corps, il ne bouge plus d’un poil. Mais, intérieurement, les battements de son cœur s’affolent, une boule dans son ventre. Il comprenait qu’il venait de se faire insulter. Malgré ça, un sourire revint faire surface.

Et t’es encore plus idiot qu’eux. Vivre pour les autres et non pour soi, c’est juste idiot. C’est même plus une vie. Même plus ta vie. Je me demande s’il t’arrives vraiment de te dire que t’es heureux. Enfin je m’en fous.. C’que tu fais, c’pas mon problème. Sujet clos.

Ses beaux yeux écarquillés, sa face blonde enflammée par la vue d’Akane. Niito avait réussit à garder son sourire qui éclarait sa petite bouche et luisait dans ses yeux. Il l’écoutait, refusant encore de la tête avec son sourire provocant de blonde grasse. Le blondinet ne voulait pas le moins du monde qu’Akane ai une mauvaise image de lui. Oui, Niito n’a pas de courage. Ou alors très peu, très très peu. Et ce peu de courage reprit le contrôle.

C’est faux, voyons. Il y’a pas longtemps, j’ai déçu tout le monde quand j’ai montré ma vraie nature. J’essaie juste de ne plus recommencer.

Il continuait à balancer ses phrases ne sachant faire que ça. La gorge renversée. Tout ce qu’elle avait dit l’avait noyé et étourdi, il tenta malgré tout de se calmer, se mettant à l’aise, comme si l’on était au restaurant. On y était. La bouche sèche. Le petit blond a l’air maladif tente de se reprendre en main. Il mangeait alors une sucrerie avec une rage d’appétit que rien n’apaisait. Les tasses et les assiettes de petits gâteaux circulaient familièrement. Les paroles se faisaient plus lentes. Il pensait se faire arracher les yeux par Akane. Il se trouvait atrocement méchant pour l’avoir contredit. Il savait qu’il pouvait s’en prendre plein la gueule, mais il ne pouvait rien faire contre lui-même. Peut-être dévoilait-il un fond masochiste. Il remarqua, pendant qu’il se bourrait de son gâteau, que son sa discussion était morte. Il but un verre d’eau d’un trait pour calmer toutes les palpitations qui s’étaient enclenché dans sa gorge.


JE VOUS AIME ♥️

sois gentil, pas méchant.
c'est pas gentil d'être méchant.
Merci Kido, Cloud, Kain, Jake, Haku, Ruru, Emapute, Chiha, Eden, Sora, Zayn et Anh pour tous ces magnifiques vavas ;w;
merci à EMAPUTE ema pour le vava actuel.

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Akane Hirogami
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MessageSujet: Re: « Un bon dîner réconcilie tout le monde. » de Samuel Pepys [Niito, petit oiseau.]   Ven 7 Déc - 16:33

C’est exact, même le plan physique les distinguait. Akane abordait ses piercings fièrement, et on pouvait presque voir les cicatrices sur ses bras, ses poignets, son cou. Elle n’en avait pas tant que ça, mais certaines étaient impressionnantes, et elle en avait collecté en se comportant comme un garçon de rue. Bagarre, escalade, elle était la meilleure. Enfin, dans sa folle jeunesse. Aujourd’hui, elle ne pensait plus guère à montrer sa dextérité, sa force aux combats ou son aisance en sport. Elle n’avait plus envie de s’échauffer. Bien sûr, si on la cherchait, elle montrait bien vite les crocs. Mais elle savait que si cela arrivait, elle risquait littéralement de les sortir, et elle n’en avait aucune envie. Rien ne lui faisait plus horreur que de se transformer.

Il souriait encore. Il souriait encore malgré tout ce qu’elle avait pu lui dire. Un bel idiot que voilà. Un naïf au grand cœur qui allait être blessée toute sa vie. On allait toujours lui marcher sur les pieds, chacun allait égoïstement se servir de lui. Et même ses amis, sans s’en rendre compte, l’utiliseront. Sa minable existence lui donna presque un pincement au cœur. Mais Akane n’avait pas envie de ressentir de la compassion. Elle n’avait pas envie de ressentir de la pitié. Niito choisissait sa vie, après tout. Personne ne l’obligeait à être ce qu’il était. Alors, elle prit juste un air grognon, choisissant de prendre de la distance pour ne pas se retrouver embourbé dans cette relation. Elle était sûre que si elle était restée celle qu’elle était avant tout le désastre de son pouvoir, elle aurait eu l’irrépressible envie de lui venir en aide. Mais elle n’était plus la jeune enfant d’antan.
Elle avait tourné le dos aux bons sentiments et à la bêtise qu’était la solidarité.

« Personne ne devrait être déçu de ce que tu es vraiment. Tu es toi, tu es ce que tu es. Personne n’a le droit de changer ça. S’ils ne sont pas contents, qu’ils aillent se faire foutre, merde. »


Pas qu’Akane prenne la défense de Niito. Mais elle n’était simplement pas d’accord avec sa vision des choses. On ne devrait pas pouvoir décevoir ses proches en étant nous même. On ne devrait pas se faire détester de ceux qui nous aiment et de ceux que l’on aime. Elle en était intimement convaincue. Pour les autres. Etrangement, elle n’appliquait pas cette logique pour sa propre vie. Selon elle, elle allait toujours être détesté, parce qu’elle était un monstre. Ses proches n’existaient plus, et l’être le plus important de son existence, son frère, la détestait à jamais. Elle ne pensait pas qu’on puisse l’accepter comme elle était. Elle ne pensait pas quelqu’un puisse un jour l’aimait comme elle était. Et que s’il y avait la possibilité qu’elle ne soit pas détestée, et qu’elle ne blesse jamais cette personne, elle s’était persuadé qu’un être aimant les monstres ne pouvait être qu’un monstre lui aussi. Son mal n’avait donc aucune solution.

« Tu choisis mal tes proches. »


Qu’elle disait. Elle qui les choisissait si mal aussi, rejetant toutes les amitiés offertes, et s’emparant des fausses joies, se ruant vers les relations haineuses. Elle qui prodiguait les conseils qu’elle n’appliquait pas. Bien sûr, elle pouvait, en apparence, faire croire qu’elle était maîtresse de tout. Qu’elle n’avait vraiment aucune envie d’avoir des proches. Qu’elle détestait le genre humain, qu’elle n’acceptait personne. Qu’elle était véritablement une personne froide et distante. Mais, c’était faux. Un vrai mensonge. Au fond, au fond, chose qu’elle n’acceptait pas, elle avait envie que quelqu’un la prenne dans ses bras. Qu’on lui offre un sourire. Qu’un regard soit partagé. Elle avait envie qu’on lui dise qu’elle n’était pas un monstre. Qu’elle était belle comme elle était. Qu’elle ne devait pas changer. QuAkane était une bonne fille. Mais elle ne l’acceptait pas. Elle ne voulait pas. Trop de douleur, trop de peur. Trop de risque. Elle rejetait ses propres désirs. Si profondément qu’elle pensait ne plus les avoir. Et si, et si quelqu’un, par hasard, réveillait en elle une part de ce qu’elle avait été, elle fuyait, refoulant aussi loin qu’elle le pouvait ce qui était le plus naturelle.

Alors, avait-elle le droit de faire la leçon à Niito ?


Ava by Ema<3 Un grand merci à Niito, Ema
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