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 « Pleure pas, quoi » [PV ; Niito Smith] [Terminé ♥]

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Azil Azuro
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MessageSujet: « Pleure pas, quoi » [PV ; Niito Smith]   Sam 31 Déc - 23:46

Il était une fois, dans une cité lointaine,
Un roi et une reine qui eurent trois très belles filles...
Amour & Psyché

Azil longe le mur, regarde à droite et à gauche. Elle n’a nullement l’intention de rencontrer quelqu’un. Elle ne veut pas parler. Elle ne veut pas sourire. Elle ne veut pas réfléchir. Tout ce qu’elle souhaite faire, c’est lire. Lire pendant des heures. Lire jusqu’à en crever. Histoires, belles histoires. Avec des sirènes, des rois ou même des îles avec des trésors. Et des sorcières. Beaucoup de sorcières. Ongles sales, nez crochus, dos courbés, cheveux emmêlés. C’était comme ça qu’on les voyait. Azil ne les avait jamais vues comme ça. Il se peut que les sorcières soient comme nous. Elle sourit, rêveuse. Peut-être qu’elle aussi, elle en est une. Elle voulait une histoire. Elle continue dans le couloir, évite un groupe de garçons. Pas le temps de leur parler. Pas le temps de leur sourire, de minauder. Pas le temps d’être une fille.

Elle descend les escaliers, roulant des hanches sans le vouloir. Elle ne voulait jamais rouler des hanches. Pourtant… Ca attirait pas mal les mecs. Et Azil aime se faire prendre dans des bras chauds et virils. Elle aime quand on l’embrasse, quand on lui murmure des mots à l’oreille. Tout ce qui est calme. Après, il était hors de question de se faire traîner en boîte. Même si ça déplaisait au mec, elle ne voulait pas. En boîte, il y avait toujours trop de monde, toujours trop de bruit. Et la musique. Azil n’a rien contre la musique. Elle aime la musique. Elle écoute de la musique. Elle chante même. Mais pour elle-même, pas pour les autres. Sur le coup, elle avouait être égoïste. Elle ne souhaitait pas partager sa voix chantée. Pour rien au monde. Comme ses écrits, ce qu’elle écrit. Ceux qu’elle conserve dans un cahier. Ce petit cahier rose aux feuilles lignées, planqué sous son matelas. Hors de question que l’on lise. Ce cahier lui servait de recueil, de journal intime aussi, parfois.

Azil détourne négligemment ses yeux bleus lorsque des sifflements se font entendre. Elle s’en fout. Elle ne veut rien savoir. Elle ne veut pas que l’on lui dise qu’elle a des yeux magnifiques. Elle ne veut pas que l’on lui dise que la vie est magnifique depuis qu’elle est là. Toutes ces phrases volées dans des chansons. Plus d’imagination. Ils n’avaient plus rien. Elle soupire, passe une main dans ses cheveux et continue son chemin. Oui, elle aime les garçons. Leurs regards, leurs façons de parler et leurs voix. Leurs sourires, leurs mains. Pas leurs pieds, parce que les pieds, c’est un tue l’amour pas possible. Azil complexe sur ses pieds. Comme pas possible. Un pied, c’est moche, aucune autres échappatoires.

Azil vagabonde dans les couloirs, le cœur ailleurs. Elle repense à ce vieillard, derrière son comptoir, à des centaines de kilomètres d’Aomori. Ce vieillard dont elle avait abusé. Elle lui avait vendu une boîte à musique en or véritable. Sauf que la dorure devait être partie… Elle repense à cet autre vieillard, celui qui l’avait conduit à proximité du pensionnat. Elle lui avait dit merci. Et après, plus rien. Un long et pesant silence pendant une centaine de kilomètres.

Elle entre dans la bibliothèque. En deux ans, cette vaste salle aux étagères couvertes de livres est devenue l’un des principaux refuges d’Azil. Dans une bibliothèque, tout est calme, tout est silencieux. Un havre de paix. Elle sourit, passe une nouvelle fois sa main dans ses cheveux. Entre ses mèches rousses.

« Rayon Contes de fées. »

Son rayon préféré. Elle avance entre les étagères, entre les rayonnages. Elle sait où se trouvent ces trésors. Ces contes du monde entier.

« A. B. C… Là ! »

Elle s’engouffre, souriante. Elle s’arrête. Adossé contre une rangée de livres, recroquevillé sur le sol, roulé en boule, quelqu’un. Une tête blonde, des mèches rebelles. Azil hésite. Il a l’air mal. Malheureux aussi. Ses épaules sont secouées par des sanglots qu’elle ne voit pas. Elle fait un pas dans sa direction. Dix pas. Elle s’assied à ses côtés et l’écoute pleurer. Elle hésite. Lui chanter une chanson ? Prendre un livre et lire, en attendant qu’il s’en remette ? Lui parler ? Se taire… ?

Parler.

« Ca ne va pas ? »


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Niito Smith
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MessageSujet: Re: « Pleure pas, quoi » [PV ; Niito Smith] [Terminé ♥]   Dim 1 Jan - 15:54


Arrivé à l'internat, il fut assez frileux et paniqué. Se posant des questions sur ses camarades de chambre. Sur leurs comportements, leurs goûts. Dans sa tête, tout était confus, mais le problème est qu'il n'imaginait que le pire. "Et s'ils avaient un chat !"- "Et s'ils n'aimaient pas les blonds !" - "Et s'ils m'obligaient à manger du chocolat ! - "Et s'ils aimaient les clowns !" Son affolement s'amplifiait à chaque pensée. Son regard perdu dans le vide commençait à s'humidifier. Il marchait en tremblotant dans les couloirs de ce grand pensionnat. Imaginant de drôles de circonstances. Son coeur battait de plus en plus vite, aucune pensée positive pour calmer ceci. Il n'arrive pas à voir le bon côté des choses. Il se faisait dévisager par de nombreuse filles, ce qui lui rajoutait de la pression. Vivement son arrivée à la chambre.

•Cet idiot n'a pas demandé son chemin au Hall d'entrée. Cela fait maintenant deux heures que ce blondinet cherche sa chambre. Son courage et ses sois-disant espoirs avaient quitté son esprit depuis bien longtemps. Il n'avait pas la bravoure de demander son chemin à une personne, d'ailleurs il n'avait à peine l'audace d'adresser la parole à quelq'un. Il est maintenant au bord de la crise d'angoisse. Il se faisait pitié. Il était à deux doigts de pleurer mais s'il laisse couler ses larmes, il fera surement une très mauvaise impression, du moins c'est ce qu'il pense.

• Une solution ; Se rendre invisible et pleurer comme bon lui semble. Mais deux contraintes se présentaient ; ses yeux sont difficiles à faire disparaitre et la seconde était que les gens pouvaient tout de même voir ses larmes couler.. Dans le vide. Dans ces conditions, son pouvoir ne lui était pas de très grande utilité.

• Une idée le percute. Il se mit à courir dans le but de trouver une salle vide pour se laisser aller. Sa tension montait, de même pour son affolement. Les gens le prenaient sûrement pour un fou. Il cachait son regard avec son chapeau. Soudainement il vît une grande porte, à peine le temps de réfléchir qu'il l'ouvrit. C'était une bibliothèque, heureusement, elle était vide. Il se cacha derrière une grande étagère, face au mur, en boule et en sanglotant. Il marmonnait des choses incompréhensibles. Son esprit se calmait petit à petit, quand soudain..

« Ca ne va pas ? »

Le garçon sursauta en lançant un petit cri féminin.

« Hiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! »

Un long silence. Il fit une pose assez étrange étant surpris, une position tel un cygne, mais dans son cas, c'était plutôt un poussin. Il fixa la jeune fille aux cheveux de feu dans les yeux. Elle possédait les mêmes que lui. Niito était couvert de honte, c'est vrai quoi, une fille venait de le voir pleurer. Il n'avait pas encore bougé, il décida alors de disparaitre dans cet embarras. POUF, IL N'ÉTAIT PLUS L­A. Enfin si, mais il était invisible, quoi.
Merci


JE VOUS AIME ♥️

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Azil Azuro
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MessageSujet: Re: « Pleure pas, quoi » [PV ; Niito Smith] [Terminé ♥]   Lun 2 Jan - 21:48

Mais, bien que les aînées étaient d'une beauté remarquable,
Elles pouvaient être louées avec des mots assez humains...
Amour & Psyché

L’inconnu sursaute à côté d’elle. Azil le fixe en silence, prête à battra en retraite s’il se referme trop vite sur lui-même, prête à retourner d’où elle vient si jamais il essaie de lui faire changer d’idée sur son comportement. Prête à se défendre s’il essaie de la réduire au silence. Elle le regarde, silencieuse comme un ours en peluche à qui l’on ose raconter ses secrets les plus intimes. Elle n’a jamais su s’y prendre avec les personnes atteintes de difficultés émotionnelles. Même avec elle-même, elle ramait un peu plus chaque jour.

Elle observe ses cheveux. De fines mèches blondes, en bataille et rebelles. Elle détaille ses yeux, en oubliant de sourire pour le rassurer, certainement trop subjuguée par le gars devant elle. Elle est trop occupée à se noyer dans ses iris bleus d’où dégoulinent des larmes au goût salé. Elle ne se rappelle pas de ce garçon. Elle ne doit certainement jamais l’avoir vu auparavant. Une nouvelle larme roule sur sa joue. Azil hésite à l’essuyer du bout des doigts. Un cri. Un cri strident, aigu. Une grimace vient modifier le visage de la jeune fille alors que le bruit résonne encore, inlassablement, dans sa tête. Elle sent son cœur qui se met à battre plus fort au niveau de ses tempes. Ca lui fait mal. Ca la dérange. Ca l’insupporte. Le garçon est toujours devant elle. Toujours. Différents sentiments passent par ses yeux si bleus. Frayeur. Honte. Surprise. Tant et tant de choses.

Il disparut. A sa place, les yeux bleus. Les siens. Azil reste abasourdie durant un court instant, observant encore et toujours ces deux cercles bleus, volant dans les airs. Elle recule, écarquille ses propres yeux et reste un instant sur place, bloquée. Elle cligne et re-cligne des yeux. Le garçon vient de disparaître devant ses yeux. Elle n’en croit pas ses yeux.

Au bout d’un moment, Azil abandonne. Elle reporte son attention sur les rayonnages, se lèvre et cherche un livre. Elle prend le même, son préféré. Celui qu’elle lit à chaque fois qu’elle entre dans ce rayon. Elle l’ouvre à la page 82. « Fleur-de-Lotus ». Elle commence sa lecture.

Il était une fois, au nord de la Chine, dans une vallée profonde…

C’est à peine si elle ne connaît pas l’histoire par cœur. Azil aime ça, les contes. Avec des méchants, des sorcières, des princesses empoisonnées, des capes, des épées et tout ce qui fait qu’un conte est merveilleux. Dans sa chambre, elle avait aussi des contes. Andersen, Perrault et même Grimm. Elle adore ça, les lire, les relire. En long, en large et en carré.

Elle ne regarde plus le garçon. De toute façon, il est invisible. Son cœur s’apaise tout doucement, le cri aigu s’éloigne de son esprit. Azil l’a presque oublié. Et c’est tant mieux ! Elle se plonge dans sa lecture. S’interrompt cinq secondes. Le temps de parler.

« Si tu veux en parler, tu me le dis, je reste là. »

Mine de rien, elle se fait du souci pour le garçon, il lui fait de la peine. Quand on est un garçon, on se force souvent à pleurer en cachette. Une fille, ça se devait de rester forte aussi, mais un peu moins que les garçons.

« Mais si tu pars, tu n’oublies pas de me dire au revoir, hein ? Histoire que je ne continue pas à parler dans le vent. »

Les grandes discussions, ce n’était pas du ressort d’Azil. Elle préfère se taire, écouter parler. Du moment que ça ne criait pas. Azil replonge le nez dans sa lecture.

Au fond de cette vallée vivaient une veuve et sa fille…

Ah, que d’émotions.




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Niito Smith
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MessageSujet: Re: « Pleure pas, quoi » [PV ; Niito Smith] [Terminé ♥]   Mer 4 Jan - 14:42

Envahit par la surprise, l'ébahissement et la stupéfaction. Niito ne savant pas quoi faire, invisible, ne lâcha pas la jeune rousse du regard. En voyant les yeux de celle-ci le dévisager, une goutte de sueur, visible, coula sur sa joue. Il se demande comment elle va réagir, va-t-elle paniqué comme toute personne normale ? Ou alors, va-t-elle le chercher comme toute personne curieuse ? Mais non, la rousse l'ignora, il fut assez surpris. Il lui tournait autour d'elle pour la voir de plus près.

« Il était une fois, au nord de la Chine, dans une vallée profonde... »

Il sursauta de nouveau en entendant le son de sa voix. Une pourtant si belle voix qu'il écoutait en s'apaisant. Son regard se perdit dans la couverture de son livre. Ensuite, ses yeux se dirigèrent vers les pupilles de la rousse qui se promenaient à travers les lignes du livre.

« Si tu veux en parler, tu me le dis, je reste là. »

Il se ressaisit en ouvrant les yeux. Apparemment, elle sait comment parler aux peureux. Il était maintenant moins effrayé, il admira même le sang-froid de la jeune fille. Il se mit près d'elle, sans pour autant reprendre son apparence. Toujours invisible, toujours gêné, mais un peu moins. Il décida de parler pour se mettre en confiance.

« Mais si tu pars, tu n'oublies pas de me dire au revoir, hein ? Histoire que je ne continue pas à parler dans le vent. »

« T-Tu.. Hum ! Est-ce que tu m'as vu quand je... »

Il espérait qu'avec un peu de chance elle n'avait pas vue les larmes aux joues, mais il savait au fond que c'était peine perdue. Elle l'avait déjà bien examiné. Elle doit le prendre pour un idiot qui pleure pour un rien. Mais, au fond, il en est déjà un.

« Je suis tombé et je m'était fait très très très mal... Enfin.. »

Niito cherchait quelques excuses bidons malgré son air perspicace. Il avait beau essayer de mentir, il termina toujours par dire la vérité, c'est d'ailleurs ce qu'il a fait.

« Au fond de cette vallée vivaient une veuve et sa fille...
- Je me suis perdue et j'avais un peu trop de pression.»

Ce pauvre avait assez peur de l'image qu'il allait projeter pour cette jeune fille. Niito mordit ses lèvres et serra ses mains en espérant ne pas se faire détester à cause de son incapacité à être viril comme tous les garçons, vous savez, les garçons qui ne pleurent pas.


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Azil Azuro
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MessageSujet: Re: « Pleure pas, quoi » [PV ; Niito Smith] [Terminé ♥]   Ven 6 Jan - 13:14

Mais la beauté de la cadette était si admirable
Que les paroles de Hommes ne pouvaient la représenter...
Amour & Psyché

« T-Tu… Hum ! Est-ce que tu m’as vu quand je… »

Le garçon ne finit pas sa phrase. Ou peut-être n’ose-t-il tout simplement pas se remémorer ce supplice infernal pour l’ego d’un homme. Visiblement et même auditivement gêné d’introduire un si douloureux sujet devant elle, une fille. Il doit avoir peur des moqueries, être intimidé. Azil ne quitte pas des yeux les lignes imprimées du bouquin. Elle ne tourne pas la tête. Après tout, elle ne pourrait voir que deux yeux flottant dans les airs.

« Quand tu pleurais ? »

Elle achève tranquillement sa phrase, celle qu’elle était en train de lire. Un peu avec sadisme, avouons-le. Mais elle ne cherche pas à faire très mal ni même à blesser psychologiquement son interlocuteur.

« Oui. J’ai vu. »

Un calme impassible. Une voix monocorde. Des yeux qui sautillent et frétillent de lignes en lignes au fur et à mesure que l’histoire se développe entre les rangées de petits caractères. Ses mains délicates, recouvertes d’un gant transparent, caressent le papier coloré avec amour. Un amour qui en devient presque enviable. Tels sont les symptômes d’une lecture attentive et passionnée chez Azil. Comme elle aimerait sentir une nouvelle fois la sensation du papier sous ses doigts ! Et ce sans devoir le changer en or. Elle regarde ses gants. Vraiment, il y a de ces moments où elle déteste son pouvoir. Ce pouvoir affreux ayant laissé tant de séquelles sur son corps. Son pauvre corps meurtri par ces lignes rouges.

« Je suis tombé et je me suis fait très très très mal… Enfin... »

Elle regarde ses gants. Encore. Lentement, d’une main tremblante et peu rassurée, elle en ôte un. Elle l’observe et le laisse tomber à côté d’elle. Elle retire l’autre avec une plus grande hésitation. Peut-être qu’aujourd’hui, ce qu’elle touchera resterait à sa valeur initiale. Elle pose ses doigts sur la page et voit le coin briller. Elle se retire assez vite. Suffisamment pour ne pas propager la dorure. Saloperie. D’un autre côté, elle écoute ce garçon inventer des excuses. Tomber. Faire mal. Il ne présentait pourtant aucune blessure. Peut-être étaient-elles invisibles, elles aussi… Azil continue de lire.

« Je me suis perdu et j’avais un peu trop de pression. »

Les garçons ne doivent pas pleurer. Les garçons sont forts, puissants. Les garçons dominent. Toutes ces idioties avec lesquelles on tapait sur le crâne des enfants. Oui, mais les garçons sont des humains. Azil sent un sourire chatouiller le coin de ses lèvres. Elle lève les yeux et regarde à l’endroit où il doit être. Juste à côté. Assez près pour lire les lignes en même temps qu’elle. Azil tourne la page rapidement. Ne pas abîmer le livre en le changeant en or. Peut-être aurait-elle dû dire quelque chose de rassurant. Raconter sa vie, peut-être. Mais en racontant ce qu’elle avait vécu, tout ce qu’elle effaçait jour après jour de sa mémoire, tous ces souvenirs reviendraient. Elle se mord la lèvre. Soupire.
Sourit.

« Ce genre de chose arrive à tout le monde. »

Elle repousse une mèche. Heureusement que ce qui est vivant ne se change pas en or. Ou du moins, pas encore. Peut-être était-ce possible, après tout… Elle lit la moitié de la page, observe le dessin d’un renard, d’une pie et d’un lapin. Fleur-de-Lotus, la recherche du prénom de cette ravissante jeune asiatique.

« J’étais perdue aussi. »

Quelque chose la chiffonne. Elle se gratte le nez. Ce qu’elle fait habituellement.

« Tu n’as pas pensé à demander ton chemin à quelqu’un ? »




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Niito Smith
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MessageSujet: Re: « Pleure pas, quoi » [PV ; Niito Smith] [Terminé ♥]   Mar 17 Jan - 18:08

« Ce genre de chose arrive à tout le monde. »

Elle a bien raison. Pourquoi s’affoler autant alors que tout jeunes hommes normaux serait comment se tirer d’affaire. Niito a honte, son regard essaie de trouver une issue. Il finit par fermer les yeux, et commença peu à peu a rougir du haut des oreilles. Oui, il a tendance à rougir des oreilles. Il leva le coude et commença à se passer la main dans les cheveux. Sans doute un signe d’affront. Il décida alors de fuir. Il partit doucement en croisant les bras. Il ne voulait pas s’enfoncer. Surtout devant une fille. Il était déjà emplit de remords à cause de son état lors de leur rencontre.
« J’étais perdue aussi. »

Il tourna d’un coup la tête en fixant la rousse avec un air assez inattendue. Il n’est pas seul. Dieu soit loué. Un soupire de soulagement s’échappa. Et un sourire refit surface. Un air de gamin fier de lui, mais soudainement, il se rend compte qu’il est heureux d’un malheur d’une jeune fille. Ce qui le calma en un rien de temps. Il revenu sur ses pas en marche arrière.

« A-Ah oui ? »

Il s’accroupie juste devant elle et leva la tête pour la voir de bas.

« Tu n’as pas pensé à demander ton chemin à quelqu’un ? »

Il se relève immédiatement, c’est vrai qu’on réfléchit mieux debout, quoi. Alors, pourquoi ne pas avoir demandé son chemin, tout simplement. Un flash-back envahit ses pensées ; • Il venait d’arriver en paniquant, il regardait tout le monde en paniquant, il ne demandait rien à personne et restait paniquer, maintenant, il court en paniquant et pleurant à moitié, et là, il panique dans une bibliothèque. Admettons que c’est surement dut au faite qu’il est un peu trop timide. Et puis, s’il est nouveau, il a assez de mal à s’intégrer.

« Eh bien, je n’ai pas vraiment osé déranger quelqu’un pour si peu. »

De la politesse ? Ou plutôt de l’angoisse. En tout cas, il dit la vérité. Même s’il ne voulait pas vraiment le lui dire. Désormais, elle le vu pleurer comme un bébé et fuir comme un lâche, donc pas trop de honte à lui dire ce qui s’est réellement passé. Alors, autant faire les connaissances. Commençons par les présentations. Il lui tendit la main, en ayant oublié d’être invisible.

« Sinon, moi c’est Niito. Enchanté. »


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Azil Azuro
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MessageSujet: Re: « Pleure pas, quoi » [PV ; Niito Smith] [Terminé ♥]   Sam 28 Jan - 22:24

Beaucoup de citoyens et d'étrangers de passage portaient la jeune fille comme une déesse et l'honoraient au milieu avec un respect religieux comme étant l'autre déesse Vénus des hommes.
Amour & Psyché

Azil hoche la tête face à la question. Oui. Elle avait été totalement perdue. Elle s’était noyée dans la masse humaine des élèves du pensionnat. Tant de visages, de physiques différents. Dans son ancienne école, ils se ressemblaient presque tous. La même taille, des cheveux noirs, la même minceur. Des copies conformes des idéaux japonais. Et elle, dans la masse, n’était jamais rentrée dans le moule. Elle avait eu les cheveux noirs, elle était maigre, petite. Mais elle avait les yeux bleus. Et elle ne s’habillait pas comme les autres. Elle était moche. Hideuse même. Comment une fille aussi moche que toi peut-elle encore espérer sortir avec moi ? Moche n’avait été qu’un euphémisme. Elle était hideuse. Le miroir le lui avait dit chaque matin de ses quinze premières années. Maintenant, quand elle se regarde le matin, elle sourit à la glace qui lui annonce toujours que sa beauté est à couper le souffle. Mais en arrivant à Aomori, elle était différente. Cheveux rouges, yeux bleus, styles vestimentaires changés et maquillée. Elle avait tourné un moment, son plan dans les mains et son gros sac dans le style militaire sur l’épaule. Elle ressortait de son entretien avec le Directeur. Entretien durant lequel elle avait parlé de son père, de ses « années d’esclavage », de son pouvoir, de la maison sombre où elle avait vécu durant quinze ans, de son ancienne école, de la fugue et de tout ce qu’elle avait abandonné.

Elle sent des mouvements d’air, en face d’elle. Il doit certainement bouger. Mais Azil plonge corps et âme dans son conte. Elle en arrive au moment où l’aîné des démons donne le nom de la fille et qu’il parvient à l’épouser. Ca doit être terrible, quand on y pense. La fille avait certainement du être violée par son mari une bonne vingtaine de fois. Chose atroce. Quand on accepte le mariage, c’est qu’on aime la personne, non ? Elle n’en sait rien. Le mariage, c’est si loin. Et elle n’est même pas sûre de vouloir se marier, de se retrouver enchaînée à un homme. Elle le dit souvent, quand on lui parle d’avenir et de maison avec plein de gosses ; si elle doit se marier, c’est uniquement pour la robe. Pour les couches de tissus blancs. Et le maquillage, la coiffure, les sourires. Pas pour la fête qui allait certainement faire plein de bruit. Oh, elle pourrait faire un effort mais elle savait que ça faisait du bruit. Que ça dansait. Que ça criait. Que c’était tout bonnement atroce. Un nouveau mouvement d’air devant son nez. Il bouge.

« Eh bien, je n’ai pas vraiment osé déranger quelqu’un pour si peu. »

Azil lève ses yeux bleus du livre, abandonnant Fleur-de-Lotus en pleur devant le châle de sa mère morte. Elle tourne les pages jusqu’à la prochaine histoire. Celle-là commence à l’ennuyer. Elle connaît la suite, de toute manière. La fille s’enfuit, épouse l’empereur, tue les démons. Approximativement. C’est plus ou moins ce que raconte l’histoire. Elle sourit tendrement. Il est chou, comme ça, à se soucier des occupations des gens. Il ne doit pas être égoïste. Il fait un peu anti-héro, comme ça. Mais ça ne la dérange pas.

« Tu ne déranges pas les gens en leur demandant ton chemin. Ou alors, c’est que ce sont des cons. Ou qu’ils sont vraiment occupés, j’en sais rien. »

Elle repousse ses mèches de cheveux et regarde la page où elle est tombée. Jack et les Haricots Rouges. Ca aussi, elle connaît. En même temps, tout le monde connaît. Avec le géant, dans les nuages.

« Sinon, moi c’est Niito. Enchanté. »

Azil regarde devant elle alors qu’un mouvement d’air caresse son nez. Il doit encore avoir bougé. Elle sourit, pour rigoler.

« Je te donnerai mon nom dès que tu seras redevenu visible. J’ai l’air d’une folle, là, assise dans ce rayon à parler dans le vide. »

Elle ferme le livre et se lève pour en prendre un autre. Un rouge avec un cygne dessus. Hans Christian Andersen. Comme elle aime ce conteur. Sauf que quelque chose bloque son élan. Un coup sur la joue, sur la tête, quelque part, elle ne sait pas où. Elle retombe au sol en se massant à l’endroit où la chose l’a touché. Ca ne fait pas mal. Enfin, si. Mais pas pour elle. C’est comme la caresse d’un rayon de soleil.

« Aïe. »




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Niito Smith
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MessageSujet: Re: « Pleure pas, quoi » [PV ; Niito Smith] [Terminé ♥]   Dim 29 Jan - 14:42

" Je suis la galette, la galette.
Je suis faite avec le blé ramassé dans le grenier.
On m'a mise à refroidir,
mais j'ai mieux aimé courir !
Attrape-moi si tu peux ! "
La galette ♣



«Je te donnerai mon nom dès que tu seras redevenu visible. J’ai l’air d’une folle, là, assise dans ce rayon à parler dans le vide. »

Merde ! Il a complètement oublié qu’il n’était pas voyant. Et voilà que monsieur est couvert de honte. Mais devant cette rousse, il a moins honte. Niito se comportera plus naturellement qu’avec les autres filles en compagnie de celle-ci. Il était donc sur le point de redevenir visible pour la jeune fille. Paf ! La main qui lui avait tendue, il y a à peine quelques secondes, lui gifla la joue lorsqu’elle se leva pour étouffer sa soif de lecture. Le coup n’était pas de main morte. C’était bien sûr tout sauf volontaire.
Le jeune homme était donc réapparut. Mais, il était dans un état pas possible. Comme si son âme avait évacué son corps. Ses yeux était grands ouverts, sa bouche aussi. À deux doigts de s’évanouir. Son corps se crispa devant la jeune fille à ses pieds. La sueur coulait à flots, ainsi que ces larmes et déballaient le long de ses joues. Sans oublier ses oreilles qui sont devenues de la même couleur que la chevelure de cette jeune fille.

Il s’empressa de se mettre à terre. Ses genoux claquèrent le parquet, ses coudes font de même. Le front se posa brusquement au sol. Il se prosterna devant cette rousse. Et se tape le crane à plusieurs reprises sans s’arrêter. Ses mains qui étaient à plats se sont fermé après avoir griffé le sol. Plusieurs petites taches apparaissent en dessous de sa tête. Son front devenait rouge. C'était innacceptable.

« J-J-Je suis sincèrement désolé ! Sincèrement dé-désolé ! »

Frapper une fille, quelle honte. Surtout pour lui. Ce sont des filles qui lui on fait vivre d’extraordinaires évènements. C’est grâce à celle-ci qu’il a put devenir une star mondiale. C’est grâce à celle-ci qu’il était devenu riche, qu’il ne manquait de rien. Pour lui, les femmes sont les créatures les plus magnifiques de ce monde. Il pourrait mourir pour les femmes. Il ferait tout pour la gente féminine.

C’est quand même étrange car au fond, il aime les garçons. Et pourtant, il n’ose jamais leurs approchés. Alors que les filles, il aime leurs faire des compliments, les cajoler, les câliner, les rendre belles, etc... C’est vrai qu’il n’a jamais vu de prostitué et tout le tralala, il ne sait même pas que ça existe. S’il en voyait une, il serait surement perturbé, traumatisé ou suicidaire. Niito s’est imaginé un monde tout beau, une vie toute rose. Ce poussin est l’innocence incarné.

Voilà qu’en repensant à tout ça il se met à pleurer à chaudes larmes. Il se dégoute. Il a beau s’excuser, ça restera un regret parmi tant d’autre. Il cherche quelque chose pour se faire pardonner, n’importe quoi qui puisse alléger le poids sur son cœur.

« Je ferais tout ce que tu veux ! Pardonne-moi ! »

Il fera vraiment tout ce qu’elle veut. Même si elle lui demande de tuer quelqu’un. Si elle demande d’embrasser quelqu’un, il le fera, si elle demande d’enlever le pantalon de quelqu’un, il le ferait, si elle lui demande de tuer un membre de sa famille, il le fera, si elle lui demande de tuer un poussin, il le fe.. Enfin bon. Il est prêt à tout pour se faire pardonner. À peine arrivé dans ce pensionnat, il se soumet déjà aux ordres d’une fille.


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Azil Azuro
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MessageSujet: Re: « Pleure pas, quoi » [PV ; Niito Smith] [Terminé ♥]   Lun 30 Jan - 18:48

La rumeur se répandit enfin à travers de larges familles ainsi que sur les autres îles et même sur toutes les terres des provinces.
Amour & Psyché

Elle masse du mieux qu’elle peut sa joue endolorie par le coup. Ce n’est rien. Elle n’a rien senti. Strictement rien. A croire que la douleur d’une gifle ne compte pas et n’a jamais existé pour elle. Non. Juste la douleur des poings percutant une mâchoire d’enfant et la morsure brûlante du bâton sur la chair fraîche. Ou plutôt de la cravache que sa mère avait, adolescente, quand elle pratiquait le sport équestre. Cette fameuse cravache rouge et sale. La cravache, dans le salon. Ce salon qui puait les relents d’alcool et l’odeur amère des cigarettes. Un salon qui piquait ses yeux si bleus et lui arrachait des larmes. Voilà tout ce qu’elle t’a légué, ta môman d’amour. C’est faux. Azil sait que c’est faux. Mais son père a certainement gardé la meilleure portion de l’héritage pour lui tout seul. Comme un capitaine pirate au moment où il se doit de partager le butin dérobé. Elle n’aurait droit aux biens qu’une fois son père mort. Mais peut-être est-il déjà mort. Après les médicaments dilués et mélangés entre eux dans l’eau des glaçons. Glaçons destinés au whisky. Ou à l’alcool en tout cas.

Doucement, Azil s’arrache à l’enveloppe fébrile des souvenirs en levant les yeux vers le garçon redevenu visible. Le regard vide, perdu dans l’horreur supposée de son geste. Mais ce n’est rien. Elle n’a rien senti. Sa joue va déjà mieux et elle n’en gardera aucune séquelle indélébile. Pas comme son dos. Devant ses yeux bleus, le garçon se raidit, se crispe. Azil le regarde changer, la bouche légèrement entrouverte avec que sa main retombe sur son épaule, sur ses hanches, pour atterrir sur sa cuisse. Elle observe sa tête maladive, oscillant inconsciemment. Elle s’apprête secrètement à le rattraper, s’il s’évanouit. Pourvu qu’il ne le fasse pas.

Il se laisse choir devant elle. Elle entend le claquement sinistre de ses genoux, de ses coudes sur le sol. Elle sursaut. Les claquements la font toujours frémir. C’est atroce, ce mouvement de cœur quand quelque chose claque. Elle le regarde, au sol, tête penchée sur le côté. Son front sur lequel quelques mèches blondes s’éparpillent gaiement s’écrase brutalement sur le sol, arrachant un mouvement de recul à Azil. Elle ne comprend pas ce qu’il fait, ce que cette position représente. Si. Elle le sait très bien. C’est une formule de politesse, quelque chose du genre. Elle le regarde abattre son front sur le sol, au milieu des livres. Elle ne dit rien, abasourdie. L’incompréhension, la surprise, l’horreur. Elle sent tout ça dans ses propres yeux. Jamais. Jamais elle ne veut quelqu’un se fasse du mal pour elle.

« J-J-Je suis sincèrement désolé ! Sincèrement dé-désolée ! »

Elle revoit les larmes sur sa joue. Ses larmes qui doivent avec le goût du sel. Les oreilles de ce garçon sont rouges. Affreusement rouges. C’est un rouge qu’elle ne supporte pas. C’est le rouge du sang, de la honte, de la timidité, des yeux après les larmes torrentielles. De la cravache. Elle préfère le rouge de ses cheveux, de son vernis, de ses lèvres. Le rouge de sa montre, de ses bics, de son cahier, des iris. Le beau rouge. Le rouge pur. Pas ce rouge là, ce rouge haineux.

« Je ferais tout ce que tu veux ! Pardonne-moi ! »

Azil ne veut rien. Rien du tout. Elle ne veut pas d’esclave. Elle ne souhaite à personne de vivre ce qu’elle a vécu durant quinze ans. Pas d’esclave.

Elle tend sa main vers lui, touche sa joue et la caresse de son pouce. D’un geste tendre, elle essuie une larme qui roule vers son doigt. Elle le regarde. Elle se relève un peu pour se mettre à quatre pattes et se penche vers l’avant. Comme un chien qui veut jouer. Sa tête touche presque le sol alors que son fessier se relève. Oui. Comme un chien. Azil le regarde et pose un bras devant sa poitrine, histoire de garder une décence que son décolleté voudrait faire fuir. Elle repousse une mèche de cheveux rouge qui tombe entre ses yeux et sourit au garçon. A Niito.

« Eh bien… Je veux que tu te redresses. Et que tu arrêtes de pleurer. Et que tu mettes une bonne fois pour toutes dans le crâne que ce coup n’était rien du tout. Les coups, à la longue, ça ne fait plus si mal. »

Un nouveau sourire et Azil se redresse, posant ses fesses sur ses talons. Elle secoue la tête, éparpillant ses mèches rouges de manière à ce qu’elles encadrent de nouveau son visage.

« Et je veux que tu m’appelles Azil. »



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Niito Smith
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MessageSujet: Re: « Pleure pas, quoi » [PV ; Niito Smith] [Terminé ♥]   Lun 20 Fév - 0:07



« "La Cigale, ayant chanté tout l'été. Se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue"... Quelle idiote cette cigale.»

En sentant sa main effacer l’une de ces misérables larmes, il redressa la tête et leva son regard humide pour voir de nouveau cette beauté rousse. Le visage du blondinet n’était pas vraiment, plein de larme et peu de morve, sans parler de ses joues toute rouges. On pouvait presque le prendre pour un gamin qui venait de tomber. Son cœur battait à 100 à l’heure. Ses tremblements ne semblaient pas se stopper. Par contre, la jeune fille devant lui réconforta quelque peu son âme troublée.

En regardant de plus près, elle est vraiment jolie. Son visage n’a aucun défaut nuisible à son harmonie. Toute belle. On peut entendre son souffle revenir à la normal, on peut aussi voir ses oreilles redevenir comme avant. Son sourire était étrangement apaisant. Étrangement.

« Eh bien… Je veux que tu te redresses. Et que tu arrêtes de pleurer. Et que tu mettes une bonne fois pour toutes dans le crâne que ce coup n’était rien du tout. Les coups, à la longue, ça ne fait plus si mal. »

Non, il ne compris pas le sens de cette seconde phrase. C’est surement mieux comme ça, sinon, il se serait inquiété pour elle à un point désespérant. Ça aurait plus ennuyé Azil qu’autre chose. Enfin bref, il exécuta ces désirs sans broncher. Il continuait de la fixer à moitié en larme pendant que celle-ci se met sur ses talons.

« Et je veux que tu m’appelles Azil. »

‘Azil’…Elle a tout pour elle ; Un magnifique visage, un merveilleux nom. Franchement, c’est bien la première fois qu’il rencontre une fille comme ça. Et puis, ce qui est génial avec elle, c’est qu’elle a tellement de sang froid par rapport au blondinet. Cette façade si calme est juste géniale. Contrairement aux filles toute excités qui ne cesse de piailler tout les jours. Niito est admiration totale.

D’un coup de manche il essuya toutes ses larmes. Lui avait-il dit son prénom ? Oui. Mais lui ne s’en souvient pas. Il va donc, comme un con, lui redire. Sans se rendre compte qu’il passe pour un idiot finit. Ce qu'il est plus ou moins.

« M-moi je suis Niito ! »



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MessageSujet: Re: « Pleure pas, quoi » [PV ; Niito Smith] [Terminé ♥]   Lun 20 Fév - 20:21

De nombreux hommes se rassemblaient sur de longs chemins pour apercevoir la remarquable jeune fille.
Amour & Psyché

Sans rien dire, Azil le regarde essuyer les dernières larmes d’un torrent lacrimal. Le pauvre petit. Si faible, si fragile. Perdu comme Boucle d’Or dans la forêt, comme Thésée dans le labyrinthe du Minotaure, comme Gerda sans Kay, comme Tom dans les catacombes. Perdu. Azil a la gentillesse de ne rien dire, de ne pas le plaindre, de ne pas se moquer haut et fort, de garder pour elle seule l’empreinte de la larme sur son pouce. Elle voit les légères traces d’eau sur la manche de son pull. Elle en profite pour remettre le sien en place.

« M-moi, je suis Niito ! »

Azil ose un sourire. Elle le sait. Elle a retenu son prénom. Sur les noms des gens, Azil a une bonne mémoire. Elle retient même les noms des personnes qu’elle ne connait pas ou que de vue. Ce sont les autres qui ne retiennent pas son nom à elle. Pourtant, il est original, bizarre. Et les gens se souviennent plus facilement de ce qui ne rentre pas dans la normalité. Quand quelque chose choque, on retient. Oui. Mais pas pour elle. Les gens ont des difficultés à retenir quatre lettres. Elle, elle en retiendrait dix, vingt. Trente, même. Mais ça ferait beaucoup.

« Je sais. Tu me l’as dit. »

Elle passe sa main derrière sa tête et se relève afin de rattraper le livre qu’elle convoitait, quelques instants plus tôt. Il est là, entre les contes des frères Grimm et ceux de Perrault. Elle repousse une mèche gênante et, d’une main agile, remet son livre en place avant de prendre le nouvel. Le rouge, le beau. Avec le grand cygne sur la couverture. Elle sourit rien qu’à sa vue. Elle se rassoit, en face de Niito, et lui montre la couverture.

« Tu connais ? »

Rêveuse, elle caresse la couverture du bout des doigts, laissant de haut en bas du cygne des traces dorées. De l’or.
C’est de l’or véritable ?
Oui.
Elle se souvient d’avoir dit ça à l’antiquaire. La boîte à musique était magnifique sans les dorures. Mais avec l’or véritable, elle revenait plus chère. Sauf que deux ans après, la dorure doit certainement avoir mis les voiles. Et l’antiquaire doit certainement s’être rendu compte de l’arnaque. Le pauvre homme. Lui, il n’avait rien à voir avec ce qu’elle avait vécu.

« C’est Hans Christian Andersen. Un conteur des plus connus. Il écrit parfaitement bien. »

Azil ouvre le livre à une page quelconque. Les Fiancés. Elle pointe le titre à Niito.

« Il écrit principalement des contes sur des objets, des animaux et des humains. L’histoire, là, ça raconte l’histoire d’une toupie amoureuse d’un ballon mais le ballon est trop égocentrique pour voul… »

Plus elle raconte, plus sa voix faiblit. Ca lu rappelle un truc, un souvenir désagréable du passé. La cause première de sa haine envers la Saint Valentin.
Une fille aussi moche que toi n’a aucune chance, Azuro.
Elle tourne la page, change d’histoire. La petite fille aux allumettes. Trop triste. Le crève-cœur. A crever un cœur. La princesse au petit pois. Elle sourit.

« Celle-là, elle est connue. Tu la connais, toi ? »

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MessageSujet: Re: « Pleure pas, quoi » [PV ; Niito Smith] [Terminé ♥]   Mer 29 Fév - 23:52

« Je sais. Tu me l’as dit. »

C’est gênant, il se sent particulièrement con maintenant. Mais, c’est une habitude, alors pas de problème. En plus, il s’était bien rendu compte qu’il avait tendance à se répéter. Surtout quand il paniquait. Il la regarde, son regard ne voulait pas se décoller de cette chevelure. Oui, parce que Niito est l’un des rare à préféré les cheveux eux poitrines. Azil prenait un livre. Elle avait l’air contente. Tant mieux. Cette rousse a l’air de s’y connaitre en contes. Ce n’est qu’une hypothèse, mais elle a l’air si l’aise avec un livre entre les mains. Niito se mit à pencher sa tête en déshabillant la couverture du regard.

« Tu connais ?
_Euh.. Je ne crois pas.»

C’est vrai, il aime beaucoup tout ce qui est lecture, en particulier les histoires romantiques. Oui, toutes celles qui terminent par le fameux « Ils se marièrent et eurent pleins d’enfants.» Étant enfant, il adorait ce genre d’ouvrage. C’était magique. Mais, en grandissant. Il n’avait plus du tout de temps pour ce genre de soi-disant absurdité. Non, par contre il avait le temps de passer des journées entières dans des séances photo.

« C’est Hans Christian Andersen. Un conteur des plus connus. Il écrit parfaitement bien. »

Et là, les yeux du blondinet s’écarquillent. C’est bien de l’or. Le truc qui se repend sur la couverture. Cette couleur qui éblouie les yeux. Cette matière qui est monstrueusement cher. Niito savait que toutes les personnes présentes dans ce pensionnat possédaient un don. Mais là, c’était la première fois qu’il en voit un de ses propres yeux. C’est troublant, excitant et passionnant à la fois. Ses yeux brillaient, ils reflétaient cette magnifique couleur. Azil ne s’interrompit pas pour ce détail, non, elle était bien trop passionnée.

« Il écrit principalement des contes sur des objets, des animaux et des humains. L’histoire, là, ça raconte l’histoire d’une toupie amoureuse d’un ballon mais le ballon est trop égocentrique pour voul… »

Il se plongea dans l’histoire, croyant la vivre. Quand cette rousse raconte une histoire, c’est comme les films en 3D, on a l’impression d’être à l’intérieur. De vivre ce qui se passe, de ressentir les émotions. Et pleins d’autre chose. Niito ouvrait la bouche et haussait les sourcils à chaque moment étonnant, il souriait à chaque moment heureux et fit la mou à chaque instant triste. Exactement comme un enfant. L’histoire était terminée. Ça semblait court, tellement court. Elle posa alors le regard sur La princesse au petit pois. Le blondinet se mit à rire tout seul.

« Celle-là, elle est connue. Tu la connais, toi ?
_Oui ! Ma maman me la racontait pour m’endormir avant ! »

C’est vrai, c’était d’ailleurs l’une de ses préféré. Et puis, quand il était enfant, ça lui arrivait de mettre un petit pois sous son matelas. Le matin, il ne sentait pas, et pleurnicha en se lamentant de ne pas être un prince. Pauvre gosse.
Il se rapprocha d’Azil, avec des étoiles dans les yeux. Il scrutait les pages, sans détourner le regard, ne serait-ce qu’une seconde. C’est comme s’il allait rater quelque chose de magique s’il n’est pas assez attentif. Doucement, il posa sa tête sur l’épaule de la jeune rousse. C’était bel et bien sans s’en rendre compte.



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MessageSujet: Re: « Pleure pas, quoi » [PV ; Niito Smith] [Terminé ♥]   Dim 8 Avr - 20:17

Ô nuit, Belle nuit sous un ciel d'Italie
On t'appelle Bella Notte
La Belle et le clochard

Azil eut peur. Elle eut peur que, pendant un court instant, Niito lui saute dessus à cause de l’or. C’est vrai. Dans la vie, tout le monde aime l’or. L’or vrai, celui de la mythique Eldorado. La vie ne se résumait plus qu’à une course à l’argent. Et l’argent se transformait en un bonheur éphémère et volatil. La vie n’était donc plus rien d’autre qu’une grosse usine dans laquelle les hommes et les femmes transformaient leurs sous en bonheur. Dans son existence, Azil a connu beaucoup de personnes attirées par le précieux métal. Son père, en premier. Celui qui l’avait gardée captive durant plusieurs années. Qui la frappait pour avoir son or et ainsi sa dose quotidienne de bonheur. Alcool. Sexe. Drogue. Poker. Alcool. Beaucoup d’alcool. Toujours trop. Maintenant, il y a Hyuga. Hyuga qui la traque, qui guette le moindre signe de brillance. Qui va même jusqu’à la harceler, à la voler pour un peu d’or. Pire qu’un mendiant. Il touche le fond mais continue de gratter. Qu’il continue, il trouvera peut-être du pétrole. De l’or noir. Mais de l’or quand même.

Azil ne s’arrête pas pour ce détail. Mais pas à cause de sa passion pour les livres et les contes. A cause de l’habitude. Elle voit de l’or partout. Sur ses stylos, sur ses figurines en pâte fimo, sur quelques vêtements, parfois, ainsi que sur sa brosse à dents et sa brosse à cheveux. Elle met de l’or partout. Sans trouver le pactole. Si elle le trouvait, elle pourrait peut-être envisager de plonger ses deux mains dedans. Mais elle n’aurait plus son don. Elle devrait alors quitter Aomori. Rejoindre son père. Se laisser mourir à petit feu. Seule, dans son ancienne chambre, allongée sur son lit spartiate et dans le noir. Elle secoue la tête pour chasser ses mornes pensées et s’applique plus que jamais à raconter l’histoire à son nouvel ami. Elle insiste bien sur chacun des détails, explore alors la vision de l’amour éphémère. Celui-ci passe et quand la fiancée est restée cinq ans dans une gouttière, à être trempée, on ne la reconnait même pas lorsqu’on la rencontre dans une boîte à ordures. Même si, au fond, la toupie en bois n’a jamais cessé de penser à son ancien amour. Comme Azil, en somme. Elle n’était jamais tombée amoureuse véritablement qu’une fois. Et ça lui avait fait mal. Mais même maintenant, il lui arrivait de penser à lui. Et ça la faisait grogner.

Elle plante le décor du mieux qu’elle peut, présente les personnages dans toute leur grandeur. Elle donne à la balle cet orgueil et cet égocentrisme qui lui vont si bien. Elle maquille la toupie de cet amour canin et de cette fidélité qui lui sont attribuées dans le conte. Et elle avance. Elle passe les obstacles, parle de l’hirondelle et du demi-mariage entre l’oiseau et le ballon. Elle raconte tout de A à Z. D’Alpha à Oméga. Et c’est à peine si elle regarde son livre. Cette histoire, elle la connait par cœur, à force de la lire. Elle connaissait énormément d’histoires. La princesse au petit pois. Oui, elle aussi. En même temps, ce n’est pas compliqué quand il n’y a jamais que deux pages. Azil est ravie d’entendre qu’il connait cette histoire là aussi. Oui, celle-là est vraiment connue. Même si l’auteur est vraiment oublié.

Elle hésite à lui raconter l’histoire. S’il la connait, c’est moins marrant. La réponse est toute prête quand elle sent la tête du blondin sur son épaule. Décidemment, il y a pris goût, aux histoires. Alors, elle raconte celle-là aussi. Elle explique la tristesse du prince sans princesse, la pluie qui dégouline et qui grisouille tout le paysage. Elle parle de la fille qui prétend être une princesse, qui se laisse tremper par la pluie et de la vieille reine qui, sournoise, dépose un petit pois sous les vingt matelas et les vingt édredons. Azil repousse une mèche rouge et serre ses doigts dans ses poings, pour qu’ils ne touchent pas les pages blanches. Elle parle de la nuit de la princesse, du petit pois qui lui fait mal et de son réveil, le lendemain matin. Quand ils savent tous qu’elle est une véritable princesse.

« Tu crois que je pourrais être une véritable princesse ? »

Azil rigole. Elle tourne la page. Les pages.
Elle ferme le livre et le pose sur ses genoux.

« Non, ce serait ridicule. »

Pour sûr. Et puis, tu serais plus Raiponce, le Chaperon Rouge ou Cendrillon, toi.
Le chaperon Rouge et son Loup.




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MessageSujet: Re: « Pleure pas, quoi » [PV ; Niito Smith] [Terminé ♥]   Jeu 26 Avr - 17:32


C'est vrai que l'argent est tabou. Tout le monde en veux, à croire que c'est la plus belle chose au monde. Les gens remplacent tout par l'argent, il iraient même jusqu'à abandonner leurs familles pour du fric. Niito n'a jamais vraiment attiré par l'argent, non. Lui, il ne voulait que la célébritée et rien de plus. L'argent c'était juste un détail. L'argent ne passe pas du tout en premier pour ce blondinet. C'est pour ça qu'il ne sauta pas sur la jeune rousse au pouvoir sans prix. Et puis, il n'a aucune envie d'éffrayer une jeune femme telle qu'elle. De toute façon, l'argent, c'est pas ça qui manque à Niito. Même s'il ne l'ai plus aujourd'hui, il reste une ex-célébrité. Et puisqu'il n'est plus accepté dans sa famille, il garde dans son compte une, certes petite, mais une fortune quand même.Son or était impressionnant, mais pas si attirant que ça.

Niito ne faisait plus du tout attention à ça. À croire que ce n'était pas du vrai or, et pourtant si. La seule chose qui lui importait, c'était l'histoire qu'Azil racontait. Ne se doutant pas une seule seconde du passé horrible qu'Azil eut. Non, lui, il écoutait. Sagement, calmement. Il oubliait tout ce qu'il entoure en imaginant les scènes que la jolie rousse lui contait. S'emerveillant à chaque passage. Ayant diverses émotions en rapport avec le moment. En y réfléchissant bien, l'histoire d'Azil est aussi passionnante que les contes de Grimm ou d'Andersen.

Il écouta et écouta, encore et encore sans jamais dire un mot. Il ne faisait que placer quelque rires aux moments les moins serieux. Et faire la moue aux instants les plus tristes. En effet, si on demande à Niito l'auteur de cette princesse au petit pois, il ne sera pas. Il ne retient que l'histoire. Il ne connait pratiquement aucun auteur. Quand elle lui lisa l'histoire de cette fameuse princesse, Niito était bien plus qu'heureux. Et sa façon de lui raconter était bien plus différente que celle de sa mère.C'est simple Niito, y'a une gentille princesse et une méchante qui veulent épouser le prince. Et un jour la maman du prince elle met un petit pois sous un matelas, et y'a que la vraie princesse qui sentit le petit pois. Du coup elle épousa le prince et ils vaicurent ensemble et heureux.. Et voila. La mère fatiguée de lui le laissa comme ça, dans son lit, il n'était que 20 heure. La petite tête du gamin était pleine à rabord de questions à propos de l'histoire. Des questions sur la reine, sur la vrai princesse. Sur la fausse, qui en passant n'était pas vraiment 'fausse'.
Pendant qu'Azil continuait son récit, Niito lui accorda un regard. Il vu toute ses mèches rouges. Elle devait être génantes.

« Tu crois que je pourrais être une véritable princesse ?
Non, ce serait ridicule.
»

Niito était en désaccord total. Il haussa un sourcil levé et l'autre froncé. Il regardait Azil comme si elle était folle. Il prit l'une de ses mèches et l'a remit en arrière. Un léger sourire enfantin apparut su la face de Niito, les faussettes avec. Son doigt se posa sur la haut de son crâne.

« Pourquoi pas. Il te faudrais juste un beau diadème à mettre ici. »



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MessageSujet: Re: « Pleure pas, quoi » [PV ; Niito Smith] [Terminé ♥]   Dim 27 Mai - 19:30

Et le soir, au son du violon, les filles et surtout les garçons t'auraient dit que
Tu étais belle
Evangéline

Oui, Azil.
Tu serais ridicule dans le rôle de la princesse. Tu serais ridicule dans le rôle de la princesse de conte de fées. Tu te vois déjà serrée dans un corset destiné à faire maigrir ta taille filiforme ? Tu t’imagines habillée comme une poupée, dans une robe aux multiples jupons, les pieds enfermés dans des chaussures exceptionnelles et richement décorées ? Prisonnière d’un château, gardée par un dragon aux écailles noires et attendant vainement qu’un prince charmant, sur son destrier blanc, pourfende monstres et démons. Et tout ça pour quoi ? Pour l’honneur de t’avoir comme épouse ? C’est absurde. Pour tes beaux yeux ? Ridicule, il ne les aurait jamais vus auparavant. Pour la gloire, la richesse, la reconnaissance éternelle et le narcissisme ? Ca devenait quand même un peu plus plausible. Tu en connais pas mal, toi, des garçons qui friment, qui se pavanent comme des paons, fiers et hautains. Tu en as de la chance de connaître des garçons qui ne sont pas comme ça. Niito, Shigeru. Il y en a certainement d’autres, quelque part, dans le pensionnat. Tu te vois, toi, vêtue comme une mariée, épouser un paon vaniteux ? Les vraies princesses, elles n’épousent pas des hommes pareils. Elles, elles épousent les beaux, les riches, les vrais, les virils, les forts. Et elles ne te laissent plus que le reste. Le reste, la masse populaire. Oui Azil.

Les princesses.
Tu as toujours détesté les princesses.

D’aussi loin que tu t’en souviennes, Azil. Tu les as toujours détestées, ces pimbêches malheureuses qui vivent dans un château de marbre blanc. D’aussi loin que tu t’en souviennes, il y a toujours eu cette aversion pour ces colombes en cage. Elles ne t’inspiraient pas de peine, aucune sollicitude et pas d’amitié. Il n’y avait jamais eu dans ton cœur que rancœur, haine et désintérêt. Les princesses étaient souvent naïves, malheureuses et stupides. Elles étaient souvent comme Jésus, à tendre l’autre joue quand on les gifle, trop gentilles et encore trop parfaites. Elles savaient coudre, broder, chanter. Elles étaient magnifiques. Les plus belles filles du royaume.

Tu préférais et préfères encore les vilains. Les sorcières. Les dragons. Les mauvaises fées. Les ombres. Les ogres. Le Diable. Ils étaient toujours plus intéressants, plus fascinants et surtout : plus vivants que ces princesses mornes et poudrées comme des poupées de cire. La sorcière devait se cacher, se protéger et survivre tandis que la princesse devait juste attendre que les jours passent et qu’un prince vienne la sortir du pétrin dans lequel elle – ou ses parents – s’était fourrée. La sorcière faisait des potions, tuait des bébés pour faire de la magie noire, bref, que des choses intéressantes. La princesse coulait une vie de larve, avec ses milles et milles domestiques au taquet. Les ogres devaient trouver de la nourriture sans s’éloigner trop de leurs abris. Les dragons étaient enchaînés par la magie dans un lieu, en solitaire. Les ombres obéissaient toujours à quelqu’un. Et les princesses, elles ne servaient qu’à faire chier.

Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants.

Azil sursaute quand la main de Niito se pose sur sa tête. Un diadème. Là, sur le haut de son crâne. Pourquoi mettent-elles des diadèmes, ces choses ?

« Je n’ai jamais voulu être une princesse. »

Le rêve de toutes les petites filles, toi, tu l'avais jeté.
Disons juste que tu ne les aimes pas.
Mais Azil a peur de blesser son nouvel ami si elle le lui annonce aussi durement. Alors elle se tait. Elle la ferme pour éviter de le faire pleurer une nouvelle fois. Ce serait vraiment atroce de voir une nouvelle fois ses larmes alors qu’elle commence à vraiment bien l’aimer, ce petit bout de chou. Disons juste que tu n’aimes pas ça.
Être sorcière, c’est le bien.

Et là, ton téléphone sonne dans ta poche. Une sonnerie enregistrée. Tu la reconnais tout de suite.
Shigeru. Un nouveau message.

« Ah. »

Tu sors le portable de ta poche et le consulte.

« C’est Shigeru. »

Tu ouvres le message, tu lis.

« Mh. Deux minutes. »

Et tu tapes.



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Niito Smith
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MessageSujet: Re: « Pleure pas, quoi » [PV ; Niito Smith] [Terminé ♥]   Dim 1 Juil - 16:14

    Les princesses.
    Tu as toujours adoré les princesses.

    Elles étaient belles, magnifiques, gentilles. Et tellement, tellement aimées. Tout leur royaume les acclamait. Le village entier était si fier d’avoir une jolie souveraine. Les princesses, c’est le comble. Elles ont tout pour elle, vraiment tout. Etant gosse, Niito rêvait d’être une princesse, il volait du maquillage à sa mère en cachette. Le soir il regrettait et alla lui avouer qu’il avait mit du rouge à lèvres. Il se faisait souvent engueuler à cause de ça. Mais, à partir d’un moment, il avait assez de neurones pour se rendre compte qu’être un prince était plus logique pour lui. Et là, il se mit à mettre des collants et des chapeaux qu’il cousait lui-même. Son pouce a tellement saigné à cause de tout ça. Mais, quand son uniforme de beau prince était réussit, il se regardait fier dans le miroir. Il voulait que tout le monde l’aime. Mais Niito, redescend sur terre. Plus personne ne croit au prince désormais. Les gens n’ont d’yeux que pour les célébrités à la télé. Les stars. Les célébrités ont un petit côté princesse quelque part. Non, c’est faux. Elles sont méchantes, vicieuse et avide d’argent et de sexe. Elles ne travaillent que pour percer dans une carrière qui pourrait lui offrir tout l’argent qu’elle veut. Tous ces sourires dessinés sur leurs visages, ce sont des masques. Mais, Niito n’en savait rien. Il se jetait dans la gueule du loup. Même le loup est un ange contrairement à ces vipères. Il tomba dans une tornade de haine et mensonge. Toutes ses stars qui portaient de l’affection envers le blondinet, crois-tu que l’un d’entre elle était là quand il perdit tout son charisme. Aucune n’était là pour le soutenir. Elles étaient prêtes à nier le fait de connaitre Niito, au cas où ça nuirait à leurs réputations. Alors que des princesses n’auraient jamais eu cette attitude. Mais les princesses n’existent plus. Mais le blondinet ne veut pas voir la réalité en face, comme à son habitude. Il doit bien y en avoir une, une vraie. Une fille belle, gentille, charmante et surtout, une fille qui soutient. Qui ne s’enfuit pas au moindre incident. Qui reste là quoi qu’il arrive. Il y’en a une, c’est certain.

    « Je n’ai jamais voulu être une princesse. »

    Niito ne savait pas du tout quoi en penser. C’était bien ou mal de ne pas vouloir être une princesse ? Que lui importe. Azil n’a pas besoin d’être une princesse. Azil est très bien comme ça. Elle était parfaite parce qu’elle était elle-même. Niito n’a été lui-même qu’après avoir avoué son homosexualité. En gros, avant ça, il était mort. C’est quand il intégra Aomori qu’il pouvait enfin se sentir vivant. Il pouvait commencer une nouvelle vie, comme dans les films.

    « Ah. »

    Une sonnerie de portable. Elle lui a fait peur, au poussin.

    « C’est Shigeru. »

    Shi. Ge. Ru. Shigeru.
    Peut être son petit copain, ou un ami.

    « Mh. Deux minutes. »

    Elle répond vite. Niito n’est pas de nature très curieuse à la base. Mais, il lui arrive de s’intéresser.

    « Qui est Shigeru ? Il est gentil ? »

    Est-ce que Shigeru est un prince ?


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Azil Azuro
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MessageSujet: Re: « Pleure pas, quoi » [PV ; Niito Smith] [Terminé ♥]   Jeu 12 Juil - 17:08

Le Destin est un voleur.
Éphémère

Marre de ce texte de merde.

Shigeru n’avait absolument rien d’un prince charmant. Il était râleur et fâché en permanence. Il ne comprendrait pas les sous-entendus ni les doubles sens. A la rigueur, s’il avait vu Blanche-Neige, à moitié morte, dans son cercueil de verre, Azil aurait mis sa main à couper qu’il aurait passé son chemin. De toute manière, blanche-Neige, c’était la pire chez les princesses. Il jouait un peu les grands frères protecteurs parfois, bien qu’Azil soit la plus âgée. Quand elle lui parlait d’un garçon, il l’inondait de questions comme ‘Est-ce qu’il est ok ?’, ‘Est-ce que tu comptes le revoir ?’ ou encore ‘Tu veux que j’enquête ?’. Vu sous cet angle, il n’avait rien d’un prince. Il avait plus le côté d’une personne adulte. Mais Azil tenait à tout ça. Et puis, un prince, c’est quoi au juste ? Ils ne sont jamais que secondaires dans les contes, écrasés derrière la domination d’une princesse trop présente. Un prince, comme dans les contes, ce n’était qu’un ombre, remis au rang de vulgaire serviteur. Un prince, ça ne servait qu’à sauver les princesses quand quelque chose n’allait pas. Après tout, le prince, c’était juste pour la forme du ‘ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants.’. Parce que la princesse, elle ne pouvait pas enfanter seule. Les princes, quand on regardait bien, ils n’avaient même pas de prénom. C’était juste un Prince Charmant, un Vaillant Prince, le Prince du Royaume voisin et tant d’autres périphrases. Jamais ils n’avaient jamais de noms propres à leur personne. Pourtant, toutes ces princesses, elles étaient généralement nommées. Cendrillon, Aurore, Blanche-Neige, Belle et tout le reste. Un prince, ça ne servait pas à grand-chose au fond. Pauvre gars. Condamné à la soumission et à la servitude. Et ce jusqu’à ce que la mort les sépare. Être un prince, ce n’est pas si excitant.

Pourquoi c’est à moi de jouer ce rôle de merde ? J’ai l’air trop con à parler devant le miroir pour retenir ces fichues phrases.

Azil tape rapidement un message d’encouragement, hésitant à lui proposer son aide. Non pas parce qu’elle sait qu’il est capable de crier s’il ne réussit pas mais aussi parce qu’elle est avec Niito et que ce serait vraiment malpoli de partir comme ça juste après l’avoir aidé et consolé. Elle sent sa petite tête blonde proche de la sienne et elle lève les yeux dans sa direction après avoir envoyé le message. Elle ose un sourire. Sourire qui s’accentue quand il lui demande qui est Shigeru. C’est vrai que maintenant qu’elle lui a parlé de lui, elle lui doit bien des explications. Surtout si jamais Shigeru lui demande son aide et qu’elle doit laisser Niito ici. Elle espère juste qu’il ne le prendra pas mal si jamais la demande arrive. Oui. Qui est Shigeru ? Même elle, après deux ans de côtoiement et d’une amitié plus forte de jour en jour, elle avait du mal à le décrire. Elle savait beaucoup de choses à son sujet que d’autres ne soupçonnaient même pas. Elle savait qu’il était amoureux d’un garçon assez populaire dans l’école. Elle savait qui étaient ses amis, qui étaient ses ennemis. Elle savait sa couleur préférée, ce qui le faisait sourire, ce qui pouvait le faire pleurer. Azil ne pouvait pas prétendre connaître Shigeru par cœur. Mais elle pouvait quand même prétendre le connaître un peu mieux que les autres. De toute manière, Shigeru était différent en fonction des personnes.

« Shigeru est mon meilleur ami. »

Shigeru, c’est comme un frère pour Azil.

« Il est… Je ne peux pas te dire. Mais il est gentil. Adorable, même. »

Avec les personnes qu’il aime. Azil pouvait passer des heures à bitcher en sa compagnie. Sur le dos des personnes qu’elle n’aime pas ou que lui n’aimait pas. Elle n’était pas d’un naturel râleur et méchant. Mais une fois qu’on l’agaçait, on l’agaçait.

« Je te le présenterai un de ces quatre. »

C’était une évidence. Elle était sûre qu’elle aurait l’occasion de les présenter. Et si ce n’était pas le cas, ils se rencontreront bien tout seul. Après tout, Aomori est petit.



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Niito Smith
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MessageSujet: Re: « Pleure pas, quoi » [PV ; Niito Smith] [Terminé ♥]   Ven 10 Aoû - 1:02


(petit fail en haut, pardon)
    « Shigeru est mon meilleur ami. »

    Shigeru. Ça doit être un asiatique. Le blondinet se mit sans tarder à imaginer son apparence. Si c’est un asiatique original, il possèdera les cheveux noirs de jais. Des yeux plus ou moins bridés et une peau claire. Bien sûr, ce n’est qu’un cliché. Et puis les asiatiques font souvent des teintures donc rien n’est vraiment fiable. Il doit être adorable pour avoir Azil en meilleure amie. D’ailleurs, c’est mignon qu’elle est un meilleur ami et non pas une meilleure amie comme la plupart des pimbêches. Attends, je viens d’insulter Niito de pimbêche là. Oui bon, mais Hanae c’est.. C’est Hanae, quoi.

    « Il est… Je ne peux pas te dire. Mais il est gentil. Adorable, même. »

    Comme il le pensait. Elle confirme donc ses pensées. En même temps, elle ne peut dire que du bien de lui puisque c’est son meilleur ami. T’es pas con, tu vas pas donné ses défauts pour le présenter. Mais, de toute façon, Hanae n’a pas de défaut. Elle est parfaite. Du point de vue du blondinet. C’est une plaie de repenser au fait qu’il a dû la quitter sans lui dire un simple au revoir. Sans lui expliquer ce qu’il se passe. Putain, franchement, Azil et Shigeru ont une amitié magnifique. Il n’y a eu aucun problème dans leur amitié. Peut être que des disputes ont puent survenir, mais rien de bien grave, du moins pour l’instant.

    Mais l’amitié Hanae-Niito, qu’est-ce qu’elle a de parfait ? Rien du tout. Pourtant, ils se connaissent depuis l’enfance, hein. Mais bon, les événements qui suivirent ont pratiquement détruit leur lien. La célébrité de Niito. Le refus des parents. Le pouvoir. Le scandale. C’est bien trop long à expliquer. Mais ce qu’il faut retenir, c’est que c’est tout simplement une amitié de merde. Mais ça leur plait, à ces deux idiots, alors tant pis. Puis, en fin de compte, cette histoire se termine bien, alors ça va aller.

    « Dans ce cas, j’ai hâte. »

    Un sourire de gosse sur le visage. Un sourire adorable et insupportable à la fois.
    Mais, Azil avait tout de même l’air ailleurs. Sans doute en train de s’inquiété à propos de son ami. Pourquoi ? Aucune idée. Mais, si c’est son meilleur ami comme elle l’a si bien dit, elle doit surement s’inquiéter pour lui. Niito se rend compte que c’est surement lui qui l’a bloque. C’est lui seul qui retient la jeune fille. Pour ne pas commencer à se perturber, comme d’habitude, il tenait à mettre les choses au clair.

    « Dis.. Tu dois le rejoindre ? »

    Même si au fond, il espérait secrètement qu’elle allait dire non. Même si au fond, elle voulait garder Azil encore un peu. Ecouter encore un peu sa voix. Ecouter encore une fois une histoire, rien qu’une. Rester juste encore un peu à ses côtés. C’est drôle comme elle est attachante. Les heures passées avec elle paraissent si courtes. Azil est juste génial.



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MessageSujet: Re: « Pleure pas, quoi » [PV ; Niito Smith] [Terminé ♥]   Mer 15 Aoû - 18:24

Twinkle, twinkle, little star

Niito doit se faire des idées. Sur elle. Azurill. Sur Shigeru. Goupix. Il doit penser que vous êtes parfait, supérieurs, liés à vie, à mort. Ils s’aiment, d’accord. Shigeru, c’est quoi ? Un ami, un frère. Le frère qu’Azil n’aura jamais eu. Heureusement d’ailleurs, qu’elle n’avait pas eu plus de famille. Elle aurait été contrainte de rester chez elle pour toujours afin de protéger un frère ou une sœur. Ou elle aurait du planifier une fugue pour deux personnes, transformer plus d’or, vendre plus de souvenirs. Vendre son corps ? Il n’avait jamais été question de ça. L’amitié entre Shigeru et elle était très bien comme elle était. Sans secret, sans histoire. Sans question. Sans révélation. Un jour, peut-être, lui dira-t-elle ce qu’ont été ses quinze premières années. Mais là, ça lui faisait plus peur qu’autre chose. Leur amitié n’était peut-être pas parfaite, complète. Mais ça lui plaisait assez, à Azil. Et puis, Shigeru ne posait pas de questions. Ce n’était pas son genre. S’il voyait que ça lui faisait mal, il arrêtait. C’était dans sa nature. Il ne blessait jamais volontairement les gens. Ou rarement, alors.

« Dans ce cas, j’ai hâte. »

Azil lui rend son sourire avec plus d’intensité que le sien. On dirait un gosse. Un gamin qui nous offre un sourire, comme après avoir reçu un cadeau. Une petite auto ou le dernier jeu vidéo. Un gamin qui nous offre un sourire de voyou, comme après avoir fait une bêtise dans le dos de sa mère pour impressionner sa petite copine. Niito est vraiment adorable. Touchant, émouvant. Adorable. Il y avait quelques heures, il était là, pleurant, recroquevillé sur son petit corps fragile, malheureux à l’idée d’être perdu. Il lui avait inventé des histoires, il avait essayé de lui faire gober qu’il pleurait parce qu’il était tombé. Elle ne savait ce qui lui avait fait changer d’histoire pour lui dire qu’il était perdu et qu’il pleurait à cause de ça. Elle repousse une mèche rouge. Peut-être lui avait-elle fait peur, au fond. Elle lui avait raconté une histoire. Et encore une autre. Et une troisième. Elle aurait pu continuer mais Shigeru l’avait contactée. Smsée.

« Dis… Tu dois le rejoindre ? »

Officiellement, non. Mais dans ses messages, Azil décelait un appel au secours, caché derrière ses grognements, trop fier pour le lui demander directement. Elle ne s’en offusquait pas. Elle savait ce que cela faisait. Cependant, elle serait volontiers restée avec Niito. Lui demander d’où il venait, si c’était bien, là-bas. S’il se plaisait, ici. Si c’était mieux qu’avant. Tant de question auxquelles Azil ne voulait pas répondre si elle n’y était pas obligée. Remarque. Même le psychologue scolaire ne pouvait pas l’obliger. Et il ne le faisait pas. Il attendait, bravement, pendant qu’elle rangeait les étagères, classant les livres, les couleurs. Officieusement, oui. Oui, elle le devait. Parce qu’elle aussi, elle était comédienne. Et que c’était en partie à cause d’elle qu’il était au club de théâtre. Pour la suivre. Rester toujours avec elle. Il savait, pourtant, qu’il n’arrivait pas à retenir plus de trois lignes. Mis elle se faisait pardonner en l’aidant à travailler. Et si elle n’était pas là, il y avait Junpei, et les autres.

« … Je pense bien, oui. »

Elle se relève, aide Niito à faire de main et lisse, du plat de la main, ses vêtements, chiffonnés par les heures passées au sol. Elle s’étire, s’étend. Dérouille des muscles qui n’ont plus fonctionné. Elle sourit à Niito. Un sourire lourd d’excuse.

« Je suis vraiment, vraiment désolée de te faucher compagnie. »

Elle repousse des cheveux, vérifie que rien n’est tombé, qu’elle a toujours son portable en poche. Elle recroise les yeux de Niito.

« Mais… C’est mon meilleur ami. Tu comprends ? »

Elle espère. Un vieux ticket de caisse et un crayon eyes-liner oublié dans le fond d’une poche servent à noter le numéro de portable de la jeune fille. Elle lui tend le papier chiffonné, sourit quand il l’attrape.

« Ainsi, on reste en contact. »

Légère comme une plume, hésitante quant au geste qu’elle s’apprête à faire, elle se penche, dépose tendrement ses lèvres sur la joue du jeune homme. En quelques heures, elle l’a vu pleurer, sourire, s’attacher, rire, se dévoiler. Ses lèvres se décollent, elle s’éloigne. Un dernier signe de main et elle disparait par où elle est venue. Quitte la bibliothèque, se dirigeant vers la chambre de son ami. Prête à tout lui raconter, entre deux récitations.

C’est là le début d’une belle amitié, non ?




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MessageSujet: Re: « Pleure pas, quoi » [PV ; Niito Smith] [Terminé ♥]   

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« Pleure pas, quoi » [PV ; Niito Smith] [Terminé ♥]

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