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 A l'abri des regards [Terminé]

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Kunisaki Tachibana
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MessageSujet: A l'abri des regards [Terminé]   Dim 7 Aoû - 19:07

    Il acheva sa phrase et la laissa là, décontenancée, sans prendre la peine de la regarder ou d'attendre sa réponse. Sa demande avait une valeur d'ordre et il savait qu'elle ne refuserait pas. Ses affaires sous le bras il laissa son élève seule, au milieu de la salle vide et la quitta d'un pas pressé. Il n'avait pas la moindre envie d'avoir affaire à une confrontation compliquée et il espérait qu'elle continuerait à lui obéir pendant longtemps. Il venait de trouver son nouveau jouet, il s'appelait Sakura Miharu et vivait à l'établissement depuis quelques jours.Un sourire mauvais sur les lèvres, il ferma la porte et se dirigea vers la salle des professeurs.

    Il marchait dans les couloirs, saluant chaleureusement professeurs et élèves, n'hésitant pas à s'arrêter quelques instants pour discuter ou répondre à une question, faisant des signes de mains extrêmement compliqués et incompréhensibles quand il parlait, accompagnant chacune de ses paroles réfléchies par un sourire chaleureux et rayonnant. Il était d'excellente humeur et espérait bien que ça continuerait jusqu'à la fin de la journée. Il venait d'achever sa dernière heure de cours de la journée, le soleil était encore là, il n'y avait pas de nuages dans le ciel ni même le moindre souffle vent d'air froid, tous les élèves étaient dehors, sur l'herbe, parlant et s'amusant entre petits groupes. Lui n'avait qu'une seule envie : rejoindre l'austère salle des professeurs et s'y servir le café le plus bouillant et amère possible. Le goût piquant et fumant du café chaud lui remettait toujours les idées en place, de plus il n'avait pas envie de se poser dans une salle et d'y dormir quelques heures - comme il avait l'habitude de le faire -, il fallait qu'il reste bien éveillé, il en avait besoin. Il avait quelque chose à faire faire à Sakura Miharu et il croyait le plus sincèrement qu'elle coopérerait, même s'il ne serait pas contre de la voir s'énerver contre lui ou refuser sa demande. Ça le distrairait, il avait envie de rigoler un petit peu. Il y avait quelque chose de jouissif à pouvoir contrôler quelqu'un de cette manière et il y prenait un plaisir certain.

    Leur rencontre avait été un peu bizarre, en fait. La surprendre utilisant son pouvoir contre un autre élève incrédule - et très certainement débile, s'était dit Kunisaki sur le moment - était une chose, mais il avait été effaré la voir tenter de lui effacer la mémoire la minute d'après, elle n'était là que depuis quelques jours. Ses yeux roses le fixaient intensément et il ne ressentait rien, rien d'autre qu'un vide indiscutable et ses pensées lui étaient toujours parfaitement accessibles. Elle ne parvenait pas à utiliser son pouvoir contre lui et, au même instant où une expression de profonde confusion marqua son visage juvénile, il comprit très vite comment elle fonctionnait. Ça devait être très facile pour elle de paraître parfait, à la moindre erreur on peut la faire oublier à son interlocuteur. Il lui trouva soudainement un grand intérêt et, sans la moindre hésitation, le chantage lui tomba dessus comme un poids invisible « Je crois que tu vas faire beaucoup de choses pour moi, sinon tout le monde saura ce que tu essayes de cacher. » Il lui suffit de constater l'expression qui déforma son visage à cet instant, un mélange de peur et de défi ; il ne s'était pas trompé sur sa véritable personnalité, si bien qu'il se félicita lui-même d'une déduction aussi rapide alors qu'il venait tout juste de la connaître. En introduisant sa pièce de monnaie dans le distributeur à café, il eut le même sourire mauvais, il n'en revenait pas d'être si fière d'actes si puérils, seulement il s'ennuyait ici et il en avait marre de toujours faire des efforts pour bien se comporter avec ses élèves. La soirée du bal passée avec Hikari Okada le lui avait fait comprendre, ça ne servait à rien de tant essayer à être apprécié de tous, autant se faire haïr dès le début, c'était beaucoup plus facile.

    Il avala d'une traitre son café qui lui brûla le palet comme la fraise du dentiste, avec une expression de dégoût il jeta son gobelet dans la corbeille à papier et quitta la salle sans un regard vers ses collègues, tout d'un coup, il se sentait beaucoup plus réveillé. Il marcha pendant un long moment dans les couloirs sans savoir quoi faire en attendant son... rendez-vous, si on peut appeler ça comme ça. Après d'incessant va-et-vient devant la bibliothèque et après avoir interpellé l'intérêt de quelques élèves présents, il se décida à monter sur le toit. Il avait fauché la clé à son arrivée ici, il aurait pu la demander poliment et avec courtoisie au directeur du pensionnat mais il avait remarqué, et cela très vite, qu'il ne supportait pas de passer plus de quelques secondes en sa compagnie - et accessoirement que dès qu'il ouvrait la bouche il avait une furieuse envie de l'asperger d'essence. Après avoir monté les marches d'un petit escalier étriqué, il ouvrit l'épaisse porte en prenant bien soin de la laisser ouverte. Il avait peur que des élèves se ramènent mais il chassa vite cette idée de son esprit, avec un peu de chance tout irait très vite et il pourrait sortir dehors, aller dans un bar ou n'importe où ailleurs pour écouter de la musique et boire de l'alcool.

    L'air était étrangement frais et, du toit, on n'apercevait plus le soleil, caché derrière d'épais bâtiments et arbres qui entouraient l'établissement. Il s'avança, les mains dans les poches, jusqu'au bord et regarda en bas. Il en aurait presque eu le vertige, le rebord lui arrivait aux coudes et il décida finalement de ne pas s'assoir au bord. Y posant ses avants bras, il regarda l'horizon, l'esprit étrangement vide, cette fin d'après-midi avait un léger côté apaisant, reposant, soudainement il se sentait plus léger, comme débarrassé d'un poids étrange. Il avait froid dans sa maigre chemise blanche et s'en voulait d'avoir oublié sa veste dans la salle de classe, espérant vaguement que Sakura la lui ramènerait. Tu es bien naïf, et c'était vrai. Beaucoup trop naïf. Il entendit vaguement la porte s'ouvrir derrière lui, sans se retourner il lança avec mépris.

      « Tu es en retard. »

    Il regarda sa montre, en fait elle ne l'était pas, mais bon, tant pis. Il se retourna toujours adossé au bord du toit, les derniers rayons de soleil filtrant dans ses cheveux blonds et se posant sur le visage de son élève. En cet instant il avait l'impression d'être une bête sauvage attendant sa proie. Il lui sourit, d'un sourire mauvais, le même qu'avant.

      « Mais je te promet que tu n'es pas venue pour rien. »


- -
Merci à Sakura. ♥

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Dernière édition par Kunisaki Tachibana le Lun 31 Oct - 0:06, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: A l'abri des regards [Terminé]   Dim 7 Aoû - 23:44

Ce prof était assommant. Mais en même temps, elle aurait du faire plus attention. Résultat, elle se retrouvait à subir les chantage de ce prof de malheur. Tandis qu'il quittait la salle, elle restait là, soupirant de fatigue. Ce maudit prof était le pire qu'elle ai jamais eu. Pourquoi son don ne marchait pas avec lui d'abord?! Comme ça, elle lui aurait effacée quelques souvenirs, et voilà, tranquille la vie.. Mais non.. ça ne marchait pas. Soupirant, elle se releva... et son regard fut attiré par une veste.

Elle était sur la chaise dont le prof s'était assis auparavant, et ce dernier semblait l'avoir oublié... Un sourire mauvais se dessina sur son visage. Elle s'approcha de la veste, et eu pleins d'idées mauvaise en tête. Tout d'abord, de la découper en pièces et de la jeter à la poubelle, ou alors de la brûler.. Non, c'était pas assez... Bien. Peut-être de la rétrécir à la machine à laver... De la donner à un clochard dans la rue... Oui, cette idée là lui plaisait. Non seulement elle la trouvait bien, mais elle pourrait facilement trouver une excuse valable pour avoir donnée cette veste.

Elle la prit, et la regarda. Simple, commune, chaude, elle était parfaite pour son plan. Après tout, plus c'était commun, moins on avait de doutes à sa provenance. Alors si jamais elle la donnait à un clochard du coin, il n'aurait pas de doutes... Mais avant tout, elle devait faire disparaître cette odeur d'eau de cologne. C'était qu'il aimait se parfumer le prof de philo venue droit des enfers.. Mais elle était contente. Elle lui priverait de sa veste, et quelqu'un d'autre en profiterait. Elle aimait bien avoir de genre d'idée, simple, con, mais efficace.

Gardant son sourire, elle fourra la veste dans son sac, sachant très bien qu'elle n'aurait pas le temps d'aller en ville pour la donner de suite, et remercia son parfum de fille qui absorba l'odeur de la veste. Elle sortit de la salle, et vit plusieurs élèves dehors, en train de rire. En même temps, il était normal que les élèves sortent à cette heure, vu que les cours étaient finis. Sakura les regarda un moment, puis eu un sourire, mais normal, sans aucune méchanceté sur le visage.

Elle se détourna de la vision des élèves, et regarda l'heure. Elle avait encore un peu de temps, mais elle ne savait pas quoi faire. Car elle ne voulait pas sortir rejoindre les autres, sachant très bien qu'elle ne verrait pas l'heure passer, et donc, qu'elle serait sûrement en retard, et elle ne voulait pas être en retard. Pourquoi? Plus vite ça serait finie, plus vite elle pourrait faire ce qu'elle veut. Elle regarda l'horloge en face d'elle, et suivait du regard l'aiguille des secondes. Elle faisait toujours le même son, répétitif, et qui pouvait être agaçant.

TIC TAC TIC TAC...

Les secondes passèrent, puis les minutes. Elle resta un moment devant l'horloge, et on pouvait presque croire qu'elle était figée si elle ne respirait pas. Puis, quelques minutes avant l'heure, elle soupira, et partit vers les couloirs. Les traversant, elle monta dans un escalier, vérifiant bien qu'elle n'était pas suivie, et quand elle arriva au toit, elle vit que la porte était déjà ouverte. Ce prof de malheur était déjà là, et lui tournait le dos. Il lui reprocha d'être en retard, alors que ce n'était pas le cas, mais elle en tint pas compte. Elle posa son sac sur le sol, ferma la porte et s'adossa sur cette dernière.

" Mais je te promet que tu n'es pas venue pour rien. "

Bizarrement, elle ne pensait pas être venue pour quelque chose de bien. Au contraire. Elle pensait même qu'elle allait le regretter. Mais bon, ce n'était pas comme si elle avait le choix. Le prof se tourna vers elle, avec un sourire mauvais, un sourire qu'elle n'aimait du tout. Elle haussa les épaules, et prit la parole, son ton étant blasé.

" Personnellement, j'ai des doutes."

Elle voulait en finir vite, comme ça, elle s'adonnerait à d'autres activités plus attrayante que de parler avec un prof qui lui faisait du chantage...

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Kunisaki Tachibana
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MessageSujet: Re: A l'abri des regards [Terminé]   Lun 8 Aoû - 15:03

      " Personnellement, j'ai des doutes."

    Il ne prêta pas attention à sa remarque, se contentant d’avancer vers elle de quelques pas, un grand sourire sur les lèvres. Par contre il n’eu aucun mal à constater à quel point elle n’avait visiblement pas envie d’être là, ça ne fit que le ravir un peu plus. Il la foudroya du regard, sachant qu’elle ne pourrait pas utiliser cet acte contre lui, il se demande d’ailleurs, l’espace d’une seconde, si lui pouvait utiliser son pouvoir contre elle. Il pourrait essayer mais n’en avait pas besoin et de toute manière il ne savait pas l’utiliser, et ça, il ne souhaitait pas qu’elle le sache. Il se racla la gorge et prit la parole avec son aisance habituelle.

      « J’ai besoin que tu ailles récupérer quelque chose pour moi. »

    Il chercha vaguement dans ses souvenirs, tentant de se rappeler comment cette mésaventure lui était arrivée. Les yeux rivés sur le côté, il fixait le vide, perdu dans ses pensées. Il y avait eu ce sale mioche, il travaillait à Aomori alors qu’il sortait à peine des jupons de sa mère, et il le lui avait volé. Mais comment expliquer ça sans trop en dire ? Compliqué, il prit une grande inspiration et regarda Sakura dans les yeux.

      « J’ai eu un différent avec un collègue surveillant concernant une question philosophique, et depuis toute discussion pacifique entre nous est devenu impossible bien que je le regrette amèrement. »

    Traduire : J’ai faillit tabasser un sale pion pour m’avoir volé une canette de bière et ce sale connard en a profité pour me faucher une de mes affaires. Résultat je ne peux plus l’approcher à moins de quinze mètres.

      « Et dans un geste purement enfantin et ridicule il a décidé de me… prendre mon portefeuille, j’ai tant bien que mal essayé de lui expliquer le caractère absurde de son geste mais il m’est impossible pour moi de le récupérer. »

    Traduire : Cet abruti pré pubère a volé mon portefeuille a l’a caché dans un endroit où je ne peux plus aller puisqu’il le surveille jour et nuit, le con.

      « En clair ce surveillant a caché mon portefeuille dans les cuisines pour je ne sais quelles raisons, et depuis il refuse de me laisser approcher. Il y surveille l’accès tout le temps et il serait beaucoup plus simple que tu y ailles à ma place, avec quelques fleurs ça ne devrait pas être difficile, n’est-ce pas ? »

    Il lui fit un grand sourire et rangea ses mains dans les poches, il avait le sentiment de ne pas lui demander quelque chose d’impossible et qu’il aurait pu utiliser ce chantage de manière beaucoup plus abjecte. Seulement il avait véritablement besoin de récupérer ses papiers, son argent et sa photo, c’était la seule qu’il avait d’elle ici et n’accepterait jamais de la perdre à cause d’une simple engueulade. Il n’avait aucune confiance en Sakura – et n’avait d’ailleurs aucune raison d’en avoir -, seulement il n’avait plus le choix et se disait, naïvement, qu’elle ne trouverait pas l’intérêt dans une simple photo.

      « Vas-y maintenant, et si tu me voles de l’argent je le saurai alors… ne tente rien. Je t’attends là. »

    Il commença à se retourner, observant vaguement l’horizon. Il avait vraiment besoin de cette photo, et savoir que, grâce à Sakura, il pourrait la récupérer dès ce soir l’avait plongé dans un grand réconfort et une extrême bonne humeur. Sans un regard – ou encore moins un remerciement – vers son élève, il attendait le moment où elle partirait chercher ce à quoi il tenait le plus au monde. Un souvenir, car ici il n’avait plus que ça.


- -
Merci à Sakura. ♥

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Dernière édition par Kunisaki Tachibana le Jeu 18 Aoû - 2:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A l'abri des regards [Terminé]   Lun 8 Aoû - 17:47

Elle attendit. Qu'est ce qu'il voulait ce prof encore? Car forcément, ce n'était pas pour parler qu'il l'avait fait venir. Mais tout simplement pour l'utiliser, ce qu'elle trouvait vraiment énervant. Il lui expliqua donc ce qu'il voulait. Un porte feuille qu'un surveillant lui avait pris à cause d'une dispute. Allons donc. Et bien sûr, elle devrait utiliser son don... Elle soupira. Ne pas lui voler.. Comme si elle avait besoin d'argent venant de lui. Elle n'avait pas que ça à faire, mais elle avait bien une idée. Elle prit son sac, et sortit du toit. Descendant rapidement les escaliers, elle se dirigea vers les cuisines.

Elle savait déjà ce qu'elle allait faire, et bien entendue, ce n'était pas pour le bien être de ce prof de malheur. Marchant rapidement, elle ouvrit néanmoins son sac, et en sortit un carnet. Il était simple, sans décoration précise, et si on avait pas le matériel adéquat, il était vide. Mais non, il n'était pas vide. Au contraire, il était remplie de notes. Comme elle utilisait un stylo à encre invisible (un truc de gamin, mais utile), on ne pouvait pas voir ce qu'il y avait à l’œil nu. Bien entendue, elle n'avait rien concernant ce prof des enfers, mais elle trouverait bien quelque chose d'intéressant dans ce porte feuille. Même si elle ne devait toucher à rien, elle prendrait des notes. Voir, elle ferait des photocopies...

Elle arriva devant les cuisines, et il y avait bien entendue le surveillant. Elle le croisait de temps en temps, mais sans plus. Il n'y avait personne dans les environs, ce qui lui convenait parfaitement.Armée de son sourire innocent et de son air perdue, elle avança vers lui et lui posa sa question fatale tout en plantant ses yeux dans les siens:


" Excusez moi.. Mais je cherches quelque chose.. Vous n'auriez pas vu un bouquet de fleurs par hasard?"

Le surveillant ne vit pas le coup venir, et elle le sentit sous son contrôle. Bien... Qu'allait-elle donc lui demander? Bah, autant aller droit au but. Elle passa une main dans ses cheveux, sans quitter le surveillant du regard, elle lui demanda donc de lui ramener le porte feuille du professeur, ce qu'il fit. Elle le suivit dans les cuisines pour ne pas que son regard quitte le sien, sinon elle le perdrait de contrôle, puis prit le porte feuille, effaça quelques souvenirs du surveillant, notamment le fait qu'il ai prit le porte feuille et qu'elle soit venue, et repartit.

Elle s'assit sur un banc pas loin, et ouvrit le porte feuille, prête à prendre des notes. Et vit une photo. Une femme vraiment jolie était dessus, et elle se demanda alors qui cela pourrait-être. Son amoureuse? Ou sa sœur? Non pas sa sœur, elle était trop différente de lui.. Elle eu un sourire mauvais. Voilà pourquoi il voulait tant récupérer son porte feuille... Elle prit la photo, et son téléphone portable et fit quelques clichés. Elle fit en sorte que ce soit parfait, pour bien que les photocopies le soit, identique à la photo.

Elle regarda l'heure, cela faisait plus de dix minutes qu'elle était partie, et eu un autre sourire. La bibliothèque n'était pas loin, donc elle pouvait faire un scan rapide de la photo et faire des photocopie directement... Et ainsi, faire en sorte que ce satané professeur de philo arrête de l'utiliser. Seulement, faire un scan prendrait du temps. Sauf si... Elle posa son carnet à côté d'elle, et sortit un truc dans son sac. Elle trimballait toujours pleins de choses utile ou inutile, et sortit un objet, en forme de rasoir, mais plus grand, avec un laser à la place des lames, puis sortit son ordinateur portable. Ce dernier était toujours dans son sac, et avait la taille d'un cahier.

Elle alluma son ordinateur, qui ne prit même pas trente seconde, brancha son scan dessus et ouvrit le logiciel. Elle était toujours bien équipée quand il s'agissait de chantage, car elle même en faisait. C'était en souriant qu'elle scana photo, toujours avec sourire qu'elle sauvegarda l'image, puis éteignit son ordinateur, le remit dans son sac avec son scan miniature, remit son carnet aussi dans son sac, mais pourtant, elle prit la photo, et la cacha sur elle. Elle aimait bien cacher des choses, car en général, personne n'osait aller chercher ce qu'elle cachait. Surtout qu'elle trouvait toujours un endroit où mettre une photo.

Là précisément, elle l'avait planquée sur sa nuque, juste derrière son ras de cou, qui le cachait totalement. Elle aimait bien son collier, toujours apte à cacher pleins de chose, là donc, une photo. Elle ferma le porte feuille, et s'inventa une excuse en route vers le toit. Après tout, elle mentait toujours aussi bien, et là, il ne pouvait rien faire. Avant de retourner voir le prof cependant, elle devait faire un tour dans son casier. Se dirigeant vers le couloir où ce dernier se trouvait, elle ouvrit son cadenas à codes, mis son ordinateur, son scan, la veste (qui sentait déjà un peu plus bon) et son carnet. On sait jamais, si le prof avait l'idée de fouiller dedans pour voir si la photo n'était pas dedans? En fait, elle mis son sac tout court dans son casier, le referma et soupira. Au moins, c'était ça de fait, il ne pourrait pas vérifier dans son sac. Elle monta donc de nouveau sur le toit, prit son air habituel, blasé, et tendit le porte feuille vers le prof.


" Le voilà. Je n'ai pas pris d'argent, vous pouvez vérifiez."

Elle n'avait pas pris d'argent, mais une chose plus précieuse encore. Et même s'il récupérait la photo, elle avait tout de même fait des copies.


Dernière édition par Sakura Miharu le Mer 10 Aoû - 19:32, édité 4 fois
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Kunisaki Tachibana
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MessageSujet: Re: A l'abri des regards [Terminé]   Lun 8 Aoû - 20:42

    Le temps passait lentement et il avait une étrange sensation dans le ventre, une sorte de chaleur désagréable. Peut être un mélange de joie à l'idée de retrouver cette photo à laquelle il tenait tant, et de peur en se disant que Sakura profiterait de cette occasion pour la lui voler voir la déchirer. Kunisaki ne savait pas exactement ce qu'il ferait s'il ne retrouvait pas la photo en parfait état, il rentrerait sûrement dans une rage folle et trouverait le moyen le plus perfide et odieux de la lui reprendre. Jamais il n'accepterait qu'elle l'ait prise ou qu'elle l'abîme, il saurait lui faire payer un tel affront. Quand la porte grinça à nouveau et qu'il aperçut une mèche de cheveux se mêler au vent frais du toit, il n'en fut pas rassuré mais la pression sur son ventre s’accentua, il se sentait étonnement nerveux. Tu aurais peut être mieux fais de demander ça à une gamine amoureuse de toi, en effet, ça aurait été certainement une meilleure idée. Il n'y avait pas le moindre sourire posé sur son visage mais plutôt un dédain surprenant.

      " Le voilà. Je n'ai pas pris d'argent, vous pouvez vérifiez."

      « T'en as mis du temps. »

    Dit-il avec mépris en lui arrachant le portefeuille des mains. Il la croyait quand elle disait ne pas lui avoir volé d'argent, et d'ailleurs il n'en avait strictement rien à faire - au maximum, il devait y avoir 4 dollars américains là-dedans -, seulement il voulait être sûre qu'elle n'y avait pas touché, ne serait-ce que parce que le cuir avec lequel il était fait lui avait coûté une fortune et était encore en parfait état. Il se retourna, par réflexe, ne souhaitant pas qu'elle le regarde fouiller dans ses propres affaires. Il écarta une à une toutes les pièces d'identité et les billets, ses doigts glissèrent à la dernière ouverture, il n'y sentait rien. Il l'ouvrit un peu plus grand et il constata qu'il était horriblement, affreusement et désespérément vide.

    Soudainement la présence de Sakura lui revint à l'esprit et il eu la désagréable impression qu'elle pouvait lire en lui, qu'elle attendait sa réaction et se demandant quand Tachibana cesserait de fouiller pour constater la disparition de sa photo. Il avait le sentiment qu'elle pouvait décrire dans son dos toute sa nervosité et la manière dont il s'était brutalement cambré avait du l'alerter. Il sentait son sang quitter son visage et ses mains, qu'il ne faisait plus qu'un tour, il avait terriblement froid et le vent le fouettait avec amertume. Il n'arrivait plus à bouger et se savait dans une position étrange, les épaules droites et totalement figé. Il se retourna et, sans savoir si l'expression sur son visage suivait ses pensées ou non, une colère inimaginable monta en lui en quelques secondes. Il sentait la rage lui dévorer les entrailles et dévorer ses tripes, ses mains toujours crispées sur le petit morceau de cuir, il regarda Sakura avec mépris. Sans même s'en apercevoir il tendit la main avant, se rendant compte alors comme ils s'étaient écartés l'un de l'autre.

      « La photo, rends-moi la photo. »

    Il s'avança, encore un peu, toujours un peu plus, une expression de profond écœurement déformant son visage. Ils n'étaient plus qu'à 30 centimètres l'un de l'autre et il espérait bien qu'elle discernait parfaitement son visage à cette distance. Il se mit alors à sourire, les sourcils froncés à lui en faire mal, il avait là l'expression la plus malsaine et mauvaise qu'il n'avait jamais montré et il s'en fichait complètement. Il voulait qu'elle comprenne rapidement, tu vas payer pour ça, tu payeras si tu ne me la rends pas. Il eu un fin rire, loin d'être amical, il ne lâcha pas Sakura des yeux.

      « Tu as beaucoup plus de culot que je ne le croyais. Maintenant rends-moi la photo. »

    La main toujours en évidence, il ne la laisserait jamais partir sans qu'elle ne la lui rende, jamais. Peut importe ce qu'il fallait dire ou faire, peut importe les menaces, elle venait de commettre le pire et il espérait bien le lui faire comprendre rapidement. Il ne savait pas lui-même s'il croyait sincèrement qu'elle lui donnerait la photo sans broncher, mais il l'espérait et c'était déjà ça.

    De toute manière, il trouverait un moyen de la récupérer. Qu'importe lequel...


- -
Merci à Sakura. ♥

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: A l'abri des regards [Terminé]   Lun 8 Aoû - 21:03

Elle le sentait. Par le simple fait de lui prendre le porte monnaie de cette manière, elle sentait que c'était cette photo qu'il voulait voir. Elle garda son air blasé, tandis qu'il lui tournait le dos. Il vérifiait surement qu'elle n'avait rien touchée, seulement, il allait être déçu. Elle lui avait pris une chose. Une seule et unique. Mais elle n'allait pas lui dire, car elle voyait rien qu'à regarder son dos, qu'il avait deviné de quoi il s'agissait. Elle sentait presque l'air se remplir de colère, mais cela ne l'effrayait pas. Au contraire. Elle était presque... satisfaite. Car si jamais il osait la toucher, elle n'hésiterait pas une seule seconde à le faire virer. Eh oui, car peut-être qu'elle ne pouvait pas user de son don sur ce prof, mais cela ne voulait pas dire que tout le monde était comme ça.

Continuant de le fixer, elle remarque qu'il s'était cambré, et qu'il paraissait plus nerveux. Voilà.. Exactement ce qu'elle voulait. Il avait perdue quelque chose, mais elle pris une moue innocente. Après tout, pourquoi elle lui rendrait sa photo, alors qu'il se servait d'elle de cette manière? Il se tourna à moitié, une expression des plus mauvaise au visage. Il la regardait avec mépris, mais elle ne réagis même pas. Il était en colère, et alors? Tendant la main vers elle, il lui demanda sa photo. Elle ne répondit pas de suite. Faisant celle qui ne comprenait pas, elle continua de le fixer. Il avançait encore, mais elle ne reculait pas. Toujours la main tendue, il s'arrêtait à même pas 30 cm d'elle.

" Tu as beaucoup plus de culot que je ne le croyais. Maintenant rends-moi la photo. "

Elle pencha la tête sur le côté.

" Je ne vois pas de quelle photo vous parlez. Vous m'avez demandé votre porte feuille, moi j'ai pas regarder ce qu'il y avait dedans. Peut-être que le surveillant l'a fouillé, qu'est ce que j'en sais moi."

Elle haussa les épaules. De toute manière, il ne trouverait jamais la photo sur elle, tout simplement parce qu'elle ne le laisserait pas toucher à un seul de de ses cheveux sans lui en coller une. Et même s'il lui collait des heures de colle, qui la renvoyait pendant plusieurs jours, elle le ferait virer en retour. C'était comme ça, et pas autrement.


Dernière édition par Sakura Miharu le Mer 10 Aoû - 19:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A l'abri des regards [Terminé]   Lun 8 Aoû - 21:55

      " Je ne vois pas de quelle photo vous parlez. Vous m'avez demandé votre porte feuille, moi j'ai pas regarder ce qu'il y avait dedans. Peut-être que le surveillant l'a fouillé, qu'est ce que j'en sais moi."

    Il eu un rire mauvais, c'était un tic nerveux qu'il avait depuis qu'il était revenu. Il avait cette tendance à avoir ce rire étrange dès qu'il se trouvait dans une situation qui le perturbait de près ou de loin. Il ne supportait pas de voir sur son visage juvénile cette expression de profond ennuie, il aurait voulu lui faire ravaler ses soupirs et ses mensonges. Il ne supportait qu'elle le regarde ainsi et lui mente en toute tranquillité, non pas parce qu'il était choqué qu'elle dise ainsi un mensonge, mais simplement parce qu'il pensait avoir le pouvoir sur elle, il croyait qu'il le garderait et, sans s'y attendre, il lui avait donné dans un plateau d'argent son seul et unique point faible. Sa seule faiblesse.

    Il se rapprocha encore un peu plus d'elle, se demandant à toute vitesse où elle avait pu la cacher, certainement un endroit ou Kunisaki ne penserait pas - ou n'oserait pas - aller chercher. Son sac ? Il ne le voyait pas, mais il avait cette certitude étrange qu'elle l'avait encore sur elle, parce qu'en possédant ce à quoi il tenait plus, elle avait un pouvoir immense sur lui. Lequel ? Il préférait ne pas y penser pour le moment. Seulement il était certain qu'elle avait la photo sur elle, dans une de ses poches, sous sa chemise, un endroit où Kunisaki ne pourrait aller sans entraîner des conséquences graves. Et merde, il se sentait pris au piège, et il n'avait pas l'impression que son sang avait repris place dans son visage, malgré la colère qui tirait ses traits, il avait toujours aussi froid et il se sentait vaseux. Une sorte d'envie de vomir, s'il devait le faire il ne se gênerait pas. Seulement d'un côté il avait la gorge serrée et n'était même pas sûr qu'il parviendrait à dire le moindre mot. Il se sentirait horriblement con si ses menaces ne pouvaient pas franchir le seuil de ses lèvres, c'était la seule attaque qui lui restait en attendant de trouver le moyen d'avoir cette photo à nouveau. C'était la seule chose qui comptait pour lui. Il ouvrit la bouche et constata avec joie que sa voix était toujours bien présente et aussi grave qu'avant.

      « Te fous pas de moi, je sais que la seule personne qui se serait intéressée à cette photo c'est toi. »

    Et c'était vrai. Qu'aurait donc fait cet abruti de pion d'une photo pareille ? Après tout, elle ne représentait rien aux yeux des autres, c'était à ceux de Kunisaki que ça comptait plus que tout au monde. Il tenait à ce souvenir sur papier glacé comme les mots qu'Amy avait écris au dos, comme les quelques lettres qu'elle lui envoyait, comme les rares conversations qu'ils avaient ensemble. Il ne laisserait pas cette sombre garce lui prendre ça, jamais. Il approcha son visage du sien, jusqu'à ce que leurs respirations se mêlent et leurs nez se touchent presque. Alors il sourit, sans vraiment savoir pourquoi.

      « Rends-la moi où je vais la chercher moi-même. »

    Elle pouvait bien tenter ce qu'elle voulait, il donnerait tout pour la seule personne qui comptait pour lui, il se fichait bien des conséquences - du moins, pour le moment. Il sentait son cœur battre à lui en fracturer les côtes, sa pomme d’Adam s'agiter et avait l'impression que ses poumons lui remontait dans la gorge. Il ne songea pas à reculer, il attendrait qu'elle le fasse avant lui. La situation du méchant-vilain-professeur-qui-harcèle-la-jolie-fille-sans-défense il connaissait, il ne se laisserait pas berner par un joli visage de fausse gamine innocente, pas une deuxième fois. Son visage redevint plus calme - alors que son esprit, lui, bataillait avec force pour trouver une solution à ce problème majeur -, et il continua à sourire avec perversité. Il n'avait rien fait encore, alors il pouvait se le permettre. Pour le moment tout ce qu'il souhaitait était qu'elle avoue posséder la photo, il ne supporterait pas qu'elle refuse de l'avouer à nouveau. Qu'est-ce que tu feras si c'est le cas ? lui demanda une petite voix.

    Je ne sais pas, mais elle payera, elle payera pour ça, se répondit-il.


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MessageSujet: Re: A l'abri des regards [Terminé]   Lun 8 Aoû - 23:03

Elle le regarda rire. Décidément, cette photo avait beaucoup d'effet sur lui... Tant mieux. Maintenant, les rôles étaient inversées. Il était totalement hors de question qu'elle lui rende cette photo. Pas avant d'avoir eu ce qu'elle voulait. Qu'il lui fiche la paix. Seulement, se contenter de demander ne suffisait pas, car elle avait une certitude qu'il continuerait à se servir d'elle. Elle devait trouver un moyen d'avoir de nouveau sa liberté. Et qu'il la laisse tranquille. Il avançait, et devait certainement chercher où est ce qu'elle avait planquée la photo. Elle eu un sourire narquois. Il n'allait jamais la trouver. Tout simplement parce que personne ne penserait à chercher là où elle l'avait cachée. Et surtout, il ne pourrait pas la toucher sans avoir à subir des conséquences. Grave.

" Te fous pas de moi, je sais que la seule personne qui se serait intéressée à cette photo c'est toi. "

Hm... Il n'avait pas tort. Elle devait admettre que parfois, il pouvait avoir des éclair comme ça... Cela devait compenser ses oublis. Elle repensa alors à sa veste, et son sourire s'agrandit. Seulement, il commençait un peu trop à se rapprocher, mais cela ne voulait pas dire pour autant qu'elle reculait. Non, elle n'était pas du genre à reculer. Et encore moins devant un prof. Elle ne parlait pas, et réfléchissait à la manière dont elle pouvait l'énerver. Encore plus qu'il ne l'était. Jusqu'à ce qu'il craque. Même si elle devait s'en prendre une, elle avait un but. Et personne ne l'empêcherait de l'atteindre. Voir jusqu'où ce prof de malheur irait pour récupérer cette photo. Il s'approcha encore plus, et son visage était si près qu'elle pouvait sentir son souffle se mêler au sien. Mais elle ne reculait pas. Ce n'était pas elle qui allait reculer. Mais lui.

" Rends-la moi où je vais la chercher moi-même. "

Elle planta ses yeux dans les siens, nullement impressionnée. Elle avait déjà eu à faire à ce genre de situation auparavant, et donc, elle savait ce qu'elle faisait. Et elle savait très bien quoi faire.

" A votre place, je réfléchirais avant de parler. Si vous tentez quoi que ce soit, vous risquez plus que quelques jours de congés. Et..."

Elle sourit encore plus. Car bien sûr, elle avait lue ce qu'il y avait derrière la photo. Et même si elle se trahissait, ça ne serait pas un problème. Car il l'avait déjà percée à jour déjà, et surtout, parce qu'elle voulait en rajouter. Encore plus.

" Et... Je ne penses pas que votre chère Amy serait contente de l'apprendre."

Et voilà. Une dose en plus. Voyons voir jusqu'où irait sa retenue. Jusqu'où il tiendrait. Elle voulait le pousser jusque ses limites. Et en tirer un plaisir inédit. C'était dans ce genre de moment qu'elle appréciait ses cours d'anglais qu'elle avait eu quand elle était plus jeune. Non pas qu'elle ne faisait plus d'anglais, mais elle devait admettre que c'était parfois beaucoup plus utile que de traduire des chansons...
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MessageSujet: Re: A l'abri des regards [Terminé]   Lun 8 Aoû - 23:56

    Il n'aimait pas son sale petit sourire, il avait l'impression d'avoir affaire à pire que lui et ça ne le rassurait pas. Il ne savait pas exactement ce qu'elle avait derrière la tête et en fait, il préférait faire comme s'il n'en avait véritablement aucune idée. Il redoutait de se faire menacer à son tour, ce n'était certainement pas son genre de céder à des menaces, encore moins si elles viennent de la bouche d'une gamine aux cheveux roses et à la fausse expression de naïveté.

      " A votre place, je réfléchirais avant de parler. Si vous tentez quoi que ce soit, vous risquez plus que quelques jours de congés. Et..."

    Parle, et efface ce sale sourire ou je vais te le faire ravaler. Il fronça les sourcils encore un peu plus fort à lui en cacher une partie de la vue, il sentait une forte palpitation sur sa tempe et ne savait pas comment la calmer, elle s'agitait avec force à lui en faire mal, c'était une sensation très désagréable. Cela accentuait l'impression que le laps de temps entre les deux morceaux de sa phrase était horriblement long, comme si elle cherchait à faire durer un suspens inexistant et odieux.

      " Et... Je ne penses pas que votre chère Amy serait contente de l'apprendre."

    Sans même s'en rendre compte et avec une rapidité affolante, il la prit par les épaules et la cogna contre la porte juste derrière elle. Ses traits étaient déformés par la rage et son sourire s'était transformé en un rictus mauvais, il sentait des perles de sueurs glacées lui glisser lentement dans la nuque et la palpitation contre sa tempe s'était encore un peu plus accentuée. Sa réaction était due à deux choses : la première, elle ne pouvait se permettre de parler d'elle ainsi alors qu'elle ne savait rien, rien du tout. La deuxième, elle avait raison et ça il ne le supportait pas.

      « Ne prononce pas son nom... tu n'as pas le droit... »

    Sa voix avait ressemblé à un drôle de sifflement de colère, les yeux écarquillés par la rage, la situation lui échappait totalement et il ne parvenait pas à contrôler ses émotions. Ses mains lui serraient les épaules avec tant de force qu'il s'en faisait mal lui-même, il savait qu'elle ne pouvait pas bouger dans cette position, et il s'en sentit étrangement heureux. Peut importe de quelle manière, il avait le sentiment de reprendre le pouvoir. Elle pouvait bien le menacer, il avait beaucoup plus de force qu'elle, il pouvait faire ce qu'il voulait.

      « Tu menaces de me faire renvoyer c'est ça ? Après tout je suis sûr que tout le monde croira ce que tu diras. »

    Il se mit à sourire, il y avait dans son visage une grande colère mêlée à une étrange joie. Il était persuadé d'avoir toujours le moyen de faire revenir la situation à son avantage.

      « Toi qui utilises ton pouvoir sur tout le monde, et qui prend un malin plaisir à paraître beaucoup mieux que tu ne l'es vraiment. C'est certain, ils te croiront tous. »

    Il avait l'impression de perdre totalement l'esprit et la raison. Son sourire était vicieux, voir maléfique si ce mot pouvait s'accorder à une telle situation. Le chantage reprenait sa place, il le savait. C'était simple, dis ce que tu veux sur moi, aimable professeur apprécié de tous, et je dirai tout sur toi, élève qui vient tout juste d'arriver et a été surprise à effacer la mémoire. Personne ne la croirait, impossible ! Il eu un grand rire intérieur, presque euphorique, merde, il fallait absolument qu'il récupère cette photo, il ferait n'importe quoi pour l'avoir à nouveau. Il voulait qu'elle le sache. Il approcha encore son visage du sien, ne lâchant pas ses épaules et murmura dans son oreille.

      « Rends-moi la photo, avant de savoir ce dont je suis vraiment capable. »

    Du pire, certainement. Mais qu'est-ce que c'était le pire aux yeux de Kunisaki ? Ça, il ne le savait pas lui-même. Mais il ferait n'importe quoi, oui, n'importe quoi pour Amy. Autant pour récupérer un souvenir cher à son cœur que pour cacher ses actes derrière des mensonges. Il ne fallait pas qu'elle sache, jamais.

    Les autres, il s'en fichait.


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MessageSujet: Re: A l'abri des regards [Terminé]   Mar 9 Aoû - 0:21

A peine eut-elle prononcée la phrase qu'il la plaqua contre le mur, juste sur la porte. Bien... Il avait donc atteint ses limites. Mais elle n'avait pas peur. Pas du tout. Au contraire, elle était ravie. Continuant d'afficher son sourire, il commençait sérieusement à perdre son calme. Mais il n'était pas encore à bout. Non, pas encore. Il lui siffla de ne pas prononcer ce nom, mais elle l'avait fait exprès. Et ça avait marché. Il était tombée en pleins dedans. Cependant, elle n'arrivait certes à ne plus bouger les bras, mais elle pouvait encore bouger ses jambes. Donc si jamais il perdait vraiment le contrôle de lui même, elle saurait où frapper. Elle le regarda, et vit qu'il souriait. Qu'avait-il derrière la tête? Son chantage encore?

" Toi qui utilises ton pouvoir sur tout le monde, et qui prend un malin plaisir à paraître beaucoup mieux que tu ne l'es vraiment. C'est certain, ils te croiront tous.

Elle l'avait prévue. Elle avait sentit cette phrase avant même qu'il ne la dise. Car c'était son seul moyen d'avoir du pouvoir sur elle. Mais elle avait tout prévue. Cependant, elle le laissa continuer son baratin.


" Rends-moi la photo, avant de savoir ce dont je suis vraiment capable. "

Elle n'avait pas peur. Il avait beau arborer un air des plus mauvais, elle n'avait absolument pas peur de lui. Car même s'il disait qu'elle avait utilisée son don, elle ferait en sorte de ne pas être la seule à payer. Loin de là. Ce serait même lui qui paierait le plus chère. Elle avait gardée son sourire, et d'une montée de genoux, elle lui donna un coup là où ça fait mal, comme il faut. Qu'est ce qu'il croyait, qu'elle ne savait pas se défendre? Profitant des dégâts qu'elle avait fait, elle se glissa derrière le prof, et se mit juste au bord du bâtiment. Il était très haut, vraiment très haut.

" Ce n'est pas que je doute de vous monsieur, mais personnellement, je ne penses pas que vous soyez apte à me donnez des ordres."

Elle recula d'un pas. Il n'y avait personne en dessous, apparemment, ils étaient tous rentrés, mais elle avait un plan. Ce prof allait tout simplement regretter de l'avoir utilisée. Il lui suffisait d'un pas en arrière, et il était fini. Bien sûr, elle n'allait pas faire une chute pareille sans précautions, mais lui ne le savait peut-être pas. Après tout, elle n'avait rien sur elle pour se protéger d'une chute pareille...
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MessageSujet: Re: A l'abri des regards [Terminé]   Mar 9 Aoû - 10:28

    Il n'avait pas vu le coup venir, peut être la preuve d'une trop grande confiance en lui ou d'une profonde connerie, allez savoir. Sur le moment il lui lâcha enfin les épaules et se cambra légèrement, il ne la remarqua pas se glisser derrière lui comme une plume emportée par le vent. A bien y réfléchir, il n'avait pas eu mal, et avait déjà des moments de surprise beaucoup plus grand dans sa vie. En cet instant il y avait plus fort et important qu'une simple douleur à l'entre-jambe, et il ne la laisserait pas le frapper sans conséquence. C'est lui qui frappait le plus fort, il savait comment faire mal. Très mal.

    Il se retourna, le visage étrangement moins tendu qu'avant, il retrouvait peu à peu ses esprits et son caractère normal, enfin... si on peut dire ça. Il était encore empreint d'une grande colère et la rage continuait de lui froncer les sourcils et de lui faire serrer les poings avec force. Il fut frappé par la lumière du soleil car elle n'était presque plus présente. Durant les quelques instants de confrontation avec Sakura, il avait occulté tout le reste et s'était retrouvé plongé dans un noir absolu, se rendre compte que la nuit n'était pas encore arrivée le surpris encore plus que le coup qu'il venait de prendre. De loin, elle semblait plus grande et plus impressionnante qu'elle ne l'avait encore été, une ombre recouvrait son corps et les derniers rayons de la journée jouaient dans ses cheveux pour se poser sur le sol. Il ne discernait qu'une grande silhouette élancée et mince avec une drôle d'expression. Dans la pénombre, il ne voyait que ses yeux, d'un bleu surnaturel et il avait l'étrange impression qu'ils étaient plus sombres que d'habitude.

      " Ce n'est pas que je doute de vous monsieur, mais personnellement, je ne penses pas que vous soyez apte à me donnez des ordres. "

      « Ah oui, et qu'est-ce qui te fais dire ça ? »

    La phrase lui avait échappé, il n'aurait jamais souhaité la dire intentionnellement mais il n'avait pas pu s'en empêcher. Il n'acceptait de devenir soudainement celui qui s'intéresse à sa petite personne et aux réponses qu'elle pouvait lui donner. Sakura était parfaitement insignifiante aux yeux de Kunisaki. De plus son ton n'était plus coléreux mais seulement odieux et prétentieux, il n'avait visiblement pas cherché à cacher son mépris et ses réticences face à elle. Il en était persuadé avec conviction, elle ne pourrait rien faire sans que Kunisaki ne récupère ce qui lui appartenait. Si elle refusait il irait fouiller lui-même, et si elle menaçait de déchirer la photo, il la récupérait avant. Tu es trop loin, lui indiqua une petite voix, si elle tente quelque chose tu es trop loin, répéta-t-elle.

    Il s'avança à nouveau, lentement, se redressant - car jusqu'à maintenant il n'avait pas remarqué que son dos était légèrement voûté - pour paraître le plus imposant possible, bien qu'il doutait sérieusement que cette technique marche sur elle, il n'avait rien d'autre. Il ne voulait pas lui foncer dessus de peur qu'elle n'agisse avec précipitation, mais d'un autre côté il ne supportait pas cette distance qu'il y avait entre eux, avec toujours cette petite voix qui lui sifflait qu'il risquerait de passer à côté. De la perdre, il n'accepterait jamais de la perdre. Il resta à un bon mètre d'elle en se disant qu'à cet endroit il pourrait agir, il l'espérait simplement. Il voulait dire quelque chose, la menacer peut être, jusqu'à maintenant c'était la seule chose qu'il avait su faire, mais il ne savait pas quoi dire, tout simplement. Même si l'idée de lui avoir posé une question l'énervait au plus au point, il avait besoin de connaître la réponse en espérait que ce serait quelque chose de débile comme « Je dirai à tout le monde comment vous m'avez parlé ! » ou encore « Le chantage que vous avez fais sera sévèrement puni ! », quelque chose qui ne l'empêcherait pas de récupérer sa photo, car c'était la seule chose qu'il voulait. Qu'elle le vire, il avait l'impression de s'en foutre. Mais ce n'était certainement pas le cas.

    Son esprit rentrait dans des chemins tellement hasardeux et contradictoire qu'il ne remarqua pas que l'expression sur son visage avait diamétralement changé, passant d'une exaspération profonde à quelque chose de beaucoup plus calme. Peut être même que dans les derniers rayons de soleil elle percevrait quelque chose d'inimaginable compte tenu de ses derniers actes.

    Ses yeux la suppliaient du regard d'une manière absolument pathétique.


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MessageSujet: Re: A l'abri des regards [Terminé]   Mar 9 Aoû - 11:29

Elle restait immobile, ne faisant que fixer ce prof de malheur. Il se tourna vers elle, et semblait plus calme qu'avant. Tiens donc... Pourquoi n'était-il pas en colère? Qu'est ce qui l'avait calmé? Tandis qu'elle voyait peu à peu le rouge de son visage disparaître, elle élabora un plan. Regardant vite fait en bas, elle souriait, et reprit son attention sur le prof. Qui avait un peu avancer depuis. Tiens, il tenait tant que ça à ne pas être trop loin? Tout ça pour être apte à réagir si jamais elle tentait quoi que ce soit? Hm...


" Ah oui, et qu'est-ce qui te fais dire ça ? "

Quelle question. Pourquoi elle pensait ça? Tout simplement parce qu'il n'y avait que deux personnes au monde qui avaient le droit de lui donner des ordres. Ses parents. Mais lui, il n'était qu'un prof, rien de plus. Et pourtant, il en profitait. Il l'utilisait, mais elle ne se laisserait plus faire. C'était hors de question. Maintenant qu'elle avait de quoi obtenir sa liberté, elle n'allait pas y renoncer. Mais.. Il fallait qu'elle arrive à l'obtenir. Et ce n'était pas gagné.

Cependant, le fait qu'il se rapprochait d'elle sans rien dire la faisait sourire. Il ne savait pas de quoi elle était capable. Et il ne le saurait jamais. Elle recula d'un centimètre, désormais, ce n'était plus qu'une question d'équilibre. Un équilibre qu'elle contrôlait parfaitement. Ce fut à cet instant qu'elle remercia les exercices de sa mère pour se tenir droit. Bien sûr, elle ne comptait pas tomber.. Sauf si...

Alors, elle vit quelque chose sur le visage de son prof quelque chose qui la fit encore plus sourire. Un regard suppliant. Il était donc passé de la colère au supplice, tout ça pour une photo. Eh bien, cette photo comptait vraiment alors. Elle avait donc bien fait de la prendre. Elle répondit alors à la question posée. Un minimum de politesse tout de même.


" Tout simplement parce que personne ici n'est apte à m'en donner. Et certainement pas vous."

Question d'équilibre. Aussi près qu'il soit, si jamais il tentait quelque chose, elle pourrait lui filer entre les doigts. Et là, il ne pourrait pas la récupérer.
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MessageSujet: Re: A l'abri des regards [Terminé]   Mar 9 Aoû - 17:27

    Elle se fiche complètement de toi, il le savait, par contre il n'était pas sûr que cette connaissance l'énervait ou le désespérait. L'un comme l'autre, il était de plus en plus mal, il ne pouvait pas le nier. Qu'il la menace donc, en fait si elle décidait de détruire sa photo, si elle ne lui laissait pas le temps de la récupérer, il ne pourrait rien faire. Rien. A quoi bon la supplier, hein ? Elle ne la lui rendrait pas, après tout, il avait fait la même chose avec elle voilà encore quelques jours. Il avait trouvé son unique faiblesse et s'en était servi jusqu'à épuisement, il pensait naïvement que ce jeu durerait plus longtemps, il ne savait plus du tout quoi faire. Tu as perdu, c'était un jeu, évidemment. Et tu as perdu.

    Tu dois t'avouer vaincu.

      " Tout simplement parce que personne ici n'est apte à m'en donner. Et certainement pas vous."

    Il se mit à rire, d'un rire franc et honnête, empreint d'une véritable euphorie. Ça n'avait rien d'un rire malsain et étrange, ça ressemblait encore moins à un rictus mauvais, c'était la première fois depuis qu'il était sur ce toit en sa compagnie qu'il agissait avec tant de spontanéité. Il se sentait soulagé et un vent de satisfaction monta en lui. Les traits de son visage s'apaisèrent et il crut, l'espace d'une seconde, ne plus avoir l'air tant en colère que ça. En fait, il n'en savait rien, il s'en fichait.

      « Ce n'est donc que ça, j'aurais dû le deviner dès le début. »

    Il avait un sourire rayonnant, si grand, rares étaient les fois où il souriait de cette manière. On aurait dit qu'il avait une sympathique conversation avec quelqu'un dont il appréciait la compagnie. La raison de cette joie soudaine ? Il avait compris, peut être trop tard, où elle voulait en venir. C'était si simple, si évident, il se demandait comment cela avait-il bien pu lui échapper à ce point. Comment la situation avait pu déraper sans qu'il ne se doute de ce dont elle avait vraiment envie. Ça lui apprendra à réagir si vite, avec tant de colère, s'il avait réfléchi et gardé son calme alors les choses se serraient passées différemment. Peut être en prétendant qu'il se fichait bien de cette photo, ou qu'il la laisserait enfin tranquille à présent. Son petit jeu se retournait contre lui d'une manière surprenante et il devait avouer que cela le gênait. Il s'amusait bien, avant, mais Sakura ne riait plus. Dommage.

      « Je pensais que tu trouverais un moyen de m'arrêter beaucoup plus subtil que ça, je suis déçu. Vraiment. Mais si tu y tiens tant que ça je te laisserai tranquille. »

    Il souriait toujours, et même si son visage s'était radouci, il fronça légèrement les sourcils avec une légère conviction. Il était persuadé d'avoir trouvé ce qu'elle souhaitait, des mots, ce ne sont que des mots. Mais ça suffira peut être, hein ? Ne sait-on jamais, Kunisaki voulait y croire car il avait été beaucoup trop heureux de découvrir - ou pas - le véritable sens de ses actes et de ses paroles. Il aurait voulu lui demander une énième fois la photo, tendre la main pour qu'elle la lui rende, lui promettre qu'il ne lui adresserait plus jamais la parole. Tout ce qu'elle voulait, toutes les conneries qu'elle souhaitait ! Il se rendit compte combien il pouvait devenir pathétique pour un simple souvenir, une vulgaire photo. Pathétique à quel point ? Il pensait précédemment qu'il ne faillirait pas devant elle, mais au final peu lui importait. Des excuses, des promesses, il dirait tout et n'importe quoi ! Il s'en foutait ! Il resta bien là où il était, espérant qu'il avait un visage plus paisible - et, à en croire le soudain relâchement de son arcade sourcilière et de ses joues -, c'était visiblement le cas.

    En lui disant ça, il avait sincèrement cru être honnête avec elle. Est-ce que tu la laisseras tranquille ? se demanda-t-il à lui-même. Peut être pas.


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MessageSujet: Re: A l'abri des regards [Terminé]   Mar 9 Aoû - 18:03

Elle fut surprise de le voir rire d'un coup. Pourquoi riait-il? Qu'est ce qu'elle avait dit qui le faisait rire? Elle ne se départit pas de son sourire, mais au fond, son cerveau était en marche, encore plus que tout à l'heure. Elle ne comprenait pas pourquoi il s'était mis à rire, en plus, ce rire n'avait pas l'air mauvais, ni même faux. Mais c'était juste un rire, un rire simple, comme quand les gens étaient content, et qui avaient entendue quelque chose de drôle. Elle continua de le fixer, et il parut plus calme après avoir rigolé.

" Ce n'est donc que ça, j'aurais dû le deviner dès le début. "

Il avait compris où elle venait en venir? Avait-il compris qu'elle en avait marre? Seulement, peut-être qu'il l'avait compris, mais cela ne voulait pas pour autant dire qu'il allait la laisser tranquille. Alors, elle le regarda sourire. Et fut encore plus perdue. Il souriait, mais pas d'un sourire mauvais, ou sadique comme avant. C'était juste un sourire, rien de plus. Elle ne comprenait pas... Pourquoi il avait l'air content d'un coup? Elle resta en équilibre cependant, sans bouger d'un pouce, et gardait le sourire sur son visage.

" Je pensais que tu trouverais un moyen de m'arrêter beaucoup plus subtil que ça, je suis déçu. Vraiment. Mais si tu y tiens tant que ça je te laisserai tranquille. "

Alors là, c'était simple. Trop simple à son goût. Et elle ne le croyait pas une seule seconde. Elle savait que si jamais elle lui remettait cette photo, il avait encore le moyen de l'utiliser, et qu'elle n'aurait plus la possibilité qu'elle avait en ce moment même. Même s'il avait l'air honnête, il était simple de cacher ses intentions. Très simple même. Alors pourquoi elle le croirait, pourquoi elle lui rendrait cette photo? Peut-être parce que maintenant, elle pouvait avoir ce qu'elle voulait, mais justement, elle l'avait obtenue trop facilement, et elle n'était pas sûre qu'il était honnête. Après tout, lui même pouvait bien cacher son jeu...

Tout ce qu'il voulait, c'était récupérer cette photo, quelle que soit les paroles, ce n'étaient justement que des paroles. Que des phrases, qui n'étaient destinées qu'à une chose, lui faire rendre cette photo. Mais malheureusement pour lui, elle ne la lui rendrait pas qu'avec de belle paroles. Après tout, elle même mentait pour avoir ce qu'elle voulait, mais elle ne tomberait pas dans le panneau qu'elle faisait aux autres. Elle n'était pas si stupide, et était beaucoup plus méfiante qu'elle ne le montrait. Surtout avec un prof comme lui.


" Et vous croyez sérieusement que des paroles suffiront? On voit bien que vos menaces ne font plus effet... Sinon, vous ne diriez pas de telles paroles. Tout ça pour une photo... "

En effet.. Tout ça pour une photo. Une simple photo montrant le prof avec une très jolie dame, qui devait sûrement être celle qu'il aimait. Quelque part, si ce n'était pas ce prof, elle l'aurait rendue, sans aucune hésitation, car ce genre de choses était précieux. Après tout, cela pouvait évoquer beaucoup de choses une simple photographie, car une photo permettait d'immortaliser un moment, et de le contempler quand on le voulait. Quelque part, elle avait presque envie de croire ce que disait ce prof, elle avait presque envie de lui rendre la photo et qu'il la laisserait tranquille... Mais elle ne pouvait tout simplement pas lui faire confiance. Donc elle restait sur place, en équilibre, toujours en fixant le prof, sans rien dire.

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MessageSujet: Re: A l'abri des regards [Terminé]   Mar 9 Aoû - 18:56

    Il avait l'impression de l'avoir surprise d'une certaine manière, ça le rassura. Son visage qui paraissait si impassible était légèrement interloqué, peut être était-ce qu'il avait cherché en disant ça, il n'en était pas sûr. Il ne savait pas s'il était maître de ses émotions, s'il était sincère dans ses paroles ni même s'il haïssait Sakura ou pas. De la rage, il devait très certainement en éprouver à son égard, comment cela pouvait-il en être autrement ? Elle lui avait pris quelque chose de tellement important à ses yeux, et même si son visage était redevenu calme, il comprenait qu'en son cœur bouillonnait encore son sang qui ne supportait pas ce qu'elle venait de faire. Elle avait souillé son souvenir, elle avait osé toucher cette photo, prononcer le nom d'Amy comme si de rien n'était, tout en sachant ce que Kunisaki en éprouverait. Elle se délectait de son malêtre et de son sentiment d'impuissance, et pour ça une partie de son corps continuait de réagir avec animosité.

      " Et vous croyez sérieusement que des paroles suffiront? On voit bien que vos menaces ne font plus effet... Sinon, vous ne diriez pas de telles paroles. Tout ça pour une photo... "

    Tout ça pour une photo, sa voix s'étrangla dans sa gorge. Tout ça pour une photo, comment avait-elle osé dire ça ? Qui était-elle pour prétendre une telle monstruosité ? Qui était-elle, hein ? Personne ! Ô combien personne, son existence ne lui importait pas le moins du monde ! Elle n'était qu'un insecte et elle avait dit ce qu'il ne fallait pas. Il eu une bouffée de chaleur et ferma les yeux quelques secondes pour ne pas se laisser gagner par la colère. Quoi faire, alors ? Malgré ce qu'elle venait de dire, il avait le sentiment qu'il était sur la bonne voix pour récupérer son bien le plus précieux. Il ne fallait pas flancher. Son visage resta impassible, il plongea ses yeux dans les siens et la fixa intensément.

      « Les gens qui ne peuvent pas utiliser tes pouvoirs se servent de menaces, parce que c'est plus facile. Parce que c'est rassurant. »

    Il ne comprenait pas lui-même pourquoi il s'expliquait sur ce point précis, il en avait ressenti le besoin. Ses lèvres le brûlaient et il contrôlait avec difficulté une puissante pulsion qui l'ordonnait de serrer les poings pour s'enfoncer le bout des ongles dans la chair. Il devait se contrôler et rester impassible. Il avait cette boule de feu au bas de son ventre qui grandissait, un peu plus à chaque seconde. Il ne savait pas ce qu'elle symbolisait comme émotion, il avait seulement le sentiment qu'elle allait grandir jusqu'à lui en faire mal. Il se demandait à quoi bien ça pourrait servir de tenter de la convaincre de lui rendre la photo. Cela pourrait peut être marcher, s'il y mettait de la conviction et de l'émotion, s'il acceptait de parler de son unique faiblesse. Mais il n'y parviendrait pas, il ne parlerait jamais d'Amy à qui que ce soit, surtout pas à elle.

      « Qu'est-ce que tu veux ? Des excuses, que je te supplie à genoux ? »

    Il ne le ferait pas, de toute manière. Il ne voyait pas comment il pourrait s'excuser auprès d'elle, à ses yeux il n'avait rien fait de mal. Il n'avait fait que lui demander des services, du chantage ? Bof, ça n'avait rien à voir avec elle qui venait de lui voler une partie de sa vie, de son âme. Elle savait ce que cette photo représentait pour lui, évidemment, mais elle ne comprenait simplement pas pourquoi. Qui pourrait ? Personne, certainement. Peut être même parviendrait-elle à lire dans ses yeux le désespoir, la pitié, et cette incompréhension qu'il avait face à ses propres sentiments.

    Qui pourrait le comprendre ?

      « Oui, tout ça pour une photo. »

    Personne, et certainement pas elle.


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MessageSujet: Re: A l'abri des regards [Terminé]   Mar 9 Aoû - 20:10

Pendant un court instant, elle hésita. Une seule petite minute, elle hésitait à lui rendre la photo. Elle était certes une manipulatrice, mais elle n'aimait pas trop jouer avec les sentiments des gens. Enfin si, mais après pour mieux effacer leur mémoire après avoir obtenue ce qu'elle voulait. Or, là elle ne pouvait pas lui effacer la mémoire, et ne pouvait pas non plus lui rendre la photo. Pas encore.

" Les gens qui ne peuvent pas utiliser tes pouvoirs se servent de menaces, parce que c'est plus facile. Parce que c'est rassurant. "

Ce n'était pas une excuse. Elle avait certes un don un peu, enfin beaucoup utile, mais il ne fallait pas la menacer. Car si elle ne tenait pas à sa réputation, il n'avait aucun moyen de pression sur elle. Aucun. Elle pouvait être libre comme l'air si elle le voulait, elle pouvait tout simplement lui dire qu'elle ne tenait pas à sa réputation, qu'il pouvait faire ce que bon lui semblait, raconter à tout le monde ce qu'elle avait fait, mais elle ne pourrait tout simplement pas lui dire de telles choses. Car il serait capable de tout dire. Et elle ne voulait pas que cela arrive.

" Qu'est-ce que tu veux ? Des excuses, que je te supplie à genoux ? "

Il le ferait jamais, à quoi bon. Elle se contenta de le scruter, sans rien dire. Pour le moment, elle avait encore l'avantage. Elle souriait, tandis qu'il rajouta une dernière chose.

" Oui, tout ça pour une photo. "

Que représentait donc cette photo pour lui? A quel point y tenait-il? Quel souvenir était concerné? Et qui était cette dame, qui était-elle vraiment? Et surtout, qu'était-elle devenue? Elle fronça les sourcils. Voilà qu'elle s'intéressait à sa vie d'un coup. Cependant, elle était curieuse.

" Pourquoi cette photo est-elle si importante?"

Elle n'attendait pas qu'il lui explique, car elle savait que de toute manière, il allait lui sortir une phrase qui lui disait soit que cela la regardait pas, soit autre chose, mais qui avait la même signification. Ce n'était pas ses affaires, mais elle ne pensait pas qu'une photo avait tant d'effet sur une personne.




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MessageSujet: Re: A l'abri des regards [Terminé]   Mer 10 Aoû - 0:51

      " Pourquoi cette photo est-elle si importante? "

    Son esprit se vida, ses poings se serrèrent et ses muscles se contractèrent. Son physique avait réagi beaucoup plus vite que lui, il n'arrivait plus à penser normalement. Des morceaux de phrases se formaient, se reconstruisaient et se terminaient dans sa tête à un rythme infernal, il n'y comprenait plus rien, plus le moindre mot ni même la moindre logique. Il ne sentait plus son cœur battre dans son cou, et, sans s'en apercevoir, il avait cessé de respirer. Il soutenait toujours son regard mais il avait l'impression que tout mourait en lui, à petit feu, tout doucement, ses émotions comme son physique, qu'à la fin il ne resterait plus rien. Il ne discernait plus les choses, rien à part ses immenses yeux d'un bleu étincelant qu'il fixait intensément, c'était la seule chose qui le connectait encore à la réalité. Pourquoi ?

    Tu ne t'es jamais posé cette question, n'est-ce pas ? Il la lâcha enfin du regard, eu un très léger mouvement de recul et reprit son souffle. Sa tension redevenait normale, ses pensées lui revenaient peu à peu plus claires et plus compréhensibles qu'avant, la crampe sur son ventre s'estompa. Il ferma les yeux une seconde, peut être deux, se demandant le plus sincèrement du monde pourquoi cette photo comptait tant pour lui. Des choses ayant appartenu à Amy, il en avait beaucoup d'autres, des mots de sa part étaient rangés dans sa chambre, et même s'il tenait affectueusement à toutes ces choses, cette photo était la seule qu'il gardait toujours près de lui, comme un ourson en peluche pour un enfant, il se sentait - et il se comprit vraiment con en l'admettant - en sécurité avec, comme réconforté de son absence. Rassuré, en se disant toujours que ces quelques mots écris au dos n'étaient pas là par hasard. Il se disait qu'il lui manquait, c'était une sensation unique pour lui, ça : manquer à quelqu'un...

      « Tu te le demandes sincèrement ou tu attends juste que je le dise ? »

    Il avait levé les yeux vers elle mais ne soutint plus son regard comme avant, il se sentait encore trop embrumé et se savait crispé, du visage comme du corps. Il doutait qu'elle ne puisse pas comprendre qu'on tienne à ce point à quelque chose d’apparemment futile, il se disait que tous les gens normaux en avaient. Peut être pas, après tout il n'était pas normal lui-même, et s'il était le seul à se raccrocher à quelque chose d'aussi ridicule ? Une photo, une vulgaire photo. Il pensait que sa question ne visait pas à essayer de comprendre les agissements de son aimable professeur, il croyait au contraire qu'elle ne désirait qu'une chose : qu'il avoue, qu'il admette enfin sa faiblesse, alors sa victoire n'en serait plus grande. Qu'il dise ces quelques mots concernant Amy, ceux qu'il ne se disait même pas à lui-même.

      « Je la garde toujours avec moi, j'en ai simplement besoin. »

    Sa voix lui avait semblé très légèrement plus aigu qu'à l'ordinaire, et le dernier mot avait été horriblement dur à prononcer. Comment expliquer ça, hein ? Lui-même ne le savait pas. Il avait besoin de cette photo, de ce souvenir, comme il avait besoin d'Amy. Comme il avait tant besoin de l'avoir toujours près de lui. Il leva les yeux vers elle, il commençait à avoir une crampe à la nuque et le fait qu'elle tienne en équilibre sur le rebord du toit commençait sérieusement à l'angoisser. Il poussa un léger soupir.

      « Écoute, tu ferais mieux de descendre maintenant, s'il te plait. C'est dangereux. »

    Pour prouver sa bonne foie il mit les mains ouvertes en avant, lui montrant qu'il n'avait nullement l'intention de la toucher, il fit même un pas vers l'arrière. De plus, le temps d'une phrase que nous pourrons qualifier de normale, sa voix avait repris son ton habituel et cette constation le rassura.

    Elle doit être aux anges que tu lui ais avoué ton plus cher désir. Très certainement, mais se l'avouer à lui-même lui avait étrangement fait du bien.


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MessageSujet: Re: A l'abri des regards [Terminé]   Mer 10 Aoû - 1:33

Elle l'observa. Apparemment, elle avait posée une question assez... Personnel. Elle vit ses poings se serrer, et il resta sans rien dire pendant un moment. Pendant un court instant, elle essaya d'imaginer ce que ça faisait de perdre quelque chose à laquelle on tenait. Surtout quand cette chose venait d'une personne qu'on aimait. Tout en continuant de le fixer, son regard se voila. Elle n'avait jamais perdue quelque chose qu'elle aimait, du moins, qui n'avait pas la même valeur que cette photo pour le professeur venu des enfers. Alors elle s'imagina simplement la situation. Que ferait-elle si jamais on lui prenait une chose inestimable à ses yeux?

C'était simple, elle ferait tout son possible pour la récupérer. Et bien sûr, elle ne donnait pas cher de la peau de la personne qui avait osé commettre un tel affront. Alors quelque part, même si cela pouvait paraître impossible, elle essayait de comprendre. Elle était une manipulatrice certes, mais il lui arrivait aussi d'avoir.. de la compassion? Ou de la pitié? Elle n'en savait rien. Et cela lui faisait drôle d'avoir ce genre d'idée. Surtout pour un prof qui lui pourrissait la vie. Elle restait immobile, tandis qu'il levait les yeux, il dît une simple phrase.


" Tu te le demandes sincèrement ou tu attends juste que je le dise ? "

Elle n'en savait rien. Soudainement, elle eu envie de soupirer, de lui rendre cette fichue photo, et de se barrer. Soudainement, elle s'en fichait de savoir s'il l'utiliserait encore ou pas. Soudainement, elle si disait alors que ce qu'elle avait fait, ce n'était pas bien. Elle resta impassible, tandis qu'elle se demandait pourquoi elle se disait ça. Elle doutait d'elle même, alors qu'elle allait enfin avoir ce qu'elle voulait. Bizarre... Elle fronça légèrement les sourcils, tandis qu'il reprenait:

" Je la garde toujours avec moi, j'en ai simplement besoin. "

Elle se sentit encore plus bizarre. Comme si ces paroles l'enfonçait encore plus dans ses doutes. Pourtant, elle n'était pas du genre à douter d'elle, ça jamais. Mais elle n'avait jamais eu ce genre de situation comme en ce moment, et c'était assez bizarre de savoir qu'elle aurait eu une réaction semblable à celle du prof. Et c'était encore plus étrange de l'admettre. En fait, pour la première fois de son existence, elle se trouvait tout simplement.. égoïste. Horrible. Et cruelle. Et ne savait pas si c'était quelque chose de bien. Car elle était comme ça depuis sa naissance, et n'avait jamais fait attention au mal qu'elle faisait, vu qu'elle effaçait la mémoire après.

Mais là, elle ne pouvait pas effacer la mémoire de ce prof, pour une raison encore inconnue. Et elle ne savait plus quoi faire.


" Écoute, tu ferais mieux de descendre maintenant, s'il te plait. C'est dangereux. "

Elle le fixa, toujours avec son visage impassible, tandis qu'il reculait, les mains levés. Mais elle ne bougea pas. Pas d'un pouce. Elle continua de le fixer. Il avait repris son calme apparemment, et attendait qu'elle redescende. Au lieu de quoi, elle continua de réfléchir sur elle même. Pourquoi ce prof la faisait soudainement douter d'elle? Et pourquoi elle avait cette impression de n'être rien, juste une fille qui veut faire sa chieuse et donc, qui s'acharne sur un prof qui l'utilise? Soudainement, cette situation lui parut futile, comme une bataille entre gamin.

Elle était tout simplement pris au dépourvue. Elle ne savait plus quoi faire, ni quoi penser. Et tout ça... A cause d'une photo. D'une simple photo. Il fallait qu'elle descende, mais elle ne savait pas si c'était une bonne chose. Elle devait descendre pour ne pas tomber, car elle se sentait légèrement vaciller, sans pour autant tomber. Elle se sentait... pitoyable. Elle n'avait jamais eu un objet de valeur dans son existence, ainsi, elle ne savait pas ce que cela faisait si jamais on lui prenait cette objet. Mais le pire... C'était sûrement qu'elle comprenait un peu pourquoi il avait réagis comme ça.


Mais qu'est ce qui lui prenait? Pourquoi elle avait soudainement pitié (elle ne voulait pas penser que ce soit autre chose, car ce ne peut-être autre chose) de ce prof de malheur?! Elle leva la main encore hésitante, puis la mis à sa nuque. Elle n'enleva pas la photo, mais laissa sa main dessus. Elle s'assura qu'elle était encore là, puis remit sa main près de son corps. Elle n'allait pas lui rendre... Mais elle devait admettre qu'elle n'était pas loin de céder. Mais ne le montra nullement.

" Je ne sais pas ce que c'est que de perdre quelque chose d'important. Ni même ce que c'est d'avoir quelque chose dont on as besoin. Alors pourquoi vous dites ça, sachant très bien que je ne peux pas comprendre?"

Elle devait se reprendre. Il était hors de question qu'elle cède. Et surtout pas à lui.



Dernière édition par Sakura Miharu le Mer 10 Aoû - 12:00, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: A l'abri des regards [Terminé]   Mer 10 Aoû - 2:11

    Il observait le moindre de ses mouvements avec précision, se demandant inlassablement si elle finirait par descendre. Visiblement pas, elle resta perchée là-haut ce qui ne fit qu'accentuer la profonde gêne que ressentait Kunisaki. Elle posa sa main sur son épaule, ou dans ses cheveux, il ne comprit pas vraiment pourquoi, ne sachant même pas s'il lui accordait de l'importance. Il était à l'affut, près à réagir, analysant le moindre de ses gestes pour les prendre à son avantage. Elle ferait bien quelque chose qui la trahirait, non ? Elle s'impatienterait sur une de ses poches, fixerait un point précis, n'importe quoi pouvant lui indiquer où elle cachait sa photo. Il ne savait simplement pas ce qu'il devait déduire de ce qu'il voyait, en fait, à part ce secouage de cheveux, elle ne bougeait presque pas.

      " Je ne sais pas ce que c'est que de perdre quelque chose d'important. Ni même ce que c'est d'avoir quelque chose dont on as besoin. Alors pourquoi vous dites ça, sachant très bien que je ne peux pas comprendre? "

      « Je n'ai fais que répondre à ta question. »

    Dit-il avec une pointe d'agacement dans la voix. Mais il savait que c'était faux, il n'avait rien fait du tout, il était tourné autour du pot et avait été vague, sans entrer dans les détails. Il avait soigneusement évité la question car il ne pouvait se résoudre à le lui expliquer. Elle ne pourrait pas lui en demander plus, ce serait trop dur. Tant de choses traversaient son esprit quand il pensait à Amy, tant qu'il ne supportait pas de ne se serait-ce que se remémorer son visage devant elle, il avait peur qu'elle lise dans ses yeux tout ce qu'il ne lui avouerait pas. Qu'elle comprenne dans les traits de son visage toutes ces nuits blanches qu'il avait passé, tous ces remords qui lui rongeaient les tripes, constamment, sans le moindre répit. Jamais. Il ne voulait pas qu'elle sache ça.

    Il baissa les yeux, honteux sans savoir pourquoi, le visage étonnement calme. Toutes ces questions qui bataillaient dans sa tête lui avaient presque fais oublier le sujet de départ, cette photo, celle qu'il devait récupérer pour une raison qu'il ne s'expliquait pas à lui-même. Parce qu'il en avait besoin, lui avait-il répondu. Simplement parce qu'il en avait besoin.

      « Si tu ne connais pas ces émotions, je suppose que c'est tant mieux pour toi. »

    Il ne la regardait toujours pas et s'était dit cette phrase à lui-même, quand bien même elle s'adressait directement à Sakura. Il repensait à lui avant, il aurait très certainement été comme elle, incapable de comprendre qu'on puisse s'attacher à un tel point à quelque chose. Et d'ailleurs il supposait que le Kunisaki adolescent et insolent aurait trouvé le professeur Tachibana vraiment gâteux et pathétique. Même pas capable de faire chanter quelqu'un, vacillant à cause d'une simple photo. Pathétique. Mais il s'aperçut d'une chose, il adorait être pathétique pour cette raison là.

    Les mains dans les poches, il se redressa et la regarda dans les yeux. Il se mit à sourire sans savoir pourquoi, le plus étrange étant qu'il était parfaitement sincère et ne cachait aucun coup fourré (pour une fois).

      « Mais c'est toujours plus facile de détester les gens, n'est-ce pas ? »


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MessageSujet: Re: A l'abri des regards [Terminé]   Mer 10 Aoû - 2:38

Il ne répondait pas à sa question. Pas entièrement. Mais il avait du le faire exprès. Donc, il ne voulait vraiment pas en parler. Elle se demandait bien pourquoi d'ailleurs. Un sujet sensible sûrement. Elle ne voyait pas autre chose. Donc, il voulait récupérer sa photo, et était vague à propos de cette dernière. Décidément, ce prof avait le don de la rendre curieuse. Sans bouger d'un poil, elle se demanda alors de quand datait cette photo, mais elle se doutait que c'était avant qu'il ai son poste dans ce pensionnat, vu que derrière il y avait marquée que la dame, nommée Amy, lui souhaitait bon courage pour son poste. Elle eu un sourire en repensant à ce qu'elle avait marqué en PS. "Tu me manques déjà". C'était si simple de dire ce genre de choses, mais en même temps, si compliquée.

Elle revint à la réalité en voyant son prof baisser les yeux. Pourquoi il les baissait? A quoi pensait-il pour les baisser? En fait, elle n'avait pas envi de le savoir. Elle s'était reprise de justesse, et menaçait de céder à tous moments. Comme quoi.. Une histoire de photo pouvait tout faire basculer. Autant le calme d'un prof que la sureté d'une élève. Mais elle chassa cette pensée de sa tête, ne voulant pas y penser.


" Si tu ne connais pas ces émotions, je suppose que c'est tant mieux pour toi. "

Non, ce n'était pas mieux. C'était pire au contraire. A cause de ça, elle doutait d'elle, et ce n'était pas bien. Elle se trouvait totalement pathétique, voir pire qu'une moins que rien, et ça, c'était mieux?! Elle plissa les yeux, mais juste pendant une seconde, puis repris son air simple, sans émotions particulière. Ce n'était pas mieux. Mais il ne pouvait pas savoir. Après tout, elle le savait déjà bien, et avait du mal à l'admettre, pourquoi le dire en plus à un prof, au risque qu'il s'en serve après contre elle?

Puis alors, elle le vit se redresser, mettre ses mains dans ses poches et la regarder. Il souriait. Mais pourquoi il souriait... Il était incompréhensible. Ou lunatique. Oui, ce devait être ça, lunatique. Elle ne voyait pas ce que cela pouvait être d'autre.

" Mais c'est toujours plus facile de détester les gens, n'est-ce pas ? "

" Pas forcément. Cela ne fait que compliquer les choses..."

Elle avait sortie ça sans réfléchir, et s'en voulait d'avoir sortie ça. Ce genre de réflexe spontanée avait le don de l'agacer, et elle regarda ailleurs. Elle ne voulait pas croiser le regard de ce prof, car elle venait de se rappeler de quelque chose. D'une chose assez... importante. Maintenant qu'elle y pensait, elle possédait effectivement une chose importante, et dont elle avait besoin. Mais elle ne se l'avouait pas. Et se ne l'avouerait surement jamais...

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MessageSujet: Re: A l'abri des regards [Terminé]   Mer 10 Aoû - 14:59

      " Pas forcément. Cela ne fait que compliquer les choses... "

    Il n’était pas d’accord, il ouvrit même la bouche pour rétorquer mais la ferma aussitôt, remarquant qu’il ne savait pas trop quoi dire. Il ne savait pas comment comprendre cette phrase exactement, ni pourquoi elle l’avait dite, quand bien même voilà un moment qu’elle lui parlait tranquillement – si on pouvait dire ça comme ça -, on aurait dit qu’elle prenait véritablement le temps de réfléchir sur le sujet avec lui, et il trouvait ça franchement louche. Qu’est-ce qu’elle voulait dire exactement ? Qu’elle trouvait les gens si insignifiants qu’elle ne supportait même pas de les détester ? Ou bien qu’il y avait quelqu’un, quelque chose au fond de son cœur qui lui rappelait un souvenir précieux ? Elle semblait perdue dans ses pensées et il se dit alors que sa dernière hypothèse devait être la bonne.

    Le problème, c’est qu’il ne savait absolument pas comment lui arracher cette information.

      « Être détesté des gens c’est exister à leurs yeux, et l’inverse étant beaucoup plus difficile, je ne trouve pas ça si compliqué. »

    Il eu un sourire en coin et chercha son regard des yeux, souhaitant la forcer à capter son attention. L’espace d’une seconde s’estompa dans le vent, et les derniers rayons de soleil disparaissaient derrière l’horizon, le ciel précédemment parsemé de teintes orangées et roses virait lentement au bleu foncé, derrière Sakura il pouvait même discerner une forme ronde argentée et brillante, la lune qui se faisait un peu plus visible à chaque instant. Seulement il n’y prêtait pas attention et soutenait le regard de son élève, ne souhaitant pas faillir et réfléchissant à un moyen d’obtenir l’information qui lui manquait.

    Il fallait qu’il trouve, qu’il comprenne en la regardant à quoi elle pensait exactement, seulement il ne savait pas comment s’y prendre et comprenait qu’en ne disant pas les mots juste, il perdrait à jamais cette chance de retourner la situation. Quand bien même il ne possédait – pas encore ? – cette information, il se disait qu’en l’obtenant il aurait une chance. De quoi ? Qu’elle s’énerve, perde patience, révèle où elle cachait sa photo pour qu’il la récupère. Il devait y avoir un moyen, il ne pouvait en être autrement, il refusait de croire que c’était impossible.

    Il enleva ses mains des poches et se tint le plus droit possible, les bras le long du corps. Les sourcils très légèrement froncés il continuait de fixer Sakura intensément, sans jamais relâcher une seconde. Un sourire se dessina sur ses lèvres, mais il était bizarre et n’était plus franchement un bon signe pour elle, ni pour lui.

      « D’ailleurs, que tu ne tiennes à rien est une chose. Mais je me demande s’il y a des gens qui t’aiment, toi. »

    Sincèrement, supposa son sourcil qui se releva légèrement. Comme j’aime Amy, par exemple.


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MessageSujet: Re: A l'abri des regards [Terminé]   Mer 10 Aoû - 17:08

Elle était perdue dans ses pensées, chassant ses mauvais souvenirs. Mauvais? Pour une personne normale, ce souvenir aurait été l'un des meilleurs de son existence. C'était le genre de moment qu'on ne voudrait pour rien au monde oublier, comme si l'on venait de recevoir le meilleur cadeau du monde. Un souvenir de ce genre, on le revivait tous les jours dans sa tête, encore et encore, se répétant chaque étapes, une par une, appréciant tous ce qui passait. On vivait tous un moment comma ça dans sa vie. Un moment de pur bonheur. Où l'on ne se préoccupait plus de rien, seulement de l'instant présent. Mais pour elle, ce n'était pas un bon souvenir.

Elle l'avait enfoui. Pour ne plus jamais qu'il revienne. Tellement profondément qu'elle pensait vraiment l'avoir oubliée. Ne plus se souvenir de cet instant, de ce moment. Pourquoi? Parce qu'elle ne voulait plus avoir ce genre de moment dans sa vie. Plus jamais.


" Être détesté des gens c’est exister à leurs yeux, et l’inverse étant beaucoup plus difficile, je ne trouve pas ça si compliqué. "

Il ne savait pas de quoi il parlait. Pour elle, c'était compliquée. Car même si on existe pour une personne, il n'empêche que parfois, être détestée pour une personne était compliquée. C'était simple pourtant, comme il le disait. C'était simple de se faire détester. De se faire haïr. D'ailleurs, elle même haïssait facilement les gens. Mais ne le montrait pas. Elle se contentait d'être une fille qui utilise son don, pour mieux connaître la personne qu'elle haïssait, pour ensuite lui pourrir la vie.

De ce point de vue, oui, les personnes qu'on détestait existait pour nous. Mais après, pourquoi on détestait les gens? Et pourquoi cette personne se faisait détester? Elle n'en savait rien. Mais ce qu'elle savait, c'était qu'en ce moment même, elle détestait ce prof. Elle le détestait parce qu'il l'utilisait. Elle le détestait parce qu'il la faisait douter. Elle le détestait parce qu'il avait réussis à lui faire souvenir.


" D’ailleurs, que tu ne tiennes à rien est une chose. Mais je me demande s’il y a des gens qui t’aiment, toi. "

Ce fut à ce moment précis que son visage impassible changea. Ses yeux s'agrandirent, et elle avait l'air de se rendre compte de quelque chose. Inconsciemment presque, elle descendit du muret. Juste pour ne plus vaciller au dessus du vide. Puis, des tas de mots surgirent dans sa tête, tourbillonnant sans s'arrêter, incompréhensible. Des gens qui l'aimaient? Non... Elle ne connaissait personne qui l'aimait. Mis à part ses parents... Mais eux, c'était normale. Mais sinon... Elle ferma les yeux, essayant de chasser une bonne fois pour toute ce maudit souvenir, puis les ouvrit.

Son visage changea encore, et redevint impassible, et un sourire apparut. Elle n'allait pas se faire avoir. Ses doutes ne faisait que l'enfoncer, mais elle ne devait pas céder. Hors de question.

" Les gens m'aiment ou pas, ils font ce qu'ils veulent. Je ne suis pas ici pour me faire aimer. Alors que les autres m'aiment ou non..."

Sa voix vacilla, comme si elle semblait se briser. Au fond, c'était vrai qu'elle se fichait de l'amour des autres. Mais.. Pendant un moment, son souvenir lui fit revivre ces moment dont elle s’interdisait, et c'était ce qui fit vaciller sa voix. Elle s'interdisait tout simplement d'être heureuse. D'être réellement heureuse. Pour elle, c'était un signe de faiblesse. On pouvait se servir facilement du bonheur d'une personne pour mieux alimenter sa perte. Elle le savait, car c'était comme ça qu'elle agissait. Donc, elle ne voulait pas être heureuse. et tous les moments de "joie" qu'elle s'autorisait, c'était quand elle gagnait. Mais là, elle doutait. Et perdait.

" De toute façon, qu'est ce que ça peut vous faire? "

Elle croisa les bras, et le fixa. Il avait un sourire bizarre, mais elle s'en fichait. Il pouvait sourire autant qu'il voulait, sortir autant de phrase qu'il voulait, elle ne lui rendrait pas cette photo. Et il ne la trouverait jamais.
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MessageSujet: Re: A l'abri des regards [Terminé]   Mer 10 Aoû - 20:21

      " Les gens m'aiment ou pas, ils font ce qu'ils veulent. Je ne suis pas ici pour me faire aimer. Alors que les autres m'aiment ou non..."

    Il aperçut ce léger changement en elle, l’espace de quelques secondes, comme une expression volée qu’il fallait vite effacer. Elle fit quelques pas et Kunisaki, voyant qu’elle allait descendre, recula doucement. Elle chassa de son visage cette incrédulité qui y avait pris place à peine quelques instants auparavant. Mais il l’avait remarqué, il n’avait rien raté. Sa voix s’était brisée, elle s’était éteinte à la fin, si bien qu'elle n’avait pas achevé sa phrase et l’avait laissée là, en suspens, attendant peut être de pouvoir la terminer l’esprit plus calme. Il l’avait vu surprise, comme si quelque chose lui revenait soudainement en mémoire, un souvenir si lointain qu’elle croyait certainement l’avoir perdu, oublié, et cela à jamais.

      " De toute façon, qu'est ce que ça peut vous faire? "

    Il cessa de sourire.

      « Rien, en fait. Tu ne m’intéresses pas le moins du monde. »

    Et c’était vrai, tellement vrai. Qu’elle vive sa vie, elle était insignifiante à ses yeux, tellement qu’il ne la détestait même pas. Il ne prendrait pas cette peine d’éprouver une telle chose envers elle, elle n’en valait pas la peine. La seule chose qui faisait qu’il était encore là, sur le toit où il sentait un vent glacé passer sous les plis de sa chemise, alors que la nuit tombait, c’était uniquement parce qu’elle possédait son bien le plus précieux, le seul, l’unique. Sans ça, il s’en foutrait, peut être la raison qui faisait qu’il était honnête, dans le fond. Oui, il cesserait le chantage, parce qu'en fait il se foutait totalement de cette fille et de sa vie. Il voulait s’amuser et elle avait été là au mauvais moment. Il éprouvait pour elle aussi peu d’affection ou de mépris que pour n’importe quel autre de ses élèves, même s’il se comportait toujours en gentleman avec les autres.

    La raison de ses sentiments inexistants était simple, très simple même.

      « Mais je suis surpris de voir comme tu me ressembles, je veux dire, quand j’avais le même âge que toi. Tu es au moins aussi stupide et ridicule. »

    Tu passes pour un vieux con, en disant ça. Comme si son adolescence remontait à une époque révolue et oubliée depuis longtemps. Seulement c’était le cas, tout cela remontait à si loin qu’il détestait y repenser, voilà pourquoi il ne ressentait que du vide et de l’indifférence pour elle, elle lui ressemblait affreusement et il ne le supportait pas. Il était pareil, avant. Incapable d’aimer, n’acceptant pas l’idée qu’on puisse s’attacher à des choses futiles, préférant éviter les conflits et paraître mieux qu’il n’était vraiment. Jouer avec les sentiments des autres parce que ça c’était amusant.

      « De toute façon tu sais l’unique raison qui fait que je suis encore ici. »

    Il appuya un peu plus son regard, supposant ce à quoi il pensait depuis tout à l’heure. Il ne la laisserait pas s’en sortir comme ça, encore moins s’amuser avec ses sentiments, il récupérerait la photo de toute manière. Il avait feinté de s’intéresser à elle mais continuer à mentir n’aurait servi à rien, il était temps d’arriver au fait. Et sa position – le buste légèrement en avant – confirmait l’idée qu’il voulait agir.

    Il était prêt, et ce n’était certainement pas elle qui l’arrêterait.


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MessageSujet: Re: A l'abri des regards [Terminé]   Mer 10 Aoû - 21:01

" Rien, en fait. Tu ne m’intéresses pas le moins du monde. "

Et alors? Qu'est ce que cela pouvait lui faire? Comme si elle avait quelque chose à faire de ce que pensait ce prof. Elle ne voulait pas paraître intéressante, d'ailleurs, elle s'en fichait un peu. Elle n'était juste qu'une fille qui profitait des autres, tout en feintant d'être une élève parfaite. Après, ce que les autres pensaient d'elle, elle s'en contre fichait. Elle ne voulait tout simplement pas trop s'occuper de la vie des autres, du moins, elle ne s'occupait que quand il y avait quelque chose d'intéressant.

" Mais je suis surpris de voir comme tu me ressembles, je veux dire, quand j’avais le même âge que toi. Tu es au moins aussi stupide et ridicule. "

Sûrement. Et alors. Elle faisait ce qu'elle voulait... Et si jamais elle devait un jour finir comme lui, elle se pendrait. Hors de question qu'elle puisse se mettre en colère pour une simple photo. Enfin, pour lui, ce n'était pas une simple photo bien sûr. C'était juste un moyen de se souvenirs de pleins de chose. Il y avait tant de choses qui pouvaient évoquer des souvenirs.. Elle s'était complètement reprise, mais pour autant, elle hésitait à lui rendre la photo.

" De toute façon tu sais l’unique raison qui fait que je suis encore ici. "

Elle le fixa. En fait, elle en avait marre. Il l'avait tout simplement... épuisée. Surtout qu'à la base, elle voulait en finir au plus vite. Au pire, s'il l'utilisait encore, elle trouverait un autre moyen de lui pourrir l'existence, et puis voilà. Elle voyait que maintenant qu'elle était descendue, il était prêt à agir. Mais il n'aura pas besoin de faire un geste. Elle allait lui rendre cette photo, puis elle irait prendre un bon bain et aller dormir. Il était tard, et n'avait pas que ça à faire.

" Très bien...."

Elle soupira, puis mit de nouveau sa main dans sa nuque. Glissant ses doigts à travers le collier, elle pris la photo entre ses doigts, puis lentement, elle l'enleva doucement de son collier. La photo était intact, elle n'avait rien eu. Elle la sortit complètement de son collier, puis la tendit vers le professeur.

" Voilà votre photo. "

Son parfum n'était pas même pas sur la photo. Comme quoi... Enfin, en même temps, elle ne s'était pas parfumée aujourd'hui. Mais qu'importe. Elle allait pouvoir partir, et le laisser avec sa photo.
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Kunisaki Tachibana
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MessageSujet: Re: A l'abri des regards [Terminé]   Mer 10 Aoû - 22:27

      " Très bien...."

    Son cœur s'affola, il fracturait ses côtes, résonnait dans sa tête, palpitait jusque dans ses bras. Qu'est-ce qu'elle voulait dire par là ? Elle semblait résignée, contrainte. Il croyait le savoir mais n'osait pas y penser, de peur que cette simple illusion s'envole dans le vent et disparaisse avec lui. Il jugea son soupir comme étant un bon signe, qu'enfin elle abandonnait, qu'il avait gagné. Impossible, il ne pouvait pas gagner maintenant. Elle mit sa main dans sa nuque remarquant que la chaîne de son collier s'agitait légèrement, elle sortit alors de ses cheveux un fin document sur papier glacé, de loin il semblait minuscule. Insignifiant.

      " Voilà votre photo. "

    Il tendit la main en avant sans rien dire, le souffle coupé, les yeux exorbités par l'idée de la prendre à nouveau. Il tremblait mais ne s'en aperçut pas, il récupéra la photo des fins doigts de Sakura. Il l'approcha de lui et résista à l'envie dévastatrice qui lui disait de la poser contre son cœur. Pourquoi ? Amy avait fait ça juste avant de la lui donner et il n'avait jamais oublié ce geste de sa part, « De mon cœur pour le tient. » avait-elle simplement dit. Il l'observa quelques instants, se remémorant tout, la sensation au toucher, les bords qui étaient légèrement cornés pour avoir séjournés si longtemps dans le même portefeuille. Le regard qu'avait Kunisaki et qu'il ne s'était jamais reconnu avant, le sourire étincelant d'Amy, ses longs cheveux, ses yeux brillants. Il la retourna et regarda les mots qui y étaient écris sans les lire, il les connaissaient par cœur, il eu simplement du baume au cœur en reconnaissant sa jolie écriture. Toujours tremblant - de froid ? -, il sorti son portefeuille de sa poche arrière gauche pour y remettre la photo, là où était sa place, là où elle avait toujours été. Il la remit dans sa poche arrière et leva enfin les yeux vers Sakura, l'air étonnement sombre.

    Tu payeras pour ça, tu payeras.

    Sans réfléchir plus longtemps il se jeta sur elle, lui agrippant les poignets avec force, la faisant chuter en arrière. Elle était allongée sur le sol et il se trouvait au dessus d'elle, lui tenant fermement les mains et ses jambes bloquant les siennes. Il savait qu'elle ne pourrait jamais imaginer se relever, Kunisaki ne passait son temps à se battre pour rien, il avait beaucoup de force en particulier dans les bras. Les yeux dirigé vers elle, il prit un certain plaisir à la regarder de haut à nouveau, se sentant le véritable dominant pour la première fois depuis le début.

      « Tu croyais sincèrement que je te laisserai partir comme ça ? »

    Demanda-t-il avec une voix perfide, le sourire en coin. Que pouvait-elle espérer ? Rien, elle ne pouvait pas bouger dans cette position et il s'en sentit euphorique, si joyeux. Il n'avait jamais eu la véritable intention de la laisser faire sans rien dire, il l'avait compris à peine ses doigts avaient effleuré le document qu'elle lui avait rendu.

      « Peut être qu'on ne te donne pas d'ordre, mais on ne joue pas avec moi sans en subir les conséquences. »

    Il souriait, conscient de la situation extrême dans laquelle il la plongeait. Qu'allait-il faire ? Il n'en savait rien, il voulait juste qu'elle paye, qu'elle paye pour ça. Rapprochant son visage du sien, il la foudroya du regard, toute crispation avait disparu de ses traits. Dans la nuit il n'y avait plus rien, rien à part ce sourire mauvais à souhait.

      « Essaye donc de te débattre, que je rigole un peu. »

    Et fais donc ce que tu veux, de toute manière plus rien n'a d'importance. Rien.


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Merci à Sakura. ♥

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A l'abri des regards [Terminé]

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