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 Be the one I've been waiting for my whole life [Lilian]

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Azil Azuro
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MessageSujet: Be the one I've been waiting for my whole life [Lilian]   Mer 7 Nov - 18:53

I know I gave it you months ago
I know you’re trying to forget

Azil soupire devant le miroir de la petite salle de bain de la chambre trois du dortoir féminin. Ca faisait une heure qu’elle essayait de se battre avec les ondulations rebelles de ses cheveux, qu’elle tentait de se coiffer. Même la moindre tresse, elle n’y arrivait pas. Elle avait la tête ailleurs, elle pensait à autre chose. Sa concentration avait volé en éclat. Elle s’énervait stupidement sur ses cheveux, comme s’ils y étaient pour quelque chose, eux. Comme si c’était de leur faute à eux. Elle ne savait même pas pourquoi elle disputait les mèches rouges inertes. C’était stupide. Et complètement fou. Il avait juste fallu qu’elle croise Basil dans un couloir, qu’elle lui parle, lui demande de ses nouvelles et qu’il lui dise que son colocataire était malade. Après, elle n’avait plus été en mesure d’agir normalement. Elle avait repris le mode robot, les pensées floues, interrompues par la sensation de lèvres sur les siennes. Ca faisait des semaines qu’elle ne lui avait plus adressé la parole, par crainte, pour le protéger d’elle-même et de ce qu’il ressentait. Ca faisait des semaines qu’elle espérait qu’il oublie ce qui s’était produit durant la sortie aux sources. Ca faisait des semaines qu’elle mourrait d’envie de l’embrasser.

Devant ses colocataires, elle avait joué la belle, elle avait fait la fille sans problème, la fille débordant de bonheur. Celle qui n’a pas besoin d’un couple, celle qui n’a pas un poids sur la conscience et un baiser imprimé sur ses lèvres. Elle répondait mécaniquement qu’elle allait bien, elle agissait comme à ses habitudes. Elle rangeait encore les vêtements de ses colocataires désordonnées, elle manipulait tous les jours ses pâtes fimo et triait les accessoires dont elle avait besoin pour finaliser ses créations. Devant les autres, elle agissait normalement. Mais derrière, il y avait tout ce qui ne pouvait pas être normal. Azil était incapable de rester en place. Elle prenait un livre, un conte ou autres histoires, mais le refermait aussitôt. Elle n’arrivait plus à lire. Son cahier rose, sous son matelas, trainait depuis qu’elle était revenue des sources et pas une seule fois elle ne l’avait ouvert. Elle placardait des post-it débordant d’amour sur son mur, au milieu des autres. Elle dessinait des cœurs sur ses feuilles. Elle écoutait à peine ce que ses amis lui racontaient. C’était important mais elle était noyée dans un flot de sentiments contradictoires et attirants. Il y avait son pouvoir, aussi. Ce foutu pouvoir qu’elle avait peine à maîtriser qui n’en faisait plus qu’à sa tête. Elle avait du demander des gants en latex à Maru parce que les siens s’usaient trop rapidement. L’or se déclenchait instantanément, alors qu’elle avait à peine effleuré un objet. Et il y avait son cœur. Son cœur qui la rendait malade, qui battait à chaque seconde, encore plus fort qu’avant.

Azil avait changé de vêtements trois fois. Elle avait troqué une robe pour une jupe, une jupe pour un short et un short pour un jeans. Elle avait changé un top blanc pour une blouse kaki et une blouse kaki pour son pull bleu marine style vintage. Elle était éperdument naturelle, dans cette tenue. C’était à partir de ce moment là qu’elle avait bloqué. Est-ce qu’elle devait réellement y aller ou est-ce qu’elle ferait mieux de rester là, dans sa chambre, à ne pas savoir rester en place ? C’était assez perturbant. Elle avait essayé d’ouvrir la porte mais l’avait refermé. Elle avait tourné comme un lion en cage, en cherchant une excuse. Elle ne pouvait pas se ramener comme ça. Elle n’avait aucun cours commun avec Lilian, puisqu’il était plus vieux qu’elle. Elle ne lui avait pas emprunté de livres et elle ne voulait pas lui remémorer le baiser de la dernière fois. Il avait seulement fallu qu’Haku lui dire que « quoique tu aies à faire, va et casse-toi. ». Ce n’était pas méchant. C’est juste pour la forcer à partir, qu’elle arrête de tourner et d’être indécise. Au fond, elle lui en était reconnaissante.

Azil arpente les couloirs, jouant inconsciemment avec une mèche rouge. Elle avait un nœud dans le ventre, la gorge sèche et ses mains tremblaient légèrement. Ce qui ne l’empêcha pas de frapper à la porter de sa chambre. Elle serra le poing, pour calmer l’émotion. Qu’est-ce qu’elle allait faire ? Se mettre à pleurer et lui demander pardon ? L’embrasser et lui dire qu’elle l’aimait ?

… Ou peut-être allait-elle tout bêtement dire « Salut ! », la main droite, à moitié cachée par son pull, levée en guise de coucou, son sourire, légèrement timide, sur les lèvres. Elle sentait le rouge s’emparer de ses joues. La dernière solution, c’est celle qu’elle choisit quand il ouvrit la porte.

Il avait vraiment l’air mal.



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Lilian R. Kurokawa
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MessageSujet: Re: Be the one I've been waiting for my whole life [Lilian]   Mer 7 Nov - 22:25

and with every breath of me, you'll be the only light i see


Depuis deux jours que tu te traînes ce truc, ça s’est pas arrangé. Tu revois, parfois, Cherry qui profite de ton état pour faire mine de t’amener à l’infirmerie, et du même coup peut-être, enfin savoir ce qui se trouve sous ton cache-œil. Oui. Tu es vraiment à l’ouest, Lilian. Tu passes des heures et des heures sous ta couette. A fixer le mur, près du lit. Ou bien le sol. Tu dors avec ton cache-œil parce que comme ça tu sais que… si tu te réveilles en pleine journée t’auras pas le réflexe d’ouvrir les deux yeux. Ce serait bête, que ça arrive, hein ? Mais là, maintenant, tout de suite, t’y penses pas. Tu te tapes au moins quarante de fièvre, tu trembles quasiment comme une feuille, la tête dans l’oreiller. Bref. Tu es plutôt en sale état. Soit t’as chaud. Soit t’as froid. Un coup tu es quasiment enterré sous ta couverture ; un coup tu as carrément viré l’oreiller pour poser ta tête à même le matelas. Tu dors pas : tu comates en te disant que tu donnerais presque tout pour un gramme de paracétamol ; avec autant la flemme d’aller chercher la boîte dans le tiroir de ta table de nuit.
Tu ne réponds même plus quand Basil te parle. Tu sais qu’il s’inquiète bien un peu, mais y a pas grand’chose à faire. La dernière fois que tu as essayé de l’écouter, tu as fini l’oreiller sur ta tête, à essayer de chasser mentalement l’écho que tu avais perçu. On oublie pas les vertiges. Tu sais même pas comment t’as fait pour te retrouver dans un état pareil. Tu te souviens plus de si tu t’es encore endormi dehors ou non. Y a une fois où tu t’es levé, hier : pour aller chercher un pull dans ton placard, et ensuite, retourner te pelotonner sous les draps. Froid, froid, froid. Encore froid, la plupart du temps. La joie totale.

Et là, il est quelle heure ? T’en sais rien. T’arrives pas à voir le réveil. Tu vois flou, c’est pas très étonnant. Tu marmonnes quelque chose, en te frottant l’œil gauche de la paume de la main. Réessaies de voir le réveil. Bon. On va dire que tu distingues juste mieux les aiguilles du bidule. Sinon, pour lire l’heure, c’est vraiment, vraiment pas encore ça. Mais alors pas du tout. Quoique, tu ne t’en formalises pas. Ce n’est pas le plus important sur le moment. Il doit être assez tôt. Tu ne sais plus si ton coloc a fermé les volets hier soir. Tu dormais depuis 18h, au moins, totalement assommé. Il fait assez sombre. … Oui. Il est assez tôt. Parce que si tu voyais les aiguilles du réveil, tu te rendrais compte que ; vu l’époque de l’année ; même à 7h, il fait encore plus nuit que jour.
Puis au final, il est vraiment trop tôt pour ton petit cerveau embrumé, et tu te rendors.

Tu te réveilles un long moment plus tard, quand le soleil te tape sournoisement sur le visage. Non. Basil a pas fermé les volets hier soir. Ce coup-ci, tu grognes. T’as pas envie de te bouger. Mais bizarrement, ça va un peu mieux. Ça t’a juste fait pareil hier. Après, vers quinze ou seize heures, le mieux est retombé comme quand on abat une carte sur une table. Mais pour une fois, tu vas en profiter. Tu vas chercher une hypothétique bouteille vide, dans la chambre. Tu finis par trouver la tienne, dans ton sac. Tu vas donc la remplir d’eau, puis tu la poses sur la table de nuit, avant de sortir la boîte de doliprane du tiroir. Comme ça, avec de la chance, le fait de savoir que c’est à portée de main te motivera peut-être à en prendre quand la rechute sera de mise. Tu regardes le réveil. Onze heures. Tu bats des records dignes de tes nuits blanches du week-end. C’est là que tu vois ton ordi portable, sur ton bureau. Acquisition au prix de longs mois d’économies ; et d’aide maternelle pour le financement. Quand tu as le temps, et pas la flemme, tu retapes certains de tes écrits dessus.
En y repensant, ça commence à faire un joli petit amas de documents. Et on compte pas tes heures de musique piochée ici et là. T’en as bien pour autant d’argent en musique que tu en as dépensé pour cet ordi.
Tu te dis que pour passer le temps, vu que le médecin scolaire t’a gracieusement dispensé de cours pour quasiment quinze jours, tu pourrais te regarder un des DVDs que tu as emporté avec toi. Ou la flemme. Tu as aussi des livres qui t’attendent. Mais la flemme aussi. Tu n’as pas envie de faire quoi que ce soit.

Une grosse vague de flemme. Parce que, en repensant à ces films, à ces bouquins où une histoire d’amour traîne toujours, tu as repensé à la gaffe. Celle que tu as faite pendant la sortie aux sources chaudes. Le soir où tu as embrassé Azil. Avant de te retrouver dans un coin de mur à pleurer sur ta propre connerie. Tu avais même dormi dans ce coin de mur. Tu t’en étais même éperdument foutu. T’avais qu’une envie, après, c’était que ce séjour prenne fin. Tu ne pouvais plus la voir en face. Tu ne pouvais plus voir qui que ce soit en face. T’avais purement envie de frapper dans un truc, mais pas non plus envie de te casser les doigts sur un arbre, un mur, que sais-je d’autre… ? Donc tu n’avais rien fait. Fait comme si de rien n’était. Tu tirais plus ou moins la tronche, tu restais à l’écart. Et quand on te demandait si ça allait, tu répondais sèchement oui, ou tu disais que tu avais eu des nouvelles de ton « bien-aimé papa que tu voulais cordialement et surtout voir mourir de tout l’amour de fils que tu pouvais lui porter ». T’en avais de belles, quand même ! Non. T’avais eu aucune nouvelle de ton père.
Mais surtout, t’avais personne pour regarder tes messages et tes appels.

Rien que d’y repenser, ça te fait retourner sous ta couette. Et basta.

Tu as fini par prendre un livre. Comme ça. Tu l’as lu, continué. Tu as bien avancé dans le nombre de chapitres avant de te remettre à claquer des dents. Tu as juste marqué ta page, avant de rabattre la couverture sur ton épaule, gardant le pan dans ta main. Tu as ramené tes jambes contre toi, calé ta tête de manière à avoir la joue contre la couette en question. Non, décidément, tu t’étais pas loupé. Mais ça aussi, ça fait déjà vu ?
Tu te mets à somnoler. Oublié, le paracétamol 1gramme. Oubliée la bouteille d’eau. Oubliés le réveil, les DVDs, les autres livres, les volets non fermés, les rideaux non tirés. Oublié depuis longtemps Basil qui doit se balader dans le pensionnat. De temps en temps, tu tousses. C’est drôle ce que le mal de gorge revient vite… Il t’avait pas manqué, pourtant.

Tu finis par te rendormir. Sommeil léger. Le genre où on entend. Où on sent certaines choses ; comme l’oreiller sous ta tête, le soleil sur ta peau. Un soleil assez froid, une lueur blafarde et quasi hivernale. Mais c’est aussi le sommeil où il est hors de question de bouger.

Même si tu ouvres les yeux en entendant, la porte, justement, s’ouvrir. Là, tu rouvres un œil. Enfin. Le seul œil que tu peux rouvrir. A moitié. T’as vraiment qu’une envie, c’est te rendormir. Seulement, les couleurs, tu les vois. Et ce que tu vois, c’est du rouge. Des mèches rouges. Là, ton cœur s’emballe. C’est Azil ? Hein, c’est Azil ? C’est bien elle, elle est vraiment venue te voir ? T’es pas en train d’halluciner, au moins ? Non ? Elle a dû croiser Basil, et il lui a dit pour toi. C’est ça ? c’est forcément ça. Tu souris, un peu, pas longtemps. Si seulement tu revenais sur terre… !
T’as failli, en plus. Au final, nouveau frisson glacé le long de ta colonne vertébrale, tu te retiens de tousser, et tu te recroquevilles un peu plus sur toi-même pour garder le minimum de cette chaleur que tu ne sembles pas percevoir. Pourtant, oui, ton front est tout simplement brûlant. Tu as juste froid. Paradoxe. Un joli paradoxe. Mais là, on s’égare.

Tu essaies juste de ne pas te rendormir.
T’avais tellement envie de revoir Azil… T’es décidément jamais à ton avantage quand vous vous voyez. Même si… ça fait que trois fois, en tout.

Mais elle est là, c’est ce qui compte. Pas vrai ?


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Azil Azuro
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MessageSujet: Re: Be the one I've been waiting for my whole life [Lilian]   Ven 9 Nov - 18:45

Please just love me

En réalité, il semble plus que mal. Azil observe chaque contour de son visage. Elle voit sa peau, plus pâle que d’habitude, et ses yeux cernés d’un violet noirâtre. Elle voit ses lèvres s’étirer en un fin sourire sans force. Ca lui fait mal au cœur de la voir dans cet état. Elle retient, avec le peu de volonté qui lui reste, cette envie oppressante de se jeter dans ses bras. Elle ne peut pas se le permettre, après tout. Elle referme la porte derrière son dos et repousse une mèche qu’elle coince derrière son oreille. Elle devrait attendre là, qu’il l’invite à venir s’asseoir, qu’il dise un truc. Elle devrait se montrer patiente, nouer ses bras derrière son dos comme une petite fille modèle et sourire comme une imbécile. Après tout, depuis qu’elle lui a dit bonjour, elle ne fait que ça, sourire comme une débile. Elle ne sait même pas pourquoi elle agit de la sorte. Mais ça, c’est se mentir à soi-même. Parce qu’elle sait pourquoi. C’est parce qu’il est là. Malade, certes, mais là. Il n’a pas l’air de vouloir son départ. Ce qui, entre nous, n’est pas plus mal. Son sourire s’intensifie un peu. Azil se détache de la porte et s’avance vers la boule de couettes vivante assise au milieu d’un lit à l’état assez chaotique.

« Je suis désolée de venir te déranger. »

Azil hésite un moment. Elle pourrait juste lui dire qu’elle venait lui faire un petit coucou, prendre de ses nouvelles mais qu’elle ne pouvait pas rester bien longtemps puisqu’elle avait un rendez-vous dans moins de vingt minutes. Le problème, c’est que si elle était là, c’était pour lui, pour le voir, pour lui parler. Parce qu’il lui avait manqué et que, pour une fois, elle s’en était rendu compte. Au final, elle s’était assise sur le bord du lit. Elle repense à ce qu’elle vient de dire. Pourquoi était-elle venue ? Elle ne savait plus très bien. C’était comme si en l’approchant, elle en oubliait toutes ces résolutions qu’elle avait mis des semaines à mettre en place. Qu’est-ce qu’elle avait dit qu’elle allait faire ? Lui rendre un livre ? Impossible, il ne lui avait jamais rien prêté. Elle devinait assez vaguement ce qu’il aimait lire. Mais ce n’était jamais que des spéculations évasives. D’un geste distrait, elle lisse les plis formés sur les draps. C’est assez habituel chez elle. C’est le côté maniaque qui remonte assez soudainement. Elle garde pour elle ce qu’elle aurait pu lui ire. Lui annoncer qu’elle avait besoin de le revoir. Le regarder d lui dire quelle l’aimait. Bien sûr, si elle ne faisait pas, c’était par pudeur. Une pudeur mentale qui l’empêchait de dire directement quelque chose de gênant. On ne dirait pas comme ça mais Azil a du mal à dire certaine chose. Elle a juste besoin de temps, de peser le pour et le contre. Parfois, il faut juste qu’elle prépare le terrain. Pas forcément celui de son interlocuteur. Elle a juste besoin d’une préparation mentale.

« …Je suis venue voir si allait mieux. »

Ce qui était en partie vrai quand on y réfléchissait bien. Elle s’était inquiétée quand Basil lui avait dit qu’il était malade. Azil ne voulait pas avoir l’air d’une mère. Elle ne voulait pas que l’on pense qu’elle voulait s’attirer la sympathie de tout le monde. Après tout, elle-même n’aimait pas tout le monde. Elle voulait juste savoir si Lilian allait bien ou pas. Parce que ça faisait partie des choses qui l’importaient.

Elle tripote nerveusement une mèche de cheveux, pour s’occuper les mains. C’est assez gênant comme situation et le malaise escalade bien vite sa colonne vertébrale quand elle se rend compte qu’elle n’a pas grand-chose à lui dire et que ça la perturbe de rester seule avec lui dans cette pièce. Elle enroule sa mèche autour de son doigt, la déroule pour l’enrouler encore après. Ce n’est pas le moment de flancher, Azil ! Nerveusement, elle rit. Un rire perdu dans un murmure. Elle baisse les yeux, comme un gosse après une bêtise avant de les relever dans la direction du malade.

C’est ça. Fais la belle.



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Lilian R. Kurokawa
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MessageSujet: Re: Be the one I've been waiting for my whole life [Lilian]   Sam 10 Nov - 12:15

hold you in my arms, i just wanted to hold you in my arms


Le déranger ? … Comment dire ? Ça ne te dérange pas, qu’elle vienne, Lilian. Tu attendais même ça, au contraire. C’est presque si tu priais chaque soir pour qu’elle finisse par revenir. Par moments, tu te disais que c’était peut-être ta faute si elle ne revenait pas ; que tu n’aurais pas dû l’embrasser, plutôt te foutre une gifle pour ne pas le faire. Oh. T’aurais adoré t’en coller une, ça je sais. Mais tu ne l’as pas fait. Parce que d’un côté, tu te disais que tu avais fait un choix estimé juste. Oui. Tu l’aimes. Et on dit souvent qu’un petit geste vaut mieux qu’un long discours, pas vrai… ? Enfin bref. Elle ne te dérange pas, mais alors pas du tout. Seulement, va lui dire, tiens ! … Oh mais tu serais capable d’essayer, ça, on est au courant, t’inquiètes pas. En tout cas, tu la regardes. Ou tu essaies, au moins, en clignant de l’œil de temps à autres.
C’est fou ce que t’as envie de te rendormir… C’est limite insupportable. On dirait que tu hibernes. Quoique.
Tu la vois mieux. Peut-être parce qu’elle s’est approchée. Tu ne l’avais pas remarqué, ça, tiens. Pas sur le moment. Maintenant, si. Tu t’en rends, parce que tu distingues un peu mieux ses traits. C’est toujours flou. Elle a l’air d’hésiter, par contre. La manière dont le silence s’installe te le dit. Tu le connais ce silence, bien sûr que tu le connais. Tu l’utilises aussi. Ta mère, l’utilisait souvent, en particulier. Tu reconnais ce genre de silence gêné. Tu soupires légèrement, avant de t’asseoir dans le lit. Tu sais pas trop comment tu fais, mais tu le fais. C’est vrai que… t’as juste l’air pitoyable. Tu t’accroches encore à la couverture, en essayant de la maintenir un tant soit peu sur tes épaules.

Tu la regardes passer une main sur les draps. Pour faire quoi… ? Lisser les plis ? Ou… Oui, si. Lisser les plis, c’est encore le plus probable. Tu penches un peu la tête de côté. Tu ramènes un peu tes genoux contre toi, tu poses même ta joue dessus. T’as l’air de dormir sur place, c’est drôle. Enfin. Ce serait drôle si tu avais juste fait trois nuits blanches de suite. Là, avec ce que tu te traînes, c’est beaucoup moins drôle. Et comme si ça suffisait pas, t’as beau dormir, ça te repose pas. Tu commencerais même à avoir mal à la tête. Et ça, ça c’est con. Ne pas t’endormir, Lilian. Tu ne dois pas t’endormir. Pas après tout ce que tu as attendu pour la revoir. Allez ! on reste éveillé… ! … Ou on essaie, au moins.

« … Je suis venue voir si ça allait mieux. »

… Si ça… allait ? Pourquoi employer ce temps, en fait ? … Ca sous-entendait que Basil l’avait prévenue depuis un moment. Là, tu ne sais pas trop ce que ça te fait, comme effet. Ca voudrait dire qu’elle a hésité de venir avant, qu’elle se sent, en un sens, peut-être coupable… Et donc, que tes sentiments envers elle seraient réciproques d’elle à toi ? Oh, Lilian ! Tu ne peux pas en être sûr ! Arrête donc de réfléchir, tu n’as pas besoin de fatiguer des neurones plus que ça.
Tu souris un peu, doucement. Ton sourire a déjà l’air plus « vivant », moins maladif que le premier. C’est l’effet Azil, tu crois ? Oh, attends : t’as moins froid. La fièvre baisse ? Non. C’est juste que ton attention est désormais focalisée sur la personne en face de toi.

Tu penses pas que tu devrais lui répondre ? Si, tu devrais. Simplement… à part pour marmonner à Basil de fermer les volets, t’as pas dit grand’chose en quatre jours. Donc, ça reste à déterminer que tu arrives à tenir une phrase entière, surtout compte tenu de ton état.
Ah mais j’oubliais. Tu t’en fous, puisqu’elle est juste en face de toi et que c’est vraiment tout ce qui compte pour l’instant. Soit ! réponds-lui ! Qu’on en finisse…

« … Bah… ça dépend du moment, en fait. »

Et répondre oui ou non, tu sais pas faire ? Bah non. Tu veux essayer de la rassurer ! Quoique tu aurais pu, à la limite, hausser les épaules ; dire juste « mouais » ou « bof ». Nan. C’est pas ton truc en fait les phrases courtes. Même si parfois, on dirait. C’est pas tellement le cas.
Nouveau soupir de ta part. Ah si. La fièvre a baissé un peu. Tu t’en rends compte maintenant que tu penses à autre chose. T’as tout d’même l’esprit un brin plus clair. C’est pas encore le niveau d’Einstein, mais c’est suffisant pour que tu te rendes compte que… bah. Comment dire ? Que tu vois mieux Azil ? Ouais, aussi. Et ça t’arrache un second sourire. Tu rougis ou je rêve ? Ou alors, c’est encore un reste de la fièvre ?

Oh, non, attends, je sais. Un mélange des deux.

« … J’en mourrai pas, au pire. »

Euh. Non, à ton âge, non. Vu ta condition physique, non plus. C’est vrai, excepté ton état actuel tu es en bonne santé. Donc non, t’en mourras pas. … Mais tu viens de passer pour un suicidaire devant elle une deuxième fois. T’en rates pas une, t’es irrécupérable… !
Ou tu ne le fais juste pas exprès, tout simplement.

« … Et toi, ça va ? »

… C’est trop mignon. Vraiment trop, trop, trop, trop mignon.


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MessageSujet: Re: Be the one I've been waiting for my whole life [Lilian]   Dim 11 Nov - 19:01

Everything you do it sends me higher than the moon
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Prendre sa main dans les siennes et la serrer fort, comme pour lui transmettre tout ce qui la préoccupait. Pour lui montrer à quel point il comptait pour elle. Se pencher en avant et effleurer du bout des doigts son visage. Pour avoir encore la sensation de sa peau imprime sous la sienne. Poser ses lèvres contre son front pour prendre sa température mais aussi pour le toucher. Se blottir contre lui afin d’enfermer son odeur dans un coin de sa tête. Tout ce qu’elle ne pouvait pas faire. Pourquoi y pense-t-elle, d’ailleurs ? Parce qu’il est là, malade, en fac d’elle ? Ce ne sont que des mièvreries tout ça, Azil. Tu penses à n’importe quoi. On dirait un enfant. Même un enfant serait plus mature que toi. Mais regarde-le sourire. Ne détourne pas les yeux, on dirait que tu es incapable de le regarder dans les yeux. C’est un peu près ça.

« … Bah… Ca dépend du moment, en fait. »

Comme n’importe quelle personne normale, Azil aurait pu dire qu’elle comprenait. Sauf que non. Parce qu’Azil était tellement peu souvent malade qu’elle ne savait plus ce que ça faisait, concrètement. Ca devait faire mal. Ca devait être embêtant. Elle, elle ne craignait pas la maladie. Ses colocataires pouvaient être malade qu’elle, elle n’aurait aucun des symptômes. Elle pouvait passer des heures en compagnie d’un malade, boire dans son verre – évidemment, ce n’était juste qu’une supposition parce qu’elle ne le faisait jamais – qu’elle n’aurait même pas un mal de tête. Elle ne savait pas de qui elle tenait sur ce coup. Elle connaissait tellement peu sa famille qu’elle n’aurait jamais su dire. Elle le regarde sourire. Il rougit ou elle rêve ? Elle met ça sur le compte de la fièvre.

« … J’en mourrai pas, au pire. »

Heureusement. Heureusement qu’il n’en mourra pas. Pas juste parce que ce serait vraiment bête de mourir à son âge d’une maladie bénigne. Ce serait dommage parce que ça ferait un vide. Hein, Azil ? Un énorme vide. Et lâche cette mèche ! La mèche rouge retombée inerte sur son épaule, à sa place. Elle devrait attacher ses cheveux, comme ça, elle éviterait de jouer avec.

« … Non bien sûr que non. »

Elle sourit, comme si elle venait de lâcher une blague. Est-ce que vous vous rendez seulement compte que vous avez l’air niais tous les deux ? A sourire comme deux débiles sans parler. Vous devriez parler. Il y a tellement de choses que vous ignorez l’un sur l’autre. Vous n’êtes même pas obligés de parler de vous. Parlez de vos amis, de votre vie à Aomori. Votre professeur préféré, votre matière préférée, ce que vous aimez faire, lire, regarder. Ce que vous n’aimez, ce qui vous fait peur.

« … Et toi, ça va ? »

Oui, bien sûr que ça va. Physiquement, du moins, ça va. Mentalement, elle ne peut pas lui dire qu’elle s’en veut depuis les sources. Psychologiquement, ça va moins bien, elle sort d’une crise longue d’une journée. Une journée passée assise sur son lit, à remuer toutes ses pensées noires des derniers jours. Une journée à ne rien faire, à ne parler à personne. Mais elle ne va pas lui dire. Ce n’est pas si grave après tout.

« Bien sûr. Je suis en forme. »

Un nouveau sourire. Azil se lève. Elle ne supporte pas de rester assise trop longtemps. Rester assise, seule avec lui, ça entrainera facilement un nouveau silence gênant. Elle regarde la chambre et ses yeux se posent sur une armoire. Livres, dvd. Elle s’abaisse jusqu’à s’asseoir en tailleur sur le sol, se retournant légèrement pour regarder Lilian et lui indiquer l’armoire.

« Je peux ? »

On ne sait jamais. Peut-être qu’il y a des secrets dedans.




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Lilian R. Kurokawa
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MessageSujet: Re: Be the one I've been waiting for my whole life [Lilian]   Ven 23 Nov - 19:27

and i'm hanging on a moment with you


Pourquoi est-ce que tu repenses à ce soir-là, en la voyant sourire ? De ce que tes souvenirs te disent, elle ne souriait pas du tout, pendant cette sortie. Elle en avait même carrément ras-le-bol, non ? Dès le début, on aurait dit qu’elle avait envie de fuir. Ça se comprend. Elle s’est retrouvée avec toi sans rien demander, pour un week-end aux sources chaudes et puis… Bon. Ça a un peu dérapé. Mais d’un côté… Oh. On ne va pas y revenir. Tu l’as vue sourire. Maintenant, chasse un peu ce souvenir de ta tête. Et toi aussi, tu souris. En y repensant, avec ta crève, ça fait bien trois-quatre jours que t’avais pas souris. Tu as l’air bête. Vous avez l’air bête. Niais, même. Mais toi, tu t’en fiches. T’es en face de la fille que t’aimes, tu plafonnes jusqu’à bien 40 de fièvre par moment, tu as un air endormi à moitié ahuri, les joues rouges et on sait pas si c’est la gêne ou ta température qui fait ça, t’as encore ta couette entre tes bras ; comme un gosse qui a envie de la garder avec lui, quoi ; et bien sûr, ton cache-œil. Eh. Pas fou. T’es déjà assez malade, tu vas pas finir aux urgences parce que tu as l’œil cramé. Ça fait répétition, non ? Bien sûr que si. Ça fait répétition.
Mais en même temps, il se passe pas grand’chose.
A part qu’elle sourit encore. Tu vas finir par fondre si elle continue de sourire. Oh, mentalement, hein. Tu es vraiment amoureux d’elle, et tu t’en rends enfin compte. Et tu as même des idées assez rétro de ce truc. L’amour. Tu te dis qu’un jour tu prendras un bouquin et tu la laisseras lire une page, tu liras l’autre, et ainsi de suite. Ou alors c’est la fièvre qui te fait dérailler, c’est au choix. Tu n’as jamais vraiment eu besoin de ça pour être totalement à côté de la plaque, ceci-dit. C’est un état normal, chez toi, d’être hors de la ligne. Et le pire, c’est que tu le fais même pas exprès ! C’est naturel. Et fort heureusement, c’est comme le ridicule : ça n’a jamais tué. Sauf si bien sûr tu tiens à traverser une route nationale givrée avec un camion dont les freins ont lâché juste en face de toi. Maintenant, est-ce que tu aurais le malheur de tomber sur les… 2% de probabilités que ça arrive ? Va savoir.

Elle pointe l’armoire. Ah tiens. Tu l’avais oubliée, celle-là. En même temps… ce n’est pas comme si elle était tout le temps au centre de ton attention. Aïe ! elle pourrait. Tu as rangé certains de tes carnets de notes dedans. Enfin. Dans un carton dans l’armoire. Mais bon. Si Azil tombe dessus, elle comprendra certainement et te demandera ton accord pour ouvrir ledit carton. Que dirait-elle si elle voyait les quelques poèmes ou phrases qui s’incrustent dans les lignes à son sujet ? Faut dire qu’il y en a un certain paquet. Enfin bref.

« Je peux ? »

Reconsidère la chose, tout de même. Tu n’as pas spécialement peur pour le carton. Si Basil n’y a encore jamais touché ; et Dieu sait qu’il la connaît, l’armoire ; ce n’est certainement pas « le sourire de l’amaryllis » qui va aller y fouiner. Oh. Elle te revient en tête cette citation.

Tu te contentes de hausser légèrement les épaules. Il y a quoi, dans cette armoire ? Des CDs, des DVDs, quelques-uns de tes classeurs de cours, des trucs que t’entasses. Peut-être une ou deux feuilles hors cursus scolaire, et des livres. Qu’est-ce que tu risques sinon rien ?
Oh allez. Tu t’en fous, après tout, c’est bien connu que tu t’en fous. L’essentiel de ton « œuvre » est au fond d’un foutu carton lui-même au fond d’une foutue armoire.
Tu finis par hocher la tête.

« Bien sûr. Vas-y. »

Tu te demandes si elle t’emprunterait un livre… Après tout, tu as des lectures qui sortent un peu de l’ordinaire. C’est beau, les romans policiers, si c’est bien ficelé. Et tu apprécies par-dessus tout l’aspect psychologique de la chose. Aussi tu alignes L’Aliéniste et L’Ange des Ténèbres de Caleb Carr, ton auteur clef. Ce sont ses deux seuls romans policiers et franchement, ils détonnent, dénotent, et sont d’une rare qualité. Les personnages sont humains, très crédibles, et l’univers du vieux New York de 1895 dépeint à merveille ce qui… Enfin bref. Tant que tu n’as pas lâché le livre tu es dans ce vieux monde.
Ensuite, y a des livres qui parlent de faits réels… Le tueur de la Green River, Jusqu’à ton dernier souffle et enfin Un tueur si proche. Le dernier étant ton préféré puisqu’il traite de Ted Bundy et que l’auteure ; Ann Rule ; l’a côtoyé pendant dix-huit ans. Et Ted Bundy était un psychopathe fini. Qui s’est évadé de prison deux fois. Et qui a fait marcher la police à travers à peu près tous les Etats-Unis.

Oh. Tu as quelques livres dits « normaux », des recueils. Tu as les Fleurs du Mal de Baudelaire, des trucs dans ce genre-là.

Tu soupires un peu. Exprès pour ne pas tousser, en fait. Et t’as presque abandonné ta couette, quand on y repense. Mais de là quitter ton lit… ben t’es pas sûr, en fait.

Y a une chose dont tu es sûr. C’est que tu as envie d’attraper Azil par la main ; par le poignet ; par le bras ; par l’épaule et la serrer contre toi. Ecouter son cœur battre. Sentir ses cheveux entre ses doigts. L’embrasser une seconde fois, aussi.

Tu finis par lâcher ta couette et t’asseoir en tailleur sur le lit. Tu penches la tête de côté. Bon. T’as toujours les joues rouges mais au moins… ‘fin. Tu reviens sur terre, on va dire. Tu te demandes ce qu’elle aimerait voir dans cette armoire. A part tes films, des musiques, et tes potentiels livres de givré. Faut avouer que ta DVD-thèque est assez spéciale. Un ensemble très hétéroclite de polars, de films d’épouvante, de navets pas possibles et… ah tiens ! t’avais Titanic ? Tu t’en souvenais pas. Ça te fait sourire.

Tu regardes les cheveux d’Azil faire un soleil dans son dos. Un soleil dessiné à la sanguine. Avec des ombres au fusain. Le fond, c’est du pastel. Oh, arrête ! Dis donc quelque chose…

« … Tu lis quoi, en général ? »


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MessageSujet: Re: Be the one I've been waiting for my whole life [Lilian]   Jeu 6 Déc - 16:59

Put your hand in my hand

Azil, tu mériterais des baffes. Faire souffrir ce pauvre Lilian de la sorte. Mais qu’est-ce qui te prend, vraiment ? D’habitude, tu ne reviens jamais, tu n’envoies plus de messages et tu n’hésites pas à changer de couloir quand tu croises ta victime. Mais tu es carrément revenue. Pire encore ! Tu es dans sa chambre. Seule. Avec lui. D’accord, on arrête là. Parce que de toute manière, il est malade. Le pauvre ! Regarde-le ! Il serre sa couverture dans ses bras, comme un gosse. Sa paupière papillonne et il a du mal à tenir debout. Tu devrais partir, non ?

Non, pas encore.

Azil, assise en tailleur à même le sol, promène ses yeux sur les reliures des livres. Ses doigts gigotent un peu sur ses mollets. Elle se concentre sur des livres qu’elle connait à peine. Elle en reconnait bien deux ou trois qu’elle a vu dans les librairies ou même à la bibliothèque. Après, elle ne les connait pas tous. Ca la fait sourire timidement. Si elle arrive à se souvenir des titres, elle les cherchera à la bibliothèque afin de les livres. Comme ça, elle pourra en parler avec lui, ensuite.

« … Tu lis quoi, en général ? »

Azil, ce qu’elle arpente, ce sont les contes de fées. Elle ne sait même pas pourquoi elle est attirée parce genre de lecture. Elle ne sait pas ce qu’elle peut trouver dans ces livres. Elle attrape la masse de cheveux rouges et ramène les mèches sur son épaule gauche. Ses yeux dévisagent les livres. Elle n’ose pas les toucher. A cause de ses mains. Transformer ses affaires en or, ça la faisait juste râler. Comme si une personne normalement constituée avait besoin d’une brosse à cheveux en or. Elle ne voulait pas prendre le risque d’abîmer les affaires de Lilian. Elle se détourne un peu, pour le regarder par-dessus son épaule.

« En général, je lis tout ce qui me tombe sous la main. »

Et si c’était un magazine, elle lirait un magazine. C’était comme ça qu’elle faisait à la bibliothèque. Elle choisissait une lettre et elle attrapait le premier livre qu’elle trouvait. Ensuite, elle s’asseyait à terre et elle lisait. Parfois, elle s’arrêtait parce qu’elle avait autre chose à faire. Parfois, elle restait des heures sur l’épaisse moquette de la bibliothèque à lire le roman de A à Z. Elle en ressortait généralement engourdie et dans la lune. D’ailleurs, le jour de sa rencontre avec Lilian, elle venait de terminer un livre.

« Je lis beaucoup de contes de fées, aussi. »

Ca fait gamine de dire ça. Il va te prendre pour un gosse maintenant. Remarque, toi, tu sais que les contes de fées, bien avant d’être destinés aux enfants, étaient réservés aux adultes. Ils animaient les banquets avec leurs princesses et leurs dragons et leurs marâtres et leurs forêts enchantées. Ils parlaient de tortures, de mort, de cannibalisme. Oui, oui. La mère du prince, dans la Belle au bois dormant, elle est cannibale. Elle ne peut pas saquer sa belle-fille alors, elle veut bouffer ses deux petits-enfants. Ensuite, la belle-mère de Blanche-Neige : elle veut le cœur de la princesse ! Elle va même jusqu’à tenter de la tuer avec un peigne et avec une pomme. Une pomme ! Azil aime les pommes. Les vertes, avec une peau bien lisse. Les sûres. Rien à voir. Elle ne retourne pas la question. Après tout, elle a tous ses livres sous les yeux.

Ses yeux tombent sur la pochette d’un dvd, sur un titre en gros caractère. Titanic. Il parait que ce film est connu. Bien sûr : elle connait. Elle connait mais sans jamais l’avoir regardé. Elle connait l’histoire, la chanson My heart will go on, les noms des acteurs, ce qui se passe, comment ça se passe. Et tout ça sans avoir regardé le film. Elle tire sur les manches de son pull afin de couvrir ses mains et, ses doigts finement camouflés, elle attrape la pochette dvd qu’elle tourne et retourne entre ses mains. Elle se redresse, va s’asseoir sur le bord du lit, à côté de lui. Elle lit la pochette, regarde les images. Azil désigne le film qu’un mouvement du menton.

« Je ne l’ai jamais vu, ce film. »

Genre. Et pourtant, ça ne te manque pas. Tu ne te sens pas vide même sans ne jamais avoir vu ce film.

« Je passe pour une grosse inculte à chaque fois que je le dis. »

Il parait que ça fait pleurer.





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MessageSujet: Re: Be the one I've been waiting for my whole life [Lilian]   Sam 8 Déc - 20:52

i see the stars, they're in your eyes


… Tout ce qui lui tombe sous la main, hein ? C’est bien ça qu’elle a dit. Tu ne te poses même pas la question. Bien sûr, que c’est ça. Et ça prouve, mine de rien, que ta fièvre a baissé. Au moins, tu n’entends plus d’écho bizarre, tu as moins envie de te casser la figure, de te rendormir ou je ne sais quoi d’autre qui soit du à ton assommement du moment. Et… ce n’est pas plus mal. Bon, tu te dis que c’est sûrement passager ; et t’as raison, c’est pas parce que ça dure depuis cinq jours que c’est obligé de s’arrêter-là, et avec ton bol habituel, d’ici ce soir tu recommenceras comme hier matin. Claqué, en train de frissonner… bref, la totale. Et Basil ne pourra même pas entamer la conversation avec toi ! … Oh, pauvre de lui.
Remarque, c’est sûrement pas toi qui va en mourir. Hein ? Après tout. Tu me diras, lui non plus ; enfin, qui sait, il en est peut-être capable le bougre. Mais bon. Là, maintenant, tout de suite, tu n’en as rien à foutre. Mais alors rien de rien. C’en est presque dingue. Eh oui, presque seulement, et ça, c’est un peu ballot ; ou pas, quoique.
Allez. Avoue-le. C’est Azil qui te fait adopter ce côté sociopathe envers ton cher colocataire.

Et elle lit beaucoup de contes de fées. Ça te fait sourire. A cause du côté enfantin et naïf de la chose. Et parce que Azil a l’air tout sauf enfantine et naïve. Enfin. Reconsidérons la nuance. Naïve, peut-être, tu ne sais pas. Mais candide comme les enfants à qui on raconte ce genre d’histoires, pas vraiment. Surtout que, bon, à la base, ce genre de lecture était réservé aux adultes. Les contes tels qu’on les connaît actuellement ont été remaniés. Au départ, c’était assez glauque voire carrément effrayant. Mais si tu t’arrêtais-là dans ton constat, Lilian ? Hein ? Regarde-la.
Elle a mis son pull sur ses doigts. Pour le coup, tu te demandes à quoi ça sert. Puis finalement, tu hausses les épaules. Tu fais neiger en été, peut-être que son pouvoir à elle nécessite le contact avec un objet pour fonctionner. Après, tu n’iras pas chercher plus loin. Tu sais juste que pour être dans ce pensionnat, elle a forcément un pouvoir. Et tiens, pendant que t’y penses, tu lui as jamais dit le tien. Mais ça ne compte pas. Parce que ça te servirait à quoi de le lui dire ?

Tu soupires un peu. Ça ne t’avancera à rien de penser à ce genre de choses dans un moment pareil. Mais alors à rien de rien. A la réflexion, ça te servirait autant que de penser à ta dernière nuit blanche qui date de… trois jours. Allez, fais-toi un magnifique flashback, et souviens-toi de cette nuit où tu avais tellement de fièvre que tu n’arrivais ni à dormir, ni à comater, et que tu te contentais de t’emmitoufler au maximum dans ta couverture en attendant que ça passe pour enfin pouvoir dormir. Le résultat c’est que tu n’as pas dormi. Vers trois heures du matin, ta température a enfin baissé, mais le coup de barre… ben il s’était barré. Tu coups tu as pu une énième fois admirer le plafond de la chambre, lancer un coussin à Basil sans qu’il ne se réveille ; le point négatif c’était que comme tu lui avais lancé ton oreiller tu as dû aller le chercher après ; ou encore… rester la tête dans ledit oreiller en te demandant si tu allais enfin t’endormir.
Et la réponse positive, elle, apparut pile au moment où le réveil sonnait. Du coup tu t’es encore réveillé. Et tu n’as pu te rendormir que deux heures après.

Oui, ce jour-là, tu étais très heureux de ta nuit blanche. C’était la plus longue de ta vie.
Accessoirement la pire. Mais bon. Pourquoi tu y repenses ?

Azil, hého. Tu la vois, non ? Elle revient avec un DVD. Titanic. Attends, tu l’avais pas déjà remarqué, celui-là ? Tu t’étais pas dit que tu te souvenais pas de l’avoir avec toi ? Si, hein, je crois que si.

« Je ne l’ai jamais vu, ce film. »

Toi, si. C’est juste que ça remonte à trop loin pour que tu t’en souviennes point par point. Tu te souviens qu’à la fin, le bateau coule. Et qu’il y a des morts ; genre beaucoup de morts. Tu te souviens que ça commence avec une expédition sous-marine et que… à la fin, le bateau, il coule. … On l’a pas déjà dit, ça ?
Tu t’en fous, avoue-le. Tout ce qui t’intéresse, c’est de pouvoir parler à Azil. Compréhensible. Elle t’a fui pendant des semaines après la sortie aux sources. Totalement compréhensible, ce n’est pas nouveau.

Et inutile de crier « je suis le roi du monde ! » parce que le dernier crétin à l’avoir fait baaah… il a coulé avec le bateau.

« Je passe pour une grosse inculte à chaque fois que je le dis. »

Tu hausses les épaules en souriant.

« Je me souviens juste que le bateau croise un iceberg. Mais bon, c’est un évènement réel, donc ça marque forcément les esprits. »

Là-dessus, tu te lèves, en attrapant la boîte du DVD et tu vas jusqu’à ton ordi. Eh, wait. Y a encore dix minutes tu restais sous ta couette à moitié sur terre. … Okay, les chauds-froids, la fièvre qui joue au yo-yo, y a mieux. Mais là, t’es debout, et en plus, tu souris.

Et tu regardes Azil, en levant un peu la boîte.

« Tu veux qu’on le regarde ? »

Une proposition comme une autre.
Tu sais déjà que tu ne vas pas fondre en larmes à la fin, que tu risques de sourire en voyant le navire croiser les fonds de l’océan Atlantique nord… Bref.

Tu attends une réponse à ta question.


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MessageSujet: Re: Be the one I've been waiting for my whole life [Lilian]   Mar 25 Déc - 21:28

O


Sa main frôle presque la sienne quand il lui prend le boîtier du dvd des mains. Presque, c’est un bien grand mot, car il reste de l’espace avant que ses doigts frôlent les siens. Elle s’en fout. C’est beau de rêver, non ? Elle est fatiguée. Pas autant que Lilian, mais un peu quand même. Il faut dire qu’après avoir passé sa nuit dans son lit à se tourner et à sa retourner, à chercher les coins frais et à rechercher les endroits chauds, si elle avait eu trois petites heures de sommeil, c’était déjà bien. Mais elle s’en fout. Elle se concentre sur son dos. Il est fin. Elle l’avait déjà remarqué qu’il était fin. Quand ils se sont rencontrés. Mais il faisait noir, elle n’a pas vu grand-chose. Son pull sur les doigts, elle le regarde sans qu’il ne la voie. D’un certain côté, c’est tant mieux, il ne voit pas qu’elle le dévore. Et puis, ce n’est pas si grave. Ca devrait lui faire plaisir, non ? C’est lui qui a commencé, en l’embrassant. Et il l’avait dévorée du regard aussi, non ?

Oh, pitié. Ne reviens pas à ça.

Il lui demande si elle veut regarder le film. Avec lui. Elle cligne un peu des yeux, réfléchissant à la situation. Elle, elle veut bien. Mais lui, il ne devrait pas dormir ? Se reposer ? Il est malade, après tout. Il est tout pâle. Prendre un médicament, peut-être. Même si ce n’est pas vraiment la solution. Mais regarder le film avec lui, elle le veut bien. Même si elle s’endort. Ou si lui s’endort. De toute manière ils seront quand même ensemble. Et un film, ça dure quoi ? Deux heures ? Deux heures et demies ? Longtemps. Le film, ça l’empêchera de partir trop tôt.

Y a des gens qui sont restés comme ça et qui sont morts.

Hé, chérie. Il attend. Il attend qu’elle réponde. Qu’elle lui dise oui. Tu crois qu’il attend que tu lui dises oui ? Oui. Bien sûr, ma question est stupide. Sinon, il ne te l’aurait pas proposé. Et il doit être comme toi. Parce que tu es heureuse de le revoir, pas vrai ? Sans t’en rendre compte, son absence te pesait. Combien de fois l’as-tu épié dans les couloirs, cachée à l’abri d’un mur ? Blottie dans un cercle d’amis ? C’est ridicule. Tu joues les grandes, les braves, celles qui ne regrettent rien. Celles qui n’attendent pus rien, celles qui ne changent pas d’avis. Et tu es là. Pourquoi ? Tu lui souris. Encore. Ca vire à la niaiserie, là.

« Je veux bien, oui. »

Elle regarde ses doigts qui pianotent sur les touches de l’ordinateur. Elle reste assise sur le lit, son pull sur les doigts pour ne rien transformer. Il n’a pas posé de questions sur son pull. Ca lui va. Elle ne rechigne pas à parler de son pouvoir mais elle a toujours peur de la réaction des gens. Des comme son père, il doit y en avoir partout. Après tout, tous les hommes sont attirés par l’or, au moins un petit peu. On ne crache pas sur l’or. C’est bien trop précieux. Lilian recule. Et il bascule aussi. En arrière, les pieds coincés dans sa couverture.

« Lilian ? »

Elle repousse des mèches rouges derrière son oreille et se lève pour aller voir. Il est là, par terre, un peu étourdi et assez assommé. Pas au point d’être inconscient. Heureusement, qu’est-ce qu’elle aurait fait, sinon ? Les gifles ? Le verre d’eau ? Elle aurait pu l’embrasser comme dans les contes… Oh. Arrête ça. Ce n’est ni le moment ni l’instant. Elle se penche au-dessus de lui, ses cheveux dans une main pour ne pas le chatouiller. Elle penche la tête sur le côté. C’est un peu stupide comme geste, d’ailleurs.

« Ca va ? »

Elle se doute que ça doit faire mal. A la tête surtout. Il est malade en plus. Le pauvre amour… Chut. Contente-toi de lui tendre la main et arrête de le regarder comme ça. On dirait que tu vas le bouffer. C’est ça, aide-le à se relever, va le rasseoir sur son lit. Après tout, avec tes mains sur tes doigts, son ordinateur ne risque rien. Tu lui intimes silencieusement de rester là. C’est bon, tu gères. Les mains dans ton pull bleu, tu attrapes l’ordinateur qui charge encore. Avoue, tu te bats un peu avec le câble de recharge – dont tu n’arrives pas à replacer le nom correct sur la chose.

Et tu te poses, à côté de lui. Ca devrait aller.





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MessageSujet: Re: Be the one I've been waiting for my whole life [Lilian]   Jeu 27 Déc - 15:45

remember me to one who lives there, she once was a true love of mine


Il n’a pas vraiment attendu de réponse, en fait. Mais il a quand même envie qu’elle réponde. Alors, quand il va jusqu’à son ordi et qu’il appuie du bout du doigt sur le bouton pour ouvrir le lecteur, il s’attend à devoir se retourner. A devoir sourire une nouvelle fois, peut-être aussi recaler son cache sur son œil. Mais voilà. L’ordi était en veille. Prolongée, certes, mais en veille. Alors il a dû le rallumer. Ses doigts pianotent rapidement pour taper le mot de passe. Ensuite il insère le dvd dans le lecteur. Histoire de, hein. Ça peut être pas mal pour regarder le film. Il regarde machinalement le temps que dure le métrage, sur la boîte. Deux heures et quelques. Ou un truc du genre. Et oh. Surprise. Il a laissé un document word ouvert. … Depuis le temps qu’il n’y était pas allé. Une petite idée à noter. Vite. Avant qu’il ne l’oublie. Ce ne sera l’affaire que de quelques mouvements, juste le temps de taper au clavier ce qu’il faut.
Alors il se met à noter. Tant pis, si Azil attend. … Même s’il ne se dit pas qu’elle l’a fait attendre lui. Mais il doit vraiment noter cette idée. Et il n’a pas encore refermé le lecteur DVD.

« S’il fallait que ça ne dure que le temps du battement d’une aile de papillon : alors soit. Au moins, ça durerait un temps. Infini, ou bien trop court, ça n’avait aucune importance. Ce qui comptait, c’est que ç’allait se passer. Et si ça se passait, il y avait une chance que ça se reproduise par la suite.
L’attente serait longue. Interminable, peut-être. Mais qu’importe.
L’important, ce serait bien de s’accrocher à cet espoir.
»

Cela fini, il utilise le fameux raccourci ctrl + S pour enregistrer, et ferma le document, avant de pousser la fente du lecteur pour le fermer et, par la même occasion, lancer la lecture. C’est beau, l’automatique. Maintenant c’est fait. Maintenant il décide de se tourner vers Azil pour lui dire qu’il est désolé d’avoir tapé quelque chose au clavier avant de lancer le film. Il ne sait pas quelle excuse il va bien pouvoir utiliser, et il n’en a rien à cirer. Peut-être qu’elle ne lui demandera pas de s’expliquer.
Ce serait bien. Mais il n’espère pas trop non plus.

Et il ne se rend pas compte qu’il a les pieds pris dans les plis de la couverture. Alors il bascule, et il tombe. Il ne s’en est rendu compte que lorsqu’il a vu le sol se rapprocher à toute vitesse. Pas le temps de poser les mains pour amortir. A moitié seulement. Il ferme les yeux sur le coup. Cligne d’un œil. Enfin. Des yeux, mais le deuxième ne se voit pas, sous ce cache. Il est un peu sonné. La faute au parquet. Et peut-être aussi au fait qu’il soit malade. Il cligne des yeux, une deuxième fois, tentant de reprendre ses esprits. Oh. Il y arrive. Pas de beaucoup mais il y arrive. Il fallait bien, de toute manière…

« Lilian ? »

Oh. Ça y est. Son cœur a fait un bond. Il est revenu sur terre. Hein, tu es revenu, Lilian ? Oui. Parce que ton cœur vient de sursauter. Elle t’a appelé par ton nom. Eh oui. Elle t’a enfin appelé par ton nom et tu t’en fous d’être par terre. Du moment qu’elle dit ton nom. Elle ne l’avait jamais dit, avant. Arrête. Ça devient stupide. Pour un peu, il va rougir. Mais vraiment pour un peu. Pour vraiment pas beaucoup, en somme. Il lève la tête. La regarde. Elle a encore repoussé une mèche derrière son oreille.
Ça lui arrache un sourire. Ça commence à devenir… stupide. Niais. Bon. Tant que ça ne devient pas mièvre, on va pouvoir s’estimer heureux. N’est-ce pas ? Lilian ?

… Si ça va ? Oh. Oui. Il a juste dit bonjour au parquet de la chambre. A part ça, ça va. Oui, si, ça va. Il se contente de hausser un peu les épaules en guise de réponse, cependant. Réflexe. Un bête réflexe. L’habitude de dire « oui, t’inquiètes pas » alors qu’il a manqué de se retrouver sous les roues du bus. Oh. Bon. Peut-être pas jusque là, mais ça n’est pas important. Il fallait juste un exemple comme un autre.

Elle l’aide à se relever. Il ne rechigne pas. Il se laisse installer sur le lit et attrape juste la couverture histoire de se remmitoufler dedans. Hein. Ca peut toujours être bien. Puis il la regarde poser l’ordi sur la petite table. Et se battre avec le câble du transformateur.
Et puis elle s’installe à côté.

Pile quand le menu du film s’affiche.

Et donc, il se lève le temps de lancer ledit film. Et revient à sa place initiale. Et puis, réflexe idiot, il pose sa tête contre l’épaule d’Azil, remonte la couverture sur son épaule et ne bouge plus, se contentant de fixer l’écran de l’ordinateur. Se contentant de regarder le film commencer, avec cette foutue expédition sous-marine. Ça ne changera jamais… Dire qu’ils l’ont sorti en 3D…

Mais il ne va pas s’en formaliser.
Après tout, elle est là. Elle a dit son nom.
Et elle regarde un film avec lui.


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MessageSujet: Re: Be the one I've been waiting for my whole life [Lilian]   Sam 29 Déc - 15:32

Start of something



Avoue que tu es quand même passée pour une conne, à te battre comme ça avec le câble du transformateur. Tu as failli tomber aussi, comme lui avec sa couverture. Tu as réussi à te rattraper. Mais tu étais plus conne encore. On aurait dit que tu n’avais jamais touché à un ordinateur de ta vie. Ce n’est pas totalement faux, au fond. Quand tu habitais encore chez ton père, tu allais sur l’ordinateur en cachette. Haha ! Tu t’étais même inscrite sur un tchat en te disant que là, au moins, personne ne te dirait que tu étais moche et insignifiante. Tu parlais avec des gens et tu éteignais l’ordinateur une demi-heure avant le retour de ton père. C’était cool. Maintenant, tu ne te souviens plus vraiment des personnes avec qui tu discutais. Sauf un garçon. Son pseudonyme, tu l’as un peu oublié mais vous aviez passé tellement de temps à vous parler ! Il te racontait toute sa vie et toi, tu lui parlais un tout, tout petit peu de la tienne. Tu l’aimais bien. Beaucoup, même. Il t’a avoué avoir un pouvoir un jour avant ta fugue, alors que tu cherchais un plan sur internet afin de trouver un endroit où aller. Après ça, tu ne lui as plus jamais parlé. Il doit l’avoir mal pris, le pauvre…

Assise à ses côtés, elle se débarrasse de ses chaussures. Ses petits tennis bleues tombent sur le sol et découvrent ses chaussettes rouges. Un rouge assez flash, comme ses cheveux. Heureusement qu’elle n’accorde pas toujours ses chaussettes à ses cheveux. Elle remonte ses genoux contre sa poitrine et pose son menton dessus, le dos calé contre le mur. Elle est bien là, toute roulée en boule sur elle-même. Elle l’observe quand il se lève pour lancer le dvd. Il est vraiment adorable, emmitouflé comme ça dans sa couette. On dirait un enfant. Mais tu l’as déjà dit, ça, Azil. Et si tu continues à le comparer à un enfant, tout le monde va croire que tu as des tendances pédophiles. C’est ça, regarde-le tant que lui ne te regarde pas. C’est assez étrange comme jeu, non ? Et le pire, c’est que tu y joues toute seule, ma pauvre. Un genre de « Je te regarde, tu me regardes… » mais sans le partenaire. Allez, arrête ça.

Elle sent la tête de Lilian s’abattre sur son épaule. Ah. Elle sent son nez gratter. Parce qu’elle rougit. Elle a toujours ça quand elle rougit. Elle n’ose pas lever la main, de peur d’attirer l’attention de Lilian sur son visage. Elle ne veut pas qu’il la voit rouge. C’est assez stupide puisqu’elle a déjà des cheveux rouges et des chaussettes rouges. Elle ramène ses cheveux sur son épaule gauche, pour ne pas qu’ils dérangent Lilian. Quelle charmante attention.

Le début du film est assez perturbant. D’ailleurs, Azil met du temps à faire le rapprochement entre le Titanic, ce qu’elle connait de l’histoire et l’expédition en sous-marin. Ca n’a pas l’air si drôle que ça, Titanic. En même temps, qu’est-ce qu’il peut y avoir de drôle à regarder des gens mourir dans un ‘accident de bateau’. D’après certaines filles, Titanic est un film bouleversant, une histoire d’amour ‘troooooooop belle !’ et puis, ‘Jaaaaaaaaaaaaack !’. Azil se fera une idée par elle-même.

Elle oublie un peu le film pour se concentrer sur la tête de Lilian sur son épaule. Ses dents viennent attaquer sa lèvre à l’intérieur de sa bouche. Ca lui fait bizarre. Pourtant, il t’a déjà embrassé. Et toi ? Qu’est-ce que tu as fait pour lui ? Rien. Tu n’as rien fait. Aucune avance, aucun geste. Tu aurais au moins pu répondre à son baiser ! Mais non, rien. Ou du moins, pas grand-chose. Parce qu’elle est revenue, au fonde le voir. Pas seulement parce qu’il était malade. Parce qu’elle avait envie de le voir. Elle sourit un peu en sentant que sa tête est bel et bien calée sur son épaule. Elle a déjà eu des copains avant mais c’est un peu comme la première fois qu’elle pense à toutes ces choses. Hé. Ca veut dire que tu es bel et bien amoureuse. Comme tu l’étais avec Keiro mais en pire, cette fois. Allez, fais quelque chose pour lui. Même un truc tout simple.

Azil retire son menton de ses genoux. Elle hésite encore un peu. Et pourtant, elle le fait. Ses genoux penchent jusqu’à ce qu’ils viennent se coller aux jambes de Lilian, perdues sous sa couette.

Oh. Vous êtes trop mignons, comme ça, blottis l’un contre l’autre.





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MessageSujet: Re: Be the one I've been waiting for my whole life [Lilian]   Dim 6 Jan - 10:39

you colored my world from black and gray, no i don't wanna say goodbye


Avouons-le. Faire le rapprochement entre une expédition sous-marine et un navire de croisière qui a coulé en plein océan atlantique nord, c’est un peu dur. Mais, quand on remarque que le petit batiscaf d’exploration va vers l’épave ; en deux morceaux s’il vous plaît, c’est important de respecter la réalité ; dudit navire, on commence à se dire que toute une histoire va se construire autour. Entre autres, les marins du navire qui commande le petit sous-marin ; jaune et adapté aux grandes profondeurs ; ramènent un coffre dans l’espoir d’y trouver on ne sait quoi, c’est qu’il y a forcément un os.
Ah, oui, ils cherchent un diamant. C’est pas l’appât du gain, cette connerie ? Hein ? Nan. Allez, on arrête de réfléchir. Tout ce qu’ils ont trouvé, c’est une sanguine qui a passé des années sous l’eau. Et bon sang, elle est en bon état pour un truc qui a passé des années sous l’eau. La sanguine a même résisté à l’eau saline de la mer. Est-ce que c’est au moins possible un truc pareil ? Ne pas se poser la question, on a dit.

De toute manière, après ça, va y avoir un spot télé et la grand-mère Rose va réagir parce qu’elle va reconnaître le dessin. Sa petite fille va lui demander : « alors, qui c’est ? » et elle va répondre : « c’est moi ». Totalement logique, c’est sûr. Vous me direz, quand on retrouve le dessin, un nu en plus, que votre amour de croisière a fait de vous avant que votre fiancé ne le foute à fond de cale, on s’en souvient forcément.
… A part ça, Lilian, il regarde le film. Et il se fait sa petite analyse, dans sa tête. Oh. C’est juste la deuxième fois qu’il le voit. C’est une habitude chez lui, de chercher les petits défauts. Parce que lui, côté défauts, ce sont deux magnifiques et grands défauts. A commencer par son œil mais on n’y reviendra pas.

Il se surprend à rougir quand les jambes d’Azil viennent se coller aux siennes. Et il se surprend aussi à répondre à ce geste en détendant légèrement ses chevilles pour que ses genoux aussi penchent de côté. Equilibre des choses, et l’habitude de répondre. Il sent que ses joues sont un peu chaudes, il se doute du contraste qui se créé avec ses cheveux, la pâleur du reste de son visage et de son cou, et puis surtout : son cache-œil, et son œil normal. Rouge et vert. Moi, j’appelle ça un sapin de Noël.
Il lui jette rapidement un coup d’œil, en biais. Un tout petit coup d’œil qui ne dure pas. Son regard et son attention reviennent rapidement au film. Voilà Rose, jeune et blasée par tout ce qui l’entoure, à commencer par son fiancé. Un vrai crétin, celui-ci. Et voici Jack, qui a gagné son ticket pour le Titanic avec un coup de chance au poker. Y a pas à dire, il préfère DiCaprio dans Blood Diamond ou Shutter Island que dans Titanic. Mais on lui pardonne : il en était à ses débuts.

… Et dire qu’ils ont sorti un Titanic 3D. Pour le centenaire du coulage. Ben voyons. Pearl Harbor, y a eu plus de morts et on en parle que dans les manuels d’histoire et les émissions spécialisées sur la 2nde Guerre Mondiale. C’est quoi le plus déprimant entre un bateau commandé par un débile profond et une base entière qui a explosé ? Surtout que, le seul point commun là-dedans, c’est la connerie humaine.
Oh, Lilian, stop. Contente-toi de regarder le film.

Regarde donc comment Jack va tomber sous le charme de Rose. Maaaais. Ca se voit que dans les films ce genre de trucs. … Ou pas. Mais ça voudrait dire que sa vie est une immense série télé. Et ce serait flippant. Il a envie de dire quelque chose parce que lui, il connaît la fin du film. Il sait que le commandant en chef va donner l’ordre de filer toutes machines en marche alors qu’on l’avait prévenu que des icebergs se baladaient dans le coin, enfin bref… On sait comment ça finit : le bateau se casse en deux, des centaines de mort, Rose survit et Jack coule avec le navire.
Mais il ne dit rien. Parce que ça ne servirait à rien de dire quelque chose… Et puis parce qu’il ne va pas risquer quelque chose. C’est vrai. Azil a peut-être envie de le regarder tranquillement, ce film. D’autant que l’histoire d’amour qu’on y trouve est très chaste. Si on retire la séance de nu. Et encore. En même temps, c’est l’époque. Franchement, au final, il ne sait pas s’il doit être du côté du fiancé de Rose, du capitaine du navire, de Jack, ou de Rose. … Du côté du bateau ce serait un peu dangereux vu qu’il repose à présent par trois mille et quelques mètres de fond. C’est dur à remonter ce genre de machins. Enfin bref.

Il se remet à se concentrer sur le film, essayant de le regarder sans réfléchir. Jack a volé le manteau d’un homme aisé rien que pour pouvoir approcher sa belle. Comme c’est touchant. Mais il ne tilte pas. Il a décidé de ne pas réfléchir, alors il ne réfléchira pas. C’est aussi bête que ça en a l’air. Mais bon : zut à la fin, comme on dit. Il faut bien un moment où les neurones passent en mode off, et ce n’est pas faute de l’avoir fait pendant déjà cinq jours.

Et l’histoire continue… Il n’a pas bougé. Sa tête est toujours sur l’épaule d’Azil, leurs genoux accolés. Ils sont mignons, comme ça. Ce serait encore plus mignon si elle était sous la couette elle aussi, mais on ne va pas trop lui en demander, non plus. C’est déjà bien qu’elle soit venue, on ne va rien gâcher que ce moment. C’est niet, nada, que dalle. Il ne bougera pas.

Il est très bien, là.


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MessageSujet: Re: Be the one I've been waiting for my whole life [Lilian]   Ven 11 Jan - 19:12

Every night in my dreams
I see you, I feel you


Azil connaissait Léonardo DiCaprio dans Shutter Island, dans Inception ou encore dans L'Homme au masque de fer. Elle savait aussi qu'il apparaîtrait prochainement dans le film Django. Mais elle ne l'avait jamais vu dans Titanic. Alors c'est lui, le fameux Jack ? Ca lui donnait un sacré coup de jeune, à DiCaprio. Ou de vieux, si on suivait la chronologie. Elle se demande quelle peut être la réaction de l'acteur quand il se regarde au travers des films. Est-ce qu'il est fier de lui ? Est-ce qu'il se rend compte du chemin parcouru ? Ou se critique-t-il ? Après tout, il est comme tout le monde, l'argent, la villa et les films mis à part. Peut-être qu'en se voyant, il se trouve des défauts. Elle fait ça, au club de théâtre. Elle évalue les autres, remédie aux problèmes. Elle donne des conseils, participe et rit avec les autres. Bien sûr, pas elle seule. Il y a Shigeru, Cherry et Junpei. Et DiCaprio, alors ? Il trouve peut-être qu'il aurait du être plus interloqué en voyant Rose. C'est l'amour de sa vie, que diable ! Celle qui passera le reste de sa vie dans ses bras. Le dernier visage qu'il verra avant de mourir ! Pourquoi faut-il toujours que tu te spoiles les films que tu regardes ? Allez, écoute ! Regarde ! Après, tu ne vas plus rien comprendre.

Mais ça la tourmente. Elle pourrait faire comme les filles qui s'extasient devant le charme et la beauté de Léonardo, détailler la boiserie, les grands lustres de cristal, tout ce luxe ainsi que les habits somptueux des gens de la haute société. Elle comprenait un peu pourquoi les filles se pâmaient devant ce film. Mais elle, rien de le fait de savoir que c'était un bateau, ça la bloquait. Elle n'aimait pas l'eau. Ca l'ennuie un peu, comme film. Mais ce n'est pas grave. C'est une excuse pour rester avec Lilian.

L'amour te taraude, Azil. Il est entre vous. Tu ne sens pas son odeur, son parfum capiteux, dégageant un long ruban rose qui se noue autour de tes chevilles, de tes hanches, de tes mains et qui t'enferment, t'emprisonnent ? Ca t'étouffe, ça t'immobilise. Pour un peu, tu te sens mal. Tu inspires un peu trop longtemps, tu expires un peu trop fort. Jack rencontre Rose. Rose rencontre Jack. Rose veut mourir, Jack veut vivre. Oui, ça t'énerve. Peut-être que tu n'es pas faite pour les films d'amour, c'est tout. Enfin, non. Orgueil et Préjugés, elle avait aimé. Elle avait tellement aimé qu'elle l'avait lu. Il avait fallu qu'elle passe par le film pour apprendre que l'histoire était tirée d'un roman de Jane Austen. Mais là, Titanic, ça l'enchantait un peu moins.

Alors, elle se concentre sur la chaleur dégagée par la tête de Lilian sur son épaule. Ca la fait sourire. Elle a vraiment l'air niaise comme ça, sourire, ses jambes contre les siennes ! On dirait un couple. Un vrai couple au foyer. Mais vous n'êtes pas un couple. Vous n'êtes pas un couple parce que tu es têtue, Azil et que tu as besoin de comprendre les choses. Tu as hésité - tu hésites encore - et tu t'es bornée à refuser parce que ça te faisait peur. Tu avais peur d'avoir mal, peur de souffrir, peur de perdre. Perdre quoi ?

En y réfléchissant, elle voudrait prendre sa main mais en jetant un regard sur le côté, elle ne la trouve pas sa main. Alors elle se maintient, se retient, essaie de penser à autre chose. Ce n'est pas dure, regarde le film. Il se passe quoi, maintenant ? Tu ne sais pas. Et Jack, il a sauvé Rose ? Si elle est à l'écran, ça signifie que oui, elle est sauve. La tête de Lilian lui donne peut-être chaud mais son corps frissonne. Un peu, pas beaucoup. Par vague. Il ne remarquera rien.

Et lui, à quoi il pense ? Il a l'air tellement concentré sur ce film... Peut-être qu'il aime bien Titanic, au fond. Beaucoup de gens aime Titanic. Azil, elle s'intéresse juste à l'Histoire. L'Histoire avec un grand H. Histoire genre les périodes de l'Histoire, tout ça. Oui, mais lui ? Il aime peut-être bien la romance qui plane sur les deux jeunes gens. Bah, tant qu'il est là, au fond... On s'en fout.

Et si tu l'embrassais ? Réfléchis-y, non ?



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MessageSujet: Re: Be the one I've been waiting for my whole life [Lilian]   Ven 11 Jan - 20:36

then something good has begun


En fait, les fois où il regarde ce film, et ça doit être juste la deuxième, là, c’est juste pour se vider la tête. L’histoire du Titanic, tout le monde la connaît, à moins d’être un véritable et fini inculte. Il a même été prouvé que ce n’était pas la grosse brèche de la coque qui a perdu le navire, mais toutes les petites qui ont fait sauter les rivets de fer de mauvaise facture qui maintenaient les planches et qu’un incendie dans la salle des machines qui avait mis du temps à être éteint avait pu fragiliser la structure.
Mais ça, ce sont des détails historiques. Et il se demande soudainement si ça ne pourrait pas intéresser Azil. Bon, ce sont des détails au final, mais des détails de culture générale, ça ne se refuse pas. C’est toujours une excuse de rabaisser gentiment quelqu’un. Et de passer pour une enflure par la même occasion.
Donc, pour retourner à ce qui nous intéresse, s’il se concentre sur le film, c’est pour arrêter de penser à son cœur qui s’emballe. Sinon, le film en lui-même ne l’intéresse pas vraiment. Azil aurait pu lui présenter le DVD du pire polar, le truc le plus gore de la planète, il aurait dit oui. Ça marche aussi avec les histoires barbantes à l’eau de rose des films s’inspirant de faits réels. C’est vrai que le côté romance enlève l’ennui de la traversée en attendant l’iceberg mais… c’est vraiment à titre de. Pour faire pleurer quelques sentimentaux quand Jack coule, après être mort d’hypothermie à cause d’une eau à -2°C Celcius, aussi, peut-être…

C’est à se demander si Jack aurait mieux fait de laisser Rose-la-blasée-de-la-vie se suicider… Qui sait ? Elle aurait été aspirée par le mouvement des hélices du navire, secouée, retournée, envoyée sous l’eau dont la température l’aurait engourdie rapidement. Sans compter que le mouvement desdites hélices et la surprise lui auraient rapidement fait avaler de l’eau dont ses poumons n’auraient pas pu se débarrasser. Ça fait un peu serial killer de penser ça mais elle serait morte en cinq minutes et quelques, peut-être. Il ne sait pas, ne cherchera pas à savoir.
C’est vraiment parce que le film l’ennuie. C’était peut-être pas une si bonne idée que ça de le regarder. Ça va finir par l’endormir, et ça, ce serait vraiment con. Alors non, il se force à regarder ce pseudo-chef d’œuvre. Oh, si, un chef d’œuvre de niaiserie, sûrement. Mais on arrête là les tergiversations.

Il n’a pas bougé, n’a pas envie de bouger — et ce satané film se prolonge. Il sent le léger mouvement que fait l’épaule d’Azil quand elle respire. Et ça le fait sourire, malgré lui. Même s’il se force à effacer rapidement ces sourires. Et il essaie d’ignorer les battements de son cœur, sans y arriver. Ils restent, comme un bruit de fond derrière ses tympans, une pulsation rapide et régulière, profonde. Plus sourde que d’habitude, plus vivante. Et ça le dérange, il ne sait pas pourquoi.
C’est depuis qu’Azil est là que c’est comme ça, et il ne peut rien y faire. Oh, il sait bien pourquoi c’est comme ça, mais il aimerait un peu que ça se calme. Si ça peut se calmer, bien sûr… Il se demande, sur le moment, s’il pourra un jour enlacer Azil sans que son cœur ne fasse autre chose qu’un petit bond heureux derrière ses côtes, sans se mettre à battre frénétiquement. Ce serait le signe d’une relation adulte et réfléchie.

… Est-on sûrs qu’il soit prêt pour quelque chose du genre, au moins ?

Retour au film. La cale du bateau, les 3e classe. Rose qui fait des pointes pour montrer que, eh, y a pas que les tziganes qui savent danser et faire des choses extraordinaires. Bon. Il vient, l’iceberg, oui ou zut ? C’est pas tout ça mais résumer des heures et des heures de naufrages en quelques minutes c’est du boulot, et s’il y a bien un truc que le film rend bien, c’est la panique et l’idiotie.
Mais bon, il ne va pas râler. Pas maintenant. Pas avec Azil.

Il se demande ce qu’elle peut bien penser du film. Elle aime ? elle aime pas ? Il lui demandera. Après. Et ils pourront aussi discuter du Titanic version Histoire avec un H majuscule. Le vrai naufrage, la vraie catastrophe. Et pourquoi pas partir sur d’autres sujets de discussion ?
Il soupire en silence. Il n’en sait rien. peut-être qu’elle partira après le film. Elle n’est pas obligée de rester. Après tout… Il est malade, elle peut très bien partir. Lui, il retournera juste somnoler sous sa couette, ce qu’il fait depuis cinq jours environ. Ça ne lui changera pas beaucoup. Il pourra peut-être en parler à Basil quand cet hurluberlu reviendra…

… Et prions pour qu’il ne revienne pas maintenant, ce serait vraiment la cerise sur le gâteau.

Il cligne de l’œil, essayant de rester un minimum éveillé. Il a les mains sous la couette, la maintenant sur ses épaules, et ses genoux sont toujours contre ceux d’Azil. C’est mignon, vraiment mignon. Avec de la chance… Ou quoique. Il préfère ne pas y penser. Le souvenir des sources chaudes lui revient plus souvent, et il a beau y faire, il n’arrive pas à transformer le pincement au cœur qu’il ressent en y repensant en autre chose qu’une once de colère. L’indifférence ne vient pas.

Parce qu’il est amoureux d’Azil, tout bêtement.
Et qu’il attend que quelque chose se passe… Ailleurs que dans le film, d’ailleurs.


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MessageSujet: Re: Be the one I've been waiting for my whole life [Lilian]   Dim 13 Jan - 19:10

I can't ever be brave
Cause you make my heart race


Et si tu l'embrassais ? Tu n'as même plus besoin d'y réfléchir. Tu as eu assez de temps, non ? Tu y réfléchis depuis les sources après tout. Mais ce n'est pas facile, pas vrai ? Comment le prendra-t-il ? Tu t'es quand même échappée après qu'il t'ait embrassé ! Le lendemain, tu ne lui as plus parlé, ni les jours suivants, ni les semaines. Et là, tu reviens, comme une fleur, comme une sainte, avec ton joli sourire, ton joli pull bleu, tes jolies manières et tu voudrais l'embrasser ? Ce qui t'arrangerait, c'est que ce soit lui qui t'embrasser à nouveau mais peut-être n'osera-t-il plus le faire. Peut-être qu'il pense que tu ne veux qu'une amitié basique, toute bête. Et toi, tu veux quoi ? Tu voudrais les deux à la fois. Autant tu voudrais être son amie, qu'il te confie des trucs, qu'il rigole avec toi, autant tu voudrais qu'il te dise qu'il t'aime.

Et si tu l'embrassais ? Tu n'as rien à perdre après tout. S'il te repousse, tant pis, ce n'est pas grave. S'il te repousse, tu te dirais que tu n'es faite que pour les relations courtes, celles qui manquent de sérieux. S'il te repousse, tu arrêteras peut-être d'aimer en te disant qu'aimer, ça fait bien trop mal. Keiro t'a fait mal et tu l'aimais lui. Tu l'aimais très fort. Comme la Bête pouvait aimer la Belle. Bien sûr, tu étais la Bête, le Monstre, la Moche. Lui, c'était la Belle. Tu crois qu'il l'est encore maintenant ? Peut-être qu'il a perdu toute sa popularité à présent. Peut-être que vous avez inversé les rôles. Comme une malédiction. Toi, tu es belle maintenant et lui, il est devenu impopulaire. Tu as peur d'aller dans ta ville natale pour vérifier ces pensées. Peut-être que si tu embrasses Lilian, tu pourras y retourner avec lui dans quelques années. Ta main dans la sienne pour avoir moins peur.

Et si tu l'embrassais ? Ca suffit d'avoir peur, maintenant. Et tu t'étonneras encore d'être célibataire ! La peur, au fond, ça ne fait pas tes affaires. Tu ne vas ni dans les bois, ni près de l'eau à cause des batraciens que tu as peur de rencontrer et tu as peur de l'embrasser parce que non seulement tu l'as déjà repoussé une fois mais en plus tu as toujours peur d'être amoureuse. Bon. Stop. Maintenant, tu te calmes, tu inspires, tu expires. Merde à la fin ! Regarde tes jambes. Mon petit doigt me dit qu'il ne te repoussera pas de si tôt. Sa tête sur ton épaule te le dit aussi. Alors ?

Et si tu l'embrassais ? Elle ne regarde même plus le film, à vrai dire. On s'en fout de Rose, de ses pointes, de son sourire, de tout ce qu'elle fait pour emmerder sa famille de riches et son fiancé coincé et trop chiant. On s'en fout de Jack, aussi DiCaprio est-il. D'ailleurs, il ne jouait pas dans Roméo + Juliet ? Si. Il fait toujours l'amoureux. Un rôle adapté à sa jeunesse ? On s'en fout, Azil. Elle se détache de Lilian, se redresse un peu. Je te laisse moins de deux minutes pour réfléchir. Et i tu ne l'embrasses pas, tu te barres et je t'interdirai de le revoir. Mais il va te manquer si tu ne peux plus le voir.

Hé. Tu l'aimes, oui ou merde ?

Expire une dernière fois et vide ta tête. Il doit te demander ce que tu fais, non ? Il a peut-être peur que tu ne partes. Il va avoir ma, le pauvre. Mais tu en as marre de le faire souffrir, non ? Tu devrais réagir face à ça ! Tu sais ce qu'il te reste à faire.

Son corps fait un demi tour. Elle tourne le dos à l'écran pour se concentrer sur Lilian. En s'appuyant sur ses mains, elle avance un peu vers lui. Ah. C'est bizarre, non ? Mais elle ne peut plus faire marche arrière. Il se douterait d'un truc. Tu pourrais rigoler. Mais dans le genre « c'est une baaaaaaaague ! », il y a mieux. Elle bat des cils, pour chasser une poussière invisible. Allez. A trois. Trois !

Elle se penche. Un peu, doucement. Pour un peu, on croirait que Cupidon en a tellement marre de te voir tourner autour du pot qu'il te force à le faire. Arrête un peu. Ce n'est pas si désagréable que ça. Au contraire ! Tu as aimé la première fois. Tu n'arrives pas à sourire. Tu n'en as plus vraiment besoin une fois que tes lèvres rencontrent les siennes. C'est agréable, hein ? Pourtant, tu as l'impression que tu vas t'évanouir. Elle n'ose pas le toucher alors ses mains restent bien sagement à plat contre le matelas.

Le baiser ne dure pas longtemps. Une poignée de secondes. A peine, on va dire. Maintenant, elle se met à sourire, bêtement,en regardant ses mains sur le matelas. Au bout de quelques secondes, elle relève les yeux pour le regarder bien en face en pinçant ses lèvres.

« Je pense que... Ca fait longtemps que je voulais le faire. »



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MessageSujet: Re: Be the one I've been waiting for my whole life [Lilian]   Mer 16 Jan - 18:14

i'm on the edge of something fun that we called life tonight


Le film l’énerve vraiment, au final. Enfin. Non. Ce n’est pas de l’énervement. C’est plus de l’agacement, du bête agacement. Le genre de truc qui vous tombe dessus parce que vous en avez soudainement marre de quelque chose. Il se contente de regarder le film. Soudainement, comme ça, il a décroché, décrété mentalement que ce long-métrage l’agaçait. Il a envie de dire un truc à Azil. N’importe quoi, même la pire des conneries… mais non. Elle a l’air concentrée sur le film, et si elle n’en a pas encore marre il va la laisser regarder en entier. Il prendra son mal en patience et attendra tranquillement que le générique de fin apparaisse. Quand la Rose centenaire balance ce foutu diamant bleu dans l’eau et basta. Il ne va pas non plus faire le salaud fini. C’est elle qui a demandé à voir le film, et elle a sûrement envie de le voir jusqu’au bout.

Et quand on y repense, ç’a l’air d’approcher du moment où l’iceberg va tristement déchirer la coque en acier du titan marin et provoquer la panique la plus totale, quand des appels de secours seront passés mais que le navire le plus proche ne sera là que dans sept heures et qu’il n’en faudra que moins de trois au géant de la White Star Line Company. Et ça va partir dans le récit de ce qui a été la plus grosse catastrophe maritime hors temps de guerre avec plus de mille morts, et bla bla bla, et Jack qui va — Dieu merci — couler avec ce foutu rafiot après que son cœur ait cessé de battre, merci l’hypothermie profonde !
Oui, décidément ce film l’agace.

Il retient un soupir uniquement parce qu’Azil est là. Elle n’a sans doute pas envie de savoir que ça l’énerve, et il ne va pas la déranger avec ça. Pas maintenant. De toute manière, c’est bientôt le moment du naufrage. Bientôt le film retranscrira de la panique et ça va faire bouger les choses. Là, Jack est juste en train de peaufiner le nu à la sanguine de sa belle pendant qu’elle va remettre son peignoir. Ils sortiront, l’iceberg va entamer la coque, ils iront voir le fiancé de la petite fleur et Jack se fera arrêter de mettre à fond de cale.
Et Rose apprendra enfin à se servir convenablement d’une hache.

Dans sa tête, il refait le calcul. L’iceberg a, selon les témoignages, heurté le navire à 23h40, et à 2h20 du matin le lendemain, ce qui fait en tout… 2h40 de naufrage. C’est peu. Tu t’attendais à plus, en fait. A quelque chose comme cinq heures et quelques. Mais bon. Vu la vitesse à laquelle l’eau peut s’engouffrer quelque part, c’est logique un laps de temps aussi bref pour qu’un navire sombre. Surtout une fois qu’à cause de l’alliance pression-tension, la coque de noix a cassé en deux. Ça facilite l’arrivée d’eau et donc la coulée.

Mais en fait, ça, il s’en fout. Il attend que quelque chose se passe. N’importe quoi. Ça commence à lui peser, ce calme. A part le film, il n’y a pas grand’chose et ça le stresse un tantinet. Parce qu’il est là, contre la fille qu’il aime, celle qu’il a embrassée et qui s’était enfermée dans la salle de bains après. Celle qu’il a cherchée dans les couloirs sans jamais pouvoir lui parler seul à seul. Celle qu’il avait rencontrée un soir, dans l’allée extérieure du pensionnat, alors qu’il dormait. Elle lui était tombée dessus, et lui, il n’avait pas bougé.
Il est là, juste contre elle, sa tête sur son épaule, et leurs genoux se rencontrent. Et elle ne bouge pas.

Et lui, ça le met de plus en plus mal à l’aise, cette proximité. Il n’est pourtant pas un grand timide. Il l’est bien un peu, mais… Comme tout le monde, il y a des choses qui le font se renfermer sur lui-même.
Non. Là, il a juste envie que quelque chose se passe, que quelque chose vienne ponctuer l’absence d’action du film et la lenteur du temps qui passe.

Et puis elle bouge. Il se détache d’elle, il tourne la tête. Et là, c’est quelque chose d’inattendu. Quelque chose qu’il ne pensait pas vivre un jour.

Ses lèvres viennent se presser contre les siennes.

C’est le choc.

Elle l’a embrassé.
Ça n’a pas duré. C’est comme aux sources. Bref, fugace, quelque chose de léger. Ça le surprend. Elle l’a embrassé. Il ne s’y attendait pas. Mais alors pas du tout. Il cligne de l’œil, totalement ahuri. Une légère rougeur passe sur ses joues, l’espace d quelques secondes. Il a du mal à y croire. Est-ce que… Alors… Ça veut dire que… Ce qu’il ressent pour elle est réciproque ?

« Je pense que… Ca fait longtemps que je voulais le faire. »

Son cœur fait un bond soudain derrière ses côtes. Il inspire machinalement, tentant de se défaire de cette agréable surprise. Il ne s’est jamais senti aussi heureux. Jamais.
Il regarde Azil, en cherchant quelque chose à dire. N’importe quoi. Dans le film, c’est le moment de la collision avec ce foutu iceberg. Celui qu’il attendait depuis le début. La panique va commencer, Rose va apprendre que nager dans de l’eau à -2°C c’est… frigorifiant.

Mais ça, il s’en fout. Il s’en fout totalement parce que Azil l’a embrassé. Il esquisse un brin de sourire, sa paupière venant humidifier son œil, bête réflexe exécuté des centaines de fois par jour. Et il sourit un peu plus, avant de sortir sa main de la couverture et la pose sur celle d’Azil. Elle est toute chaude, sa main. Il passe son pouce autour de son poignet, machinalement. Il ne regarde pas ce qu’il fait.

Mais il l’embrasse en retour. Un peu plus longtemps, l’œil fermé, la tête de côté, comme ce qu’on peut imaginer à chaque fois.
Quand il rompt le baiser il la regarde, continuant de sourire.

« … Je t’aime, Azil. »


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Azil Azuro
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MessageSujet: Re: Be the one I've been waiting for my whole life [Lilian]   Sam 19 Jan - 21:18

Love me, love me
Say that you love me


Elle le regarde dans les yeux. Elle y voit passer toutes sortes de choses, de sentiments. La surprise. L'incompréhension. Le bonheur. De l'amour. Le sourire qu'il dessine sur ses lèvres apparaît dans ses yeux. Son estomac se noue et libère une bouffée de bonheur. C'est étrange, vu comme ça. Ses yeux piquent. Elle est heureuse. Sa main englobe la sienne et son pousse caresse son poignet. Elle aime bien cette sensation de chaleur sur sa peau. Ca la fait sourire.

Il l'embrasse. Elle hésite un moment avant de décoller sa seconde main du matelas pour la poser à la naissance de son cou. Il a la peau chaude. Elle devrait peut-être arrêter de l'embrasser puisqu'il est malade. Ce serait vraiment nul de se sentir mal après. Elle s'en fout. Elle aime bien sentir ses lèvres contre les siennes. Mais il rompt le baiser. Elle est déçue mais elle se dit qu'elle aura d'autres occasions de l'embrasser.

« … Je t’aime, Azil. »

Son corps fait un bond dans sa poitrine. Elle baisse les yeux en souriant. Une larme s'écrase sur le matelas. Elle pleure mais pas comme une cruche. Juste quelques larmes qui roulent paresseusement sur ses joues. Elle n'est pas triste. Elle se sent juste... Nulle. Comme la dernière fois, aux sources, quand elle s'était adossée à la porte de la salle de bain. Après s'être enfuie. Son front se niche sur l'épaule de Lilian alors que sa main reste là où elle l'avait posée. Les larmes roulent, mouillent le tissu. Elle essaie de se calmer mais ça ne marche pas. Elle repense aux sources. Elle devrait dire quelque chose. Il va se méprendre, le pauvre ! Peut-être qu'il va penser qu'elle fait juste ça pour dire d'être à égalité avec lui. Ou peut-être qu'il va penser qu'elle se force. Pourtant, il lui a bien dit qu'il l'aimait. Elle rassemble ses esprits et essaie de dire quelque chose entre deux sanglots.

« … Je m'en veux... vraiment... »

Elle hoquette. Tout ce qu'elle dit, elle le pense. Elle est rongée par le remord. C'est ce qui l'a poussé à venir le voir. Mais ce n'est pas à cause de ce remord qu'elle l'a embrassé.

« Je voulais pas... Te faire mal, tu sais. »

Elle ne réfléchit pas à ce qu'elle dit mais elle le pense très fort. Derrière elle, elle entend le film qui continue. Les cris, les pleurs, les appels. Elle s'en fout maintenant. C'est peut-être triste pour toutes ces personnes mortes dans ce tragique accident mais là, tout ce qui l'importe, c'est l'épaule de Lillian contre son front, sa chaleur, sa main sur la sienne. Tout ce qui dérange, ce sont les larmes. Mais elle a tellement de choses à se faire pardonner, Azil. C'est plus fort qu'elle.

« Je crois que... J'avais peur de... De me dire que... »

Que ? Allez. Trois mots. Tu l'as embrassé. Tu peux les lui accorder, ces mots. Il te les a dit, après tout. Tu vois, Azil, dans la vie, il y a parfois des moments où il faut arrêter de peser le pour et le contre, arrêter de réfléchir à ce que l'on dit. Ecouter son coeur. C'est bien ça que l'on dit, non ? Dans les dessins animés, les films, dans la vie. Tu devrais le faire, ça. Ecouter ton coeur. Il a tellement de choses à raconter ton petit coeur ! Alors. Que ?

« ... Que je t'aime. »





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Lilian R. Kurokawa
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MessageSujet: Re: Be the one I've been waiting for my whole life [Lilian]   Sam 26 Jan - 15:57

and i'll love you until the end of times


Il sent encore l’empreinte de sa main sur son cou, la sensation de froid qu’elle a laissé en se posant. Parce qu’il a la peau chaude, évidemment. C’est ça d’être malade. Mais il s’en fout. Ça lui importe peu, que ç’ait fait chaud-froid. Il la regarde baisser les yeux, sans comprendre. Ensuite il voit la larme couler. Se détacher de l’œil et rouler le long de sa joue, terminant sa course sur le matelas, formant une petite tache sombre et circulaire. Son visage prend un air étonné. Pourquoi… ?
Il la laisse venir caler son front contre son épaule. Sa main n’a pas bougé. Il reste immobile un petit instant, essayant de remettre de l’ordre dans sa tête et de comprendre ce qu’il se passe. Azil continue de pleurer, nichée contre lui. Il ne sait pas quoi dire, ou quoi faire.

« …Je m’en veux… vraiment… »

De nouveau de la surprise sur son visage. Elle parle des sources ? Evidemment, qu’elle doit parler des sources. C’est la première fois où il l’a embrassée, et la seul et unique fois où elle l’a… comment dire ? laissé en plan. La fois où il a passé une nuit entière à se maudire de toutes les manières possibles et imaginables. La fois où il faisait la tête à tout le monde sans restriction.
Eh, mais c’est du passé tout ça, maintenant.

Il s’en fout. Après tout. Elle est là, maintenant. C’est dommage qu’elle pleure, surtout maintenant. Elle a vraiment dû s’en vouloir. Il finit par poser une de ses mains contre les cheveux d’Azil et laisser ses doigts se perdre dans les mèches rouges. Il l’enlace et la serre contre lui, fermant l’œil, souriant doucement.
Bien sûr, qu’elle ne voulait pas lui faire de mal. Elle ne savait peut-être pas comment réagir, elle a peut-être eu peur. Elle ne devait pas se rendre compte que ce sentiment amoureux était réciproque. Il y a tant de solutions, Lilian. Arrête de les chercher. Occupe-toi d’elle.

Titanic continue, c’est la panique. Le navire coule, ça y est, les rivets ont sauté. C’est fini, bientôt, des dizaines et des dizaines de morts, une cruche blasée qui va pleurer un pauvre artiste de rue dessinant les mains d’une prostituée unijambiste. Allez, qu’on en finisse. Le film, ce n’est plus du tout de leur intérêt commun.

Il continue d’enlacer Azil. Il l’écoute parler, sans bouger, l’œil clos ; l’autre étant invariablement derrière son cache-œil. Il ne le rouvre que quand elle bute sur quelque chose. Il penche la tête et la regarde, attendant qu’elle termine sa phrase. Elle va bien la finir, n’est-ce pas ? De quoi avait-elle peur ?

Peur de se dire qu’elle t’aime, crétin. Elle vient de le dire.

Ses joues reprennent une légère couleur rouge. Pas de sa faute. Ça le surprend un peu. Alors qu’il lui a dit exactement la même chose à peine cinq minutes avant. Il sourit un peu plus, cependant, et vient l’embrasser sur le front avant de refaire son étreinte et la garder contre lui. Hors de question qu’elle s’en aille. Pas pour l’instant. Pas maintenant.

« Je ne t’en veux pas. »

Il jette un coup d’œil à l’écran. Le film est sur la fin, le bateau est en train de couler, l’avant et l’arrière se séparent. C’est la cassure. Fini, le Titanic. Englouti sous les flots de l’Atlantique nord.

Lui n’a pas lâché Azil. Il ne compte pas la lâcher. Il est bien, là. Il passe sa main dans les mèches ondulées, avec un léger sourire sur les lèvres. Alors ça y est ? C’est bon. Ils sont en couple. C’est officiel, en tout cas pour eux deux. C’est ce qu’il attend depuis le début, et ça vient de se passer.

Il tend juste la main pour couper le film et refermer le capot de l’ordinateur, avant de rajuster un peu la couverture sur son épaule.
Il reste contre Azil, sans rien dire. Il n’y a pas grand’chose à dire. Tout a été déjà évoqué.

When all is said and done c’est bien, ça la chanson ?

Alors tant mieux.


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MessageSujet: Re: Be the one I've been waiting for my whole life [Lilian]   Sam 26 Jan - 15:58

Et voilà, c'est fini !


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