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 Et tu tombes tombes tombes, c'est ta façon de danser ♪ [PV Haine]

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Hikari Okada
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MessageSujet: Et tu tombes tombes tombes, c'est ta façon de danser ♪ [PV Haine]   Dim 16 Oct - 17:21


Si même eux peuvent le faire, je le fais les doigts dans la narine gauche.
Manquera plus que les costumes bizarres.


« Mais qu'est-ce que je fous là ? »

Ça c'est une bonne question, mais que tu aurais dû te poser un peu plus tôt, brave petite Hikari. Pas après t'être faufilée hors de ta chambre en pleine nuit, pas après avoir subtilisé les clefs du gymnase au professeur responsable du club de danse, pas après avoir assommé un surveillant qui t'avait remarquée en utilisant ton pouvoir et en transgressant par la même occasion la première règle du pensionnat, pas après être tombée par terre et t'être écorchée les genoux dans une course précipitée pour quitter les lieux au plus vite. Et maintenant te voilà là, les bras ballants, dans un immense gymnase vide, plongé dans une obscurité inquiétante, car tu n'as pas osé actionner l'interrupteur et allumer la lumière de peur de te faire remarquer. Et, accessoirement, tu te sens parfaitement stupide.

Hikari se mit à observer le téléphone portable qu'elle tenait dans la main d'un regard fixe, comme si la réponse à la question qui la taraudait allait apparaître comme par magie sur l'écran. Malheureusement, celui-ci s'était enfermé dans un mutisme obstiné. Mais pourquoi ? Pourquoi avait-elle traversé toute l'académie pour s'isoler dans le complexe sportif, pourquoi avait-elle risqué de sévères sanctions si c'était pour se dégonfler au dernier moment ? Selon son raisonnement, personne ne viendrait dans le gymnase la nuit : c'était grand, effrayant, et sans aucun intérêt. Et elle ne tenait absolument pas à être surprise en train de s'essayer à un art qu'elle avait si souvent dénigré. Oui, quitte à gesticuler seule dans cette immense salle sombre, elle était capable de tout pour ne pas être vue en train de danser. L'adolescente poussa un soupir las, s'accroupit et se prit la tête entre les mains.


Quand avait-elle commencé à échafauder ce plan foireux ? Certainement peu après le désastreux épisode du bal costumé organisé à l'occasion de l'anniversaire du directeur, mais à quand cela remontait-il..? Deux mois ou une semaine, elle n'en savait plus rien. Toujours est-il que, suite à l'humiliation subie durant cette soirée, la jeune fille avait pris une grande décision : apprendre à danser. Elle en avait marre d'inventer des excuses bidon, surtout si c'était au final pour se retrouver à se dandiner en face d'un prof : il était temps pour elle de briller sur scène et de s'illustrer par ses exploits ! Il lui suffisait de regarder des vidéos d'apprentissage, de s'entraîner un peu, et bientôt elle serait respectée et acclamée dès que son majestueux postérieur se mettrait à se trémousser. Oui, c'était une idée de génie, un plan infaillible.

Enfin ça, c'était facile à dire quand on était au chaud dans son lit. Elle en avait bouffé, de leurs « vidéos d'apprentissage » à la con, et elle avait fait tout le répertoire : en miroir, en slow motion, mais rien n'y faisait. Elle n'était pas autodidacte, encore moins surdouée de nature, ne comprenait rien aux mouvements que les danseurs accomplissaient, et elle n'avait jamais esquissé un seul pas de danse de sa vie.

Tout d'abord, il avait fallu télécharger de la musique sur un téléphone portable qu'elle avait touché trois fois dans sa paisible existence : lorsqu'elle l'avait reçu de ses parents, lorsqu'elle l'avait sorti du fond du tiroir poussiéreux où elle l'avait fourré, puis lorsqu'elle l'avait fourré dans un autre fond de tiroir poussiéreux à Aomori. Il avait donc fallu apprendre à se servir d'une clef USB, mais aussi trouver les chansons qu'elle allait mettre dessus. Elle s'était constitué un dossier assez important, qui allait de la musique japonaise traditionnelle aux chansons américaines et coréennes modernes, en passant par des chants irlandais dont elle ne savait plus trop que faire.

Puis s'était posée la question du lieu. Après avoir utilisé les douches comme terrain d'entraînement, s'être foutue deux fois la gueule par terre en glissant sur le sol mouillé et s'être fait engueuler par celles qui faisaient la queue pour se laver, la blondinette avait pris la résolution de trouver un lieu plus approprié à « son entraînement intensif d'accomplissement de soi » ; dès lors, elle avait dû se débrouiller pour... emprunter les clefs de sa bien aimée professeur de CDP, Teruko Haine. Ça avait été une autre paire de manches. En fait, elle n'avait pas fait dans la subtilité. En cours, elle s'était simplement jetée sur le trousseau abandonné sur le bureau lorsque sa bien aimée professeur était occupée à discuter avec un élève au sujet de son pouvoir. En se cassant les ongles et en se mordant la lèvre inférieure jusqu'au sang, elle avait finalement réussi à prendre la clé dont elle avait besoin. Restait à savoir ce qu'elle allait en faire. Sûrement l'enseignante s'en était-elle rendue compte. Y avait-il entraînement de danse le jeudi après-midi ? Peut-être que non ! Si ? Noon... Il suffirait de les remettre sur le trousseau le lendemain, tout irait bien.


« Mais putain c'est pas le momeeeent, on s'en fout de çaaaa ! »

Alors Hikari décida de passer à l'action. Elle se redressa et appuya un peu au hasard sur les boutons de son téléphone en priant le dieu des framboises surgelées pour qu'une musique passable se mette en marche. Elle tomba sur une chanson coréenne dont elle avait regardé en boucle la vidéo tutoriel durant les derniers jours. Elle jura puis se mit en position en grognant. Encore ! Elle la connaissait par cœur, maintenant !

Elle n'aurait su dire combien de temps s'écoula. Elle transpirait, gesticulait n'importe comment, trébuchait, recommençait en lâchant des jurons plus abominables les uns que les autres, insultait son téléphone, le balançait par terre, s'arrêtait pour mieux regarder la chorégraphie de la vidéo, mais répétait les mêmes mouvements inlassablement, sans progresser, en commettant à chaque fois les mêmes erreurs sans s'en rendre compte.

Jusqu'à ce qu'un bruit incongru la fasse se retourner brutalement. Et lancer son portable à l'autre bout de la pièce en hurlant comme une démente.

« J'AVAIS JUSTE OUBLIE MON CHAPEAU DANS LA SALLE EXCUSEZ-MOI J'AI RIEN FAIT ! »

Le sentiment de honte viendrait quelques secondes plus tard.





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Dernière édition par Hikari Okada le Jeu 21 Juin - 15:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Et tu tombes tombes tombes, c'est ta façon de danser ♪ [PV Haine]   Mar 18 Oct - 17:29

« À demain !
_ Bonne nuit ! »


Un claquement de porte et Haine était enfin chez elle. Avec un soupir de soulagement, elle balança son sac sur la table et ses chaussures dans un coin indéterminé de la salle. Les talons c’est bien gentil, c’est beau, ça affine la jambe et tout ce que tu veux, mais le meilleur moment c’est tout de même quand tu les enlèves. Avec un soupir d’extase, la jeune femme se dirigea nonchalamment vers sa salle de bain où elle se fit un plaisir de se contempler dans la glace. T’as une sale gueule chérie <3.
Un rapide aller-retour chambre/salle de bain plus tard, Haine était en train de chantonner sous la douche. Jamais elle n’appréciait autant de se laver qu’après une longue journée de travail. Car oui, aussi étonnant que ça puisse paraître, Haine avait travaillé aujourd’hui. Il fallait dire aussi qu’elle avait eu tout ses cours le même jour, aussi bien théoriques que pratiques. Autant le dire, elle était vannée. Certes, l’enseignante adorait son métier dans ces cas là. Aider les enfants à leur pouvoir, les torturer un peu au passage, rire de leurs échecs et les encourager pour chaque progrès… c’était pour ça qu’elle était venue à Aomori, plus que le salaire attrayant, le logis fourni et la nourriture à volonté. Mais là, ce soir, elle n’aurait pas pu faire un cours de plus sans s’effondrer. Même l’idée de sortir son fouet et son pantalon en latex ne l’amusait plus, c’est pour dire.
Beuglant donc à tue-tête une des dernières chansons qu’elle avait entendu à la radio, Haine se prélassait sous le jet d’eau chaude en se faisant mentalement le programme de sa soirée. D’abords s’habiller confortablement : jogging et brassière - car il faisait encore chaud -, puis se faire à manger hum… des pâtes, oui, c’était très bien ça. Et elle terminerait sa soirée en apothéose en regardant pour, environ, la 206eme fois son spectacle d’Emilie Jolie en DVD. Voilà, ça c’était une soirée de rêve.

Et sa soirée se déroula exactement comme elle l’avait prévue. Son assiette bien calée dans son giron, étalée de tout son long corps de mollusque sur le canapé, Haine visualisa deux fois d’affilées le comédie musicale en récitant toutes les répliques qu’elle connaissait, bien évidemment, par cœur. En bonne adulte responsable, elle mit sa vaisselle dans son évier déjà bien plein, se promettant de la laver le lendemain. S’étirant langoureusement, elle songea à aller au lit et se dirigea donc vers son trousseau de clef afin de fermer sa porte pour la nuit. Elle l’attrapa, lourd d’une bonne dizaine de porte-clefs mais réalisa aussitôt que quelque chose manquait. Quelque chose de carré, assez imposant et de couleur verte. La clef du gymnase. Cette clef qui était sous sa responsabilité, à elle, Haine Teruko, manager du club de danse. Une lueur sombre passa dans son regard rouge.

Rappelons tout de même que Haine était fatiguée et qu’elle n’aspirait qu’à une chose : dormir. Chose que ce foutu voleur venait de foutre en l’air. Les vols, la jeune enseignante les avait pratiqués pendant une longue période de sa vie - pour ne pas dire toute sa scolarité, qui continuait plus ou moins aujourd’hui. Elle n’avait jamais été arrêtée par le côté moral de l’affaire « c’est pas bien de prendre ce qui appartient aux autres » vu que en définitive elle volait rarement des choses très précieuses. Voir les autres voler l’amusait également, surtout quand il s’agissait d’élèves qui la regardaient d’un air coupable une fois pris la main dans le sac. Non, elle n’avait rien dans le fait de dérober les affaires d’un autre. Mais Haine était mauvaise perdante. On pouvait voler tout le monde sauf elle. Surtout si elle ne s’en rendait même pas compte. Là, c’était le comble de la honte et de… la mauvaise humeur. Changeant d’apparence, le jeune homme enfila rapidement un t-shirt large et une paire de baskets avant de se diriger vers le sofa de derrière lequel il sortit sa vieille batte de baseball cloutée de ses années lycée. Ah, que de souvenirs. Mais ce n’était pas le moment d’être nostalgique. Fermant vigoureusement la porte derrière lui, il s’en alla en direction du gymnase, l’air décidé.

Le coupable était à l’intérieur. Il le savait. Non, je ne vous parle pas d’instinct du prédateur sur sa proie ou juste du professeur son élève - bien que cela puisse s’y apparenter. Je vous parle de la porte à moitié ouverte et de la musique de mauvaise qualité, ponctuée de nombreux jurons, en provenance de la salle. Il était là. Lentement, telle une créature de cauchemar, Haine poussa le battant et entra, la batte gentiment posée sur l’épaule. L’idée n’était pas de le tuer - quoique ? - mais je l’effrayer. Et sûrement qu’il y aurait réussi si la personne avait daigné se retourner. Déjà, ce n’était pas un garçon comme il l’avait pensé mais une fille. Première surprise. Ensuite, ce n’était pas de la musique d’ambiance pour une beuverie de mauvais goût qui venait agresser ses oreilles mais bel et bien une chanson utilisée pour s’entraîner. Mais s’entraîner à quoi exactement ?
Muet devant ce spectacle étrange, Haine fini par arriver à la conclusion que la demoiselle qui s’agitait dans la lumière blafarde de son téléphone portable était en train de danser. Ou du moins d’essayer. Il était tellement stupéfait qu’il en oublie d’être en colère, de lui crier dessus de lui rendre ses clefs et déguerpir, d’agiter son arme pour lui faire peur. Au lieu de ça, il resta longtemps immobile, analysant d’un œil expert. Au moins, la motivation était là. Il ne manquait que la technique et beaucoup, beaucoup de pratique.
Finalement, l’épaule un peu endolorie par le poids et les clous qui lui rentrait dedans, il se décida à poser sa batte au sol. Le bruit qui en découla, il ne l’avait pas prévu lui par contre.

« J'AVAIS JUSTE OUBLIE MON CHAPEAU DANS LA SALLE EXCUSEZ-MOI J'AI RIEN FAIT !

Comme au ralenti, le jeune homme suivit du regard le parfait arc de cercle que fit le portable avant de s’écraser avec un bruit métallique sur l’un des murs de la salle et tomber au sol, définitivement éteint et irréparable. Dans l’obscurité ambiante, il poussa un soupir.

_ C’est plutôt ta tête que tu as oublié ; ton téléphone est mort maintenant. »

Sur ces paroles pleines de bon sens, il s’en alla allumer la lumière. Les néons lui firent mal aux yeux mais il s’y habitua rapidement et retourna observer sa petite voleuse de plus près. Oh. Hikari Okada, 17 ans, Anesthésie. Planté face à elle, la détaillant des pieds à la tête, l’arme posée sur l’épaule, Haine ne décolla par son regard d’elle.

« Ton problème, c’est que tu penses trop, commença-t-il abruptement.

Puis, devant sa mine de totale incompréhension :

_ Quand tu danses. Avant de vouloir faire quelque chose de précis, il faut d’abord savoir se lâcher et bouger sans réfléchir. Toi tu sautes cette étape pour passer directement à la suivante, c’est pour ça que ça ne marche pas.

Il se détourna et se dirigea vers le coin de salle organisé comme vestiaire.

_ Remets toi en position, lui dit-il sans se retourner. Je vais mettre de la musique et tu vas essayer de danser dessus. »

Là il posa sa batte, retira son t-shirt et reprit son apparence féminine - qui mettait en général plus à l’aise les élèves du même sexe - et lança une musique au hasard sur la poste disposé à cet effet. Bien, que le cours de minuit commence.


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MessageSujet: Re: Et tu tombes tombes tombes, c'est ta façon de danser ♪ [PV Haine]   Lun 31 Oct - 18:37


Un chapeau. Hikari n'avait jamais porté de chapeau. Parce qu'elle ne trouvait pas cet accessoire fondamentalement utile, et encore moins esthétique, surtout sur sa petite tête blonde sur laquelle il s'enfonçait trop profondément. Qu'est-ce que c'était que cette excuse stupide qu'elle venait de lâcher ? Avec un peu de chance, le nouvel arrivant ne la connaîtrait pas, et il lui suffirait de porter un chapeau pour les jours à venir, après quoi son argument serait valable, et alors ce serait fabuleux, puisque sa Honte-Jauge descendrait quelque peu, et alors, et alors...

« Calme ! Calme dans ta tête, Hikari, CALME ! » La jeune fille apaisa ses neurones si excités qu'elle avait l'impression qu'ils s'entrechoquaient bruyamment dans sa tête. Maintenant, il fallait qu'elle aille rattraper son téléphone bousillé et partir en courant. Éventuellement user de son pouvoir pour assommer un peu son pseudo-agresseur... Mais elle était bien trop agitée pour réussir une telle entreprise, c'était peine perdue. Il ne lui restait plus qu'à rester tétanisée, morte de honte, attendant la réaction de l'inconnu.

« C’est plutôt ta tête que tu as oubliée ; ton téléphone est mort maintenant. »

Une voix d'homme, qu'elle ne reconnaissait pas. Comment ça, son téléphone était mort ? Il était juste tombé par terre, il pouvait bien s'en remettre, c'était merveilleux, la technologie, tout ça... Hikari glissa toutefois un coup d’œil à la forme incertaine de l'appareil, qui s'était divisé en plusieurs morceaux. Bon, il était déglingué. Il ne lui restait plus qu'à acheter un MP3.

Les néons s'allumèrent brusquement, et la jeune fille se protégea les yeux d'une main en grimaçant, en se faisant la réflexion qu'elle avait failli devenir vampire. Lorsqu'elle se fut quelque peu acclimatée à la luminosité, elle observa le nouvel arrivant. Grand, bien bâti, imposant. Beau, également. Mais bon, il était un peu trop vieux à son goût, et aussi trop viril - sûrement avait-il le torse plein de poils. Baah, caca. Accessoirement, il tenait une grosse batte de baseball cloutée. Hikari frissonna - qu'est-ce qu'il comptait lui faire, au juste ? Mais un point pour lui : il n'y avait rien de plus sexy que les délinquants. Son visage lui était familier, mais elle aurait été incapable de mettre un nom dessus.

« Ton problème, c’est que tu penses trop. » Ah bon. D'accord. Ok. Elle avait trop pensé pour l'excuse du chapeau ? Ce devait être un prof de philo raté, encore pire que Tachibana. Si c'était possible, parce que Tachibana était vraiment trop con. « Quand tu danses. » Aaah, ok, bien sûr. ... Comment ça, i l'avait vue ? Elle ouvrit la bouche pour ressortir l'excuse du chapeau, mais n'eut pas le temps de s'exprimer qu'il enchaînait : « Avant de vouloir faire quelque chose de précis, il faut d’abord savoir se lâcher et bouger sans réfléchir. Toi tu sautes cette étape pour passer directement à la suivante, c’est pour ça que ça ne marche pas. »

Non mais, qu'est-ce qu'il en savait, lui ? Le rouge monta aux joues de l'adolescente, à la fois par honte et par indignation. D'accord, elle dansait comme une grosse patate génétiquement modifiée ; mais ce n'était pas une raison pour l'humilier et jouer à celui qui sait mieux que tout le monde ! Plongée dans le ridicule jusqu'au cou, Hikari s'apprêtait à profiter du fait que l'inconnu se soit détourné pour partir en courant, se créer une nouvelle identité, partir au Pérou et vivre du trafic de drogue, mais il reprit la parole, ce qui la cloua étrangement sur place.

« Remets toi en position. Je vais mettre de la musique et tu vas essayer de danser dessus. »

Quoi ? Si vite ? Ah non, non, non, elle n'était pas prête à se ridiculiser tout de suite là maintenant ! Il se décida enfin à poser sa batte de baseball - mine de rien ça faisait un peu peur -, ôta son T-shirt - oh, en fait il n'était pas poilu, décidément il était trop sex - et... se transforma. La jeune fille manqua de s'étouffer avec sa salive. Comment avait-elle pu ne pas le - enfin la - reconnaître ? C'était Haine Teruko, son professeur de CDP, décidément toujours aussi tyrannique. Hikari lui lança un regard plein de défiance. Une musique s'était mise en marche - oui, forcément, si on utilisait le poste des cours de danse, c'était plus facile qu'avec un portable... Entraînante, au rythme bien marqué, sans toutefois être à son goût. L'adolescente n'esquissa pas un geste. Elle avait envie de progresser, mais ne voulait pas être vue, ou seulement entraperçue, dans ses premiers pas d'oisillon perdu aux allures de pomme de terre transgénique. En même temps, elle avait conscience qu'une chance inespérée s'offrait à elle mais... Non, et puis merde.

« Bah donnez-moi un truc à faire. C'est sympa de se lâcher, mais je sais pas quoi faire moi ! » Oh, doux sentiment de gaucherie. « Et puis cette musique est nulle. » Vas-y, déballe toutes tes excuses minables pour ne pas te lancer dans le bain. « De toutes façons je suis fatiguée, je vais me coucher. » Et surtout oublie que tu en dois une à ce professeur qui a fermé les yeux sur le vol de ses clés, et qui t'a tendu la main dans les moments difficiles.

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Haine Teruko
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MessageSujet: Re: Et tu tombes tombes tombes, c'est ta façon de danser ♪ [PV Haine]   Mar 1 Nov - 17:23

Heureusement que, dans sa précipitation pour quitter sa chambre, elle avait gardé sa brassière sous son T-shirt. Elle aurait été belle, sinon. Mais non, Haine était parfaitement organisée et chanceuse dans ses moindres mouvements, aussi put-elle enlever son haut en toute tranquillité pour danser à son aise. Enfin, c’est ce qu’elle avait prévu à la base. Si son élève voulait bien coopérer, bien sur.

Car, quand elle se retourna pour voir où elle en était, Hikari n’avait pas bougé. Plantée comme un piquet au beau milieu du gymnase, encore un peu secouée par tous les évènements qui venaient de lui tomber dessus les uns après les autres, elle semblait dans la plus totale indécision. Soit, qu’à cela ne tienne : Haine monta davantage le son de la musique. Peut être que lui percer les tympans la réveillerait un peu ? Son procédé eu l’air de fonctionner ; elle retrouva soudain l’usage de la parole.

« Bah donnez-moi un truc à faire. C'est sympa de se lâcher, mais je sais pas quoi faire moi !

… pour dire des idioties. Soupirant, la jeune femme coupa la musique et croisa les bras. Cette gamine n’avait rien compris à ce qu’elle avait dit plus tôt ou quoi ? À moins qu’elle n’ait été trop obnubilée par sa batte de baseball pour comprendre les mots qui sortaient de sa bouche ?

_ Et c’est bien là le problème, Hikari : tu attends que je te dise quoi faire. Se lâcher, c’est improviser ! Tu suis la musique, tu marques les temps, tu te laisses aller… Ça ne demande aucune réflexion. »

En fait, c’était un principe vraiment dur à expliquer, elle était en train de le réaliser. Pour quelqu’un comme elle, qui avait toujours agit sans réfléchir - ce qui lui avait causé bien des problèmes - ce n’était pas vraiment évident d’enseigner à quelqu’un qui pense trop comment se vider la cervelle le temps d’une chanson. Surtout si la personne était réticente comme c’était le cas actuellement. Mais voyez plutôt : sans écouter un traitre mot ce que lui disait sa professeur adorée, la petite tête blonde s’écria que la musique était nulle avant de décider de quitter les lieux sous prétexte de vouloir dormir. Du foutage de gueule dans le plus grand art.

Car n’oublions pas comment elles en étaient arrivées là ! Hikari avait volé la clef du gymnase et y avait pénétré en pleine nuit - ce qui est formellement interdit par le règlement de l’établissement, bien entendu - et, au lieu de la punir sauvagement à coup de batte cloutée, Haine lui avait gentiment proposé de l’aider à apprendre à danser alors qu’elle n’avait qu’une envie : lui régler son compte et aller se coucher. Et maintenant elle pensait s’en tirer aussi facilement ? Dans tes rêves ma jolie.

En trois enjambées, Haine fut devant son élève, solidement campée sur ses pieds, un sourire tout ce qu’il a de plus amical aux lèvres.

« Avant toutes choses, pourrais-tu me rendre les clefs que tu m’as subtilisé, s’il te plait ? »

Elle les lui arracha des mains plus qu’autre chose - toujours avec le sourire, bien entendu - et s’en retourna vers la porte qu’elle… ferma à double tour. Clac, clac. Bonne chance pour l’ouvrir, désormais. Elle rangea ensuite le trousseau là où elle pouvait et où elle se doutait que la jeune fille n’irait jamais mettre la main : dans sa brassière, quelque part au milieu de son opulente poitrine. Bien, ça, c’est fait. Quand elle fit à nouveau face à Hikari, elle lui souriant toujours. En fait, elle était vraiment terrifiante.

« Tu m’as fait levée au beau milieu de la nuit et maintenant tu envoies bouler l’aide que je te propose si gentiment ? Bien, c’est ton choix. Je vais t’apprendre à mordre la main qui te nourrie. »

Haine retourna au poste et le ralluma. La musique reprit, toujours aussi forte et elle dû venir se planter à côté de la blondinette pour qu’elle l’entende sans avoir à élever la voix.

« Je me fiche que cette musique ne soit pas à ton goût, d’accord ? L’essentiel, c’est qu’elle marque bien le tempo et qu’elle est facile à suivre. Si tu es sage, je te laisserai mettre la musique de ton choix tout à l’heure. Et maintenant, danse. »

Elle ne lui demandait pas grand-chose. Il aurait suffit qu’elle tape du pied en rythme et elle aurait été contente. Un mouvement de hanche à gauche, un mouvement de hanche à droite. Quelque chose qui montre qu’elle essayait, au moins. Sinon, elle serait obligée de faire certaines choses. Oui, certaines choses.


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MessageSujet: Re: Et tu tombes tombes tombes, c'est ta façon de danser ♪ [PV Haine]   Jeu 10 Nov - 20:08


Bla, bla, bla. Improviser. Mais qu'est-ce qu'elle en savait, elle ! Improviser c'était sympa, mais quand on ne connaissait aucun pas de danse et qu'on était encore plus coincé du cul qu'un pigeon, ça donnait l'air plus que ridicule - elle le savait d'expérience personnelle. Mais les propos tenus par le professeur piquaient tout de même sa curiosité, bien qu'elle essayât de se contenir.

Il fallait qu'elle parte. Hikari tenta une percée et, alors qu'elle annonçait son départ de manière la plus assurée possible, Teruko vint se planter devant elle en souriant. Oh oh. Par expérience, après trois années passées dans le pensionnat, la jeune fille savait que c'était tout sauf bon signe.

« Avant toute chose, pourrais-tu me rendre les clefs que tu m’as subtilisées, s’il te plait ? »

... Elle les avait oubliées, celles-là. Elle n'eut pas le temps de répliquer : la jeune femme venait de lui arracher le trousseau des mains, tout sourire. Hikari n'était pas froussarde, mais un frisson glacé lui parcourut l'échine. Après tout, elle ne connaissait pas le passé de son interlocutrice. N'y avait-il pas de nombreuses rumeurs concernant une histoire de délinquance ? Parfois même on disait qu'elle avait tué des hommes et massacré des gangs entiers. Certains disaient l'avoir vue dans les journaux. Même si le bouche-à-oreille avait tendance à exagérer un peu la réalité - rien qu'un peu -, Hikari avait tendance à croire sans se poser trop de questions ce que ses amis lui affirmaient catégoriquement. Le fait que la prof soit arrivée avec une batte cloutée était tout de même révélateur. « Mon dieu, c'est trop cool, j'ai une prof délinquante ! » songea-t-elle sans ironie, avec fascination et.. crainte, il fallait bien l'avouer, Teruko foutait les jetons.

« Tu m’as fait levée au beau milieu de la nuit et maintenant tu envoies bouler l’aide que je te propose si gentiment ? Bien, c’est ton choix. Je vais t’apprendre à mordre la main qui te nourrit. »

Mal à l'aise, la blondinette se gratta l'arrière du crâne. Mais dans quelle connerie s'était-elle fourrée..?

« Je me fiche que cette musique ne soit pas à ton goût, d’accord ? L’essentiel, c’est qu’elle marque bien le tempo et qu’elle est facile à suivre. Si tu es sage, je te laisserai mettre la musique de ton choix tout à l’heure. Et maintenant, danse. »

Euh... Non. Hikari tenta le coup du rire nerveux, du style « Haha j'ai failli tomber dans ton piège, t'es un sacré rigolo ! », mais le regard impitoyable de son professeur lui fit rapidement ravaler son sourire de fausset. Elle déglutit. Se dandina d'un pied sur l'autre, hésitant entre l'option fuite, qui lui aurait valu - 50 points de fierté, et celle de danser, qui lui aurait donné à profusion des points de ridicule. La musique continuait, forte, au rythme entraînant. Hikari avait bien envie de se trémousser - seule, elle l'aurait fait volontiers -, mais la présence de Teruko l'empêchait de se comporter normalement. C'était si stupide ! Elle se sentait obligée de contourner le problème, tout en faux-semblants.

« Je... Mais... » Argumentation à approfondir, mais raisonnement d'une logique implacable, persévérez. « Je... Ok. C'est bon. » Vous avez cédé mais vous avez vaillamment défendu votre cause, vous étiez à un cheveu de remporter le procès ; bravo pour vos efforts inlassables.

Ne pas trop s'engager, c'était à ce moment-là qu'on devenait ridicule. Elle tenta un petit pas tremblant sur la gauche, puis sur la droite. Le coup de la danse du crabe, qui marchait à tous les coups, sur n'importe quelle chanson. Un pas à gauche, un pas à droite en pliant un peu les jambes, et il suffisait de rajouter des petits mouvements de bras et de cul adaptés à la situation pour que ça passe. Elle avait lu ça quelque part. Enfin ça, c'était la théorie. Quels petits coups de cul ? Quels mouvements de bras ? Dans le cas présent, on avait simplement l'impression que Hikari se déplaçait à gauche puis à droite, pas très en rythme par ailleurs, le tout en fixant un point sur le bas du mur à sa gauche. Pas bien glorieux.

Finalement elle s'arrêta, tentant de prendre le pas sur le sentiment de honte qui la rongeait. Elle lâcha simplement en riant, se donnant un air décontracté, de la fille qui ne se prend pas au sérieux lorsqu'elle fait des mini pas chassés sur une musique :

« C'est horrible hein ? Mieux vaut en rire après tout. Vous... euh... Vous allez bien à part ça ? »





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MessageSujet: Re: Et tu tombes tombes tombes, c'est ta façon de danser ♪ [PV Haine]   Dim 13 Nov - 16:26

« Ha.. Haha ! Hahaha… »

Rire nerveux de la blonde, visage fermé et décidé de l’enseignante.

« Je… Mais… »

Toujours aucun signe de vie de la part de Haine.

« Je… Ok. C’est bon. »

La jeune femme sourit ; elle était très convaincante quand elle voulait. Bien, au moins, elle n’aurait pas recourir aux instruments de torture, c’était déjà ça. Hikari avait finalement décidé de se mettre en mouvement, dansan… hum… bougeant ? Oui, bougeant plus ou moins au rythme de la musique. Maintenant elle comprenait pourquoi la jeune fille se refusait à danser devant elle ; elle était complexée. Son regard fixe, baissé, en disait long. Bizarrement, Haine n’avait jamais envisagée la jeune fille de la sorte. Pour elle, Hikari Okada était une élève dynamique et souriante, peut être un peu brute parfois, mais rayonnante dans sa vie quotidienne. Il fallait dire aussi que les professeurs étaient mal placés pour connaitre les hontes secrètes de ces enfants dont-ils s’occupaient chaque jour ; ils étaient le pouvoir, l’ennemi, l’adulte froid et impersonnel par excellence. Haine savait bien que chacun avait un squelette dans son placard, mais de là à imaginer que celui de la blonde soit qu’elle était tout à fait incapable de danser…

Haine pouffa. Ok, ce n’était ni très mature ni très intelligent dans le cas présent, mais aucune de ses deux qualités n’étaient dans sa nature, alors elle pouffa. En fait elle la trouvait juste… trop mignonne. Mais Hikari du mal interpréter ce rire involontaire, car elle s’arrêta et rit à son tour. Faux.

« C'est horrible hein ? Mieux vaut en rire après tout. Vous... euh... Vous allez bien à part ça ?

Là, elle avait très, très envie de lui faire un gros câlin. Heureusement, la jeune femme n’était pas totalement inconsciente et décida de garder ses élans affectueux pour plus tard, quand elles se connaitraient mieux, et se mit à sourire à la place.

_ Je ne dirais pas horrible, mais c’est sûr que l’on va avoir du boulot ! »


Franchise, quand tu nous tiens. Souriant toujours - mais un vrai sourire sincère 100% Hainien cette fois, pas celui tout à fait terrifiant de tout à l’heure - l’enseignante vint se placer face à elle.

« Il faut que tu écoutes le rythme de la chanson. Pour l’instant, on s’en fout des fioritures comme les mouvements de bras et tout le reste, on se concentre sur le rythme. Il faut que tu entendes la batterie, oublies tout les autres instruments. Tu l’as ?

Elle se mit taper dans ses mains en rythme. Doucement, attendant que Hikari la rejoigne. Elle tapa dans ses mains puis un peu du pied, sans quitter son élève des yeux. Elle se voulait encourageante, elle voulait que la blondinette n’ait pas peur de faire comme elle. Elle continua un moment, jusqu’à ce que le moment soit venu. Celui de lui sortir la fameuse phrase, celle qu’elle rêvait de sortir un jour. Depuis qu’elle avait vu Dirty Dancing, en fait. Celle que prononce langoureusement de Patrick Swayze en plaquant la main de Jennifer Grey sur son torse de mâle viril et…! Ah, elle s’enflammait.

_ Ce n’est pas quelque chose qui s’apprend, c’est un feeling, un battement de cœur.

Changeant de sexe pour que son organe vital soit plus facile d’accès, Haine posa la main d’Hikari sur sa poitrine. N’y voyez là aucune technique de drague - même si ça pouvait porter à confusion, avouons-le - juste le délire d’un fan qui rêve depuis des années de faire comme son idole. Lentement, il prononça des « boum boum » réguliers, presque en chuchotant. La musique s’était arrêtée - terminée - les plongeant dans un silence assourdissant. Il ne poussa pas le fanatisme jusqu’à lui demander de fermer les yeux comme dans le film, la situation aurait été vraiment trop ambigüe. Se taisant soudainement, le regard dans le vague, Haine lui demanda en fronçant les sourcils :

_ Tu as vu beaucoup de films de danse, au fait ? »


Oui, il était un adepte du genre. Et alors ?


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MessageSujet: Re: Et tu tombes tombes tombes, c'est ta façon de danser ♪ [PV Haine]   Jeu 24 Nov - 18:22


Et voilà, la prof gloussait. Quoi de plus normal devant une élève extravertie qui s'avérait être une coincée du cul ? Hikari s'y attendait, mais au fond d'elle, elle n'avait pas pu s'empêcher d'espérer ; d'espérer que cette fois-ci, on ne se moquerait pas d'elle, qu'on l'aiderait pour de bon. Teruko n'avait pas dû apprécier le fait de se faire voler ses clefs par un élève ; arrivée dans le but de lui casser la tête, elle s'était certainement ravisée au dernier moment, préférant une vengeance psychologique, tout aussi violente. C'était mesquin. La déception crispa encore un peu plus le sourire de Hikari.

« Je ne dirais pas horrible, mais c’est sûr que l’on va avoir du boulot ! »

La blondinette haussa les sourcils. Ah, la blague allait encore plus loin ? Qu'est-ce que la prof allait imaginer pour l'humilier un peu plus ? La jeune femme avait l'air de s'amuser énormément ; avec un sourire-banane radieux, elle vint se planter face à elle.

« Il faut que tu écoutes le rythme de la chanson. Pour l’instant, on s’en fout des fioritures comme les mouvements de bras et tout le reste, on se concentre sur le rythme. » Que... Hein ? Quoi ? C'était pas pour rire ? Ou alors elle allait lui faire faire des exercices stupides dans le simple but de la ridiculiser ? Hikari balaya discrètement la salle du regard, cherchant une caméra cachée quelque part dans le gymnase - après tout, Teruko avait pu tout prévoir à l'avance... « Il faut que tu entendes la batterie, oublies tout les autres instruments. Tu l’as ? »

Bon, euh, hum... L'exercice n'avait pas l'air si humiliant et était même plutôt censé... Et surtout, l'expression de la prof était extrêmement avenante. Enfin, même si son regard insistant vrillé sur elle avait quelque chose de gênant. Teruko commença à frapper dans ses mains, tout en la fixant de cet air halluciné que Hikari appréciait. Alors que la blondinette s'apprêtait à l'imiter timidement - avec un air désinvolte, du genre "j'ai ça dans le sang ça vient tout seul" -, l'enseignante reprit la parole.

« Ce n’est pas quelque chose qui s’apprend, c’est un feeling, un battement de cœur. »

... Hein ? Interloquée, elle s'abstint toute réflexion mais écarquilla tout de même les yeux, observant la jeune femme avec suspicion. D'où elle la sortait, cette réplique ? C'était une blague ? Peut-être devrait-elle rire... Et si elle était sérieuse ? Alors il vaudrait mieux éviter de la contrarier... Puis le "elle" devint un "lui" - la brassière rendait un peu plus étrange maintenant, mais autant ne pas relever. Pourquoi ? Qu'est-ce qui lui prenait ? Et le voilà qui lui prenait la main et la posait sur son torse. Légèrement mal à l'aise, Hikari garda le silence, attendant un événement qui lui fasse mieux comprendre la situation. Ce devait être une caméra cachée, impossible autrement.

« Boum boum. »

... Elle n'avait pas rêvé, elle - enfin il - venait bien de parler ? Elle ouvrait la bouche pour obtenir vérification lorsqu'il reprit :

« Boum boum. »

Puis elle comprit : il marquait, de sa voix, le rythme calme de ses battements de cœur. Et il continuait, à chuchoter des « boum boum » à la fois sensuels et incongrus, qui frisaient le ridicule. La surprise était passée. Elle était dans une phase de vide total, où elle ne comprenait rien et s'en moquait, délicieusement envahie par cette fréquence cardiaque apaisante. La musique s'arrêta, mais il continuait. Un autre sentiment naissait peu à peu en elle, sans qu'elle parvienne tout à fait à l'identifier. Comme une béate envie de sourire, avec toutefois un désir plus profond, qu'elle réprimait de toutes ses forces, sans toutefois le connaître, sachant juste au plus profond d'elle-même que ses conséquences seraient fâcheuses.

« Tu as vu beaucoup de films de danse, au fait ? »

Elle laissa tomber, ne chercha plus à refluer cette émotion d'une intensité qui la prenait à la gorge, qui lui faisait monter les larmes aux yeux.

Hikari se mit à hurler de rire, laissant libre court à son hilarité.

Elle faillit en tomber par terre mais se raccrocha au bras de Teruko, les larmes pleins les yeux, laissant échapper des gloussements d'une grâce relative. Non, avec elle, pas de rire cristallin qui sonnait doux aux oreilles ; simplement un rire... heureux dirons-nous, franc. Les causes en étaient floues. La tension s'était accumulée durant les dernières semaines - oh, vous savez, les petites amourettes incestueuses, les nuits blanches, danser comme une patate, ça ne vous réussit pas -, mais le comportement décalé du professeur lui avait retiré une part importante de stress.

En séchant ses larmes d'une paume, la blondinette se rendit enfin compte qu'elle s'était à moitié affalée sur le jeune homme, tout agrippée qu'elle était. Elle se redressa, un grand sourire niais aux lèvres, sans même se dire qu'elle était peut-être passée pour une folle hystérique.

« Euh... Elle pouffa, se reprit, poursuivit. Non, c'est pas ce que je préfère, je connais pas trop. » Elle marqua une hésitation. « J'en ai regardé quelques-uns récemment, comme Street Dance... Parce que... Enfin, pour voir comment ça se passait, la danse, tout ça... » Un léger silence s'installa, aussi s'empressa-t-elle de poursuivre sur un autre sujet de conversation : « Euh.. Vous étiez en train de citer un film non ? Le truc avec les battements de cœur, vous l'avez pas sorti de votre vous - enfin votre tête quoi -, si ? »

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MessageSujet: Re: Et tu tombes tombes tombes, c'est ta façon de danser ♪ [PV Haine]   Dim 27 Nov - 14:49

Hikari explosa de rire. Sur le coup, Haine était tellement sérieux qu’il resta con face à cette réaction qui était, avouons-le, assez normale. Mais ce qu’il disait le passionnait tellement, il adorait vraiment ce genre de film, qu’il ne compris pas tout de suite pourquoi elle riait autant. Il avait un morceau de salade coincé entre les dents ? Un grain de riz dans les cheveux ? Il ne pouvait même pas se demander s’il avait mis son t-shirt à l’envers, vu qu’il n’en portait pas.

Pendant ce temps, la jeune fille était toujours écroulée. Oui, écroulée, c’est bien le mot. Alors que son très estimé professeur était tout à fait perplexe face à son hilarité, elle pleurait de rire en s’appuyant sur lui. D’un point de vue extérieur, la scène aurait pu paraitre louche - après tout, elle était en train de pleurer en se reposant sur le torse nu de son enseignant. De quoi vous doter d’un aller simple pour le conseil disciplinaire, quoi. Mais tout ça passait totalement au dessus de la tête du jeune homme, bien trop concentré à essayer de trouver l’origine des hurlements de rire d’Hikari. Ça ne pouvait pas être sa question, n’est-ce pas ? Elle était normale, sa question. En quoi le fait d’aimer les films de danse était drôle, hein ? Ah, peut être parce qu’il lui avait posé la question sous sa forme masculine, le contraste virilité/film de fille avait été trop puissant pour elle ? Se rendant à l’évidence que, oui, la petite blonde se foutait de sa gueule à cause de ses préférences cinématographiques, il prit une mine boudeuse en déclarant :

« Eeeh ! Mais te moque pas, j’adore les films de danse moi ! »

Elle fini par se calmer, se redressant en essuyant ses joues ruisselantes de larmes. Bon, au moins, elle semblait plus détendue. Haine supposa qu’avoir l’air ridicule avait du bon, parfois. Un beau sourire éclairait maintenant le visage de son élève, donc ça devait en valoir la peine. Maintenant qu’elle pouvait tenir sur ses jambes sans aide, Hikari tenta de parler. D’abord, elle s’étouffa de rire entre chaque mot, puis elle réussi finalement à formuler une phrase plus ou moins intelligible :

« Non, c'est pas ce que je préfère, je connais pas trop. 

Aaaaaah, mais grave erreur ! Tout à fait impardonnable ! D’un autre côté, ça expliquait pourquoi elle était si nulle en danse - d’après Haine - car ces films étaient une vraie mine d’informations pour les rookies comme elle.

_ J'en ai regardé quelques-uns récemment, comme Street Dance... Parce que... Enfin, pour voir comment ça se passait, la danse, tout ça...
_ Oh, c’est bien !


Bah voilà, elle remontait un peu dans son estime là. Après tout, les films de danse, c’était la vie quoi ! Oui, Haine-sensei avait une vision assez personnelle de ce qu’était la vie, on peut le dire.

« Euh.. Vous étiez en train de citer un film non ? Le truc avec les battements de cœur, vous l'avez pas sorti de votre vous - enfin votre tête quoi -, si ?
_ Bien sûr ! Dirty Dancing - le 1, hein, pas le 2 - de Patrick Swayze à Jennifer Grey, au rythme enivrant de Hungry Eyes !


Il fit une pause, les yeux dans le vagues. Il était en train de revivre la scène et les cours de danse qui suivaient. Dans son délire, il continua à parler, comme si ce qu’il disait intéressait vraiment Hikari - doux rêve.

_ Le 2 est excellent également, bien entendu ! Mais il n’a pas ce charme qu’avait le 1, sûrement du fait que l’époque n’est plus la même et les mœurs ont évolué depuis. Le 1 avait vraiment ce petit goût d’interdit qui fait frissonner, même si le 2 a un argument de taille pour lui en la personne de Diego Luna, qui est vraiment sublime
, conclut-il en soupirant. »

Il baissa enfin les yeux sur la blonde, comme s’il venait de revenir sur terre. Il pouvait presque voir noté sur son front « HEING ?! » en lettres capitales et clignotantes. Alala, toute une éducation à refaire. Les bras croisés sur la poitrine, il la jaugea du regard un instant.

« Bon, on passera par ma chambre en rentrant, je te filerai quelques DVD à regarder d’urgence.

Ce n’était pas une proposition, non, c’était bel et bien un ordre.

_ En attendant ! s’exclama-t-il en retournant vers le poste radio. Je crois que j’ai la B.O. de Dirty Dancing quelque part par… ah ! Il est là ! »

Il glissa le CD et lança sans attendre la piste 4 en question, Hunry Eyes - parce qu’il n’y avait rien de mieux que les anciennes musiques pour se déhancher sans honte. Retournant vers Hikari, il lui saisi la main et lui fit placer l’autre sur son épaule et avant de poser la sienne au creux de son dos.

« Puisque tu sembles réticente aux méthodes douces, on va directement passer à la vitesse supérieure. Les pas sont simples, 1, 2, 3, compta-t-il en lui montrant. Tu as juste à me suivre et à écouter la musique. Allez. »


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MessageSujet: Re: Et tu tombes tombes tombes, c'est ta façon de danser ♪ [PV Haine]   Ven 6 Jan - 17:28


« ... Mais il n’a pas ce charme qu’avait le 1, sûrement du fait que l’époque n’est plus la même et les mœurs ont évolué depuis. Le 1 avait vraiment ce petit goût d’interdit qui fait frissonner, même si le 2 a un argument de taille pour lui en la personne de Diego Luna, qui est vraiment sublime. »

Euh... Oui, oui, très certainement. Hébétée, Hikari fixait de son air le plus sérieux le professeur qui lui expliquait en long, en large et en travers son avis sur Dirty Dancing. Ce n'était pas une question de volonté - elle voulait vraiment comprendre ce qu'il était en train de baragouiner, c'était un désir plus que sincère -, mais son cerveau saturait et son activité atteignait son paroxysme. Non, rien à faire, ça dépassait ses limites intellectuelles.

« Bon, on passera par ma chambre en rentrant, je te filerai quelques DVD à regarder d’urgence. »

La blondinette s'empressa d'acquiescer, satisfaite. Ça, au moins, elle comprenait. Quoiqu'elle craignait désormais un peu les références de Teruko, mais passons.

Mais le sujet de Dirty Dancing était apparemment inépuisable, puisque l'enseignant était parvenu à en retourner là en lançant qu'il avait certainement le CD de la bande originale du film. Oh oh. Qu'est-ce que la chorégraphie allait donner ? Non, franchement, sa volonté refluait à toute allure. Paniquée, Hikari n'eut même pas le temps d'ouvrir la bouche pour émettre une objection que le jeune homme s'approcha d'elle et posait une main sur son épaule, une main sur ses reins. Décidément, il avait l'air déterminé - d'autant plus que la musique commençait déjà -, mais il n'était pas trop tard pour l'arrêter !

« Puisque tu sembles réticente aux méthodes douces, on va directement passer à la vitesse supérieure. Les pas sont simples, 1, 2, 3. Tu as juste à me suivre et à écouter la musique. » Elle déglutit nerveusement. Si c'était encore pour se déhancher comme une patate tétraplégique avec un balai dans le postérieur, très peu pour elle. « Allez. »

Ce mot, tout simple, prononcé de manière banale, eut tout de même l'effet d'un déclic. Elle n'avait pas le choix, après tout ; il ne lui restait plus qu'à suivre les pas, et ça ne paraissait pas si difficile. Hésitante, elle répéta les mêmes gestes que Teruko venait d'exécuter, aux prises avec un soudain accès de timidité qui ne lui était pas coutumier. Les yeux rivés sur le sol, elle avait piétiné comme elle avait pu pour reproduire l'enchaînement montré par son prof improvisé, aussi raide que la planche à pain qu'elle était.

« Euh... Ça allait ? Non, attendez, je sais que c'était nul, je vais refaire. »

Les sourcils froncés, en fixant ses pieds intensément comme si elle les contrôlait par le regard, elle répéta les trois minuscules pas qu'elle peinait à exécuter.

« C'était pas bien hein ? Attendez, une troisième fois. »

Elle guetta un moment de la chanson qui lui permettrait de reprendre, mais se lança finalement sans faire attention au rythme.

« Non, c'était pas terrible, je sais... » lâcha-t-elle en laissant sa phrase en suspens. Parce qu'en fait, elle pensait l'avoir bien mieux réussi, mais elle préférait entendre des félicitations de la part de Teruko - non pas une simple approbation motivée par quelque pitié d'une quiche ambulante.





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MessageSujet: Re: Et tu tombes tombes tombes, c'est ta façon de danser ♪ [PV Haine]   Ven 6 Jan - 20:58

« Allez. »

Sans attendre son accord, Haine l’entraîna dans la danse. Doucement, lentement, se callant comme il pouvait sur le rythme lent de la musique. Il était là pour apprendre à Hikari à danser, pas pour lui emmêler les pieds des les premières notes. Raide entre ses bras, sa jeune élève avait aussitôt fixé ses yeux sur le sol, se concentrant pour reproduire les pas qu’elle lui avait vu faire un peu plus tôt. Bon, normalement, il aurait dû la réprimander. Ce ne sont pas nos pieds qu’il faut regarder, mais plutôt les yeux de son partenaire. Mais maladroite comme elle était, il préféra lui laisser le temps de s’accommoder - il tenait à ses orteils. Quoique, pure médisance de sa part vu qu’elle ne les lui écrasa pas une seule fois. Sûrement que la laisser vérifier ses moindres mouvements avait du bon. Après avoir enchaîné plusieurs fois ces mêmes trois pas, ils finirent par s’arrêter le temps de laisser la jeune fille faire la lumière sur la situation.

« Euh... Ça allait ? Non, attendez, je sais que c'était nul, je vais refaire. »


Apparemment, l’avis de son professeur lui importait peu vu qu’elle se remettait déjà en action. À croire que c’était elle l’homme et donc elle qui menait la danse. Le sourire aux lèvres, Haine se garda bien de dire quoique ce soit. Il la laissa faire, se disant que de toute façon elle ne lui aurait pas laissé le choix. Encore une fois, elle fit ses trois pas.

« C'était pas bien hein ? Attendez, une troisième fois.
_ Comme tu veux. »


Alors que si, c’était bien. Elle commençait à assimiler les bases. Maintenant qu’elle connaissait la technique, il allait juste falloir améliorer le style. Trois pas, à nouveau. Sans tenir compte de la musique, Hikari virevolta durant deux petites foulées.

« Non, c'était pas terrible, je sais... »

Haine la regarda un instant se ratatiner sur elle-même, guettant apparemment un signe de sa part pour fondre en larmes ou s’illuminer d’un sourire.

« Au contraire, c’était très bien, finit-il par dire en souriant. Maintenant que tu connais les pas de bases, il va juste falloir mettre un peu d’ordre dans tout ça. Tout d’abord, tiens toi droite ! dit-il en affermissant sa prise dans son dos. Tu dois regarder ton cavalier dans les yeux, surtout pas tes pieds. Le reste viendra au fur et à mesure. »

Le jeune homme débuta la danse sans la prévenir, attendant de voir sa réaction. Si d’abord elle voulu, par réflexe, vérifier que ses pieds étaient au bon endroit au bon moment, elle finit par relever la tête avec une moue concentrée. Bien. Sans se départir de son sourire, Haine continua de la mener d’une façon un peu plus rapide mais toujours sur des trajets simples, en ligne droite ; plus tard, les tournis aux pas précipités. Tout le long, il continua à lui distiller la bonne parole.

« Tu ne dois pas t’appuyer sur moi. Je te guide mais c’est toi qui choisis de me suivre ou non, je ne te porte pas. L’homme propose un pas mais la femme décide de ce qui va en découler ! Soit elle se dit « Hum, il est beau gosse, pourquoi pas ! » et entre dans son jeu soit, au contraire « Quel goujat ! Il peut toujours rêver ! » et le plante là. »

Hikari se débrouillait de mieux en mieux, trouvant ses marques dans ces pas toujours répétés.

« En salsa - tu connais, non ? - il y a un pas qui exprime bien tout ça. Le pas de l’homme est le même et, selon son humeur, la femme peut répondre de deux façons différentes ; soit elle fait un « dilequesi » soit un « dilequeno ». Limpide, non ? »

Soudain, il se permit d’accélérer légèrement la cadence et, pour la première fois, changea le trajet qu’ils suivaient depuis le début. Surprise, la jeune fille enchaîna automatiquement les pas en le suivant. Haine se mit à sourire, content d’elle.

« Tu vois, qu’importe ce que l’on fait, les pas restent les mêmes. C’est facile, non ? »

Après un cours particulier de la sorte, elle n’avait plus intérêt à dire qu’elle ne savait pas danser !


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MessageSujet: Re: Et tu tombes tombes tombes, c'est ta façon de danser ♪ [PV Haine]   Ven 3 Fév - 19:42


Suspense. Hikari retint sa respiration.

« Au contraire, c’était très bien. » Longue expiration de soulagement. Elle n'en demandait pas plus ; son visage se fendit d'un sourire radieux. Bon, elle n'était pas près de se risquer dans une boîte de nuit, mais c'était toujours ça de pris. « Maintenant que tu connais les pas de bases, il va juste falloir mettre un peu d’ordre dans tout ça. Tout d’abord, tiens toi droite ! » Chef oui chef. Son professeur improvisé, d'une pression de la main, la redressa. « Tu dois regarder ton cavalier dans les yeux, surtout pas tes pieds. Le reste viendra au fur et à mesure. »

D'un air si sérieux qu'il en devenait comique, la jeune fille plongea son regard dans celui de Teruko, bien décidée à suivre ses instructions à la lettre ; mais elle n'eut pas le temps de se préparer qu'elle fut tirée brutalement en avant. Manquant de s'écraser par terre en s'emmêlant les pieds, elle esquissa un mouvement pour baisser la tête et réorganiser ses deux jambes, avant de se souvenir du conseil de l'enseignant. Sourcils froncés, elle planta ses yeux sur le visage du jeune homme avec détermination. Peu importaient les problèmes d'en bas, elle ne regarderait que lui, quitte à se casser la gueule. Aujourd'hui, elle était une élève exemplaire. Pour une fois. Même si elle se raccrochait désespérément aux épaules de son partenaire puisque ses jambes avaient du mal à la soutenir.

« Tu ne dois pas t’appuyer sur moi. » Raté. « Je te guide mais c’est toi qui choisis de me suivre ou non, je ne te porte pas. L’homme propose un pas mais la femme décide de ce qui va en découler ! Soit elle se dit « Hum, il est beau gosse, pourquoi pas ! » et entre dans son jeu soit, au contraire « Quel goujat ! Il peut toujours rêver ! » et le plante là. »

Tâchant de l'écouter attentivement sans faire trop de nœuds avec ses genoux - de toutes manières, les pas étaient toujours les mêmes et elle arrivait de mieux en mieux à anticiper les torsions infligées à son pauvre petit corps -, elle acquiesça, hésita un instant et se permit un sourire.

« Hum, monsieur, je vous trouve un peu vieux et pas très beau, en plus vous dansez pas très bien, je vais vous laisser là, d'accord ? »

Elle ne mit toutefois pas sa plaisanterie - foireuse - à exécution ; alors qu'elle arrivait enfin à répéter - sans se risquer à chaque instant de se luxer le genou - ces pas qui lui paraissaient si complexes vus de l'extérieur, elle n'allait pas casser le rythme et abandonner là ! Si elle s'arrêtait, sûrement n'y arriverait-elle plus jamais. Pure superstition.

« En salsa - tu connais, non ? - il y a un pas qui exprime bien tout ça. Le pas de l’homme est le même et, selon son humeur, la femme peut répondre de deux façons différentes ; soit elle fait un « dilequesi » soit un « dilequeno ». Limpide, non ?
- Et ça ressemble à quoi, leurs dilekesi et dilekeno ?
»

Il lui apparaissait comme un savant, maintenant. Pour une fois qu'elle comprenait un cours du premier coup et parvenait à se concentrer dessus... Le rythme accéléra légèrement mais soudainement. Pas de problème, jusqu'à ce que la direction change. D'abord désorientée, Hikari se raccrocha, par pur réflexe, à cet enchaînement de pas qui était devenu automatique et parvint miraculeusement à retrouver le fil. Émerveillée par ce qui lui sembla être une prouesse technique, la jeune fille était aux anges et souriait de toutes ses dents.

« Tu vois, qu’importe ce que l’on fait, les pas restent les mêmes. C’est facile, non ?
- Non, c'est pas facile, c'est moi qui suis exceptionnelle.
»

Une deuxième blague - encore plus foireuse que la première, mais digne de Hikari Okada dans la vie de tous les jours, pas celle qui avait un manche à balai dans le postérieur. Digne de celle qui cachait ses complexes par des fausses déclarations orgueilleuses aussi, remarque. Elle ne se serait pas imaginée aussi détendue dans cette situation qu'elle redoutait depuis des années, et qu'elle redoutait encore quelques instants plus tôt.

C'était sans doute ce qu'elle commençait à aimer le plus chez Teruko. Avec lui, tout semblait possible, plus simple.

« Vous en savez des trucs, quand même. Vous avez déjà fait de la salsa ? Vous avez pas été prof de danse, par hasard ? Non parce que vos techniques elles marchent bien, vous avez pas pu les improviser. »






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Haine Teruko
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MessageSujet: Re: Et tu tombes tombes tombes, c'est ta façon de danser ♪ [PV Haine]   Lun 6 Fév - 16:40

Elle le fixa d’un regard horriblement sérieux, tellement qu’il dû se faire violence pour ne pas rire. D’un autre côté, c’était lui qui le lui avait demandé donc il était mal placé pour lui en faire le reproche. De temps en temps un coup d’œil furtif vers ses pieds lui échappait mais elle résista à la tentation la plupart du temps et continua de le regarder. Haine sourit, content de ses progrès et, surtout, de ses efforts. L’un n’allant jamais sans l’autre.

« Hum, monsieur, je vous trouve un peu vieux et pas très beau, en plus vous dansez pas très bien, je vais vous laisser là, d'accord ? »

L’enseignant se mit à rire. Il ne s’y attendait pas et la remarque l’avait surpris, il lui avait fallu quelques secondes pour réaliser que la description ne correspondait pas vraiment - aucun narcissisme, simple réalisme. Riant toujours, il continua de faire danser sa jeune élève, heureux qu’elle se libère un peu. Depuis le début elle était restée fermée, roide, n’acquiesçant que faiblement à ce qu’il disait voire le bravant alors qu’il ne pensait qu’à bien. Après tout, la batte de baseball avec laquelle il était arrivé était encore posée contre le mur, là bas près du poste. Leur rencontre n’était pas si lointaine dans ses souvenirs.

« Et ça ressemble à quoi, leurs dilekesi et dilekeno ?
_ Je te le montrerai quand tu maitriseras déjà mieux ces trois pas. »


Rien ne servait de se précipiter. Quand Hikari serait plus à l’aise, plus sûre d’elle, peut être pourraient-ils aborder d’autres danses plus typées et, sans doute, plus compliquées. Pour l’instant, la base suffisait. Il faudrait aussi qu’il lui apprenne à avoir un peu confiance en ses gestes, car une jeune fille incapable de se déhancher dans une boite de nuit obscure ne pourra sans doute jamais parader et danser vaillamment en public, ne serait-ce la plus simple et douce des danses. Ce qui, disons-le, serait fort dommage.

Quand il changea soudainement de direction, la blondinette le suivit tant bien que mal, se raccrochant comme il l’avait pensé aux pas déjà assimilés. Hikari sembla comme éblouie par ses propres capacités et sourit de toutes ses dents sans interlocuteur particulier. Elle était juste heureuse. Apparemment, ça semblait relever du miracle pour elle.

« Tu vois, qu’importe ce que l’on fait, les pas restent les mêmes. C’est facile, non ?
_ Non, c'est pas facile, c'est moi qui suis exceptionnelle.


Haine pouffa gentiment de la blague, accordant son pas pour tourner lentement sans arrêter de danser pour autant.

_ Dis plutôt que tu as eu un excellent professeur. »

On apprend pas au vieux signe à faire la grimace, jeune ouistiti ! La musique commençait à faiblir, sûrement qu’ils approchaient de la fin. Ce petit cours de danse improvisé semblait avoir porté ses fruits - malgré un départ des plus difficiles - Hikari rayonnait à proprement parler. Comment avait-il pu croire que c’était si difficile ? Après tout, ce n’était qu’un simple jeu de jambes à mémoriser et plus tard appliquer. Bien sûr, il allait falloir qu’elle pratique ces quelques pas plus ou moins longtemps selon ses capacités, mais ils finiraient pas rentrer pour ne plus la quitter. C’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas.

« Vous en savez des trucs, quand même.

Non, sans blague ? Mais Haine ne dit rien, levant un sourcil interrogateur pour l’inviter à continuer ; après tout, la jeune fille n’avait pas souvent lancé de discussion au cours de la soirée.

_ Vous avez déjà fait de la salsa ? Vous avez pas été prof de danse, par hasard ? Non parce que vos techniques elles marchent bien, vous avez pas pu les improviser.

Le jeune homme rit discrètement, d’un rire nasal charmant. Prof de danse, hein ?

_ Tu veux dire, à part le fait que je suis le manager du club de Danse du pensionnat - ce qui explique entre autre que les clefs du gymnase soient en ma possession ?


Décidément, elle était vraiment trop mignonne.

_ Sinon, oui bien sûr que j’ai pris des cours ! De salsa, de mambo, de tango, de valse viennoise, de rumba, de danse classique… J’ai pris des cours d’après peu près tout. »

La musique s’arrêta et il la lâcha. Avec un sourire, il se dirigea vers le poste pour en sortir le CD et en profita pour reprendre son apparence féminine au passage.

« Je ne tenais pas en place quand j’avais ton âge, continua-t-elle sans se retourner. Du coup, j’ai pratiqué un nombre incalculable d’activités extrascolaires et me suis inscrite à je ne sais combien de clubs ! Du coup, j’ai appris pas mal de choses plus ou moins utiles.

Une trompette s’éleva dans la salle, bientôt rejointe par plusieurs autres. Haine revint vers Hikari en souriant. Elle voulait danser la salsa, non ?

_ Mais, je ne le répèterai jamais assez, les films de danse restent ma principale inspiration. »


Elle attrapa la main de son élève et se mis sur la pointe des pieds. Toujours sur la pointe des pieds quand on danse, toujours, ne jamais baisser le talon. De ce fait, elle devait faire une bonne tête de plus qu’elle.

« Bon, on passe à la suite ? »


SO BADASS.
Car la vie n'est pas un long fleuve tranquille
Merci à Anh, Charly, Chiharu, Hanaka,
Hyuga, Jakob, Kain, Kuni, Niito et
Sakura pour les avatars. Love u ♥️


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MessageSujet: Re: Et tu tombes tombes tombes, c'est ta façon de danser ♪ [PV Haine]   

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Et tu tombes tombes tombes, c'est ta façon de danser ♪ [PV Haine]

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