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 « When the past resurfaces through you... » ; Charlotte J. Harkness

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Miyoshi Kimura
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spirit

Féminin Age : 23
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Localisation : Dans le lit de Bakura.


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Scolarité/Age: Première année ; Dix-sept ans.
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MessageSujet: « When the past resurfaces through you... » ; Charlotte J. Harkness   Mar 6 Nov - 19:38



Charlotte & Miyoshi


« Putain de… »

Depuis quand avait-elle activé son réveil ? C’était bien la première fois depuis le début de son année. Et aussi mauvais pouvait-il, le seul réflexe qu’elle avait pu avoir était… De donner un mauvais coup dans l’appareil qui osait la réveiller un dimanche matin. Sauf qu’il ne s’agissait pas d’un réveil, non. Mais de son portable. Qui avait alors fini par terre. Sur l’écran. Soupirant calmement, la décolorée avait attrapé son oreiller pour le coller à sa bouche, avant de pousser un cri d’agacement soudain. Fort heureusement, la chambre était vide. Pourquoi ? Parce qu’il était deux heures de l’après-midi.

Tout en se laissant retomber sur son lit, Miyoshi donna un coup dans le mur, pour témoigner une seconde fois de son énervement matinal. Cette journée commençait très mal. Et en général, quand ça débutait ainsi, c’était mauvais signe pour la suite. Rapidement pourtant, elle s’était levée pour s’étirer, et frotter un peu son poing, dont elle venait simplement de ressentir la douleur. Des petits bleus se formaient peu à peu sur ses phalanges, tandis qu’elle souriait bêtement. En ce moment, elle faisait un peu n’importe quoi. Enfin… Avec de la chance, ça finirait par s’arranger. Pour le moment, il fallait surtout qu’elle prenne une douche pour se réveiller un peu mieux. La décolorée s’était donc rendue dans les sanitaires pendant une bonne demie heure. Le temps de profiter de l’eau chaude, de peaufiner sa cascade de neige, et de maquiller ses prunelles ambrées. Prendre soin d’elle était important. Même pour rester dans sa chambre.

En se calant dans un coin, elle avait remonté lentement ses chaussettes noires, jusqu’à recouvrir la moitié de ses cuisses. Avait enfilé sa jupe grise, assez courte pour découvrir une partie de sa peau au niveau des jambes. Avait attaché ses hautes bottes noires à lacets. Avait boutonné sa chemise, en prenant soin de laisser une petite ouverture pour sa poitrine. Et avait glissé rapidement sa cravate rouge autour de son cou… Pour une fois, elle avait omit sa veste. Il faisait trop chaud entre ces murs pour qu’elle ne se surcharge de vêtements. La dernière chose qu’elle avait faite avait été d’attacher son couteau à sa cuisse. Un ultime coup de brosse, et elle était prête à… Retourner tourner en rond, coincée entre quatre murs. Rien ne la tentait vraiment aujourd’hui. Pourtant, elle aurait pu sortir un peu, visiter la ville. Faire du sport. Fumer une cigarette ?

Oui, ça au moins, c’était une bonne idée. Alors, sans l’allumer, elle en avait glissé une entre ses lèvres, avant de sortir des douches. Mais malheureusement, son petit quart d’heure de tranquillité n’allait pas avoir lieu…

De son pas nonchalant, elle s’était avancée dans les couloirs, les mains dans les poches et les yeux à moitié clos. Miyoshi avait la chance d’avoir ce style indémodable, cette grâce féline, qui lui permettait de se faire remarquer dans toutes les situations. Même si finalement, elle ne jetait même pas à regard à ceux qui la fixait. D’un côté, elle avait cette aura effrayante, et d’un autre, elle se laissait désirer avec son physique. Esquissant un faible sourire, la pensionnaire était presque arrivée aux escaliers qui menaient à l’étage du dessous. Mais, un cri un peu trop bruyant l’avait fait ouvrir complètement les yeux.

Un peu plus loin, à moitié caché par un coin de mur, un groupe de cinq ou six jeunes avait l’air d’un peu trop s’amuser… Assez grands, ils étaient tous voûtés vers une autre personne. Qui ne devait certainement pas faire partie des leurs. Doucement, elle s’était avancée vers eux, jusqu’à s’adosser au mur d’en face. Sa cigarette toujours entre ses lèvres avait légèrement bougé lorsqu’elle avait ouvert la bouche pour se faire remarquer.

« Eh, bande de ploucs. Vous connaissez pas les bonnes manières ? »

En effet, tous agglutinés comme des mouches, ils ordonnaient des choses trop peu commodes à la demoiselle qui était collée au mur. D’autres encore s’amusaient à la tripoter – assez sagement -. Et le reste riait bêtement de sa tenue étrange. Bien sûr, il n’avait fallu que quelques secondes avant qu’ils ne se tournent vers elle. On ne parle pas mal aux grands garçons Miyoshi, ce n'est pas bien. Mais encore ? L’un d’eux avait même fini par s’approcher, pour poser sa main contre le mur. Et lui demander si quelque chose lui posait problème. Tout en soupirant, elle l’avait attrapé par le col, avant de le défier du regard. Et entre ses mains… Était apparue sa petite lame. Bizarrement, il ne s’était pas attardé, et avait entraîné avec lui ses camarades. Tout en jurant évidemment de se venger la prochaine fois. La belle s’était contentée de lui faire un signe vulgaire de la main, avant de faire face à la… Soubrette ?

Haussant un sourcil en penchant un peu la tête, elle manqua de perdre sa cigarette. Est-ce que… Est-ce qu’elle faisait partie du personnel celle-là ? Miyoshi n’en savait rien. Mais, ce n’était pas important. Bien qu’elle ne comprenne pas le comportement de ce genre de jeune femme, elle secoua la tête avant de la fixer. C’était une jolie brune, aux yeux bleus pétillants. Pourquoi… Pourquoi… Vraiment, c’était étrange. Néanmoins, la décolorée se décida enfin à débuter la conversation, pour s’assurer de l’état de la pensionnaire.

« Euhm… Est-ce que tu vas bien ? »

Question stupide. Elle venait de se faire harceler par une bande d’imbéciles. Et, la seule question qu’elle avait à poser, c’était ça… Soupirant une seconde fois, elle lui tandis la main. L’autre s’occupant de dégager une mèche châtain de son visage. Elle n’avait même pas l’air terrifié, choqué. Non. Même si elle avait voulu dire autre chose, la décolorée en était incapable. Car l’espace d’un instant, elle avait eu l’impression de se revoir, quelques années avant… Laissant sa main pendre dans le vide, elle jeta un coup d’œil au couloir, histoire de voir s’ils étaient bien partis. Elle avait besoin d’un peu d’explications. On ne pouvait pas se faire traiter de la sorte sans rechigner… Encore moins en étant une femme… Et puis, elle était jolie, elle avait tout pour elle. Sauf cette espèce de soumission.


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MessageSujet: Re: « When the past resurfaces through you... » ; Charlotte J. Harkness   Mar 6 Nov - 21:32


Dimanche. Jour du Seigneur.
Ouais, à d'autres. Dimanche c'est le jour de nettoyer la chambre et de faire la lessive !
Charlotte s'était levée aux aurores pour profiter de la fraîcheur matinale et aller faire un petit tour dans le parc. De ce fait, elle pouvait savourer pleinement le calme du Pensionnat encore endormi, et n'embêtait pas ses voisines de chambre trop tôt. Elle se balada ainsi pendant un bon moment et quand elle revint vers dix heures après avoir pris son petit déjeuner en ville puisqu'elle était autorisée à sortir, la chambre était déserte.

Cela arrangeait pas mal la jeune femme qui put ainsi faire son ménage tranquillement, s'occupant également des coins de ses voisines car elle savait que cela leur faisait plaisir. Elle aéra, secoua les draps, plia les vêtements et mis dans un sac ceux qui étaient sales pour plus tard les apporter au lavage, nettoya le sol ainsi que les bureau, et fit même les vitres. Ces choses là, beaucoup de gens les considéraient comme des corvées. De même que la cuisine, la vaisselle... Pour Charlotte non. A vrai dire, elle y prenait un certain plaisir. Cela la détendait, elle s'occupait de tout cela en laissant son esprit vagabonder et cela lui changeait les idées. De ce fait elle éviter de trop penser à Monsieur Takeo qui partageait sa chambre avec un.. Un... Un malotru de première. Elle évitait de trop penser à ses cours où elle se forçait à aller. Elle évitait de penser à toutes les voix des gens qu'elle avait connue et qu'elle entendait chaque nuit. Elle évitait de penser au lynchage qu'elle subissait chaque jour depuis son arrivée ici. Elle évitait de penser au Monde.

Après ce petit ménage reposant, Charlotte pris le sac de linge sale, referma la porte de la chambre, et alla amener les habits au nettoyage. Malgré elle, sur le chemin du retour après avoir déposé le sac à la buanderie, la jeune fille ne put s'empêcher de sentir son moral partir à la baisse. Plus ça allait, plus le temps passait -et Seigneur, qu'est-ce qu'il passait lentement..- plus Charlotte avait envie de partir de cet endroit. Elle ne s'y sentait pas bien. Elle n'était pas chez elle ici. Bien sûr, elle avait trouvé du réconfort auprès de Monsieur Takeo, et les surveillants l'avaient plutôt à la bonne ainsi que quelques rares élèves mais.. Elle n'avait pas d'ami. Bien sûr, elle n'avait jamais vraiment eut "d'ami" à proprement parler, mais il y avait eu Sonia, et Mademoiselle Mathilde, Monsieur Alexandre...

Cependant, Charlotte fut rapidement tirée de ses pensées alors qu'elle revenait à l'étage, car elle tomba sur un groupe d'élève qui visiblement n'avais pas envie de la laisser tranquille. Rapidement, la jeune fille se retrouva contre un coin de mur, encerclé par cette bande de six grands gaillards. De nature totalement soumise, Charlotte ne tenta pas de s'enfuir, mais également parce qu'elle n'était pas si bête que ça, et elle savait que seule face à ses six garçons elle ne pouvait strictement rien faire. Le coeur battant la chamade, Charlotte ferma un peu les yeux en se mordant la lèvre sous les diverses insultes, les mains baladeuses, les souffles trop près de son visage, et les ordres indécents. C'est juste après un ordre des plus gênant à propos de son chemisier, que merci Charlotte n'eut pas le temps d'exécuter, qu'une voix féminine s'éleva fortement derrière Visiblement cette personne n'était pas en accord avec l'attitude du petit clan et le coeur de Charlotte se mit à battre sourdement de soulagement alors qu'elle se recroquevillait sur elle même en se mordant la lèvre avec force pour retenir ses sanglots.
De ce fait elle ne vit pas comment se déroula la situation mais entendit rapidement un brouhaha de pas qui s'éloignait. Visiblement on l'avait sauvé. Une fois de plus... Charlotte se mit à trembler un peu, se trouvant terriblement pitoyable, et finit par relever le visage pour faire face à l'inconnue et ses grands yeux cobalt brillants des larmes qui menaçaient s'ouvrir comme des pièces en chocolat. Ce qu'elle était belle ! Jamais Charlotte n'avait trouvé une femme aussi jolie et impressionnante en même temps... Elle resta coite un instant et ce fut de nouveau la voix de cette inconnue résonnant dans le silence qui la tira de ses pensées.

Si elle allait bien ? Bien sûr que non. Elle n'allait pas bien depuis ce matin, et ce nouveau lynchage n'avait fait qu'empirer les choses, et pourtant Charlotte n'osa pas ouvrir la bouche. Elle vit la jeune fille aux cheveux dépourvus de pigments lui tendre la main, la seconde venant dégager une de ses propres mèches. A ce geste, Charlotte eu un léger spasme, comme un petit animal craintif... Elle se secoua mentalement et alors que sa sauveuse vérifiait que la bande s'en était bien allée, elle se releva péniblement car les jambes tremblantes sans oser prendre la main tendue. Après tout cela ne se "faisait pas".
L'anglaise se racla la gorge pour répondre à l'inconnue avec un Japonais parfait, sans aucune trace d'accent étranger :

- Je vais bien, Mademoiselle. Merci beaucoup pour votre aide. J'espère que je ne vous ait pas dérangée dans vos activités dominicales.

Charlotte lui décrocha un sourire des plus polis et reconnaissant avant de se tourner un peu, remettant en place sa tenue qui avait été froissée et quelque peu malmenée pendant l'altercation. Elle avait les jambes tremblantes, tout comme ses mains et son coeur ne cessait de battre sourdement. Elle aurait voulu s'enfuir, quitter cet endroit, mais elle ne le pouvait pas. On lui avait donné l'ordre de venir dans ce pensionnat, alors elle devait rester. Et supporter tout ça. Tous les jours. C'était bien beau mais la petite Charlotte, elle commençait à craquer un peu. Et elle se trouvait pathétique de craquer pour de si petites choses, des broutilles comparé à ce qu'elle avait put vivre autrefois. Mais elle n'y pouvait rien, même avec l'expérience, elle restait fragile, et c'est comme si elle naissait chaque matin, et mourrait chaque soir. Un nouveau-né. Elle était aussi fragile et dépendante que cela au final. Un animal domestique même.

Finalement, alors qu'elle voulait faire face devant cette si belle inconnue qui l'impressionnait tant, pour ne pas la déranger, pour qu'elle reprenne son chemin et sa journée, Charlotte ne put retenir plus longtemps ses larmes et laissa malencontreusement échapper un sanglot. Sursautant et tournant le dos à l'inconnu en se mettant les mains sur le visage.

- Ex-excusez-moi Mademoiselle... Les nerfs surement. Je.. ça va aller ! souffla-t-elle d'une petite voix qu'elle voulait rassurante mais en vain.


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Miyoshi Kimura
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MessageSujet: Re: « When the past resurfaces through you... » ; Charlotte J. Harkness   Mer 7 Nov - 10:35



Tous les hommes sont différents. Certains peuvent encore être classés dans la catégorie des hommes biens. Parce qu’ils sont gentils, attentionnés, polis. Et puis, il y a une autre catégorie, qui les regroupe eux. Cette espèce de primates pré pubères, qui devient folle à la simple vu d’un pan de jupe. Ce genre d’homme arrivait à mettre la décolorée hors d’elle en quelques secondes. Parce qu’elle aussi, elle avait subi. Elle aussi, elle avait reçu des coups, avait entendu des insultes. Deux cicatrices prouvaient même l’étendue des dégâts. Mais ensuite, elle avait voulu se battre, parce qu’il avait été bien, lui. Et depuis, elle pouvait risquer sa vie, juste pour défendre une femme qui se trouvait dans une telle situation. Peu importait les conséquences, pour Miyoshi, deux têtes de plus ne changeait rien. Rien du tout.

C'était ce pourquoi elle n’avait pu laisser la demoiselle en détresse, face à ces chiens. Le – probable- leader voulait se venger ? Soit, elle l’attendrait de pied ferme, quand il voulait. Elle n’avait plus peur à présent. Et encore une fois, elle croyait au destin, si son heure était arrivée, c’était ainsi. Mais pour le moment, elle devait s’occuper de la soubrette qui était toujours collée au mur. La décolorée la détailla un peu plus, de haut en bas. Même si elle restait extérieurement neutre, son être hurlait. C’était normal en même temps, habillée ainsi, et sans rien dire, elle ne pouvait que subir. Pou-r-quoi se fringuait-elle ainsi ? L’uniforme était un peu… Bref, mais, avec une pointe d'originalité et un faible arrangement, on pouvait s’en sortir. Mais, là. Là… Elle remonta par la suite sur son buste. Niveau poitrine, elles avaient un peu l’air de se ressembler… Bonne ou mauvaise chose, cet atout dépendait des situations. Et serrer ainsi dans sa robe, elle ne pouvait encore que s’attirer des problèmes…

Et pour finir, elle avait vraiment fait attention à son visage. Qui finalement, n’avait pas l’air si tranquille que ça. Alors que sa main pendait encore dans le vide, elle remarqua que la jeune femme tremblait. Son geste un peu trop « intime » lui avait même offert un spasme de plus. Il était vrai qu’avec son physique, Miyoshi n’était pas vraiment avenante. Pourtant là, elle était sérieuse, et ne voulait pas lui faire de mal… Et finalement, cette main sécurisante qu’elle lui avait tendue se laissa tomber près de son flan. Elle n’en voulait pas… L’italienne recula d’un petit pas, un peu étonnée de la situation. Est-ce qu'elle aussi, dans son passé avait les mêmes réactions lorsqu'elle se faisait malmener ? Oui, sans aucun doute... Son regard n’était pas méchant, non. Il était… Presque vide. Elle n’osait quasiment plus la regarder, jusqu’à ce qu’elle entende enfin la voix de la belle.

Un beau mensonge surtout. Une politesse hors pair, comme si. Comme si elle avait été élevée chez les nones. Et puis, des pseudos excuses. Dérangé ? Elle en avait d’autres des comme ça ? Calmement, la pensionnaire avait fermé les yeux, avant de se taper le front. Décidément, les gens d’ici étaient trop bizarres… Réalisant aussi qu’elle avait toujours sa cigarette, elle attrapa son paquet rapidement pour la ranger. C’était un peu loupé pour ça, elle fumerait plus tard. Parce qu’elle n’en avait certainement pas fini avec elle… Et encore moins avec la rapide scène qui avait pu se passer. Un sanglot, une perle salée roulant sur sa peau. Et encore une excuse. C’était trop…

Lentement, elle se rapprocha d’elle une seconde fois, en essayant d’être la moins effrayante possible. Son pouce était calmement venu essuyer cette larme sur sa joue, et. Elle avait souri. Oui, Miyoshi la gratifiait d’un sourire. Alors qu’elle aurait voulu l’incendier ! On ne pouvait pas se laisser faire comme ça… Et même si la première fois elle n’en avait pas voulu, elle laissa de nouveau sa main se tendre, pour finir par aller chercher la sienne. Et avec la force que pouvait exercer la décolorée en cas de tentative de fuite, il valait mieux pour elle ne pas trop résister. De toute façon, elle ne devait pas en être vraiment capable… Ça aussi, ça la rendait folle.

« Je pense qu’il vaudrait mieux ne pas rester ici. »

Son japonais à elle avait peut-être un léger accent européen. Mais, c’était surtout parce qu’elle y faisait bien attention. Elle n’était pas japonaise de souche, et n’avait aucune raison de s’en cacher. Et tandis qu’elle détournait le regard vers les multiples portes de chambres, elle tira un peu la demoiselle vers elle. Aller dans sa chambre n’était probablement pas une bonne idée. Il fallait ramper au sol pour pouvoir passer, et… Non, c’était vraiment trop le bazar. Et encore, bazar était un faible mot. Un de ces quatre, il faudrait qu’elle range un peu. Alors, faiblement, elle posa une deuxième question. La mettre en confiance serait peut-être plus facile dans un lieu qu’elle connaissait.

« Le numéro de ta chambre, c’est quoi ? »

Même si elle avait été élevée avec des bonnes manières, son franc parler dominait toujours. Après tout, en ayant fini dans un orphelinat pour garçons, la vulgarité était le maître mot… Et sans bouger, elle avait un peu serré sa main dans la sienne, tout en attendant qu’elle souhaite répondre, bouger, pleurer, la taper. Peu importait, mais, il faudrait qu’elle fasse quelque chose. Et ça n’avait pas non plus d’importance, si Miyoshi se trimbalait main dans la main avec une jeune femme. Les rumeurs, elle savait les faire taire. Tout comme les gens. D’ailleurs.


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