AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Histoire éternelle ~ [PV ; Kain Okada]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Azil Azuro
avatar
garden

Féminin Age : 22
Messages : 704
Inscription le : 30/12/2011


Carte d'étudiant
Scolarité/Age: 2ème • 17 ans
Pouvoir(s):
Club: Théâtre

MessageSujet: Histoire éternelle ~ [PV ; Kain Okada]   Dim 8 Jan - 17:35

Il était une fois un vieux et une vieille qui vivaient dans une forêt.
Un jour, le vieux dit à la vieille : « Je voudrais bien une galette pour souper. » …

Azil tapote nerveusement la table du bout des doigts. Autour, la salle se remplit petit à petit. Des gens souriants, d’autres qui râlent en se disant qu’ils n’auraient jamais dû dire oui. Et le brouhaha débarque, lui aussi. Des dizaines de conversations mélangées comme dans un mixeur. Oui, vraiment, elle déteste ça. Trop de bruit. Elle croise les jambes sous la table et observe ses voisins. Shigeru n’est pas dans le coin. Personne avec qui échanger des regards agacés. Car oui, cette situation l’agace. Ce mélange de bruits l’agace. Cette fête l’agace. Et son partenaire n’est pas encore là, ce qui commence à l’agacer. Peut-être a-t-il tout simplement décidé de ne pas venir. Peut-être a-t-il eu plus de cran qu’elle. Peut-être n’a-t-il pas peur de ce directeur loufoque. Elle soupire, coude posé sur la table et joue négligemment écrasée par sa paume. Pour une fois, elle en oublie presque d’être féminine. Elle s’en fout, certainement trop occupée à maudire le directeur. Ce directeur assis dans son fauteuil au large dossier de cuir. Comme dans les films qu’elle osait regarder quand son père n’était pas là. Les films avec le gros méchant qui rigole, un gros chat sur les genoux.

Elle se souvenait clairement de la veille. Ken Matsumoto, directeur adulé et craint d’Aomori, lui avait tout expliqué. Et elle, pauvre petite brebis, elle avait dit oui. Par gratitude pour l’avoir acceptée au pensionnat même si elle ne possédait pas grand-chose. Des babioles pour bricoler, quelques vêtements ainsi que la carte de banque volée à son paternel et l’argent gagné par l’aurification. Elle l’avait vidé, complètement mis à sec. Et elle ne voulait plus y penser.

Apporte un cadeau. Mademoiselle Midas.

Elle déteste qu’on la surnomme comme ça. Elle ne ressemble en rien à ce roi condamné par un pouvoir devenu atroce. Pourtant, elle avait acquiescé comme une brave et avait quitté le bureau. Sans rancune. Même s’il l’avait assommée pour la kidnapper. N’aurait-il pas été plus ingénieux de sa part de la convoquer ? Mais les méandres du cerveau de Ken Matsumoto sont insondables. Ou du moins, Azil n’avait jamais essayé. Encore fallait-il avoir ce don. Elle observe le cadeau devant elle, soigneusement emballé dans une chute de tissu rouge. Elle ne sait même plus ce qu’elle a fait avec ce tissu. Une nuit entière qu’elle avait bossé sur ce cadeau. Et elle avait squatté la cuisine au matin pour la finition.

Elle ose un regard vers ses mains. Gants en latex. Le truc à cent pour cent non féminin. Elle peste, remarquant que le vernis grenadine de son pouce commence à s’écailler sur le côté. Elle repousse des mèches rouges qui troublent sa vue. Elle essaie d’écouter quelque chose, pour ne pas sentir que sa tête explose. Pourtant, elle ne parvient pas à écouter ce que se dit le couple d’à côté. Un nouveau soupir. Décidément. Devant elle, la chaise est vide. La personne avait intérêt à se dépêcher. Sinon, elle aussi, elle mettrait les voiles. Les serveurs se baladent autour des tables dans une valse infernale. Elle n'arrive plus à les suivre, ces pingouins. Ils l'avaient menée à sa table, avaient tiré sa chaise pour qu'elle puisse s'asseoir. Que les bonnes manières.

Elle entortille distraitement une mèche rouge autour de son doigt. Et elle guette, les yeux rivés vers l’entrée de la salle. Table numéro douze. Espérons qu’il arrive. De sa main libre, elle retourne le cadeau mystère entre ses doigts protégés par le latex. Et soudain, une ombre devant elle. Quelqu’un gâche le peu de lumières devant elle. Elle résiste à la tentation de lever la tête pour regarder. Elle abandonne et lève les yeux vers le garçon.

« Salut. »

Même pas d’enjouement. Elle cessera de tirer la gueule quand elle voudra. Elle arrête de lutter bien vite et laisse un sourire naître sur ses lèvres. Okada Kain. Qui, dans la gente féminine, ne connaît pas Kain Okada, Apollon par excellence ? Personne. Elles le connaissent toutes. Ou presque. De toute manière, elles ne tarderont pas à le connaître. Surtout si elles étaient jolies.

Azil lâche sa mèche de cheveux et croise ses mains sur la nappe blanche, sourire aux lèvres.

« Je suis gentille, je te pardonne. »

Son retard, évidemment. Peut-être en avait-elle fait des masses. Il n’avait que quelques minutes d’absence.




Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Kain Okada
avatar
pintade

Féminin Age : 30
Messages : 1712
Inscription le : 16/01/2011
Localisation : With Donxdonx


Carte d'étudiant
Scolarité/Age: 17 Ans
Pouvoir(s):
Club:

MessageSujet: Re: Histoire éternelle ~ [PV ; Kain Okada]   Mer 22 Fév - 0:35


Il était en retard, toujours et encore. Le blondinet se regarda une dernière fois dans le miroir de sa chambre alors que Hyuga venait de claquer la porte. Il n'aimait pas être fringué ainsi. Ce genre de costume de pingouin, chemise, cravate, pantalon à la limite du supportable, chaussures vernies, et chaussettes dépareillées. Bah personne n'est parfait. Il n'avait pas de chaussettes noire alors bon, il aurait une chaussette jaune et l'autre parme, zut. Il desserra un poil sa cravate qui commençait déjà à l'étrangler à moitié et tenta de styliser un minimum sa coiffure pour ressembler à un être humain. Ses cheveux blonds en bataille désordonnés lui donnèrent du fil à retordre mais il réussit tout de même à arriver à un résultat convenable. Une couette haute, ses mèches rebellent plaquées en arrière avec un peu de gel. *J'ai quand même bien l'air con* se dit-il en montant ses yeux au plafond d'un air désespéré. Puisque c'était peine perdue et qu'il avait déjà 5 minutes de retard, au moins, il fallait se manier un peu le popotin.

Il avait arrêté de se cacher la face depuis un moment. Il ne serait pas de paire avec Hikari sur ce coup là, et la façon dont agissait le directeur en essayant de "faire des couples" ne l'enchantait guère non plus. Il fallait se rendre à l'évidence, pourquoi on les mettrait ensemble, puisqu'ils sont de la même famille ? C'était tellement débile comme logique. Kain soupira et fixa les objets qu'il tenait entre ses mains. D'une part, un magnifique bouquet de roses, brillantes, dans la fleur de l'âge -quel jeu de mot- et de l'autre, un petit paquet enrobé d'un papier rouge étincelant, gardant dans ses entrailles un précieux -très précieux- présent pour sa sœur. Le petit paquet se dirigea dans la poche du smoking du jeune homme, un peu étroite. Tellement que cela formait une bosse plutôt moche à voir au final.
Tant pis, ça resterait comme ça, il fallait qu'il se dépêche d'aller dans la Grande Salle.

Kain attendit quelques instants dans le hall. Non pas par choix mais obligé d'attendre les instructions -pour les retardataires- du Directeur qui arrivait en courant, sortant probablement de la salle. En fait Kain venait à peine de débarquer, donc, il avait rien vu.

« Au fait mes chers enfants, les serveurs sont français. Amusez vous bien ~ » dit-il en ricanant, un clin d’œil apparaissant un instant à l'attention des élèves.

Kain observa les fleurs qu'il avait acheté. Un bouquet magnifique, qui lui avait coûté une jolie fortune, au passage. Un gloussement parvint à ses oreilles et il se dirigea vers sa source en tournant la tête. Deux jeunes filles, deux brunes, chuchotaient un peu fort à côté de lui. Sans doute étaient-elles impatientes de savoir qui les attendait à l'autre bout de leur table. Elles semblaient dans la lune, fantasmant une soirée sur un beau ténébreux au regard envoûtant en face d'elles. Il se mordit la lèvre, espérant qu'il tomberait pas sur des "trucs" pareils, même si c'était des filles plutôt mignonnes mais osef. Son regard croisa celui d'une des deux demoiselles et il fit un faible sourire gêné et décida d'entrer dans la salle.

Le blondinet fut tout d'abord ébloui par la forte lumière qui lui arrivait direct dans la poire puis il baissa la tête pour tenter de voir des gens qu'il connaissait. Un petit peace pour Hyuga qui semblait déjà très occupé et un pouce pour Ema qui était divine. Réajustant sa cravate, il déglutit et finit par chercher son nom sur les tables encore occupées par une seule personne. Il reconnut Teruko-sensei -cette fois ci en homme- non loin de la, accompagné par, une belle blonde aux formes légères mais cependant envoutantes qui lui tournait le dos. Il se figea presque immédiatement sur place, le sang ne parvenant plus à monter jusqu'au cerveau.

Il se mordit la lèvre. Comment voulait-elle garder un secret pareil si elle se dévoilait les épaules ainsi au grand jour. Il n'avait envie que d'une chose en ce moment même: la kidnapper, l'emporter, et la garder pour lui. Sa longue robe immaculée glissant avec élégance sur ses fines hanches, les fronces transparentes volant en suivant ses mouvements gracieux et souvent maladroits -oui, il aime ça ♥-
Il ne s'était même pas rendit compte que certains couples commençaient à regarder ce grand nigaud aux cheveux dorés, planté comme un piquet en plein milieu du passage, un immense bouquet flamboyant entre ses doigts fébriles.

Il ferma les yeux un instant & toussota discrètement jusqu'à ce qu'une voix féminine et agréable parvienne à ses oreilles. Il détourna son regard -avec regret- vers l'origine de cette voix et découvrit une jeune femme assise à une table à trois pas de lui.
Une jeune femme ravissante aux cheveux très....colorés.

Il ne l'avait jamais vue et aperçut en un éclair ses nom & prénom écrits en lettres rondes et fines sur la table. Il ne la connaissait ni d’Ève ni d’Adam mais au moins elle était jolie, sauf peut-être pour une chose; les gants de chirurgiens enveloppant ses mains. *Ne surtout pas poser de question* se répéta-t-il en boucle pendant quelques secondes.

« Je suis gentille, je te pardonne. » dit-elle, un sourire radieux sur ses lèvres pulpeuses.

« Désolé pour le retard » répondit-il avec un léger sourire gêné en s'asseyant. Un coup d’œil rapide vers l'étiquette de la demoiselle avant de prendre la parole. « Azil, enchanté. Kain à ton service » Il imita le serveur typique en s'inclinant devant elle.

Un silence s'installa et il regarda discrètement sa sœur non loin de la. Elle semblait absorbée par une discussion avec leur sensei. Bof ils parlaient sans doute de choses et d'autres. Quelques secondes plus tard il détourna son regard vers Azil qui jouait avec ses longs cheveux.

« Belle soirée n'est-ce pas ? » Un petit silence a nouveau. « Désolé, voilà pour toi, la couleur est parfaite »

En effet, les roses et les cheveux de l'étudiante faisaient un match parfait. Voilà qui lui ferait sans doute plaisir, ou du moins il l’espérait, vu le prix des roses.

« Je ne suis pas bon gentleman, excuse moi »

Le blondinet leva la main pour faire signe au serveur le plus proche. Un grand brun approcha très vite de leur table pour s'occuper d'eux.

« Bonsoir. Madame, Monsieur, que puis-je faire pour vous ? » Demanda le garçon, une commande électronique sous ses yeux. En tout cas, il avait un accent parfait et une intonation plutôt bonne. Le serveur leur donna deux menus et s'inclina en attendant sagement. Rien n'était écrit en japonais, c'était vraiment une aubaine...Monsieur Okada se fia donc en son instinct et pointa du doigt une image représentant une sorte de bouillie accompagnée d'un bout de viande -au premier abord- Le serveur, d'un calme olympien acquiesça en prenant le menu des mains de Kain et se pencha vers la demoiselle en quête d'une réponse de sa part. Le jumeau extirpa de sa poche le petit paquet et le posa à côté de son assiette. Le contenu attendrait de pouvoir sortir jusqu'à la fin de soirée, se dit il en observant l'objet en question.



Histoire annexe: Kain porte une cravate un peu spéciale ce soir là. C'est la cravate offerte par Hikari pour son 17ème anniversaire. Bien qu'elle soit noire et sobre, au dos y'a un pingouin qui sourit et qui chante quand on lui appuie dessus. Histoire totalement inventée avec l'autorisation d'Hika, merchi ♥ (Question personnelle: un tel gadget existe, où je ne vis que pour utiliser mon imagination débordante ? /sors/ )

Je me rattrape comme je peux, avec un texte long et chiant 8D




D&P by me • avatar by me (c)

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://pensionnat-aomori.forumactif.com
Azil Azuro
avatar
garden

Féminin Age : 22
Messages : 704
Inscription le : 30/12/2011


Carte d'étudiant
Scolarité/Age: 2ème • 17 ans
Pouvoir(s):
Club: Théâtre

MessageSujet: Re: Histoire éternelle ~ [PV ; Kain Okada]   Jeu 23 Fév - 11:45

Comme ils étaient très pauvres, la vieille prit le balai et monta dans le grenier afin d'en balayer le plancher. Là, elle trouva quelques grains de blés. avec les grains de blés, elle fit de la farine. Et avec la farine, elle fit une galette.
Roule-Galette

« Désolée pour le retard. »

Il a au moins la décence de s’excuser. Azil ne fait aucun commentaire, se contentant d’un sourire amical. L’injurier n’aurait servir à rien. Piquer une crise non plus, à part à faire du bruit. Et le bruit, c’est mal. Elle l’observe s’asseoir, sans rien dire. Qu’a-t-elle à dire, après tout ? Absolument rien. Faire un discours, long et ennuyeux monologue, sur le retard ne l’intéresse pas.

« Azil, enchanté. Kain à ton service. »
« Enchantée. »

Vu de loin, la situation doit être… Froide. Ne l’est-elle pas ? Azil n’est certainement pas le genre de personne à préparer sa conversation sur de petites fiches cartonnées. Elle n’a pas de discours à tenir. Elle pourrait l’assommer en lui parlant de pâte fimo, en lui racontant un – voir plusieurs – conte de fées, parler du soleil ou de la pluie, se plaindre du bruit. Azil en est capable. Mais la première impression est toujours la meilleure. Et puis, elle n’est pas faite pour assommer les gens. Elle attrape une mèche rouge et l’entortille distraitement du bout des doigts. Elle voit enfin Shigeru, assis à une table, plus loin, en compagnie de personnes qu’elle n’a jamais vues. Une jeune fille aux cheveux blonds, en bataille et un gars à la peau bronzée. Bizarrement, ce dernier lui rappelle quelque chose. Elle est presque sûre de l’avoir déjà vu. Quelque part. Oui mais…

« Belle soirée, n’est-ce pas ? »

Azil hoche la tête positivement, ose timidement un nouveau sourire, se rend parfaitement compte qu’elle a l’air stupide à tripoter ses cheveux de la sorte et repousse la mèche qu’elle tient en main. Des cheveux restent accrocher à son gant. Elle grogne. Modèle de féminité moderne. Le grognement.

Les fleurs rouges entrent en collision avec son regard. Elle masque un mouvement de recul. Il lu annonce que les roses sont pour elle et que la couleur est parfaite. Certainement une allusion à ses cheveux. Elle en est fière de sa couleur. Au moins, elle est méconnaissable tout en restant elle-même. Car le rouge a, hasardeuse destinée, toujours fait partie de sa vie. De sa naissance à… A sa mort, il y aura aussi du rouge. Des roses, comme celles que Kain vient de lui offrir. Elle lui sourit, tend les mains pour prendre le bouquet. Elle l’observe, détaille la couleur. Il a raison. Elle est parfaite. Si elle se souvient bien, c’est la première fois qu’on garçon lui offre des fleurs. C’est bizarre. Elle murmure un remerciement, obnubilée par les fleurs qu’elle tient entre ses mains. Elle sent un sourire lui chatouiller les lèvres, elle le laisse éclore. A regret, elle dépose les roses sur le sol, à côté de sa chaise. Une pensée l’assaille. Shigeru sera certainement jaloux. Peut-être lui en donnera-t-elle une. Pour dire qu’il ait un peu de Kain dans sa chambre. Une pensée plus égoïste l’étouffe. Non, c’est son bouquet. Elle aviserait par la suite. Elle secoue la tête. Azil regrette encore le contact du bouquet dans ses paumes. Elle l’aurait encore plus aimé s’il n’y avait pas eu de gants. Elle se reprend en main et ramasse le paquet rouge, sur la table. Elle le lui tend, remettant une mèche derrière son oreille.

« Ce n’est pas aussi bien qu’un bouquet de roses et ce n’est certainement pas plus joli que ce qu’ils vendent en magasin. Mais c’est pour toi. »

Azil a fait appel à tout son savoir-faire sur ce coup. Il faut clairement avouer que la pâte fimo, c’est son domaine. Là où elle excelle après les cours de langues. Elle le regarde déballer le petit strap en forme d’oursin à la douce couleur dorée. Pour une fois, ce n’est pas son or qui macule le petit objet. C’est juste la couleur employée. Elle ose un nouveau sourire. Elle espère que ça lui plait. Elle ne prend même pas la peine de préciser que c’est elle qui l’a fait et qu’elle n’a pas dormi avant trois heures quarante-cinq du matin pour le finir complètement et obtenir une forme correcte. Elle n’est pas orgueilleuse au point de lui balancer ses efforts en pleine face. Et puis, elle n’a aucun mérite. Elle a opté pour la faciliter en faisant un oursin. Elle qui était partie pour faire une chimère, au départ… il a de la marge.

« Je ne suis pas bon gentleman, excuse-moi. »

Elle passe une nouvelle fois sa main dans ses cheveux. Combien de fois a-t-il dit pardon depuis le début ? Trois fois ?

« Cesse donc de t’excuser. On a quoi ? Dix-sept ans ? Les gentlemen, à dix-sept ans, ils étaient tout aussi maladroits que nous. »

Il lui rappelle Niito et sa manie de toujours vouloir demander pardon. Faisait-elle si peur que ça ? Durant quinze ans, les gens ne s’étaient auprès d’elle et maintenant, il pleuvait sur elle des excuses comme vache qui pisse. Est-ce qu’un simple changement de physique peut provoquer ce genre de réaction chez les gens ? Ca ne l’étonnerait pas. Elle est persuadée que le metteur de râteau de son adolescence aurait le même comportement s’il la voyait maintenant. Elle observe ses mains alors que Kain appelle le serveur. Azil l’écoute parler. Madame. Ce mot la bloque. Connard. Vraiment, elle aime le français autant que l’espagnol. Ces deux langues l’enivrent et vont jusqu’à la rendre folle. Elle prend le menu. Un mot, là. Lapin. Quel horreur ! Manger du lapin ! Un autre, plus bas. Canard. Pauvre bête. Elle cherche autre chose, un mot qu’elle a longuement étudié durant ses heures à la bibliothèque. Salade. Elle ne saisit pas le sens des mots à côté. Peut-être pourrait-elle emprunter – ou voler, si l’on lui dit non – un menu pour l’examiner. L’étudier. Le disséquer. Elle tire au sort. Son doigt se pose sur la troisième proposition. Elle se moque de savoir la composition d plat. Salade, c’est tout ce qui l’intéresse.

En pleine crise végétarienne, Azil arrive encore à remarquer le paquet que Kain vient de faire apparaître sur la table. Une petite boîte, rouge – encore du rouge ! Ses yeux bleus volent de la boîte au garçon. Elle attend une explication. Elle ne comprend pas la destination de cette boîte. Pour elle ? Pour une autre ? Sa copine, peut-être. Ca non plus, ça ne l’étonnerait pas. Les gars comme lui ont toujours une copine. D’un battement de cils, elle chasse cette idée. Il est à Shigeru. Pas à elle.

Azil observe ses mains. Ses gants. Elle pense à Kain. Ca doit être bizarre pour lui de voir une fille avec des gants. En latex. Même pas d’esthétisme. Elle décide d’en retirer un. Si l premier fut facile à ôter, il n’en est pas de même pour le second. Elle hésite, se dit qu’elle va le regretter. Peut-être que Kain est comme Hyuga : prêt à lui sauter dessus pour un peu d’or. Il fait très mendiant, parfois, Hyuga. Le deuxième rejoint le premier, sous sa chaise. Près des roses. Elle entrevoit le regard de son compagnon et en déduit rapidement qu’il se pose des questions. Elle pose ses mains sur la nappe, en prenant garde à ne pas toucher d’objets avec ses doigts.

« C’est à cause de mon pouvoir. Ces horribles gants sont ma dernière protection. Même s’il y a des abrutis qui s’éclatent à me les voler. »

Non. Le regard azur d’Azil ne dévie absolument pas du tout vers Hyuga, là-bas, plus loin. Avec Ashley. Azil grogne.





Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Kain Okada
avatar
pintade

Féminin Age : 30
Messages : 1712
Inscription le : 16/01/2011
Localisation : With Donxdonx


Carte d'étudiant
Scolarité/Age: 17 Ans
Pouvoir(s):
Club:

MessageSujet: Re: Histoire éternelle ~ [PV ; Kain Okada]   Jeu 23 Fév - 21:20



« Enchantée. » lui avait-elle dit sur un ton calme.

Il osa un sourire, lui qui d'ordinaire draguait tout ce qu'il lui passait sur la dent, Azil n'était pas...comme les autres. Elle avait quelque chose de spécial, de froid et de chaud à la fois (en fait c'est une clim réversible)
C'était intrigant de la voir ainsi, son regard azuré figé sur le bouquet, comme il elle allait lui arracher des mains pour le manger sauvagement. C'était drôle au final même si l'ambiance était un peu tendue, du fait qu'ils ne s'étaient jamais rencontrés.

Le bouquet de rose ayant fait son effet, Kain reçu à son tour un cadeau. Un petit paquet rouge navigua sous son nez et il le prit délicatement des mains gantées de la jeune femme. Un sourire se dessina sur ses lèvres et il déchira le papier cadeau rapidement.

« Ce n’est pas aussi bien qu’un bouquet de roses et ce n’est certainement pas plus joli que ce qu’ils vendent en magasin. Mais c’est pour toi. »

Elle était attentionnée. Mais c'était quoi au fait ?
Il sortit délicatement le strap en forme d'oursin et l'observa de plus prêt. C'était elle qui avait fait ça ? Il était épaté que l'on puisse faire un truc pareil avec ses dix doigts -lui étant juste capable de tenir des baguettes et grattouiller vaguement une basse- Sa couleur était chouette et s'accorderait bien avec celle de son portable qu'il sortit immédiatement. L'oursin, nommé donc "Azil" serait accompagnée de: Hyuga (une grosse banane) & Hika' (un petit poulpe violet lumineux).
Un sourire illumina son visage et il montra le résultat à sa partenaire de table.

« Merci beaucoup, c'est adorable »

Lui qui n'arrivait pas trop à d'écrire ses émotions d'ordinaire, là il s'était un peu lâché. Le blond tenta un regard vers sa sœur mais il ne réussit pas à voir quel cadeau elle avait reçue -ou quel cadeau elle avait offert-
Il grogna intérieurement. Jaloux, oui c'était le mot. Jaloux de tout ce qui s'approchait de près ou de loin d'elle. Et surtout récemment, avec ce Raimu de zlejbhèhd. Hikari était la seule raison qui le retenait de lui foutre un poing en pleine gueule, ou bien de se servir de son pouvoir sur lui. Il en avait envie, de le faire souffrir, de le torturer. Rien que de l'imaginer en train de se tordre de douleur sur le sol était un orgasme en puissance. Kain était mauvais quand on touchait à sa sœur, au moins c'était dit.
Il revint à la discussion, ses yeux encore dans le vide. Il ne fallait pas qu'il pense à ça, sinon la soirée serait désastreuse et il gâcherait celle d'Azil par la même occasion. Elle qui l'avait attendue sur sa chaise innocemment, sans rien demander à personne.

*Pense à quelque chose d'agréable*
se dit-il en tentant de replonger dans une atmosphère plus plaisante. La première pensée qui lui vint à l'esprit fut l'histoire dans les douches. La où il s'étaient encore échangé ce baiser interdit.

« Mauvais choix »

Merde. Il avait pensé à voix haute et Azil se mit à le regarder, un air interrogateur sur son visage angélique. Son cerveau ne fit qu'un tour dans son crâne, ce qui engendra un début de migraine. Il fallait se rattraper, et vite. Il ne savait même plus de quoi ils parlaient. Tout d'abord, garder un calme digne de la garde royale de Londres pour ensuite trouver un truc de valable à dire.

« Ahah...je plaisante » lui dit-il avec un sourire crispé. « La salade c'est un bon choix »
Ouf. Rattrapé de justesse. Il s’essuya virtuellement une goûte sur son visage. Pourquoi il ne pouvait que se concentrer que cinq secondes, merde ?
Son regard bleuté s'attarda sur la demoiselle et suivit la direction de ses yeux. Ah, le cadeau pour Hikari. Elle devait sans doute croire que c'était pour elle. Il était idiot de l'avoir montré ainsi, elle risquait d'être déçue. Il tapota le précieux cadeau d'un air stressé, ses doigts l'empoignant avec délicatesse.

« Euh, c'est..c'est pour un ami...»

Penser la prochaine fois à rajouter un sourire, ça fait pas de mal et c'est gratuit. Son visage dégageait une expression de confusion mêlée à une crispation intense des zygomatiques. Vu de là, on aurait dit qu'il avait la chiasse, et bien en plus.
Un regard vers quelqu'un d'autre que sa jumelle, vers quelqu'un d'autre.... Toi le roux, le emo de la cantine, le dépressif. Tu es parfait pour le rôle.
Quelques secondes plus tard il replongeait dans les vagues azurées du regard de sa partenaire. Elle ne s'attarda guère sur le cadeau et changea de sujet, abordant le détail de ses gants.

« C’est à cause de mon pouvoir. Ces horribles gants sont ma dernière protection. Même s’il y a des abrutis qui s’éclatent à me les voler. »

Un petit grognement se fit entendre des entrailles de la demoiselle. Il se demanda si elle avait faim -depuis qu'elle attendait- bref notre blondinet n'était pas très bon observateur. Il ne savait pas quoi répondre à ça car il ne connaissait pas son pouvoir, alors quoi répondre ?
Transformait-elle les gens en cochon, en râpe à fromage ? Il évita à penser à ce genre de choses, sinon c'était le fou rire assuré. Il esquissa un sourire nerveux sur le bord de sa bouche en se mordant fortement cette dernière.

« Dans ce cas j'ai de la chance, personne n'ose m'embêter avec mon pouvoir. Je suis un peu direct mais, quel est ton pouvoir ? »

Un sourire ajouté à son visage déjà radieux. Il était heureux de pouvoir parler de ça. Après tout ils étaient tous anormaux ici, alors rien ne le choquerait outre mesure.




D&P by me • avatar by me (c)

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://pensionnat-aomori.forumactif.com
Azil Azuro
avatar
garden

Féminin Age : 22
Messages : 704
Inscription le : 30/12/2011


Carte d'étudiant
Scolarité/Age: 2ème • 17 ans
Pouvoir(s):
Club: Théâtre

MessageSujet: Re: Histoire éternelle ~ [PV ; Kain Okada]   Dim 26 Fév - 18:11

comme la galette était trop chaude pou que le vieux la mange, la vieille la mit à refroidir en la posant sur l'appui de fenêtre. Mais la galette ne resta pas sagement sur le rebord e dès que la vieille eut le dos tourné, elle sauta et roula vers la forêt.
Roule-Galette

Kain semble distant. Elle le sent et le voit se retourner sans arrêt vers les autres tables. Comme s’il cherche quelqu’un. Encore un peu et elle se vexe. Ce n’est pas la mer à boire que de parler avec elle. A vrai dire, elle ne lui demande même pas de rester. Il peut partir, emmener sa copine avec lui et la laisser en plan, stupide fille aux cheveux rouges avec des gants en latex sur les doigts. S’il part, elle aussi. Elle attraperait peut-être Shigeru, s’enfermerait avec lui dans un placard à balais quelconque afin de râler, pester, déverser toute sa rage. Et ensuite, pleurer. Même s’il ne l’a, en deux ans de parfaite symbiose, jamais vu pleurer. Pourtant, elle y a cru. Cru naïvement qu’il était capable d’oublier sa petite amie pour une soirée. Pour une heure ou deux en sa compagnie. Elle n’en demande pas plus.

Azil quitte la boîte rouge des yeux. Pour un ami. Elle n’est pas naïve. Ce n’est pas pour elle, c’est tout. Elle chasse ses pensées de sa tête. C’est Noël, la salle est magnifique, les gens sont contents. Bruyants, mais contents. Une chose l’a ravie, cependant. Kain a regardé Shigeru. Une poignée de secondes, trois fois rien. Mais ça lui a fait plaisir. Tout comme quand il lui a donné les roses, quand il a accroché son oursin à son téléphone et qu’il a dit que c’était adorable. Il avait manqué de la faire rire, aussi, en lui disant que la salade était un mauvais choix. Mais elle, au moins, elle sait ce qu’elle mange. Azil déporte ses yeux de la table d’Hyuga vers son partenaire. Voir Ashley, ça l’énerve. Elle ajuste envie de lui sauter dessus, d’enfermer sa gorge dans l’étau de ses mains et de serrer fort, jusqu’à ce qu’elle oublie tout ce qu’elle ait vu. Comment un simple effleurement peut-il révéler des choses ainsi ? Même son meilleur ami n’en savait pas autant. A vrai dire, il ne savait pas grand-chose. Des brides, pas plus. Elle repose ses yeux sur Kain. Lui, au moins, elle ne veut pas le tuer. Parce que lui, il n’a rien vu. Elle l’écoute parler de son pouvoir. Encore un pouvoir que les gens ne cherchent pas à approcher, à s’approprier, à exploiter. Car il y a des moments où ell se sen comme une mine. Exploitée, vidée, démolie, volée. Elle lui sourit.

« Tu connais l’Eldorado ? La cité d’or. Bah je suis un peu comme ça. »

C’est vrai que l’on peut dire que chez toi, l’or coule à flot, Azil ! Haha. Crétin.

« C’est l’aurification. Ca vient d’une langue morte européenne, le latin. »

T’es conne Azil. Il ne doit pas connaître. Il n’y a que toi pour aimer les langues de la sorte.

« Hum. Je transforme les objets en or. »

Ca, c’est dit. On passe à autre chose.

« Et le tien ? »

Elle repousse une nouvelle mèche rouge. Repousser des mèches, Azil, ça n’arrange pas es choses. Bièsse femme. Elle observe la salle. La grande et énorme salle. Tirée d’un film d’amour. Quelque chose attire son regard. Une fille, dans le fond. Avec une fourchette au poing. Azil lâche un petit rire discret, histoire que personne ne se retourne vers elle.

« Haha ! Regarde la fille, là-bas, à côté de la table qui vient de tomber. Elle vient de pointer sa fourchette dans la direction du Directeur.* »

Remarque, ce n’est pas si bête. Pour Azil, on peut tuer quelqu’un avec une fourchette. En la plantant bien fort dans un bon endroit. Elle aurait dû essayer, sur son père, quand elle avait quitté le domicile. Mis ça aurait fait mauvaise impression. La police aurait découvert le corps. En le gardant en vie, elle s’évitait l’asile – haha ! -. Elle était protégée grâce aux cicatrices sur son dos. Et puis, il y a Maman. Elle sait que sous ses airs de crétin, il est en mesure de la protéger.

Azil sursaute, manque de tomber. Un nouveau fracas se fait entendre. Pas très loin de la fille à la fourchette. Quelqu’un est à terre. Quelqu’un est à terre en train de se faire étrangler. Quelqu’un, à terre, étranglement, fille blonde. Une tornade. Azil reconnait difficilement Hikari, la fanatique des lapinosaurus gores en pâte fimo. Elle fronce les sourcils alors que les cris et les murmures l’assaillent. Elle sent sa tête gonfler. Lle a mal au crâne. De sa poche, elle sort une tablette de médicaments antidouleur. Elle en avale deux d’un coup, sans verre d’eau.

« C’est bizarre. On dirait vraiment qu’Hikari cherche à le tuer. Elle me fait presque peur quand elle est comme ça… »

Presque. L’adverbe prend un sens. Azil ne quitte pas la scène des yeux. Elle ne regarde même pas Kain.
Du moment qu’il reste.

* Oui, nous parlons bien d'Ema. ♥



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Hikari Okada
avatar
dindon

Féminin Age : 21
Messages : 2097
Inscription le : 16/01/2011
Localisation : J'ai bien une idée mais elle va pas te plaire *pantoufle*


Carte d'étudiant
Scolarité/Age: 17 ans
Pouvoir(s):
Club: Cuisine

MessageSujet: Re: Histoire éternelle ~ [PV ; Kain Okada]   Mar 21 Aoû - 8:58

Ploup ♥ Ce RP date un peu ; toujours d'actualité ? Sinon je verrouille et déplace :)





Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://infans.forumactif.com
Azil Azuro
avatar
garden

Féminin Age : 22
Messages : 704
Inscription le : 30/12/2011


Carte d'étudiant
Scolarité/Age: 2ème • 17 ans
Pouvoir(s):
Club: Théâtre

MessageSujet: Re: Histoire éternelle ~ [PV ; Kain Okada]   Mer 29 Aoû - 14:25

(je viens de capter) (honte à moi)
Je sais pas, Hika. Faut demander à Kain si elle veut le continuer ou pas. °°



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: Histoire éternelle ~ [PV ; Kain Okada]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Histoire éternelle ~ [PV ; Kain Okada]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Pensionnat Aomori :: rpg ☆ aomori pensionnat :: Rez-de-chaussée :: Grande Salle-