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 « Psst. Ça te dit de relever un petit défi ? » ; Takeo Dokku.

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Miyoshi Kimura
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MessageSujet: « Psst. Ça te dit de relever un petit défi ? » ; Takeo Dokku.    Sam 25 Aoû - 10:12



Takeo & Miyoshi


L'ennui. L'ennui était une chose qui déplaisait fortement à la demoiselle. Et bien que son arrivée ici était récente, elle en avait déjà plus que marre. Il n'y avait stri-c-te-ment rien à faire dans ce Pensionnat. D'un côté... Il fallait dire qu'elle n'avait pas vraiment chercher à trouver des trucs. Alors, aujourd'hui, elle fouillerait un peu le bâtiment, histoire de trouver ses petits secrets...

Lentement, elle était sortie de son lit pour attraper son uniforme. Puis avait ensuite prit le chemin des sanitaires. Une bonne douche froide allait délasser l'intégralité de ses muscles, et la réveillerait comme il le fallait. En plus de ça, elle serait plus à l'aise face à la chaleur qui dominait cette journée, encore. Sa chevelure immaculée s'étaient rapidement collée à son dos, dès lors où l'eau avait fait son apparition. Un peu de shampoing, et voilà qu'elle brillait encore plus...

Un quart d'heure s'était écoulé avant que Miyoshi ne se décide à sortir de la douche. Il fallait qu'elle s'habille. Longues chaussettes noires, jupette grise, haut blanc. Elle termina par ses bottes montantes à lacets, de la même couleurs que ses highs. Et une cravate rouge attachée à la volée. Question tenue, c'était bon. Par la suite, l'étudiante s'occupa de ses cheveux, pour leurs redonner la splendeur qui faisait sa fierté...

Tandis qu'elle récupérait ses affaires, des voix féminines avaient brisé le silence. Il s'agissait certainement d'anciennes pensionnaires, ou du moins, elles devaient être là depuis quelques années déjà. Sans faire de bruit, la nippone s'était cachée au coin d'une douche, histoire de percevoir un peu mieux le sujet de l'affaire.

Et... Ce qu'elle venait d'entendre avait réussi à faire s'étendre un léger sourire sur son visage. Enfin, elle avait trouvé de quoi s'occuper aujourd'hui. Mais pour ça, elle devait trouver un autre élève... Un jeune homme de première année, tout comme elle.

Les petites moqueries des étudiantes lui avaient offert un champ de bataille parfait. Le directeur – inconnu pour la belle – possédait un journal intime, planqué dans sa chambre. Il fallait avant tout passer par son bureau, puis rejoindre par la suite sa pièce personnelle. Un escalier en spirale donnait sur cette dernière. Il fallait donc commencer au premier étage, pour se rendre au deuxième. C'était... Intéressant. Et en même temps, assez minable. Un journal intime... Tss.

Très rapidement, elle avait fait un petit détour par sa chambre pour poser en vrac serviette et sous-vêtements. Accrocher autour de sa cuisse son couteau. Et embarquer son téléphone portable. On ne savait jamais...

En sortant dans le couloir, elle avait demandé à quelques élèves l'endroit où pouvait bien se cacher celui qu'elle cherchait. On lui avait donné quelques pistes. Sans doute ne mettrait-elle pas trop de temps à trouver...

Le physique du jeune homme était, selon certains pensionnaires assez classe. Voire même, plutôt attirant, si elle en croyait les demoiselles. Jusqu'ici, le trouver n'était pas forcément une partie de plaisir. Des hommes physiquement gâtés, le pensionnat en était bien doté. Bien qu'elle n'y faisait guère attention. Les amitiés garçons-filles avaient du mal à exister dans sa tête. Et les relations... Encore moins. Un seul sortait du lot, et seulement un...

En revanche, elle avait retenu un petit détail. Il avait la mauvaise manie de garder en – quasi – permanence ses mains dans ses poches. Avec ça, peut-être aurait-elle plus de chance.

Et en effet, le nom de l'étudiant avait traversé quelques couloirs. Ce dont on parlait en particulier, c'était de son don. Il avait le pouvoir de se téléporter. C'était donc parfait pour la destination où elle souhaitait se rendre. Il devait sans doute être contraint à des limites, mais tout de même, passer d'une pièce à l'autre ne devait pas être trop compliqué... Si ?

Miyoshi n'avait pas plus attendu pour se rendre là où le jeune homme était. On lui avait justement dit qu'il traînait au premier étage. Près du bureau de ce timbré de directeur. Parce que oui, elle avait aussi entendu des choses sur lui. Et c'était encore plus désespérant que ce qu'elle aurait pu croire...

Mais, peu importait. Pour le moment, elle devait convaincre le pensionnaire de marcher avec elle, le temps d'une petite partie de rigolade...

D'un pas assuré, elle s'était donc avancée dans sa direction. Aucun doute sur la personne, c'était bien lui. Et, c'était vrai. Il possédait une certaine classe. Enfin, elle ne s'attarda pas vraiment la-dessus, trop occupée à esquiver les groupes qui ne regardaient pas où ils marchaient. Inutile de faire un esclandre ici, et devant lui. Autant s'économiser pour être certaine qu'il n'allait pas la fuir. Comme bon nombre de lâches que comptait cette planète.

Sans se faire vraiment remarquer, elle s'était adossée sur le mur d'en face, la tête baissée. L'italo-japonaise attendait juste que la foule se dissipe un peu. Avant de concrètement s'avancer vers lui. Mouvement qu'elle effectua deux ou trois minutes plus tard, s'appuyant de nouveau à un mur, mais, celui où il se trouvait cette fois.

« Takeo, c'est ça ? »

Elle ne le connaissait pas. Il ne la connaissait pas. Mais, une rencontre pouvait arriver n'importe quand, et n'importe comment... Le murmure qui avait alors quitté ses lèvres s'était laissé tranquillement emporter, pour atterrir au creux des oreilles de Takeo. Il faudrait qu'elle argumente sur une dernière phrase, histoire de savoir s'il avait un peu de cran ou non. Histoire de savoir s'il laisserait sa solitude de côté, pour jouer à ses côtés. Une journée, c'était pas grand chose. Et puis, peut-être allaient-il bien s'entendre par la suite.

« J'aimerais te demander une petite faveur... »

Bien sur, elle n'avait pas attendu de réponse de sa part concernant son identité. Elle savait bien qu'il s'agissait de lui. Mais, une confirmation prochaine ne serait pas de trop malgré tout...

Miyoshi avait parlé une seconde fois sur le même ton. La tête rivée vers le sol. Évitant ainsi l'attention des passants. Les mains croisées contre la poitrine. Et... Un sourire constant qui ne daignait fuir ses lèvres. S'il voulait bien la suivre, la journée s’annoncerait plus que réjouissante...


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Takeo Dokku
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MessageSujet: Re: « Psst. Ça te dit de relever un petit défi ? » ; Takeo Dokku.    Dim 26 Aoû - 7:56

Le pensionnat d'Aomori était un trésor de surprise, une énigme à lui seul. Le rythme de vie imposé entre ce murs pouvait être qualifié d'ennuyant car finalement, les élèves se cantonnaient à une routine "boulot, métro, dodo". Heureusement, la spécialité du lieu en faisait aussi sa force. Entre quelques jours d'ennuis, il pouvait toujours se glisser une aventure inédite. Les rencontres étaient simples, les pouvoirs étaient nombreux. Un accident, une blague... tout pouvait finalement égayer une journée qui pouvait paraître normal. Sans le savoir encore, Takeo allait vivre aujourd'hui une expérience spéciale. Unique ? Dangereuses ? Ça, nous le saurons bien assez tôt.

Le réveil fut matinal. Par chance, le jeune homme l'était tout autant et c'est donc sans peine qu'il s'arracha des griffes de Morphée pour rejoindre le monde réel. Comme d'habitude, il était déjà seul. Ses colocataires voguant probablement déjà à d'autres occupations, en d'autres lieux. Il fit son lit, pris son uniforme et suivant son rituel matinal, se dirigea vers les douches. Sur place, quelques autres étudiants finissaient de se préparer. Après quelques échanges standards, agissant plus par politesse que curiosité, le jeune homme se glissa dans une cabine.

Après une bonne douche, Takeo enfila son uniforme. Il ne l'appréciait pas plus que cela mais il n'allait pas se plaindre. D'autres élèves pestaient cette tenue, n'aimant pas les chemises, etc... Pour lui, c'était son style vestimentaire et la seule chose gênante n'était finalement que la couleur, trop claire à son goût, mais qu'importe. Fin prêt, il ressortit de la douche et se dirigea une nouvelle fois vers sa chambre.

Longeant les longs couloirs de l'établissement, Takeo laissait gentiment traîner ses oreilles, écoutant mesquinement les discussions des autres élèves qui se trouvaient là. Une histoire, une mésaventure, on pouvait entendre de tout. Ce que cherchait Takeo ? Finalement ps grand chose si ce n'est un discours intéressant à entendre. Une information de dernière minute, un racolage ou, encore mieux, un secret sur Aomori. Les histoires sur l'établissement étaient plus folles que nombreuses, mais qu'importe. Aujourd'hui, les bruits de couloirs ne recelaient rien d'intéressant. C'était décevant. Cette journée s'annonçait trop banale... trop d'ennuyeuse...

De retour dans sa chambre, Takeo fit un peu de rangement et prit ses affaires. Il pris un sac un bandoulière et y glissa quelques livres de cours. Si la journée devait être ennuyante, autant s'occuper à quelques choses d'utiles.... réviser. Le jeune homme n'appréciait pas plus cela qu'un autre mais savait que c'était un bon moyen de tuer le temps. Il sortit alors de sa chambre et partit s'enfiler dans le dédale de couloirs qui composaient Aomori. Il s'arrêta alors à l'angle d'une sorte de petit carrefour et se posa là un petit instant. Il réfléchissait à quoi faire dans l'immédiat. Aller à la médiathèque ? Profiter de ces heures matinales pour déjeuner ?

C'est alors que sa réflexion fut briser par une voix féminine. Ce fut alors comme un murmure, un murmure qui ramena le jeune homme à la réalité, lui donnant un petit frisson. Il entendit clairement son nom mais lorsqu'il se tourna vers la source de cet appel, il vit une jeune dont il ignorait complètement l'identité. Elle était grande, fine et exposait des formes avantageuses. A l'image de son corps, son visage est agréable à regarder. Ces yeux d'or, ce maquillage et cette sublime chevelure de neige lui donnant alors un air des plus gracieux. Takeo n'eut pas le temps de répondre qu'une deuxième remarques s'échappa de la bouche de la jeune fille, sur un ton similaire à la première.

Pouvait-il lui accordé une faveur ? La question pouvait paraître légèrement étrange... où peut-être était-ce l'entrée en matière qui était étrange ? Une jeune fille qui s'approche, vous appelle par votre prénom et vous demander une faveur... Cela cachait forcément quelques choses. Premièrement, le jeune homme ne pouvait s'empêcher de se demander d'où elle connaissait son nom. Takeo était loin d'être une star de l'établissement et était même ce qu'on appelait un élèves discret. Sa réflexion l'amena alors rapidement à penser que tout cela était une question de pouvoir. Il était, pour le moment, le seul étudiant du pensionnat à pouvoir se téléporter. De là, les bruits de couloirs étaient faisaient vite le tour de l'établissement.

Il comprit alors rapidement que la faveur devait avoir un rapport avec son pouvoir, comme la présence de cette jolie demoiselle. Son naturel lui aurait alors sommé de ne pas répondre, où d'être fermé à la proposition de cette inconnue. Mais pas aujourd'hui, ce que le destin lui avait amené allait peut-être lui permettre de passer une journée loin de l'ennui et à quoi bon mentir... Takeo était bien trop curieux pour ne pas vouloir en demander plus. Il répondit alors sur un ton légèrement surpris, mais pas moins agréable pour autant.

- Oui, c'est bien moi. On se connait ?

Il préfèra alors d'abord se attelé à savoir d'où elle le connaissait. D'où elle avait appris son existence après quoi, une deuxième question suivit.

- Que puis-je faire pour t'aider ?

Tout en attendant une réponse, Takeo reprit ses mauvaises manies et posa son regard sur celui de la jeune fille. L'observant avec attention. Une réponse pouvait donner bien plus d'informations que ce qu'elle recelait... restait maintenant à savoir ce que cette belle inconnue allait répondre et surtout, ce qu'elle attendait de lui.
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Miyoshi Kimura
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MessageSujet: Re: « Psst. Ça te dit de relever un petit défi ? » ; Takeo Dokku.    Lun 27 Aoû - 10:23



Les dons des pensionnaires étaient tous plus surprenant les uns que les autres. Le regard relevé légèrement, Miyoshi jetait des coups d’œil un peu partout. La foule était assez conséquente, et cela lui permettait alors de découvrir des pouvoirs divers et variés. Certains arrivaient à contrôler l'eau ou le feu, s'amusant alors à des pseudos combats. D'autres traversaient les murs, comme des fantômes vivants. Vraiment, c'était impressionnant.

Elle aurait aimé posséder ce genre de don. Après tout, ça pouvait être amusant. Faire tomber la neige à n'importe quel moment de la journée, à n'importe quelle température. Brûler des lettres anciennes, rien qu'en claquant des doigts...

Mais, là, maintenant. Son don était requit, et celui de Takeo aussi. A ce qu'elle avait comprit, il pouvait se téléporter. Que demander de plus, hein ? Histoire d'occuper un peu sa journée, elle avait eu pour idée de subtiliser le journal intime du... Directeur... Décidément, elle n'arrivait pas à se faire à cette pensée... Enfin... Le plus important était donc le jeune homme. Il fallait le convaincre. Et, s'il aimait défier les règles, et l'excitation des quêtes dans ce genre, la tâche serait plus facile...

Pendant quelques secondes, elle avait détaillé un peu plus le pensionnaire. Il portait plutôt bien l'uniforme. Ses cheveux reflétaient des couleurs de soleil enflammé. Une coupe légèrement en bataille, qui cachait alors une partie de son visage. La faute à une mèche qui devait se trouver là depuis des années, et qui n'avait pas vraiment l'air de gêner son porteur. Et un regard tout aussi spécial que sa chevelure. En effet, il n'était pas mal dans son genre. Mais, elle n'était pas là pour ça. Non, elle était là pour le pousser à la suivre dans une mission secrète, si l'on pouvait l'appeler ainsi.

Par la suite, il avait enfin répondu à ses questions. Sur un ton plus ou moins neutre, bien qu'une note de surprise s'était faite sentir. Ainsi, elle ne s'était pas trompée sur la personne. C'était bien lui : Takeo. Ensuite... Non, ils ne se connaissaient pas, mais, venaient de se rencontrer. Et, il fallait avouer que la jeune femme était certaine qu'ils pourraient bien s'entendre. Au moins le temps de quelques heures...

Et puis... Peut-être qu'après une aventure de ce genre, ils recommenceraient d'autres interdits au sein du Pensionnat. D'autres commérages pourraient faire leurs apparitions dans les prochains jours... Ne savait-on jamais...

La phrase suivante, avait réussi à la faire sourire malicieusement. C'était déjà un bon début, s'il s'intéressait à ce qu'elle demandait... Lentement alors, elle s'était un peu rapprochée, collant son épaule au mur, afin de se retrouver face à lui. Cette distance lui permettrait de parler plus doucement, évitant ainsi les oreilles baladeuses des autres étudiants. Miyoshi avait à son tour planté son regard dans le sien. Ce regard envoûtant à souhait... Cette couleur ambrée dont elle était fière.

« On ne se connaît pas encore, disons. Mais, tout cela ne serait tarder, si tu veux bien rester à mes côtés pendant cette journée. »

Dit comme ça, la décolorée le poussait implicitement à la rejoindre. Lui offrant en vérité une réponse quasi unique. Une réponse qui signifierait qu'il accepterait sa requête. Le ton avait été d'un coup plus avenant, plus sympathique. Chose assez rare pour être soulignée, d'ailleurs.

« Ton pouvoir pourrait servir à une chose précise aujourd'hui... »

L'étudiante n'avait pas encore dévoilé le but de sa demande. Le suspens était plus amusant, tout balancer d'un coup ne servirait à rien. Lentement, alors, elle s'était décollée du mur. Avait dépassé le jeune homme en marchant doucement. Et avait murmuré à peine audiblement sa dernière réplique.

« Il paraît qu'il y a des choses intéressantes dans la chambre du Directeur... »

Voilà, l'histoire commençait maintenant. L'italo-nippone n'avait pas avancé énormément, et s'était même de nouveau adossée à un autre mur. Il fallait qu'ils entrent dans le bureau, avant de gravir un escalier, et d'atterrir dans la chambre. Jusque là, ça n'avait pas l'air bien compliqué.

Cependant, le Directeur était-il dans son bureau, ou s'amusait-il ailleurs, à jouer le débile dans les jardins potagers. Car ça aussi, elle avait eu le malheur de l'entendre.

Cet individu était complètement barré. Et encore, c'était peu dire. Il paraissait aussi qu'il avait une fille, élève ici. Avec un père pareil, la demoiselle se demandait bien comment elle pouvait oser se montrer en public...

Mais, elle ôta rapidement toutes ces pensées de son esprit, reposant son regard un peu plus loin. Sur celui qui attirait aujourd'hui sa convoitise. Si jamais ils devaient se faire prendre, elle assumerait totalement ses actes, et prendrait même toute la faute pour elle s'il le fallait. Au moins sur ce point, il n'aurait pas à douter d'elle. Miyoshi n'avait aucune intention de s'enfuit vulgairement, ou encore de profiter du butin toute seule.

Maintenant, c'était à lui de décider... A lui de voir s'il souhaitait partager ce moment en sa compagnie, et découvrir un petit trésor, ou bien rester dans ce couloir bondé, à s'ennuyer toute la journée...


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Takeo Dokku
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MessageSujet: Re: « Psst. Ça te dit de relever un petit défi ? » ; Takeo Dokku.    Mar 28 Aoû - 7:02

Si Takeo était encore un pensionnaire assez récent de l'établissement, il avait rapidement compris quelques choses en ces lieux : tout pouvait arriver. Une si forte concentration de gens à pouvoirs ne pouvait qu'induire des situations plus loufoques les unes que les autres. Allait-il s'en plaindre ? Non, loin de là. C'était finalement même ce qu'il préfèrait. A vrai dire, c'était même peut-être grâce à cela qu'il restait en ces lieux, enfermé entre quatre murs. N'oublions pas que Takeo avait vécu deux longues années de sa vie en tant que vagagond, voyageant de villes en villes pour survivre dans un monde hostile. La liberté, cette notion n'était plus dès l'instant où Takeo avait refermé les portes d'Aomori derrière lui. Venir ici l'avait bridé et cette sensation n'était pas facile à encaisser tous les jours. Mais par chance, l'ennui n'allait pas le guetter aujourd'hui. Une jeune femme séduisante à la chevelure de neige avait décidé de le chasser, pour le plus grand plaisir de notre héros.

Le contact fut rapide, peut-être brutal. Elle connaissait déjà son nom ce qui étonna forcément le jeune homme. Il y avait toujours des bruits de couloirs concernant les élèves, mais de là à ce que le bouche à oreilles face parler de lui... qu'importe. A cette approche, Takeo ne fit pas long pour comprendre le dessein de cette visite et lorsqu'elle s'exprima à ce sujet, tout était clair. Sa voix était douce, presque envoûtante. Pour si peu, Takeo aurait pu craqué juste à la voir et à l'entendre. Mais c'est plutôt la curiosité qui le guida, qui lui imposa de ne pas se refermer tout de suite. Elle avait une faveur à lui demander et cela n'allait rien coûter d'en savoir un peu plus à ce sujet. Surtout que cela n'obligeait en rien le jeune homme à accepter ensuite.

Il commença d'abord à la questionner concernant les familarités qu'elle avait utilisé. En effet, elle connaissait déjà son prénom. Où l'avait-elle entendu ? Par qui ? Cela n'avait finalement aucun intérêt et la réponse de cette belle inconnue n'offra aucune réponse. Toutefois, tout en répondant, elle réitera son invitation, demandant au jeune homme de bien vouloir l'accompagner durant la journée. Son regard ambré était des plus envoutant et des plus hypnotisant. Takeo se concentra à ne pas devier son regard de celui de la demoiselle, de lui faire front, face. S'en suit alors une remarque qui fit sourire le jeune homme. Un sourire malin, un sourire joueur. Comme il le pensait dès le début, c'était son pouvoir qui avait amené à cette inconnue à le rejoindre. Si cette approche, encore une fois, directe aurait pu répugner quelques élèves à aller plus loin, ce ne fut pas Takeo qui y trouva alors un intérêt encore plus grand. Laissant alors couler légèrement le suspens, il se contenta de regarder la jeune demoiselle qui s'était retirée du mur pour finalement dévoiler sa fameuse "faveur" dans un murmure que seul lui aurait pu entendre.

La chambre du Directeur ? A ces mots, les expressions de Takeo passèrent d'un éclair de la surprise à l'excitation. Et oui, s'il avait l'air du parfait élève modèle, notre jeune héros cachait bien son jeu. Il était, certes, intelligent, mais aussi malin, manipulateur et aimait ça. La demande était encore relativement floue pour le jeune homme. S'il savait que son pouvoir allait servir de passe-partout, il ne savait néanmoins pas ce que la chambre du Directeur cachait pour que de jeunes étudiants prennent le risque de s'y aventurer. C'est qu'il avait une drôle de réputation ce Directeur. Tantôt déluré, tantôt sadique... c'était la lune et le soleil, la nuit et le jour. Quand Takeo pensait à cela, il ne pouvait s'empêcher d'imaginer les represailles qu'ils encouraient à faire cela. C'est peut-être cela que le conduit à rejoindre la jeune fille adossé un peu plus loin. Oui, un peu de risque allait pimenter sa journée et peu importe ce qu'elle désirait trouvé, cela allait sûrement être drôle.

Le jeune homme quitta alors le mur sur lequel il était appuyé et rejoignit la jeune inconnu. Il s'appuya alors à l'aide d'une main et s'approcha assez près de la jeune fille pour qu'elle puisse l'entendre murmurer. Il la regarda alors dans les yeux avec un air intéressé, un petit sourire dessiné sur ses lèvres.

- Et qu'elles sont ses "choses intéressantes" dit moi ?

Son regard était profond et cette fois il n'éprouvait aucune gêne face au regard envoutant de la jeune fille. Le ton était calme, doux, silencieux. Une ambiance de secret règnait entre eux. Il suffisait de les observer quelques instants pour ressentir toute la conspiration ressortir de leur petite discussion. Bien heureusement, aucun élève ne leur prêtait une attention particulière, les laissant tranquillement parler de leur futur plan.

Takeo avait alors exprimé son intérêt, son accord même. Il était désormais évident que cette idée, même s'il en ignorait encore les fondements, l'intéressait et qu'il était prêt à utiliser ses pouvoirs. Malheureusement, si l'inconnue pensait que cela se ferait facilement, elle allait vite déchanté. N'oublions pas que le jeune homme était sacrément bridé dans l'utilisation de son pouvoir. Un élément-clé allait poser problème ici : Takeo avait une peine monstrueuse à se téléporter dans un lieu qu'il n'avait jamais visité et/ou vu. S'il avait déjà pénétré dans le bureau du directeur lors de son admission, il n'avait jamais vu la chambre... Une simple porte, oui, cela pouvait bloqué le jeune homme. Mais d'ici à ce qu'ils se retrouvent tout deux devant cette porte, le jeune homme allait trouvé une solution.

Il ne manquait désormais plus qu'une chose pour conclure cette "affaire". Takeo quitta le mur et se mit face à l'inconnu.

- Mais avant toutes choses, à qui ai-je affaire si j'ose ?

Ecoutant la réponse avec attention, le jeune tendit sa main vers l'inconnu en vue d'y serrer la sienne. Scellant ainsi leur alliance pour cette étrange aventure.
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Miyoshi Kimura
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MessageSujet: Re: « Psst. Ça te dit de relever un petit défi ? » ; Takeo Dokku.    Mer 29 Aoû - 9:10



Les bruits de couloirs allaient et venaient sans aucun cesse. On pouvait apprendre que telle ou telle personne possédait tel ou tel don, et qu'elle se trouvait au deuxième étage, à cet endroit. Ainsi, si l'on cherchait quelqu'un en particulier et dont on ne connaissait aucun trait physique, exceptés ceux entendus à la volée : c'était plus que facile de mettre la main dessus.

Et c'était ce qui c'était passé avec Takeo. Pas une seule fois elle ne l'avait aperçu. Seulement, l'italo-nippone avait entendu. Entendu des rumeurs comme quoi il vagabondait certainement à cet étage du Pensionnat. Entendu des descriptions physiques du jeune homme, qui étaient totalement vraies, en plus de ça. Car oui, il était vraiment pas mal. Et à vrai dire, c'était simplement le deuxième homme à qui elle prêtait ainsi attention. Il lui avait donc été difficile de faire la liste des plus beaux de ce bâtiment. Et à vrai dire, elle n'en avait strictement rien à faire ! Chercher les plus belles proies n'avaient pas d'intérêt, et elle laissait volontiers la place aux minettes superficielles. Miyoshi avait déjà fait la rencontre de quelqu'un trois jours auparavant, et c'était suffisant.

Et la dernière chose qu'elle avait entendu... C'était l'intitulé de son pouvoir. La téléportation. Ce seul mot lui avait amplement suffit pour que ses prunelles ambrées s'illuminent rapidement...

Jour de chance ou non, il avait paru intrigué par sa demande, ce qui était une bonne chose pour commencer. Il aurait très bien pu secouer la tête et s'en aller. Après tout, elle ne le connaissait pas, ni lui, ni son caractère. Alors, Miyoshi aurait très bien pu se tromper de personne.

Un don aussi inutile ne voulait pas forcément dire que le possesseur s'en servait à bon escient. Mais ici, la décolorée était certaine de sa rencontre.

Une chose aussi dans son comportement avait réussi à lui plaire. Il n'avait jamais cessé de la fixer. Le jeune homme avait tenu son regard, aussi difficile la tâche pouvait-elle être. Tout ce qu'elle faisait passer dans ses pupilles n'étaient pas toujours évident à regarder. Mais lui, au moins, faisait l'effort de le faire. Signe clair que ce n'était pas un simple mec trouillard.

Même son petit sourire avait été apprécié de la belle étudiante. Un sourire qui accompagnait le sien, et qui confirmait toujours plus ses pensées... Un sourire qui fut suivit d'un changement d'émotion de la part de Takeo. Miyoshi avait eu l'impression qu'il avait encore plus envie d'en savoir plus, qu'il se sentait enfin vraiment concerné par la quête qu'elle avait voulu entreprendre.

Oui, ils allaient bien s'entendre, c'était sûr et certain...

S'en suivit une petite scène permettant à la jeune femme de sourire encore un peu. Takeo avait quitté le premier mur pour se rapprocher d'elle. Ayant même posé sa main sur l'un des pans pour s'y appuyer calmement. Pour lui murmuré quelque chose, avec cet air qu'elle aimait voir. Et qui ne cessait de faire monter en elle l'excitation de cette petite aventure. Il serait de la partie, et, ils allaient rire aujourd'hui...

Il n'y avait pas « des choses », mais, UNE chose. Et pas n'importe laquelle. Néanmoins, elle s'était gardée de la lui révéler pour le moment, se contentant d'analyser son comportement, et d'écouter le reste de ses mots, si jamais il y avait.

Leur rapprochement avait été clair et net, aussi bien physique que mental. Ils ne se trouvaient qu'à quelques dizaines de centimètres, et possédaient chacun un air qui en disait long. Ensuite, elle avait ressenti la force du jeune homme. Il la regardait à présent tout naturellement, sans se dire qu'il devait résister pour ne pas lâcher son regard. De loin, et aux vues de leur sourires respectifs, on aurait limite pu imaginer une scène de séduction. La jeune femme aurait d'abord cherché celui qu'elle aimait en secret, et ce dernier n'aurait aucunement résisté, ressentant exactement les mêmes choses.

Or, ce n'était pas de ça qu'il s'agissait. Il s'agissait d'une chose beaucoup moins banale. Ils complotaient simplement à l'abri des oreilles aux sens trop affûtés.

Maintenant face à face, il en était venu au plus important pour lui. C'était vrai, la pensionnaire ne lui avait pas encore révélé son prénom. Et, elle ne tarderait pas à le faire. S'occupant donc de répondre aux deux questions en même temps... Tout en attrapant cette main qu'il venait de lui tendre. Main qui serait sans aucun doute bien plus chaude que celle de l'étudiante, à la réputation plus glacée qu'autre chose...

« Miyoshi Kimura. Contrôleuse de rêves. Prête à subtiliser le journal intime de ce timbré à tes côtés. »

Clair, net et précis. Son identité. Son pouvoir. Le but de sa demande. Au moins, il n'aurait pas d'autres questions de « base » à poser.

S'il fallait ouvrir les portes, elle possédait des techniques... On pouvait surtout remercier les barrettes propres à la gente féminine, qui ne servaient pour sa part qu'à déverrouiller des serrures. Si jamais le Directeur dormait, elle pourrait occuper ses rêves assez longtemps pour que Takeo s'occupe d'attraper son journal. Et, ils pourraient ressortir sans aucun problème...

Lâchant par la suite calmement la main de Takeo, Miyoshi se décolla du mur pour faire quelques pas dans le couloir. Le bureau se trouvait tout au bout, et, il faudrait qu'ils soient discrets, afin de ne pas éveiller des soupçons...

« Alors, prêt ? »

Ce n'était plus un murmure doux. C'était à présent deux mots servant uniquement à poser le défi. Un défi qu'elle avait agrémenté d'un regard provocateur, et d'un sourire assez mesquin pour qu'il veuille toujours plus partir à l'aventure. De dos, elle s'était simplement contentée de tourner la tête dans sa direction. Ce qui augmentait plus encore le fond de sa question... Encore une fois, elle espérait que cette aventure se passe comme il le fallait, comme ça... Comme ça, ils pourraient recommencer encore, et trouver tous les secrets d'Aomori avec plaisir et envie.

Il fallait que tout se passe bien. Qu'ils s'entendent bien. Et qu'ils se revoient pour offrir à la routine des cours un petit moment de détente et d'amusement. Takeo était pour ça l'homme parfait, et, il était clair qu'elle n'allait pas le perdre de vue...


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Dernière édition par Miyoshi Kimura le Mar 30 Oct - 14:30, édité 6 fois
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Takeo Dokku
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MessageSujet: Re: « Psst. Ça te dit de relever un petit défi ? » ; Takeo Dokku.    Jeu 30 Aoû - 21:42

L'ennui était une chose assez fréquente à Aomori. Le rythme des élèves engendrait rapidement une sorte de routine qui peu à peu retirait le piquant de cette vie. Par chance, aujourd'hui, les choses allaient être différentes. Le destin, le hasard... peu importe qui était le petit farceur, l'important était que Takeo allait s'engouffrer dans une aventure qui allait probablement rythmer sa journée sous un autre angle. Tout émanait d'une seule personne : une jeune femme encore inconnue à ces yeux. Elle était belle. Grande, fine, aux formes généreuses, son invitation ne pouvait réellement être refusé. Déjà par sa beauté envoûtante mais surtout car la curiosité de Takeo était certainement l'un de ses plus vilains défauts.

Après quelques questions, Takeo comprit que l'objet de cette rencontre était son pouvoir. Pourquoi ? Pour pouvoir s'introduire dans la secrète chambre du directeur. Cette idée-là, quoi que risquée, plaisait fortement à notre héros qui n'hésita pas une seconde pour montrer son intérêt et son accord. Oui, il allait aider cette jeune inconnue. Enfin, cette inconnue dont il savait désormais le nom : Miyoshi. Il en appris même plus en fait. Elle s'appelait Miyoshi Kimura et contrôlait les rêves. Les choses étaient donc claires et c'était tant mieux car elle, elle semblait savoir de quoi était capable Takeo. Pas de secrets à ce sujet. L'alliance s'était ensuite validé à l'aide d'une poignet de main ferme de la part des deux jeunes. L'objet de la quête avait aussi été défini. Un journal intime ? Vraiment ? Un homme de son âge, de sa stature... tenait un journal intime ? Cette idée là suffisait à faire rire le jeune homme mais peu importe finalement, l'idée était bonne et drôle à la fois.

Les deux jeunes se dirigèrent alors vers le bout du couloir pour s'arrêter devant le bureau du directeur. A cet endroit, l'aventure commença suite aux deux mots évoqués par Miyoshi. Takeo était prêt, oh oui, et il allait le prouver tout de suite. Il fit un sourire joueur à la jeune fille et toqua alors à la porte du bureau. Premièrement, il fallait savoir si le directeur se trouvait dans son bureau... Si c'était le cas, la quête allait être bien compliqué mais cela ne semblait pas être le cas. Aucune réponse ne se fit entendre et le jeune homme saisit alors la poignet de la porte pour la baisser. Dans un petit déclic, il sentit que cette dernière était verrouillée. Bien évidemment. Il se tourna vers Miyoshi et tout en souriant.

- Je reviens.

Takeo ferma alors les yeux et son corps disparu dans un léger bruit d'éclat de verre. La téléportation était facile, il ne lui suffisait que de passer à travers une porte pour rejoindre un endroit qu'il avait déjà visité. Rien de compliqué en soit. Lorsqu'il réouvrit alors les yeux, le couloir avait laissé place à un grand bureau. Pour le moment, tout se passait comme prévu. Le bureau était beau et à l'image du directeur, totalement excentrique. Les couleurs étaient assez vives. Des bibliothèques jonchaient les murs et étaient remplis de livres en tout genre ou de classeurs. Dans le fond, se trouvait alors l'énorme bureau du directeur derrière lequel trônait un immense siège digne des plus grands rois. Deux fauteuils se trouvaient juste devant pour les invités. Derrière cela, se trouvait deux grandes fenêtres qui donnaient sur la cours et autour desquelles d'énormes rideaux de velours pendaient. C'était certainement l'une des plus belles pièces du pensionnat. Mais qu'importe, sa présence n'avait pas pour but d'être une visite.

Sans se faire attendre, Takeo se retourna vers la porte et vit un verrou intérieur. Parfait, cela allait lui permettre d'ouvrir de l'intérieur. Il tourna alors le loquet, faisant claquer doucement la porte et toqua doucement sur cette dernière, histoire de signaler que tout était ok. Miyoshi n'avait désormais plus qu'à rentrer dans la pièce et le rejoindre.

Tout était facile jusqu'à maintenant, même trop facile me direz-vous. Mais les choses allaient se corser là et maintenant. Une nouvelle porte se tenait devant Takeo. Lui, s'était déjà dirigé vers cette dernière. Derrière cette porte devait se trouver la chambre privé du directeur. Il n'y avait aucun moyen de savoir s'il s'y trouvait mais surtout aucun moyen pour la franchir. Le jeune homme essaya d'abaisser la poignet et lorsqu'il poussa la porte la dure réalité l'arrêta. Verrouillé. Oui encore. Il soupira alors, laissant s'échapper un "évidemment" et pris un peu de recul avant de prendre une pose de penseur, frottant son menton à l'aide des doigts de sa main droite. C'était tellement idiot et tellement honteux... Une porte, dix centimètres.... juste ça suffisait à le bloquer. Durant sa réflexion, il se permit d'informer sa compagne sur la situation de son côté.

- Bon... Je ne peux pas me téléporter comme ça de l'autre côté. Je ne sais pas ce qui s'y trouve et cela me bloque... Tu as une idée ? Il laissa une légère et reprit. Faut que l'on soit prudent... Il est peut-être dans sa chambre...

Attendant une réponse, Takeo garda sa posture tout en restant en pleine réflexion. Il fallait trouver une solution... et au plus vite. A tout moment, le directeur pouvait même risquer de rentrer dans son bureau... et là...
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Miyoshi Kimura
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MessageSujet: Re: « Psst. Ça te dit de relever un petit défi ? » ; Takeo Dokku.    Lun 3 Sep - 14:11



La scène s’était rapidement passée. Après tout, il fallait au maximum éviter tout regard insistant sur les deux espions qui allaient s’introduire dans le bureau de la plus haute personne au sein de la hiérarchie. Sans quoi, leur pseudo plan – car il n’y en avait pas vraiment – pourrait tomber à l’eau. Et s’ils se faisaient prendre par des personnes de l’administration, là aussi, la journée serait totalement gâchée. Quoi que, passer deux ou trois heures de colles avec lui pourrait toujours s’avérer amusant, s’ils s’entendaient bien…

Mais tout commença concrètement lorsqu’ils s’étaient arrêtés devant la porte en bois qui cachait la première étape de leur excursion. Il fallait la franchir, cette porte. Soit grâce au pouvoir de Takeo, soit grâce à une simple épingle à cheveux de la demoiselle. Mais, à ce qu’elle avait cru comprendre, le jeune homme était plus partant pour profiter de son merveilleux don. Il avait donc frappé à la porte, sans aucun doute pour sonder les lieux. Si personne ne répondait, la voie était libre. Et comme aucun son ne s’était fait entendre à l’intérieur, cela signifiait bien que pour l’instant, tout était bon pour eux. Aucun dérangement à l’horizon, donc. Et après avoir vérifié si la porte était bel et bien fermée, il avait disparu dans une simple phrase, rapide comme l’éclair…

De son côté, Miyoshi regardait toujours de part et d’autre du couloir, les étudiants étaient bien trop distraits pour s’occuper ne serait-ce qu’une simple seconde d’eux. Et c’était tant mieux. Certains lisaient en marchant, d’autres discutaient de choses diverses et variées, d’autres encore testaient leur dons sur les murs des couloirs. En gros, ils trouvaient à s’occuper comme ils le pouvaient. Après tout, quand il n’y avait pas cours, il fallait bien trouver des choses à faire, autrement… Mourir d’ennui était bien vite arrivé.

Se laissant lentement bercer par le brouhaha des couloirs, la japonaise faisait malgré tout très attention au moindre signe de Takeo. Pour l’instant, il était à l’intérieur du bureau, et seul, à ce qu’elle avait pu comprendre. Et même si le temps paraissait long, elle put soupirer de soulagement. Il était venu lui ouvrir. Enfin, il avait déverrouillé la porte, et lui avait indirectement dit d’entrer. Ce qu’elle avait fait sans vraiment attendre. La refermant alors derrière elle aussi vite que possible, sans oublier de verrouiller de nouveau le loquet.

Son regard se balada lentement dans la pièce, pour y découvrir un endroit qui penchait vers la sobriété, et la stupidité. Certains meubles provenaient sans doute des plus célèbres magasins, un bureau noir en bois, un fauteuil immense. Des bibliothèques aux contenances affolantes. Mais, des rideaux qui – cachant la lumière – reflétaient une couleur orange flashy. Des sièges aussi rouges qu’une mare de sang, et des tapis aux couleurs de l’arc-en-ciel. Ce directeur ne pouvait pas être un homme. Ni même un directeur d’ailleurs. Il était… Complètement malade. Enfin, là n’était pas la principale question. En vérité, elle n’en avait que faire de la décoration qu’il aimait. Le butin n’était pas là. Alors doucement, elle avait reporté son regard vers Takeo.

Qui reprenait fidèlement la posture d’une œuvre d’art. Il avait l’air de réfléchir à quelque chose, planté devant une seconde porte, qui débouchait sans doute sur des escaliers, qui permettaient par la suite de se rendre à l’étage au-dessus, et par défaut, dans la chambre de ce cher déluré de directeur. Et avant qu’elle ne puisse engager la discussion, il avait lui-même prit la parole. Dans le but de lui expliquer qu’il ne pouvait pas se téléporter n’importe où. Parce qu’il n’avait jamais vu la pièce…

Ses limites étaient donc là. Quand il ne connaissait pas un endroit, il ne pouvait pas s’y téléporter, ou alors, ça devenait bien plus compliqué. Après tout, elle comprenait, un don ne pouvait pas se maîtriser si facilement, et le sien ne devait pas être de tout repos physiquement. Sans réfléchir, Miyoshi s’était dirigée vers lui, fermant les yeux quelques instants. Bien qu’elle ne puisse pas entrer dans les rêves sans avoir eu de contact avec une personne, elle avait essayé de détecter une présence. Mais, en vain, rien n’était perçu par ses ondes. Peut-être aussi parce que personne ne se trouvait dans la chambre. A cette heure-ci, c’était une forte possibilité.

« On se fiche de ce qu’il y a dans cette pièce, on trouvera un moyen d’y entrer, quoi qu’il arrive. »

Le ton était empli d’assurance, car jamais elle ne laissait tomber ses projets. Et là encore, elle allait continuer jusqu’au bout, peu importait ce que ça pouvait lui coûter, elle aurait ce journal.

Cependant, les secondes s’écoulaient et… Un bruit de pas s’était fait plus pressant vers la porte extérieure. Quelqu’un s’approchait rapidement. Peut-être s’agissait-il de lui. Qui que cela pouvait être, il fallait qu’ils trouvent un endroit où se planquer le temps que Monsieur ou Madame fasse le tour de ce bureau.

Tandis qu’elle jetait un regard vers la droite de la pièce, elle avait entraperçu un petit recoin, caché par un rideau de couleur noire. La cachette serait pour le moment parfaite. Murmurant alors doucement, elle l’avait attrapé par la main pour qu’il ne reste pas au milieu de la pièce.

« Viens là. »

Heureusement, elle avait eu le temps de refermer le rideau à temps. A temps pour entendre la porte s’ouvrir, puis se refermer. Dans un chantonnement gai… Sans faire de bruit, elle avait secoué la tête, laissant suivre une expression totalement désespérée sur son visage… Il fallait que ce plouc monte dans sa chambre, au moins, ils pourraient réfléchir de nouveau à un moyen de monter là-haut. Et puis, s’il dormait, Miyoshi pourrait à son tour utiliser son pouvoir pour le maintenir endormi, et ainsi, Takeo aurait la voie libre pour attraper le petit bouquin du directeur.

Rapidement, elle avait pris son téléphone pour composer un SMS, qu’elle n’avait pas envoyé, mais, qu’elle avait simplement montré à celui qui se trouvait à ses côtés. Comme ça, ils pouvaient communiquer, en total silence…

« Dès qu’il se tire, on monte. Et si la porte est verrouillée, j’ai mes méthodes. Inutile de t’en demander trop pour le moment. »


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MessageSujet: Re: « Psst. Ça te dit de relever un petit défi ? » ; Takeo Dokku.    Mar 4 Sep - 16:32

HS : Un peu court, désolé... Mais je préfère te laisser détailler la suite... J'ai des idées d'évènements pour la phase finale.

Les choses sérieuses venaient enfin de commencer et Takeo ne s'était pas fait attendre pour montrer l'étendue de son pouvoir. En effet, il put sans peine s'introduire dans le bureau du cher Directeur et ouvrir la porte de l'intérieur pour laisser rentrer sa compagne de fortune, Miyoshi. Le bureau était des plus étranges, des plus loufoques.... en fait, il était à l'image de ce bon vieux directeur. Les rumeurs qui courraient après lui pouvait être confirmer à la simple vue de ces goûts de décoration. Les couleurs étaient flashy, jonglant du jaune au rouge sang. Le meublier paraissait ancien ou adoptait volontairement un style baroque. La pièce était grande. Les murs étaient recouvert par d'énorme bibliothèque sur laquelle un nombre incalculable de livres gisaient pour finalement déboucher sur un bureau au fauteuil immense, suivit d'une fenêtre donnant sur la cours. Mais qu'importe finalement.

Takeo n'avait pas quitté son objectif de la tête et se creusait déjà les méninges pour trouver une solution à ce premier problème. Lequel ? Une porte verrouillé. Si la première avait été franchie sans peine, cette deuxième porte n'allait pas l'être. Notre jeune héros ne pouvait se téléporter si facilement dans une pièce qu'il n'avait pas visité. Il savait que son esprit le bloquait. Il ne pouvait s'empêcher d'imaginer ce qui pouvait se trouver derrière et la simple peur d'imaginer qu'un meuble s'y trouve, aussi stupide que cela pouvait paraître, le bloquait. Il décida alors de jouer franc jeu et exposa tout de suite la situation à Miyoshi. Cette dernière pris note et répondit que peu importe la manière, cette porte allait être franchie. On pouvait lire la détermination sur ses lèvres, dans son regard. Cela suffisait à motiver le jeune homme. Mais un nouveau problème s'interposa devant le couple d'agent secret. En effet, un bruit se fit entendre dans le couloir, puis sur la porte puis sur le loquet. Quelqu'un entrait, et ce quelqu'un, ce ne pouvait être que le Directeur.

Takeo regarda alors la pièce de gauche à droite avant d'être ramener à la réalité par Miysoshi lui saisissant la main. Il fallait arrêter de penser et agir maintenant ! Elle fut plus rapide que lui et trouva une cachette. Elle l'amena alors vers un épais rideau noir afin qu'ils puissent se cacher tous les deux. Cette proximité obligé gêna alors le jeune homme mais la situation était bien trop critique. Il devait s'y faire, même s'il sentait déjà gentiment ses joues rougirent. C'est alors qu'il vit une mine un peu désespérer sur le visage de la jeune fille. A vrai dire, la situation était, en effet, désespérée mais cela faisait plus sourire le jeune homme qu'autre chose finalement. Cette situation était bien drôle, c'était son avis. Il essaya alors de ne pas trop montrer cela, pour ne pas la vexer, elle qui semblait prendre tout ceci vraiment à cœur.

C'est alors qu'il la vit sortir quelques choses de sa poche, un téléphone portable. Elle pianota alors dessus, malgré l'espace moindre qu'ils avaient entre eux et retourna l'écran pour que Takeo puisse y lire un message. L'idée était alors d'attendre qu'il s'en aille pour ensuite aller dans la chambre. C'était finalement tout ce qu'ils avaient à faire au fond, mais combien de temps allaient-ils devoir attendre ? Une minute ? Dix ? Vingt ? Non, cela aurait été intenable. Rester quasi coller l'un à l'autre dans un silence de mort allait faire craquer le jeune homme. Pour répondre à Miyoshi, il hocha légèrement la tête en avant prenant une mine rassurante à son tour. Il tourna alors légèrement la tête et se concentra à l'écoute. Le directeur chantonnait des airs enjoués tout en faisant quelques choses qu'il était impossible de savoir. Takeo l'entendait alors se déplacer et se glaça lorsqu'il entendit le parquet craqué à quelques centimètre de lui. Il n'était pas loin. Takeo ferma alors les yeux et remonta sa main droite le long du corps pour la poser sur son bouche. Il regarda Miyoshi, toujours d'un air inquiétant, et tendit un doigt pour faire signe de "chut".

Après quelques minutes encore, le directeur sembla décidé à bouger et les deux jeunes entendirent un nouveau loquet résonner dans la pièce. Ce n'était pas le même que le précédent et cela signifiait donc clairement que le cher directeur avait rejoint sa chambre. Cette simple idée inquiétait un peu notre jeune héros mais Miyoshi semblait elle aussi avoir un plan. Restait à savoir quoi. La pièce plongea alors dans un silence profond, signal que les deux jeunes pouvaient enfin sortir de leur planque. Le jeune homme ouvrit alors le rideau, laissant galamment la jeune fille sortir et soupira de soulagement en voyant la pièce vide.

- C'était moins une comme on dit.

Spontanément, il murmura à la jeune fille cette phrase. Comme si à partir de maintenant, le silence était de mise. Et à vrai dire, c'était le cas oui. Takeo s'approcha alors de la deuxième porte et tenta de l'ouvrir délicatement. Évidemment, fermée. La porte devait avoir un système de loquet automatique. Takeo lâcha alors la poignet et se tourna vers Miyoshi, l'invitant à montrer ses talents. Plus cette aventure avançait, plus la tension montait et notre jeune héros appréciait de plus en plus tout ceci.
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MessageSujet: Re: « Psst. Ça te dit de relever un petit défi ? » ; Takeo Dokku.    Ven 7 Sep - 16:41



Derrière le rideau noir, ils étaient quasiment certains de ne pas se faire repérer. Après, restait à savoir si le directeur allait ou non rester dans la pièce. En tous les cas, il n’y avait aucun doute sur l’identité de la personne. Il s’agissait bien du chef d’établissement, au grand damne de la décolorée. D’un côté… Le fait d’avoir un don rendait les pensionnaires assez excentriques aussi, alors, peut-être qu’au final, c’était normal de voir un établissement dirigé par une telle personne. Aussi délurée soit-elle. Enfin, le principal n’était pas là. Ils étaient tous les deux collés l’un à l’autre, obligés de faire le plus grand des silences pour éviter toute découverte de leur présence. Et, à ce que Miyoshi ressentait, Takeo n’était pas forcément très à l’aise dans cette position. Sans doute la proximité avec une fille…

Après lui avoir fait part de sa pensée via son téléphone, Miyoshi s’était concentrée sur les bruits aux alentours. Bien qu’elle ait noté le geste du jeune homme, qui acceptait alors sa requête. En même temps, dans cette situation, les solutions ne se comptaient pas par milliers. Et alors qu’elle lui avait offert un petit sourire aussi rassurant que son expression, l’italienne se figea. Le directeur s’était approché de leur cachette improvisée, et continuait de chantonner. L’air que le garçon arborait était des plus inquiétants… Elle avait donc glissé lentement sa main dans la sienne, le temps de la serrer quelques secondes, comme si elle avait voulu le rassurer l’espace d’un instant par la seule force de la pensée. Chose qu’elle n’était pas capable de faire, certes, mais, il n’y avait que le principe qui comptait… Et par la suite, elle l’avait délicatement relâché, pour se reconcentrer sur les mouvements de l’homme qui fouillait la pièce.

Et grâce à Dieu, il avait enfin décidé de changer d’endroit. Premièrement de se décaler du rideau, et deuxièmement, de changer de pièce. Sauf qu’il n’avait pas décidé de ressortir dans le couloir, mais bel et bien de monter l’escalier qui se cachait derrière la seconde porte qu’ils avaient vue en entrant. Takeo ne mit que très peu de temps à ouvrir le rideau, ayant malgré tout attendu d’être certain que leur présence ne serait plus détectable… Et même s’ils n’étaient plus que tous les deux, il avait murmuré. Murmuré le temps qu’elle sorte de l’enfoncement du mur, pour pouvoir se remettre debout à nouveau. Ce qui – il fallait le dire – était plus que plaisant. Rapidement d’ailleurs, elle s’était étirée les bras et les épaules, détestant littéralement être coincée comme une sardine dans un endroit pareil. Mais à présent, tout allait bien, ou du moins, pour l’instant.

Pour continuer, il avait tenté d’ouvrir la deuxième porte, qui, comme elle le pensait était aussi verrouillée. Et, à ce qu’elle avait compris, c’était maintenant à elle de lui montrer ses talents, qui étaient beaucoup plus de la vieille école que son don… Et pourtant, ça marchait tout aussi bien !

Cependant, avant d’ouvrir la porte, ils devaient se concentrer et discuter de leur second plan, qui était depuis peu perturbé par un intrus. Lentement donc, elle avait pris appui sur le bureau, baissant elle aussi le ton de sa voix, pour éviter tout faux pas…

« Comme je te l’ai dit, je contrôle les rêves. Et… Je ne serais pas vraiment étonnée qu’il soit parti faire la sieste… »

Là aussi, elle avait secoué la tête, se désespérant elle-même de ses propres paroles. Mais, ils ne devaient pas perdre de temps ! Sauf que… Qu’elle venait de fermer les yeux pour se concentrer un instant. Lorsque les gens se plongeaient en état de sommeil, et que la belle se trouvait proche, elle pouvait ressentir certaines pulsions. Et, c’est ce qu’elle avait réussi à capter ici… C’était donc parfait, le temps qu’ils s’accordent, le directeur allait avoir le temps de s’endormir concrètement… Un petit sourire malicieux aux lèvres, elle se rapprocha du garçon, tout en cherchant dans sa poche une épingle.

« Je vais monter avant toi, et, j’irais directement m’occuper de lui, histoire qu’il ne se réveille pas. Tu pourras alors visualiser la pièce comme tu le voudras, et prendre le journal… Ok ? »

La réponse était déjà bien définie dans l’esprit de la jeune femme. Il fallait qu’il s’accorde, et, en faisant ça, elle le préservait de toute utilisation de son don, pour ne pas qu’il se fatigue trop à vouloir entrer de force dans une pièce qu’il ne connaissait pas.

Se rapprochant alors de la porte, elle s’était accroupie en face, tout en attendant une réponse du jeune homme pour commencer toute opération…


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MessageSujet: Re: « Psst. Ça te dit de relever un petit défi ? » ; Takeo Dokku.    Sam 8 Sep - 18:25

Si un plan donnait toujours l'impression d'être calculé à la perfection, une fois appliqué, les failles et les imprévues se faisaient toujours un plaisir de venir nous mettre des bâtons dans les roues. Jusqu'à maintenant, tout ce passait comme prévu. Miyoshi et Takeo avait franchi la première étape et s'attelait gentiment à entamer la deuxième. Mais quelques choses les en empêcha... cette chose ? Un imprévu pardi, et de taille. Désemparés dans ce bureau excentrique, les deux jeunes devait désormais face à un problème imminent, un problème qui était en train de déverrouillé la porte du bureau. Plus réactive que Takeo sur le coup, Miyoshi sauva alors les meubles, l'embarquant derrière un rideau où ils trouvèrent donc refuge. L'imprévue fut alors de taille car la voix du Directeur fut vite reconnu par les deux jeunes désormais dans une situation bien irrégulière. Le stress et l'adrénaline montait doucement et même si le jeune homme appréciait cette sensation, ne mentons pas, il n'était pas à l'aise. Ce savoir à la merci du Directeur, aussi imprévisible pouvait-il, était loin d'être une chose rassurante à vrai dire. Et cette proximité imposée avec Miyoshi n'était pas des plus embarrassantes. Enfin bref.

Toujours rassurante, ce qui motivait fortement notre jeune héros, la demoiselle lui avait exposé son plan sur son portable. Enfin, ce n'était pas vraiment un plan puisque finalement, les deux jeunes n'avait pas mille et une possibilité pour se sortir de cette impasse. Il fallait être patient. La chose était plus facile à dire qu'à faire, comme toujours à vrai dire. Rester silencieux au possible cloîtrer dans un rideau avec une jeune demoiselle était pas quelques choses dont Takeo avait forcément l'habitude. Mais lorsqu'il l'a regardait, il se sentait mieux, presque en sécurité. Lui semblait moins sûr, peut-être un peu peureux. C'était stupide car s'il voulait être lâche, il aurait pu se téléporter et laisser Miyoshi sur place... mais cette idée ne lui effleura même pas l'esprit.

Un contact eu alors lieu entre les deux jeunes lorsqu'ils sentirent le Directeur s'approcher vivement de leur cachette. En effet, ce dernier marchait ça et là, faisant craquer le parquet sous ses pieds et chantonnait des chants. A vrai dire, on ne savait vraiment pas ce qu'il était en train de faire, et du coup, pour combien de temps il en avait... Lorsque le parquet dévoila la position du Directeur, bien proche d'eux, Takeo eu le réflexe de se couvrir la bouche avec sa main afin de s'imposer une nouvelle barrière. C'est alors que Miyoshi lui saisit la main et la serra. Sa poigne était ferme mais pas désagréable. Encore une fois, elle montrait une certaine assurance qui faisait plaisir à voir.

Le moment libérateur arriva alors enfin. Après combien de temps ? C'était difficile à dire franchement... Le temps avait paru si long et il ne s'était peut-être écoulé que quelques minutes, cinq tout au plus. C'était variable, trop variable comme appréciation. Les deux jeunes quittèrent alors leur cachette une fois les lieux bien vides et s'étirèrent chacun de leur côté. Les choses reprirent alors rapidement du sérieux. Comme un chef de gang, Miyoshi prit appui sur le bureau et exposa les fait ainsi que son plan. Takeo, qui se trouvait déjà vers la seconde porte verrouillée, écoutait avec attention. Elle fit alors une nouvelle fois référence à son pouvoir, le contrôle des rêves. Si le Directeur était bel et bien allait faire une sieste, ce pouvoir allait nous être des plus utiles. A eux deux, ils allaient faire la pair et démêler chaque problème de cette mission loufoque. Durant le discours, Takeo pu observer la jeune femme fermer les yeux après une sorte de résignation désespérée orchestrée par un hochement de tête. Ce qu'elle faisait ? Takeo en avait pas la moindre certitude mais tout portait à croire que cela avait un rapport avec son pouvoir. Un petit sourire se dessina alors sur ses lèvres, montrant alors que ce qu'elle sondait était positif. Elle reprit alors la suite du plan, exposant la procédure. Elle allait ouvrir la porte, passer devant et s'occuper du Directeur, lui laissant la tâche d'analyser et fouiller la chambre. Takeo se contenta alors d'un hochement de tête positif et laissa le jeune fille attelée à l'ouverture de la porte.

Pour cela, elle utilisa un élément plutôt rudimentaire mais efficace. Si Takeo avait fait le malin en utilisant son pouvoir pour rentrer, son stupide bloquage était honteux face à l'épingle que Miyoshi avait utilisé. Le loquet craqua alors dans le silence de la pièce et la porte s'ouvrit. A partir de là, il fallait rester extrêmement calme et silencieux. Suivant la procédure, le jeune homme se faufila derrière sa jeune compagne le long d'un escalier qui les faisait gagner un étage. Les murs étaient tapissés avec une sorte de velours aux couleurs flashy. Les goûts de ce Directeur était plus qu'étranges... c'était un fait. Après avoir monter un long escalier, ils arrivèrent devant une dernière porte, pas verrouillée cette fois. Lorsqu'ils l'ouvrirent, ils découvrirent enfin la chambre du Directeur. Peu de personne dans cette établissement devait avoir vu cette pièce et cela rendait donc cette découverte que plus intéressante.

La pièce était assez grande, à peu de chose près de la même taille que le bureau. Le style était quasi identique, flirtant entre vieux mobilier et couleurs criardes. Un coin salon semblait avoir été aménagé avec un petit canapé, une table basse et un fauteuil surmonté d'une lampe, probablement pour la lecture. Sur le côté droite, on pouvait voir une immense armoire qui touchait presque le plafond. Puis, dans le fond, vers la fenêtre, se trouvait un immense lit saupoudré de deux tables nuits. C'est là que se trouvait alors le Directeur, assoupi en train de faire la sieste. Takeo ne se fit alors pas attendre et suivit le plan de Miyoshi. Il ne se tarda pas à regarder ce qu'elle allait faire et se dirigea vers les tables de nuit. Un nouveau problème arriva alors. Takeo savait ce qu'il cherchait, un journal intime, mais à quoi ce dernier pouvait-il ressembler ? Connaissant le personnage, l'objet pouvait être n'importe quoi... sans parler du fait qu'il pouvait être n'importe où... M'enfin, cela n'arrêta pas notre jeune héros. Il ouvrit délicatement la première table de nuit et fouilla les deux tiroirs qui la composait. Rien. Il passa de l'autre côté du lit, silencieux comme un serpent se glissant sur la douce moquette de la chambre. La deuxième table de nuit fouillé, le jeune homme était encore bredouille. Il se frotta la tête, d'un air pensif et fouilla le coin lecture... Rien. Il s'approcha d'une petite étagère sur laquelle jonchaient des livres... Rien.

Il ne fallait pas perdre espoir mais Takeo commençait gentiment à ressentir un peu de frustration à ne pas réussir à mettre la main sur ce foutu journal. Plus le temps s'écoulait, plus il pensait à Miyoshi qui devait probablement se concentrer à maintenir le Directeur endormi... Il devait alors trouvé ce journal, et au plus vite ! Il se dirigea alors vers l'armoire et l'ouvrit. Il ne pu s'empêcher de pousser un long soupir en voyant les piles d'habits qui n'en finissaient pas... Il s'attela alors à fouillé partout et au bout d'une minute eu une révélation. Il se tourna alors vers le lit et pensa à une cachette qu'il utilisait plus petit. L'oreiller. Bien évidemment, le Directeur couché dessus allait poser problème... Restait à savoir comme lui et Miyoshi allait gérer ça. Le jeune homme s'avança vers le lit, près du Directeur endormi et pointa l'oreiller du doigt. Il fit le nécessaire pour que Miyoshi comprenne qu'il désirait vérifier dessous et attendit son signal pour agir...
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MessageSujet: Re: « Psst. Ça te dit de relever un petit défi ? » ; Takeo Dokku.    Ven 21 Sep - 20:17



Une situation sans aucun obstacle n’existait pas. Trouver la perfection était impossible. Mais d’un côté, où était le plus amusant si la route était pavée d’or ? Où se trouvait l’excitation des risques et du danger, si tout nous était apporté sur un plateau ? Au contraire, Miyoshi préférait sauter entre les pièges, et se battre pour une cause qui lui tenait à cœur, quitte à se faire prendre à une certaine étape. Et ici, c’était un peu ce qui se passait. Le Directeur avait légèrement déjoué leurs plans, mais… Etait-ce vraiment pour cela qu’ils avaient décidé d’abandonner ? Non !

Les deux pensionnaires allaient continuer leur quête, et trouver ce journal. Takeo allait la suivre, elle l’avait compris. Et puis… Si jamais ils devaient se faire prendre, rien ne les empêcherait de recommencer par la suite… La jeune femme avait sans doute une aura plus sûre d’elle. Toutefois, elle avait vécu dans un monde où se débrouiller seul était la clé, alors, ce n’était pas un Directeur complètement barjo qui allait lui faire peur… Après, peut-être que le jeune homme lui, n’avait pas l’habitude de ce genre de petites escales. Néanmoins, il n’avait pas refusé son offre, alors…

Lorsqu’elle lui avait clairement exposé son plan, il s’était contenté d’acquiescer d’un signe de tête. Il était donc d’accord pour qu’elle prenne en main l’ouverture de la seconde porte, vers laquelle elle s’était dirigée juste après ses paroles. Gardant en premier lieu l’épingle entre ses dents, elle avait analysé de plus près la serrure, et se concentrait toujours sur les probables rêves que pouvait faire l’homme qui se trouvait dans la pièce au-dessus. Peut-être qu’il ne rêvait pas après tout, mais, au moins, il devait être dans un état proche du sommeil. Ce qui suffisait parfaitement pour qu’elle puisse y entrer.

Passant lentement ses doigts sur le métal, elle prit enfin l’initiative de glisser la barrette noire dans la serrure, la faisant tourner dans tous les sens, jusqu’à entendre un petit bruit… Petit bruit qui avait réussi à faire s’étirer un sourire sur son visage. La porte était ouverte, ou tout du moins, déverrouillée. Miyoshi se tourna alors vers Takeo, un doigt cachant une partie de sa bouche. A présent, les dialogues devaient se limiter, et être plus que discrets… Elle n’avait aucune idée de ce qui pouvait se trouver là-haut, et lui non plus. Elle laissa alors un faible bruit s’échapper de ses lèvres mi-closes, témoignant bien d’un silence hors pair… Lui tenant la porte, elle avait par la suite gravi deux à deux un escalier métallique. Rapidement donc, ils s’étaient de nouveau retrouvés devant une porte, mais, celle-ci n’avait pas eu l’air d’être verrouillée…

Ils avaient donc rapidement franchi le seuil de cette dernière, pour découvrir leur lieu de prédilection. La chambre du Directeur. Qui ressemblait en tout point au bureau qui se trouvait en-dessous. Seule exception, les meubles qui agençaient la pièce ne remplissaient pas la même fonction. Sans vraiment faire attention à la décoration un peu trop expressive du chef d’établissement, on pouvait tout de même dire qu’il s’agissait là d’une belle chambre. Grande, spacieuse, possédant un ameublement plus que suffisant. Bref, il avait la belle vie, clairement. Son regard s’était par la suite tourné dans chaque recoin de la pièce, analysant méticuleusement tous les endroits possibles pour une éventuelle cachette. Pour eux, pas pour le journal. Ils avaient déjà dû le faire une première fois, alors, une seconde n’était pas à exclure ! Heureusement, la belle avait repéré un petit renfoncement derrière le canapé, qui pourrait alors leur permettre un moment de « liberté », si Monsieur décidait de se réveiller.

En tous les cas, le principal n’était plus là. Takeo avait déjà pris les devants, se hâtant de fouiller chaque coin de la chambre pour trouver le journal. Mais, les recherches n’avaient pas vraiment l’air d’être fructueuses… De son côté, elle s’était approchée du lit, pour venir se mettre derrière, et tendre ses mains près du visage du Directeur. Il fallait tout d’abord qu’elle exerce un faible massage sur ses tempes, avant de pouvoir concrètement le tenir endormi. Pendant ce temps, elle ne pourrait pas communiquer avec le pensionnaire alors…

« Secoue-moi quand tu l’auras trouvé… »

La phrase avait été quasiment inaudible, et elle espérait qu’il ait bien compris sa requête… Cependant, elle avait bien comprit que le journal ne se trouvait pas dans un quelconque meuble. Et fort heureusement, elle avait vu à temps le geste de Takeo. Geste qui supposait que le fameux journal se trouvait sous l’oreiller où était posée la tête de celui qu’elle tentait de garder en plein sommeil. Fermant alors les yeux en soupirant, elle hocha la tête faiblement. Il faudrait bien qu’il le prenne de toute façon, alors…

Miyoshi s’était pleinement concentrée, jusqu’à enfin percevoir la porte d’entrée du monde des rêves du Directeur. Pour une fois, elle avait fait en sorte de ne laisser aucune signature. Aucun regard doré. Signe qui aurait pu la trahir en quelques secondes… Tant bien que mal, elle tentait de glisser des barrières ici et là, pour empêcher tout réveil prématuré. Avec l’expérience qu’elle avait, elle arrivait à anticiper un réveil, et à le retarder. Ce qui serait une bonne chose lorsqu’ils devraient quitter la chambre. Bien qu’en soit, Takeo n’avait qu’à se téléporter pour ça, pas elle…

Massant toujours ses tempes, elle se trouvait en réelle phase de contrôle. Ne désirant surtout pas être dérangée… Malgré tout, elle espérait que le jeune homme trouve le plus rapidement possible le « trésor », histoire qu’ils puissent au plus vite sortir d’ici…


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MessageSujet: Re: « Psst. Ça te dit de relever un petit défi ? » ; Takeo Dokku.    Mer 10 Oct - 7:21

[Je suis vraiment confus d'avoir fais si long pour répondre... Désolé...]

La dernière porte avait été franchie, il ne restait désormais plus qu'une ligne droite qui séparait les deux jeunes aventuriers de leur St.Graal. Pénétrant alors dans la chambre du Directeur et suivant le plan établi par Miyoshi, les deux jeunes étudiants s'étaient rapidement attelés à leurs tâches. Respectivement, celle de maintenir le directeur dans son sommeil pour la demoiselle et trouver ce foutu journal pour le jeune homme. Si la tâche paraissait simple, elle ne l'était en aucun cas. Takeo ne pouvait juger l'effort fourni par sa compagne de fortune mais lui, mettait les bouchées doubles pour trouver l'objet. Le stress se fit alors vite sentir. Il faut dire que Takeo ne savait rien de Miysohi et devait donc lui faire une confiance aveugle. Combien de temps allait-elle tenir ? Pouvait-elle faire quelques choses s'il se levait ? Beaucoup de choses mettaient le jeune au pied du mur qui, finalement, fouillait à tout va la pièce de ses mains tremblantes, sentant doucement quelques gouttes de sueur couler le long de son front.

Après quelques instants, paraissait être une éternité pour le jeune homme en stresse, ce dernier eu comme une révélation, pensant alors à une cachette qu'il utilisait lui-même plus jeune : l'oreiller. Fermement décidé à le trouver, Takeo s'approcha alors du lit, captant légèrement l'attention de Miyoshi et y montra son envie de vérifier l'oreiller. La jeune fille acquiesça alors calmement avant de fermer les yeux. A cela, Takeo compris qu'elle devait se concentrer au plus haut point et il ne tarda alors pas à agir. S'accroupissant à côté du lit, il glissa alors doucement sa main sous l'oreiller du directeur, sentant le poids de sa tête à travers le coussin et... après une quinzaine de centimètre sentit un angle rigide du bout des doigts. A cette sensation, un sourire se dessina sur son visage, c'était le journal. Il enfonca alors doucement sa main, assez pour saisir l'objet et commença doucement à tirer le tout vers l'extérieur. Arrivé à mi-chemin, le directeur se mit alors à tousser légèrement, gelant sur place le jeune homme durant quelques secondes. Takeo se tourna alors pour voir Miyoshi mais rien ne semblait être arriver. C'était probablement rien. Un rien qui aurait pu faire avoir une crise cardiaque au jeune homme qui ne pouvait imaginer voir le directeur se réveiller dans cette situation.

Reprenant son courage à deux mains, expirant doucement l'air de ses poumons, le jeune homme reprit son travail et tira alors doucement l'objet pour... finalement le sortir de sa cachette, laissant un léger soupire de soulagement s'échapper. Il se frotta alors le haut du front, s'essuyant la sueur, et tapota doucement l'épaule de sa compagne de fortune, secouant le llivre devant lui. C'était un petit carnet, enfin, on dirait plutôt un agenda. Contrairement au bureau et à cette chambre, l'objet n'était pas excentrique et plutôt même banal. Un simple agenda de couleur sombre, sans verrous, ni rien. Pas dupe, il s'autorisa alors quand même de l'ouvrir, prenant une page aléàtoire pour vérifier que c'était bel et bien l'objet de leur désir. Après une brève vérification, il sembla alors que oui. A partir de là, ils ne leur manquaient plus qu'à quitter les lieux discrètement et le tour était joué.

Bien évidemment, les choses n'allaient pas être aussi simple et la maladresse du jeune homme allait les mettre dans une situation bien irrégulière. En effet, se faire attention, le jeune homme se prit en pleine face une porte de l'armoire qu'il n'avait pas fini. Résultat ? Un long râle de douleur, suivit d'une brève insulte, et la porte claquant fortement contre le meuble. Frottant alors son nez endolori, le jeune homme entendit derrière lui un toussotement... Bien trop grave pour provenir de Miyoshi... Cela le glaça sur place. Le directeur était en train de se réveillé ? L'était-il déjà même ? Il n'osa pas se retourner, la peur l'en empêchant... Restait à savoir comment Miyoshi avait réagis à cela...
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MessageSujet: Re: « Psst. Ça te dit de relever un petit défi ? » ; Takeo Dokku.    Dim 14 Oct - 12:58



Un trésor. Peut-être que c’était un grand mot. Sans doute même. Concrètement, la valeur de cet objet n’était pas vraiment élevée. Mais… Le contenu lui en revanche, n’avait pas de prix. La vie privée du Directeur d’Aomori révélée dans un petit carnet…

En règle générale, seules les demoiselles possédaient ce genre de chose. Un journal intime était fait pour compter sa vie, tous les détails, toutes les petites phases d’une existence, écrites noir sur blanc… Même Miyoshi en avait un. Enfin… Ce n’était pas vraiment un journal intime. Mais seulement un carnet où elle pouvait coller des souvenirs, écrire des paroles de chansons, se défouler sur le papier… Ça lui faisait toujours du bien. Parler de sa vie à quelqu’un était totalement impossible, alors, là au moins, elle était tranquille… Tranquille, du moment que personne ne tombait dessus, bien sûr…

Enfin… Pour le moment, il ne s’agissait pas de son objet à elle, mais bien de celui qu’elle tenait entre ses paumes. Et il fallait avouer que la cachette n’en était pas vraiment une. Elle-même cachait son trésor sous son matelas, pour plus de discrétion encore. Mais bien évidemment, se dire qu’il fallait se glisser sous l’oreiller pour récupérer le journal était une autre partie… Et pas une partie de plaisir… Autant pour elle que pour lui. Lui, qui devait se débrouiller pour faire les gestes les plus minutieux, tout en évitant de réveiller le Directeur. Elle, qui devait garder ce dernier endormi, pour que la quête se déroule sans aucun soucis. Mais ça, ça ne se voyait que dans les films, non ?

Miyoshi ne savait pas ce que Takeo faisait, tout simplement parce qu’elle se trouvait ancrée dans l’esprit de sa proie. Et ce n’était pas une proie facile. Ses rêves n’étaient pas vraiment très animés, et les barrières qu’il mettait freinaient grandement la jeune femme… Après tout, il devait savoir maîtriser les pouvoirs, même en dormant… Néanmoins, elle faisait de son mieux. Tentait par tous les moyens de capturer son esprit. Créant alors des murs pour empêcher certains facteurs de gâcher son plan. Serrant intérieurement les dents, elle imposait ses ordres… Et même si elle ne savait ce qu’il se passait à l’extérieur, elle ressentait des ondes tout de même…

Son visage pouvait paraître impassible, serein même. Mais en vérité, elle souffrait… C’était extrêmement difficile pour elle de garder endormie une personne qui ne l’était en vérité pas complètement… Car oui, c’était le cas, le Directeur n’était pas plongé dans un profond sommeil. Et ça, c’était vraiment gênant. Car elle avait peur de ne pas pouvoir ressortir… Encore plus lorsqu’elle entendit une légère toux… Chose qui lui asséna un autre coup, l’empêchant alors de respirer… Dans son rêve, évidemment, mais physiquement aussi, elle se sentait meurtrie. Tout ce qu’elle espérait maintenant, c’était que Takeo se dépêche de récupérer le journal, pour qu’ils puissent fuir de cet endroit…

Encore quelque chose qu’elle avait oublié de lui expliquer… Enfin, qu’elle avait mal expliqué… La secouer… Quelle bêtise. Il ne fallait pas qu’il la touche lorsqu’elle se trouvait dans cet état. Mais, elle le lui avait demandé, en oubliant les conséquences… Immédiatement, la décolorée avait senti ses jambes tressaillir… Son rêve s’était peu à peu écroulé, laissant les bouts de mur s’effriter lentement… Si ça continuait, il allait se réveiller… Se réveiller, et les trouver là tous les deux… Un journal à la main… Et une chose extérieure causait encore des dégâts… Tout s’agitait au creux de son esprit, laissant alors Miyoshi tanguer sur des vagues imaginaires… Pour finir par quasiment se noyer dans une mer noire et glacée…

La belle devait se reprendre, et vite… Très vite. Elle ne pouvait pas faire apparaître ses yeux en guise de signature, mais en revanche, elle put laisser un orage éclater. Une foudre sublime, des éclairs dorés rivalisant avec cette eau terrifiante. Ils avaient pour but de pénétrer au cœur des rêves du directeur, en créant une barrière électrique. C’était le seul moyen pour elle de ne pas succomber. Et de ne pas s’écrouler au sol. Le seul moyen pour elle d’empêcher un réveil. Se concentrant alors au maximum, elle puisa dans ses réserves une force incomparable. Une pulsion d’adrénaline s’était même ajouter au mélange, propulsant alors la demoiselle hors de l’eau le temps de quelques instants. Le temps de combler chaque trou lumineux. De les remplir pour endormir le Directeur.

C’était la première fois que quelqu’un pourrait la voir dans cet état… Sa respiration habituellement éteinte se faisait saccadée, et Takeo serait obligé de l’entendre. Ses jambes tremblaient, tant elle se concentrait. Ses mains laissaient distinguer des veines bleutées… Et elle, elle… Essayait de reprendre le contrôle de son corps, pour pouvoir sortir d’ici… Sortir, et s’en aller…

De longues minutes s’étaient écoulées avant qu’enfin elle ouvre les yeux. Que son regard se perde dans la pièce. Qu’elle recule pour s’adosser au mur. Pour retrouver concrètement le monde réel… Mal, elle se sentait mal. Mais, elle ne pouvait pas flancher ici, pas dans cette pièce. Rapidement alors, elle avait encore attrapé la main de Takeo pour se diriger vers la sortie. Ils devaient se dépêcher… Miyoshi allait s’écrouler… Dévalant les escaliers, elle chercha un fauteuil pour se laisser tomber… Tout s’était passé très vite, et le jeune homme n’allait peut-être pas le comprendre, mais, il lui faillait quelques instants de répit… Juste quelques petites minutes…

« Bravo… »


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MessageSujet: Re: « Psst. Ça te dit de relever un petit défi ? » ; Takeo Dokku.    Lun 15 Oct - 22:10

Le St. Graal était enfin à portée de main, enfin plutôt de doigts. Takeo avait vu juste, le précieux journal se trouvait bel et bien sous l'oreiller de son propriétaire. Une cachette simple, mais efficace. Notre héros avait prévenu sa compagne de fortune et s'était ensuite attelé à récupérer, petit à petit, l'objet convoité avec une délicatesse digne des plus grands bijoutiers. Il dû alors s'y prendre à plusieurs fois, le ramenant doucement vers la sortie du bout des doigts pour finalement le saisir pleinement et le sortir. Sur le moment, il aurait pu hurler un "hourra", prenant une pose héroïque, mais il ne fit rien de ça. La situation ne s'y prêtait pas trop à vrai dire... et la discrétion était encore de mise, encore plus qu'avant au final. Il tapota doucement Miyoshi, selon sa demande, pour indiquer que la mission était "terminée" et pris du recul pour que la demoiselle finisse son travail. Malheureusement, la maladresse du jeune homme vint alors perturber le calme de la pièce. En effet, se prenant de plein fouet la porte de l'armoire qu'il n'avait pas fermée, Takeo laissa échappé un petit râle suivit d'un claquement qui retentit dans toute la pièce. Glacé jusqu'au sang, le héros maladroit se retourna alors pour voir que le Directeur ne s'était, finalement, pas réveillé. Il soupira alors de soulagement, remarquant quand même que Miyoshi semblait avoir du redoubler d'effort pour maintenir le sommeil du Directeur en place.

Sur le coup, Takeo ne savait trop que faire ni trop où se mettre. Il se contenta alors de se frotter son nez endolori, mort de honte de cet incident, regardant avec attention la jeune demoiselle. Le "spectacle" dura alors bien quelques minutes avant qu'elle ne revienne à elle-même. C'était difficile à estimer. Le stress omniprésent de la situation faussait alors totalement l'appréhension qu'avait le jeune homme du temps. Son coeur battait à tout va, ses mains tremblotaient et peu à peu il sentait des gouttes de sueur couler le long de son visage. Si cela ne suffisait pas, voir Miyoshi n'aidait pas le jeune homme à être rassurer. On voyait sur son visage crispé que le sommeil était dur à maintenir et on pouvait voir sur ses mains des veines bleutées. Inquiet et stressé, le jeune homme décida alors qu'il devait prendre les choses en main et s'approcha alors de Miyoshi. Alors qu'il était sur le point de la prendre pour se téléporter, il l'a vit soudainement ouvrir les yeux, le faisant alors légèrement reculé. Elle avait l'air de revenir de très loin et elle mit quelques secondes avant de reprendre ses repères réels. Chose faite, il fallait désormais sortir de cette pièce, sans attendre. Miyoshi ne pouvait marché seul. Rapidement, les deux étudiants se prirent alors mutuellement la main pour s'aider. Ils quittèrent alors la chambre et descendirent les marches pour revenir dans le bureau. Sur place, Miyoshi s'écroula alors d'elle-même dans un canapé, probablement à bout de force. Takeo s'approcha alors d'elle, inquiet, et y saisit la main pour la serrer doucement, indiquant alors sa présence. D'un ton rassurant, mélé à un petit stresse, il dit alors :

- Miyoshi ?! Ca va aller, on y presque... On va pas flancher maintenant d'accord ? Tu me fais pas ce coup-là...

Le regard de Takeo passait de la jeune demoiselle aux escaliers montant à la chambre. Il était alors à l'affût de n'importe quel bruit suspect qui en émanerait. Takeo comprenait très bien cela, souffrant lui aussi d'effets secondaires assez violents lors des utilisations excessives de son pouvoir. Il ne pouvait donc décemment pas faire de commentaire à la jeune fille et se contentait donc de lui faire un peu de la place, qu'elle puisse reprendre son souffle tranquillement. Bien évidemment, et comme à plusieurs reprises durant la journée, les choses s'envenimèrent pour les deux espions. En effet, brisant alors le silence de la pièce, une petite horloge se mit à sonner... un réveil plus précisément. A ce son, la respiration de Takeo s'arrêta net. Il se figea alors un bref instant jusqu'à finalement entendre le Directeur tousser. Le jeune homme sentit alors une goutte de sueur quitter le haut de son crâne et glisser le long de sa peau, passant sur sa tempe puis sa joue. Le bruit du réveil cessa alors soudainement montrant clairement que le Directeur était désormais levé. Son coeur s'emballa alors d'un coup. Il regarda alors rapidement à gauche, puis à droite, dans un état de stress quasiment indescriptible. Devait-il partir ? Mais Miyoshi ? Comment ? Non, elle, elle ne pouvait pas le suivre. Entendant alors la voix du Directeur s'exclamait sur sa petite sieste et les drôles de rêves qu'il venait de faire, le jeune homme saisit une main de Miyoshi à l'aide des siennes et ferma les yeux.

Le jeune homme se concentra alors un bref instant sur un lieu calme. Malheureusement, la situation ne s'y prêtait pas et ses idées n'étaient pas claires... Il entendit alors la porte de la chambre se refermer, puis des bruits de pas s'approchant dans les escaliers... Il sentit alors soudainement une poussée d'adrénaline en lui et activa alors son pouvoir. Il sentit alors cette sensation de chute libre l'envahir, sentant tout de même toujours la main de Miyoshi dans la sienne. Puis, en une fraction de seconde, le décor excentrique de la chambre du Directeur avait laissé place à un décor plus simple... celui d'une chambre toute bête, enfin, plutôt d'un dortoir. Takeo s'écroula alors sur le sol, tombant en arrière et lâcha Miyoshi qui tomba en direction d'un lit. Reprenant ses esprits, notre jeune héros reconnu alors vite l'endroit... Ils étaient dans sa chambre. Heureusement pour lui, aucun des colocataires ne s'y trouvaient. Un long soupire de soulagement quitta alors ses lèvres et il resta au sol un petit moment, la tête totalement retournée par cette téléportation... Il tapota alors parterre de sa main droite et après quelques tapotement, sentit le journal qu'il avait lâcher en tombant... Il était là, avec eux. La mission était enfin réussi... du moins, quand les deux jeunes allaient trouver la force de se lever.
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MessageSujet: Re: « Psst. Ça te dit de relever un petit défi ? » ; Takeo Dokku.    Mer 17 Oct - 19:27



C’était la première fois. La première fois qu’un rêve lui avait fait autant de mal. La première fois qu’un rêve lui avait causé tant de soucis… C’était aussi la première fois qu’elle s’attaquait à une personne maîtrisant parfaitement son don… Et là, elle savait que certaines séquelles resteraient. Malgré tout, ça avait dans un sens été une « bonne » expérience. Seul ce genre de chose pourrait lui permettre de s’améliorer, et de contrôler parfaitement les rêves… Un jour, elle se l’était promis, elle pourrait utiliser son pouvoir sans aucun souci.

Souci qui était justement plus qu’apparent ici. Juste après être sortie de l’esprit du directeur, Miyoshi avait failli s’écrouler au sol. Le retour à la réalité lui avait fait mal partout. Ses os, sa peau, ses veines. Tout, tout avait été meurtri… Et l’empêchait de se concentrer pleinement sur Takeo. Même si ses jambes avaient eu du mal à tenir le choc, elle avait fait de son mieux pour descendre les marches et sortir de cette chambre. Au moins, ils auraient quelques minutes de répit dans le bureau… Même si… Même si la vitesse à laquelle ils étaient allés les avait empêchés de fermer les portes. Et leur imposait donc un redoublement de discrétion.

Discrétion qu’elle avait au maximum tenté de garder en s’affalant sur le fauteuil… Elle n’en pouvait vraiment plus… C’était atroce. Des brûlures envahissaient son corps, et lui déchiraient l’intérieur… Mais, elle devait se dire que c’était pour la bonne cause. Oui, Miyoshi ne pouvait pas laisser Takeo seul face à toute cette histoire, ils avaient été deux, ils finiraient à deux… Et tandis qu’elle relevait la tête, il était venu lui serrer la main, sans doute inquiète de son état… La décolorée détestait se montrer faible, encore moins face à un don qu’elle ne maîtrisait pas et face à un homme. Mais, avec lui c’était un peu différent… Finalement, ils étaient un peu pareils… Et à la suite de sa phrase, elle avait esquissé un faible sourire, comme pour lui faire comprendre qu’elle allait bien… Presque bien…

Et au moment où elle avait décidé de tenter de se relever, un bruit atroce transperça ses oreilles… Une sonnerie, des bips continus… Ses yeux s’écarquillèrent alors qu’elle fixait le jeune homme, complètement désemparée. Ses jambes ne voulaient pas s’activer pour qu’elle se lève, et ses bras, eux non plus, n’avaient plus aucune force… Le regard vide, elle ne pensait plus à rien. Sauf à son image en ce moment, qui l’inquiétait plus que le réveil du Directeur qui ne tarderait plus à descendre… Tant pis pour elle, il fallait qu’il s’en aille… Takeo devait partir, au plus vite. Il avait le journal, c’était le plus important…

« Va-t’en… »

Ce n’était pas une demande, mais un ordre. Un ordre formulé sur un ton faible… Un ordre qui finalement ne porta pas ses fruits. Ou plutôt, différemment… Des bruits extérieurs lui prouvaient que le Directeur descendait les escaliers. Et sans comprendre pourquoi, en lançant un dernier regard à Takeo… Tout était devenu noir. Tout était devenu calme, et doux… Pendant quelques petites secondes, Miyoshi s’était sentie bien et en pleine forme. Jusqu’à ce qu’elle s’écrase sur quelque chose de mou… Elle ne savait pas où elle était, et de toute manière, n’arrivait pas à ouvrir les yeux pour le découvrir… Pourtant, il le fallait. Elle devait savoir si Takeo allait bien. Car elle se doutait de la chose. Elle avait compris qu’il avait utilisé son pouvoir. Mais, pas seul cette fois-ci… Bougeant alors légèrement ses membres, elle prit quelques instants pour se mettre en position assise, le dos collé contre le mur pour se soutenir. Avant d’ouvrir lentement les yeux, pour fixer le jeune homme…

« Est-ce que tu vas bien..? »

La belle était plus inquiète par l’état de son compagnon de mission, que par son propre état. Mais, c’était ainsi… Ils avaient agi à deux, et, elle souhaitait qu’il aille bien, évidemment… Par la suite, elle s’étira faiblement le dos en serrant les dents. Il faudrait qu’elle se repose vite, très vite…


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MessageSujet: Re: « Psst. Ça te dit de relever un petit défi ? » ; Takeo Dokku.    Ven 19 Oct - 10:41

Si cette histoire touchait doucement à sa fin, ce n'était pas sans douleurs que les étudiants avaient quitté le bureau du Directeur pour rejoindre la chambdre de l'un d'eux. Pour comprendre cela, revenons un peu en arrière, au moment le plus dramatique de cette périlleuse mission.

Le journal était désormais dans leur main et la seule chose qu'ils leur restaient à faire était de quitter les lieux et vite. Malheureusement, cette dernière étape allait être la plus difficile car Miyoshi subissait alors les contre-coups de l'utilisation plus que prolongée de son pouvoir. Takeo le savait, et le comprenait même très bien, les pouvoirs épuisaient très vite et ses diverses maladresses n'avaient pas dû aider la jeune fille à maintenir le sommeil du Directeur. C'est alors dans le bureau qu'elle prit du repoas, sur un fauteuil. Takeo était resté "à son chevet" et veillait à la maintenir consciente en lui serrant la main doucement. Comme si la situation n'était pas assez tragique, il fallu alors que le Directeur se réveille de sa petite sieste. De toute sa vie, Takeo ne devait alors jamais avoir ressenti un stresse semblable à celui-ci. Il fallait trouver une solution et plutôt vite. La seule qui lui vint alors à l'esprit fut de se téléporter. Miyoshi lui avait dit de partir pourtant, mais jamais, ô grand jamais, Takeo ne l'aurai laissé ici seule.

Alors c'est peut-être un coup de chance, ou simplement l'adrénaline de la situation qui le permit, mais le jeune héros parvint alors à se téléporter, emportant Miyoshi avec lui. Son subconscient avait certainement dû prendre le dessus car c'est avec une légère surprise, et beaucoup de soulagement, qu'il reconnu sa chambre. Ils étaient sauf. Les deux épuisés, certes, mais saufs. Takeo se trouvait alors sur le sol, un peu étourdi de cette dernère téléportation alors que sa compagne de fortune elle, était sur le lit. Etrangement, le jeune homme était heureux et, peut-être nerveusement, un rire s'échappa de ses lèvres lorsqu'il repensa à tout ça. Un bref silence suivit alors jusqu'à ce que le corps de Miyoshi se relève pour s'appuyer contre le mur, demandant par la suite à Takeo comment il allait.

Le jeune homme se tenait là, coucher par terre. Le bras gauche sur son visage et le droit tendu sur le côté, tenant le journal. Il avait les yeux fermés et souffrait d'un affreux mal de tête. Mais bon, tant pis. Il entendit alors la question de Miyoshi et releva son bras gauche, crispant son visage, pour le laisser tomber sur le côté. Il ouvrit alors doucement ces yeux, apercevant Miyoshi et lui sourit avant de répondre dans un long souffle épuisé :

- Je crois que je vais bien oui, merci. Et toi ? Tu m'as bien inquiété là-haut.

Il resta alors là un bref instant puis se releva difficilement pour se tenir en position assise, appuyant sa tête sur sa main avant de la secouer légèrement. Il souffla alors à plusieurs reprises. Il avait l'impression que tout tournait autour de lui et sentait une forte nausée le ronger de l'intérieur. Pour peu, un mouvement brusque l'aurait fais vomir sans problème. Ouvrant les yeux doucement, dans des mouvements de tête aléatoire induit par ses étoudissements, le jeune homme reprit tout de même la parole d'une voix assez calme.

- Et désolé, j'allais pas partir sans toi. On était deux au début, on sera deux à la fin.

Un léger sourire s'était alors dessiné sur son visage, malgré le mal-être qui continuait de se faire sentir. En quelque sortes, il était fier. Pas spécialement fier de lui, mais d'avoir accompli tout cela. Fier d'avoir vécu une expérience qu'il ne refera pas d'aussitôt. Si cette journée avant commencé sous des hospices calmes, elle allait finalement se finir sur une fatigue certaine et les secrets du Directeur à leur portée... Et en parlant de cela, il était temps d'ouvrir ce journal non ? Takeo le prit alors dans ses mains et se laissant glisser le long du sol pour se mettre au pied du lit. S'appuyant contre ce dernier, il tendit le journal à Miyoshi, disant à celle-ci comme un majordome dirait à sa reine...

- Si vous pourriez me faire l'honneur...
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MessageSujet: Re: « Psst. Ça te dit de relever un petit défi ? » ; Takeo Dokku.    Lun 22 Oct - 19:26



Atroce. Il n’y avait pas d’autres mots. C’était même presque insoutenable.

Miyoshi oscillait entre la douleur morale et physique. Morale, à cause de l’utilisation trop prononcée de son don, sur une personne plus que résistante. Un mal qui s’insinuait dans tout son corps, laissant alors des points sensibles brûlants. Et… Physique à cause de la téléportation qu’elle n’avait pas supporté. Encore moins alors qu’elle était déjà sur le point de s’écrouler. Néanmoins, sa chute avait été douce, et, peu à peu, elle allait mieux… Reprenant son souffle, retrouvant des sensations claires dans ses mouvements.

Mouvements qui passaient par des craquements de doigts, des massages au creux de la nuque, des étirements de dos. Tout… La décolorée avait l’impression d’être cassée en morceaux. Et avait du mal à retrouver toutes ses facultés. Pour autant, elle laissa rapidement ses petits soucis sur le bord de la route pour se concentrer pleinement sur Takeo. Qui contrairement à elle n’avait pas atterri sur un lit, mais sur le sol… Allongé par terre, il avait le visage à moitié caché par son bras, tandis que l’autre… L’autre tenait le fameux but de leur quête : Le journal intime du Directeur. Bizarrement, en regardant cette image, la demoiselle ne put que s’autoriser un faible pouffement. Tout ce mal pour un simple journal… Finalement, ils étaient tous les deux complètements fous… Mais, ça avait été drôle. Et puis au moins, elle avait pu faire la connaissance d’un homme, avec qui elle était certaine de s’entendre à merveille.

Oui, Takeo serait sans doute le seul pensionnaire masculin – en dehors d’un autre – à pouvoir connaître la vie de la jeune femme. Et ça, ce n’était pas donné à tout le monde… C’était peut-être bête à dire mais. Il lui faisait un peu penser à son frère. Et même si sa haine envers lui était immense, elle ne pouvait pas oublier ses confidences… Et… Au fond d’elle, la belle aurait été ravie de retrouver une personne comme ça, un grand frère…

D’ailleurs, l’image s’était d’autant plus confirmée dans le bureau du Directeur. Au début, elle avait dû le rassurer, lui montrer que tout allait bien se passer. Et finalement, il s’était inquiété pour elle, l’avait sauvé. Alors, concrètement, ils s’étaient protégés mutuellement… Cette simple pensée lui avait fait un bien fou, et lui avait redonné une once de force. Fermant les yeux, elle écouta la réponse de son partenaire, sans un bruit… Au vu de sa position, et de sa teinte, il n’avait pas l’air d’aller vraiment bien… Et, elle devrait à son tour lui porter secours… Soufflant calmement, elle tentait de faire rentrer l’air dans ses poumons, pour retrouver une respiration constante et normale.

Pendant que de son côté, Takeo avait l’air de subir le moindre de ses mouvements… C’était sans doute un peu à cause d’elle… Après tout, il ne devait pas avoir l’habitude de transporter une personne en plus, c’était peut-être même la première fois… Fouillant discrètement dans la poche de sa jupe, elle dénicha avec succès une petite aspirine. Grâce à ça, la douleur passerait plus rapidement, et il serait vite sur pied ! Toutefois, elle avait été prise de court par sa seconde phrase…

Rougissant légèrement, elle baissa les yeux vers ses genoux. Il était… Oui, elle avait trouvé celui qu’il lui fallait… Celui qui pourrait la soutenir, et réciproquement… Là encore, sa peau réagissait, retrouvant alors des sensations. Retrouvant l’envie de se lever, de se tenir fièrement debout. En criant qu’ils avaient réussi, qu’ils avaient gagné… Au moment où elle allait se lever, il décida à son tour de faire un mouvement… Jusqu’à déposer le journal à ses pieds… Sans le vouloir forcément, elle laissa s’échapper un petit rire touché. Rapidement, elle avait attrapé le journal pour le déposer sur le lit, non loin d’elle. Il y avait plus important, le soigner. Sans perdre de temps alors, elle s’était levée un peu difficilement, pour aller attraper une bouteille d’eau qui traînait sur la table de nuit…

Par la suite, elle s’était assise au sol, contre le lit où se trouvait Takeo, en prenant soin de l’y adosser doucement, avant de lui tendre la bouteille, et le cachet…

« Prends ça d’abord… »

C’était le plus urgent. Ensuite, ils pourraient se concentrer sur la lecture… Et d’ailleurs… Tout aussi vite, elle s’était emparée du journal en le posant sur ses genoux, avant de tourner un peu la tête vers le jeune homme pour lui sourire… Se laissant un peu tomber, elle se cala contre son épaule en soupirant… Là, elle était bien… Et faiblement, elle murmura en regardant le journal…

« On l’ouvre tous les deux..? »


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MessageSujet: Re: « Psst. Ça te dit de relever un petit défi ? » ; Takeo Dokku.    Ven 26 Oct - 14:30

Du repos, du calme. Oui, c'était finalement tout ce dont les deux élèves avaient besoin désormais... et tout ce dont ils méritaient aussi. Si la mission était un succès, il était maintenant question de savoir si elle en valait le prix. Car soyons franc, même si les secrets du Directeur semblaient être sans prix, se tuer la santé au point d'en arriver là était-il vraiment nécessaire ? Finalement, Takeo ne s'en souciait même pas. Et pour la peine, même dans la douleur, le jeune homme esquissait un léger sourire sur son visage, certes crispé. Il était au fond heureux. Heureux d'y être arriver mais aussi heureux de l'avoir fait avec elle. Désormais il le savait, il pouvait compter sur Miyoshi. Si au premier regard elle avait pu paraître froide, distante... Cette aventure n'avait donc fait que les rapprocher... et cela était fortement apprécier par le jeune homme qui aimait de plus en plus la présence de la demoiselle. Il se sentait bien avec elle, en confiance. C'était une sensation agréable de savoir que l'on pouvait compter sur quelqu'un. Une sensation qui n'avait aucun prix.

Après quelques échanges, Takeo s'était rapproché de son lit sur lequel Miyoshi se trouvait. Il était assez content d'avoir pu les téléporter en ces lieux même si, vu leur état, l'infirmerie aurait été encore mieux, mais passons. Se rapprochant alors du lit, il déposa brièvement son regard sur la jeune fille aux yeux d'or, la voyant légèrement rougir à sa remarque. Posant alors le livre fièrement sur le lit, Takeo sentit ses joues chauffés, rougissant elles-aussi, et fit une remarque digne d'un chevalier, invitant sa jeune amie à ouvrir le St.Graal. En guise de réponse, il la vit d'abord se lever, récuperant une bouteille d'eau qui traînait sur sa table de nuit pour l'y amener, un cachet à la main. Elle lui demanda alors de l'avaler. Le jeune homme esquissa alors un sourire et pris le cachet, le posant sur sa langue, avant de prendre la bouteille et d'en boire une lampée pour avaler le médicament. Sa main tremblotante un peu, il se mouilla légèrement le visage et s'essuya alors ensuite, d'un air légèrement honteux face au visage de Miyoshi qu'il se gênait de regarder trop longtemps. Baissant alors ses yeux, il remarqua le fameux journal sur les genoux de la belle puis, relevant son regard, la vit s'approcher doucement de lui jusqu'à se poser dans le creux de son épaule.

Takeo sentait alors le souffle léger de la jeune fille sur sa peau, lui provoquant alors quelques frissons et lui donnait légèrement la chair de poule. C'était une situation embarassante mais qu'importe, il appréciait cette proximité. Il leva alors son bras pour le passer derrière elle, lui permettant alors de se caler contre lui selon son désir. Puis, il la regarda alors, répondant à son sourire avec une gêne lisible sur son visage et répondit alors à son invitation.

- Oui... Voyons voir si tout cela en valait la peine !

Il prit alors le journal de sa main droite, la main gauche se tenant sur le rebord du lit par-dessus l'épaule de la demoiselle, et l'ouvrit. Sa main était encore légèrement tremblante, prouvant encore une certaine faiblesse, mais il s'attela à ne pas le montrer trop. Le livre encore poser sur les genoux de la demoiselle, il tourna alors quelques pages sans réel but. Sur chacune d'elle, on pouvait reconnaître la même écriture. Celle du Directeur. Elle était belle, calligraphié en formant de belle boucle sur les majuscules. Lisant alors brièvement les pages, Takeo ne pu s'empêcher d'afficher un nouveau sourire de satisfaction... c'était belle et bien ce foutu journal, ils l'avaient eu !

Takeo s'arrêta alors vers l'une des dernières pages. Finalement, c'était plus intéressant de savoir les secrets actuels du Directeur que de lire une page datant d'il y a deux mois. Il trouva alors la date correspondant au premier jour de la semaine et s'arrêta dessus avant de coincer les pages du livre entre ses doigts pour le soulever et le ramener vers son visage et celui de la jeune demoiselle. Il souffla alors doucement, rétablissant son souffle pour qu'il ne soit plus saccadé et entama la lecture...

- "Lundi ... Cher Journal, aujourd'hui, je..."

Pris par une faiblesse, le jeune homme lâcha alors malencontreusement le journal ce qui engendra alors... une situation bien étrange. Essayant alors de le rattraper, Takeo s'était décollé le dos du lit brutalement. Ressentant alors une vive douleur le prendre, il se tordit doucement sur le côté et perdit l'équilibre bêtement. Son bras se trouvant au-dessus de Miyoshi, il ne pu alors se retenir correctement et tomba alors sur le côté... sur elle. Le choc ne fut pas violent, il ne du pas lui faire bien mal. Par chance, la main du jeune homme avait juste pu s'accrocher au matelas qui n'avait pas trop glisser... Cependant, la situation était désormais à son paroxysme en ce qui concernait la gêne et l'embarras... En effet... Takeo rouvrit les yeux, trouvant le visage de Miyoshi étrangement près du sien et voulu alors s'excuser. Il sentit alors quelques choses contre sa bouche. Il baissa les yeux pour remarquer alors rapidement que cette douce sensation tiède qu'il ressentait n'était rien d'autre que les lèvres de Miyoshi sur les siennes. Pour une chute idiote, s'en était une belle et la situation qu'elle avait engendrer était des plus cocasses. S'appuyant alors sur son bras légèrement retourner par la position bien étrange qu'il avait, il se recula, crispant son visage sous la douleur et souffla dans un soupire d'épuisement...

- Je suis... vraiment désolé...
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MessageSujet: Re: « Psst. Ça te dit de relever un petit défi ? » ; Takeo Dokku.    Ven 26 Oct - 15:30



Finalement, c’était une belle journée. Qui n’avait pas l’air de toucher à sa fin, et bien au contraire… Même si jamais la demoiselle n’aurait pu penser à une telle chose, la suite des événements avait plus que troublée son esprit…

Takeo était le deuxième homme qu’elle rencontrait, et le deuxième avec qui elle s’entendait bien. La seule différence était la relation qu’elle avait avec ces deux pensionnaires… L’une proche et intime, l’autre tout aussi proche, mais… Pas intime, ou du moins, pas dans le même but… D’un côté, elle éprouvait des sentiments pour l’un deux, et de l’autre, elle considérait sa nouvelle rencontre comme l’une des plus importantes à ses yeux… Car oui, Takeo devenait peu à peu celui vers qui elle pourrait se tourner si jamais ça n’allait pas, vers qui elle pourrait aller se faire consoler… Bref. Ils étaient deux, et il ne devait surtout pas y avoir de mal entendu…

Afin qu’il se sente mieux, Miyoshi avait donné au jeune homme un cachet et de l’eau. Grâce à cela, il ne manquerait pas de retrouver plus rapidement la forme. Il en avait aussi profité pour se rafraîchir un peu le visage, ce qui n’était pas une mauvaise idée. Il avait l’air tellement mal en point que… Que la jeune femme ne put s’empêcher de sourire en le voyant prendre soin de lui. C’était forcément important pour elle, encore plus alors que c’était un peu de sa faute s’il ressortait ainsi de leur mission commando. Sans elle, la téléportation n’aurait pas forcément été si douloureuse… Et oui, elle s’en voulait terriblement… Ce n’était pas pour rien qu’elle avait voulu se tenir aux petits soins avec lui, et qu’elle s’était laissée tomber contre lui… Pour qu’il soit soutenu, non..?

Et concrètement, ce rapprochement n’avait pas vraiment eu l’air de lui déplaire… Tout simplement parce qu’à son tour, il avait engagé un mouvement. Et il venait donc d’entourer son épaule de son bras… Sans dire un mot, la belle décolorée bougea un peu sa tête pour mieux s’installer, ramenant calmement ses genoux vers elle. Sa tenue avait légèrement été attaquée pendant la téléportation, et elle avait dû remettre rapidement sa cravate en place. Ainsi que sa jupe. Après cela, elle sourie à son tour, un peu gênée malgré tout… Mais, ce n’était pas grand-chose, juste une simple proximité… Du moins, pour le moment…

A la suite de sa phrase, elle hocha faiblement la tête, non sans sourire encore. C’était vrai, est-ce que toute cette journée en valait la peine ? Peut-être que finalement, il n’y avait rien d’intéressant dans ce journal. Peut-être qu’ils avaient fait tout ça pour rien. Peut-être que… Non, ça en valait forcément la peine. Autrement, elle n’aurait pas pu le rencontrer. Elle n’aurait pas pu trouver l’homme qui ressemblait tant à son frère. L’homme qui l’avait protégé… Intérieurement, elle remercia les bruits de couloirs et les rumeurs… Miyoshi remercia même le Directeur…

Rapidement, il entreprit alors de l’ouvrir. La demoiselle n’avait pas manqué de remarquer une certaine faiblesse dans la main de Takeo mais, elle avait préféré ne pas y faire vraiment attention. La décolorée connaissait cette sensation, et c’était toujours désagréable de savoir que quelqu’un s’apercevait de notre mal-être… En plus de cela, c’était un homme, alors, c’était doublement le cas… D’ailleurs, elle se décida à ne s’occuper que du journal, fixant alors les pages blanches tâchées d’encre noire. Elle ne lisait pas les mots, mais regardait l’écriture, qui était étrangement belle pour celle d’un homme. Le texte était lisible, bien que toutes les lignes fussent complètes. Il en avait des choses à raconter celui-là… Elle-même ne lui arrivait pas à la cheville… Sans tout de suite comprendre pourquoi, ils étaient passés à la fin du journal. Le contenu était si peu intéressant ? Relevant légèrement les yeux, elle haussa un sourcil pour regarder Takeo. Qui avait eu l’air de trouver une page plus récente… Le journal face à eux, il commença à lire doucement…

Avant que l’irréparable ne soit commit… Tout était allé très vite… Trop vite sans doute même… Car Miyoshi n’avait rien pu empêcher… Il n’était pas totalement remit, et un probable étourdissement l’avait emporté… Rapidement, il s’était décollé du lit, tout en entraînant la belle avec lui. En effet, son bras qui l’entourait l’avait involontairement entraîné dans la chute. Elle n’aurait même pas su décrire la position dans laquelle ils étaient… Simplement, il était tombé sur elle, sans lui faire mal, c’était déjà ça… Cependant, fait exprès ou non, il avait bien visé son atterrissage… Ne s’en rendant pas compte immédiatement, la jeune femme avait fermé les yeux en serrant les dents, son dos avait un peu tapé contre le côté du lit, et lui avait offert un petit échange douloureux… Echange qui contrastait plus que grandement avec celui qu’elle avait vu en ré ouvrant petit à petit les yeux… Une sensation étrange l’avait envahi, tandis qu’elle réalisait que leurs lèvres étaient scellées…

Elle n’avait pas bougé, ne pouvant s’empêcher de fixer le jeune homme… C’était peut-être bizarre mais… C’était son premier baiser… A dix-sept ans, la jeune femme n’avait jamais donné la moindre parcelle de son corps, pas même ses lèvres… Et aujourd’hui, elle venait de goûter une chaleur spéciale… Lorsqu’on la croisait dans la rue, on s’imaginait des choses sur elle, par milliers. Et pourtant, il n’y avait pas plus pure qu’elle. Jouer avec les hommes, elle savait faire. Déposer des baisers au creux de leur cou, ça aussi. Mais laisser ses lèvres s’unirent avec d’autres, c’était une autre histoire… Ce n’était pas désagréable, seulement…

Seulement, c’était une chose qu’elle s’était refusée avec un autre… Et là, là…

Il avait enfin quitté ses lèvres pour retrouver une position normale. La jeune femme elle, avait mis quelques longues secondes avant de s’adosser de nouveau au lit. Non s’en entendre les excuses de Takeo… Fermant calmement les yeux, elle ramena ses genoux contre sa poitrine, avant de les entourer de ses bras… Une certaine distance entre eux s’était fait sentir, alors qu’elle soupirait lentement…

« Takeo… Je… »

Secouant rapidement la tête, elle était venue s’agenouiller face à lui, pour le détailler lentement. Ses joues s’étaient empourprées légèrement, et elle ne trouvait pas vraiment les mots. Il valait peut-être mieux oublier ce moment, non..?

C’était difficilement possible, en vérité, ou tout du moins, pour elle… Un premier baiser, involontaire en plus, qu’est-ce que ça pouvait signifier..? Déposant ses mains sur ses cuisses, elle baissa un peu la tête vers le journal, avant de le reprendre pour le lui tendre. Un murmure se fit entendre… Ce n’était pas dans ses habitudes, mais, elle était un peu chamboulée…

« On continue..? »


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MessageSujet: Re: « Psst. Ça te dit de relever un petit défi ? » ; Takeo Dokku.    Dim 28 Oct - 7:14

Désormais au calme dans la chambre du jeune étudiant, tout portait enfin à croire que les jeunes voleurs allaient pouvoir se reposer. N'oublions pas que les deux étudiants avaient jusqu'à maintenant enchaîner évènements sur évènements, émotions sur émotions... et en parlant d'émotion, les choses ne semblaient pas vouloir s'arrêter, du moins pas encore.

En effet, le hasard, ou la simple maladresse de notre jeune héros, avait conduis les deux étudiants à partager un instant bref mais, d'une certaine façon, intense. Une petite faiblesse, oui, il n'aura fallu que ça pour engendrer une suite d'évènements se suivant à la chaîne et conduisant alors finalement les lèvres de Takeo à toucher celle de Miyoshi. C'était idiot, c'était innocent... mais c'était surtout étrange. Cela ne dura alors que quelques secondes. Il faut dire que le jeune homme compris assez rapidement la situation cocasse dans laquelle il se trouvait et avait donc rapidement fin à ce "baiser". En tout gentlemen qu'il était, il s'excusa alors très rapidement auprès de Miyoshi, prenant par la même occasion une légère distance avec. Son regard était perdu, ne sachant finalement que regarder, et son esprit chamboulé par diverses pensées relatives à aux conséquences de sa maladresse et aux pensées même de son amie. La regardant alors d'un oeil discret, il l'observa, en silence, se relever et se recroqueviller sur elle-même. A cette instant, Takeo sentit comme une muraille se construire entre eux, lui arrachant alors une mine triste.

Un bref silence s'installa alors entre les deux pensionnaires. S'il ne dura réellement qu'une minute, et encore, Takeo eu l'impression qu'il s'éternisa au possible. Heureusement pour lui, la douce voix de Miyoshi vint le briser. Elle dit alors son prénom, suivit d'un "je" rempli de mystère. Ecoutant avec attention, le jeune homme avait osé rapprocher son regard de la demoiselle, sans pourtant le déposer sur elle, la gêne était encore bien trop présente. La phrase commencée par Miyoshi resta alors en suspens, laissant planer de lourds doutes au-dessus du jeune homme qui semblait être au centre de cette remarque. De nature curieuse, forcément, notre cher Takeo ne pouvait s'empêcher de remuer ciel et terre pour comprendre, anticiper voir même deviner ce qu'elle voulait dire. Malheureusement, il fallait se rendre à l'évidence, il ne l'a connaissait pas. Il ne savait pas assez de chose d'elle. Le mystère était alors complet et même si Takeo avait pour habitude de creuser les sujets dont il ignorait les réponses, il se ravisa sur la coup, entreposant ses pensées dans une boite de pandore.

Ramener à la réalité par la vision de Miyoshi lui tendant le journal, Takeo secoua à son tour légèrement la tête avant de baisser les yeux sur le petit bouquin tendu par la demoiselle l'invitant à poursuivre la lecture. Takeo leva alors ensuite le regard, cherchant celui de la belle mais ne parvint pas à le croiser. Il ne remarqua alors que ces joues légèrement rosées, probablement par la gêne, tout comme lui. D'une main tremblante, cette fois-ci non pas par faiblesse mais pas timidité, il pris le journal du bout du doigt, esquivant au possible tout contact involontaire avec la main de la belle. Puis dans un murmure ressemblant à celui emprunter par la demoiselle, répondit, ajoutant une touche de timidité non-dissimulée...

- Euh... Je... Oui oui, bien sûr.

Il entreprit alors ensuite d'ouvrir le journal. Ses mains faisaient des gestes aléatoires, incontrôlables et il dû se reprendre à plusieurs fois pour parvenir à tourner calmement les pages du livre. Il souffla alors doucement, revenant vers la page qu'il avait commencer et resta un bref instant silencieux. Aidé par son doigt qui suivait chaque début de page, le jeune homme retrouva rapidement la page correspondant au lundi de cette semaine. Chose faite, il avala sa salive, soufflant une nouvelle et se permettant même d'ajouter à cela un petit toussotement. Il releva encore brièvement le regard vers Miyoshi, sans croiser le sien, et nota une nouvelle cette distance cherchée qui avait remplacer la proximité anciennement partagée. Mais qu'importe, s'ils en étaient désormais à être comme ça, c'était simplement sa faute au fond...

- Donc euh... "Lundi ... Cher journal, aujourd'hui je..." Il s'arrêta de façon nette, baissant le livre et relevant le visage vers Miyoshi. Tu m'en veux ? Je suis désolé...

Quoi qu'il fasse, son esprit était pour le moment obnubilé par ce silence dont Miyoshi avait fait preuve. Par cette phrase commencée et pas encore terminée, par ce petit baiser pourtant si innocent et pourtant si préoccupant. Le jeune homme se reprit néanmoins bien rapidement, ne laissant alors même pas la demoiselle répondre, se rendant compte de sa bêtise, de cette remarque superflu dont il aurait pu se passé. Il souffla alors une nouvelle fois et se corrigea bien rapidement, d'une voix assez furieuse... non-pas vers Miyoshi, mais envers lui-même.

- Hmm... laisse tomber, je suis idiot c'est tout.... Secouant brièvement la tête, il entreprit alors de lire la page d'abord dans sa tête avant d'écarquillé légèrement les yeux et de laisser s'échapper un rire nerveux de sa bouche... "Aujourd'hui, je suis en panique. Un élève médium vient de me rapporter que deux élèves en auront après toi durant cette semaine. Je dois te mettre à l'abri et vite."

Le rire nerveux n'était pas uniquement induit par l'originalité de ce qu'il venait de lire. Takeo voulait détendre l'atmosphère. Arrêtant la lecture pour le moment, il releva une nouvelle fois son regard vers Miyoshi, se sentant se mordre doucement lui-même la lèvre... Une nouvelle question venait d'apparaître au fond de son esprit... Pourquoi ce bref baiser le troublait autant ? N'avait-il pas... simplement apprécier ça ?
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Miyoshi Kimura
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MessageSujet: Re: « Psst. Ça te dit de relever un petit défi ? » ; Takeo Dokku.    Dim 28 Oct - 20:43



Est-ce que tout ça allait changer quelque chose à leur journée ? A leur relation ? C’était quasiment certain… Tout simplement parce que la décolorée se trouvait toute chamboulée à la suite des évènements, et parce que Takeo non plus, n’avait pas eu l’air d’en sortir indemne…

D’elle-même, et à la suite du baiser, elle avait décidé de s’écarter un peu. Comme pour imposer une barrière forcée entre les deux pensionnaires… C’était sans doute débile, oui. Il ne l’avait pas voulu. Enfin, il ne l’avait pas fait exprès… Et… Miyoshi ne devait pas se montrer si froide avec lui… Elle ne lui en voulait pas, d’ailleurs… C’était un geste maladroit, juste ça… Et pourtant. Les conséquences avaient eu l’air terribles. De chaque côté… Recroquevillée, elle n’avait pas tenu longtemps… Il fallait absolument qu’elle revienne vers lui, qu’elle tente d’arranger les choses… Si cela était bien sur possible…

Revenant alors rapidement face à lui, elle ne put soutenir son regard bien longtemps… C’était un peu difficile, et elle ne savait vraiment pas quoi lui dire… Ce n’était d’ailleurs pas pour rien que sa phrase s’était coupée immédiatement après le premier mot… Car aucun autre ne lui venait. Strictement aucun. Et à la suite de ça, elle avait baissé les yeux, et s’était tu. Il allait peut-être lui en vouloir, sans doute même… Ce pourquoi elle avait préféré garder ses pupilles dorées plantées vers le sol, pour le moment… Sa main gauche sur sa cuisse était peu à peu venue former un petit poing. Ce n’était plus de la timidité qui la tenait. Mais de la colère. Miyoshi se détestait quand elle agissait ainsi. Elle qui était toujours forte, et inébranlable. Un rien, un minuscule rien, venait de réussir à faire tomber ses protections… Mais, peut-être parce que finalement, ce n’était pas tant un rien que ça…

Tenant toujours le journal de la main droite, elle attendait qu’il se décide à le reprendre. S'ils changeaient un peu de sujet, la tension arriverait à redescendre, et, tout redeviendrait normal… Du moins, c’était ce qu’elle avait espéré… Et finalement, ce n’était pas possible… Takeo avait fait exprès de reprendre le journal rapidement, en évitant de la toucher. Probablement pour ne pas continuer à occasionner une certaine gêne, qu’il avait créée… Par mégarde… La demoiselle, elle, n’avait pas bougé d’un poil… Seule sa main droite était venue se reposer sur sa cuisse, pour former à son tour un poing… Elle devait se ressaisir. Pour elle, pour lui. Pour eux. Et pour cette soirée.

Mais, la vitesse à laquelle les pages se tournaient prouvait bien qu’il n’était pas à l’aise non plus… Et, l’un d’eux devait faire quelque chose… Doucement, la décolorée avait alors relevé un peu la tête, bien que sa frange cachait son regard électrique. Il ne fallait pas en demander trop, tout de suite… Elle fixait donc le petit carnet, sans distinguer le contenu. Qui était devenu un peu trop flou pour son regard à présent embué… Elle ne pleurait pas, non. Mais… Elle se sentait mal, vraiment mal…

Le son de la voix du pensionnaire la fit esquisser un faible sourire, ça lui faisait du bien, en vérité… Même pour entendre des phrases futiles, sur les agissements d’un Directeur dont elle ne se préoccupait pas, au fond… Et… La seconde phrase eut le don de lui bloquer la respiration quelques courtes secondes… Qui avaient paru durer des heures… Non, bien sûr que non… La belle ne pouvait pas lui en vouloir, il n’avait rien fait de mal… Elle n’arrêtait pas de se le répéter intérieurement, sans trouver le moment pour le lui dire de vive voix. Et bien que sa bouche ait décidé de s’entrouvrir légèrement pour prendre enfin la parole, il la lui coupa avant même qu’elle ne la prenne… Pour s’auto-insulter… Cette fois-ci, c’était trop…

Resserrant une dernière fois ses poings, Miyoshi se décida à relever la tête. Après la lecture du passage. Ses pupilles dorées étaient revenues fixer sans gènes, celles du jeune homme. Ses lèvres toujours légèrement ouvertes cherchaient quelque chose à dire. Ou même… A faire. L’idée de revenir déposer ses lèvres sur les siennes lui avait traversé l’esprit, évidemment. Mais, vu comme la situation avait dégénéré… C’était sans doute une mauvaise idée.

« Non, je ne t’en veux pas… »

Avait-elle murmuré faiblement, en rebaissant la tête. C’était étrange, peut-être… Mais là, elle avait envie de se blottir dans ses bras, et de laisser le silence les entourer le temps de quelques minutes… Un baiser ne pouvait pas tout gâcher, pas comme ça… Alors, en lui jetant un court regard, Miyoshi lui avait tourné le dos… Avant de se laisser un peu tomber sur lui, pour s’appuyer… Un câlin, une étreinte… Un geste tendre… Rien que ça, pourrait lui suffire à retrouver une certaine force. Sans lui demander, ni lui laisser le temps de faire quoi que ce soit, la décolorée avait attrapé les bras de Takeo pour les entourer autour d’elle, faisant négligemment tomber le journal au sol, avant de fermer les yeux en collant sa tête à son épaule…

« Je… »

Mais encore ? Comment pouvait-elle être franche pour dire une telle chose ? Dire qu’elle était – poétiquement – pucelle des baisers. C’était stupide. Son image dévergondée ne laissait pas sous-entendre tout ça… Mais peu importe, elle avait décidé d’être franche… Et au diable les idées qu’il pourrait se faire ensuite…

« C’était mon… Premier baiser… »

Et sur ce murmure, elle referma ses lèvres. Laissant le silence se faire pesant. Involontairement même, elle se colla un peu plus à lui… Comme pour chercher un échappatoire qu’elle ne trouvait sans doute jamais…


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MessageSujet: Re: « Psst. Ça te dit de relever un petit défi ? » ; Takeo Dokku.    Lun 29 Oct - 21:32

Ce qui se tramait dans cette chambre n'était pas au programme. Non, même pas du tout en fait. Il faut dire qu'après l'approche que les deux jeunes étudiants avaient eu ce matin, qui aurait pu penser que cela finirait ainsi ? C'est vrai non ? On commence par une approche assez brusque, une mission des plus étranges... et on finit par un petit bisou ? Certes accidentel mais quand même. On peut aisément dire que les deux jeunes avaient eu leur dose de sensations pour la journée.

Toutefois, quelques choses persistait. Oui, une chose étrange, une chose qui avait finalement tout changer entre les deux jeunes qui, sans cette folle aventure, ne se serait sûrement jamais adresser la parole. Oui, ce bisou était accidentel, mais les conséquences ? A moult reprises, Takeo avait essayé de faire fit de ce bref moment mais rien n'y faisait. Cet "incident" avait instauré une gêne entre les deux jeunes. Chose normal me direz-vous, mais cela était dérangeant et Takeo ne comprenait pas pourquoi. Pour changer de sujet, et certainement aussi relâcher la tension qui régnait, Miyoshi avait invité le jeune homme à poursuivre la lecture du journal, chose qu'il fit. Mais l'attention n'y était pas, même pas du tout à vrai dire. Il n'y avait rien à faire, l'esprit du jeune homme était désormais obnubiler par une chose : ce bisou. C'était stupide oui, pourquoi y penser autant ? Il ne voulait rien dire, c'était un accident... alors pourquoi ? Peut-être simplement car... d'une certaine manière il voulait que cela se reproduise ?

Miyoshi reprit alors la parole, elle ne sembla pas non-plus montrer un grand intérêt à la lecture du journal et répondit à la remarque du jeune homme au sujet d'éventuels reproches qu'elle pouvait avoir. Elle répondit alors ne pas en vouloir, ce qui fit bien plaisir au jeune homme. Il faut dire que la jeune fille avait mis une légère distance entre lui et elle cela ne faisait finalement qu'inquiété le jeune homme qui en voulait de plus en plus de sa maladresse. Ce qui suivit fut alors étonnant, mais pas déplaisant, loin de là même. Tout commença alors par un regard, un simple regard, quoiqu'un peu timide sur le coup, mais qui réconforta le jeune homme qui sentit une vague de chaleur en lui. Ses joues durent virer au rouge instantanément et cela ne dû pas s’atténuer lorsqu'elle lui prit les bras, enlacer son corps avec délicatesse. Puis, cela devint alors un câlin lorsqu'elle posa son corps contre le sien, collant sa tête sur son épaule, dos à lui. Un petit "Je..." sortit de sa bouche. Encore une phrase emplie de mystères, encore une remarque sans suite... Que pouvait-elle avoir en tête ? Sa, Takeo se le demandait... Mais qu'importe. L'étreinte se conclu alors sur une dernière remarque, une voix faible, quasi inaudible... mais quelques choses que le jeune homme compris... "Mon premier baiser". Sur le coup, Takeo releva le visage, les yeux légèrement surpris et la gêne se lisant aisément sur son visage.

Du coup, Takeo s'en voulait un peu plus. A vrai dire, si on y réfléchissait un peu mieux, il avait volé, d'une certaine façon, ce premier baiser. Un petit silence s'installa alors dans la chambre. Un silence assez lourd qui semblait peser bien fortement sur les épaules du jeune homme qui n'assumait qu'à moitié sa maladresse, son acte. Si cela aurait pu s'arrêter là, il y a aussi une autre chose qu'il ne pouvait décemment pas assumer, quelques choses d'autrement plus grave, et surtout gênant. Il sentait son corps battre fortement, la jeune fille posée sur lui devait elle aussi sentir les battements rythmés du jeune homme. Son corps était chaud, ses pensées brouillées en un point, elle. Sans réellement comprendre pourquoi, comment, de quelle façon... Takeo avait envie. Une envie simple, gourmande certes, interdite même... mais une envie. Celle de reproduire cette sensation. Quoi ? Pourquoi ? Cela avait-il vraiment une importance ? C'était peut-être gamin, peut-être même totalement mais qu'importe...

Sans briser le silence, le jeune homme ouvrit alors ses mains, guidant ses bras le long du corps voluptueux de la demoiselle pour aller chercher ces mains à elle... Puis, sans pour autant reprendre la parole, glissa doucement ses doigts entre ceux de la jeune fille, les enlaçant alors avant de les refermer sur ses mains, créant ainsi des liens semblant être indissociable. Le geste avait été fait de manière prudente, gêné, avec des mains légèrement tremblantes. Le jeune homme avait quand même peur de la réaction de la demoiselle... mais pousser par cette discrète envie, il avait eu la force de se rapprocher à son tour d'elle, comme elle l'avais fais juste avant. Puis, vint alors un son... presque inaudible. Il sortit de la bouge du jeune homme.. Une petite phrase, soupirer avec timidité... s'échappant alors avec peine de ses lèvres...

- Si... Si tu m'en veux pas... Je...

Tout en douceur, il tourna doucement le corps de la demoiselle, la mettant alors de côté comparer à lui et déposa alors son regard dans le sien. C'était dur de la regarder ainsi mais il trouva le courage de ne pas quitter son regard d'or... Puis, d'un geste lent, s'approcha d'elle, assez près pour sentir son souffle chaud glisser sur son visage, assez près pour effleurer son nez à l'aide du sien... Assez près pour lui murmurer ces derniers mots...

- Je... peux recommencer... ?
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Miyoshi Kimura
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MessageSujet: Re: « Psst. Ça te dit de relever un petit défi ? » ; Takeo Dokku.    Mar 30 Oct - 14:08



Et si… Et si finalement, ça devait se passer ainsi ? Et si cet accident n’en était – au fond – pas un… Assise contre lui, la demoiselle laissait ses pensées s’entrechoquer au milieu de son esprit. Pesant alors le pour et le contre de la situation.

Ils avaient ensemble achevé une quête, en passant par différentes étapes, plus ou moins faciles. Ils avaient donc trouvé le journal, et l’avaient ramené en lieu sûr. Là encore, par un moyen très douloureux… Jusque-là, il n’y avait rien eu d’anormal, tout se déroulait plutôt bien même. Et puis… Et puis il y avait eu ce geste maladroit de la part du jeune homme. Ce baiser accidentel. Ce mouvement rapide, et brusque… Qui avait totalement chamboulé l’histoire… Car oui, depuis ça, tout allait de travers.

Ni l’un ni l’autre n’arrivait à trouver les mots, la concentration ne se basait plus sur ce trésor qu’ils avaient réussi à trouver. Mais sur eux deux, et seulement eux. La jeune femme elle, pensait aussi à une autre personne… Une personne vers qui elle souhaitait se diriger, une personne pour qui elle ressentait de très forts sentiments… Et en même temps, une personne qu’elle ne voyait plus depuis trop longtemps… Bien évidemment, il restait nuit et jour ancré dans son esprit. Et, elle aurait pu donner n’importe quoi pour le recroiser, seulement cinq petites minutes.

Mais là… Miyoshi se trouvait dans les bras de Takeo. Qui l’avait embrassé furtivement. Comment pouvait-elle alors ne pas culpabiliser, par rapport à cet homme qui hantait ses rêves… Le moyen viendrait sans doute un peu après. Pour le moment, elle devait se concentrer sur celui qui l’enlaçait, suite à sa propre initiative à elle. Sans dire un mot de plus, elle se concentrait sur ses mouvements, cherchait à savoir où il pouvait bien regarder, à quoi il pouvait bien penser… Tout simplement parce qu’elle lui avait fait une confidence plus qu’étonnante. Et, la décolorée avait senti une faible réaction, lorsque la tête de Takeo bougea… Elle ne put qu’esquisser un faible sourire, se sentant totalement stupide, et démunie de toute arme. Faible. Juste faible.

Le silence suite à sa phrase avait paru durer des heures, des jours. Il n’avait sans doute rien à répondre à ça, en même temps… Il avait pris involontairement un morceau pur que la jeune femme possédait. Et peut-être même qu’il s’en voulait. Certaines révélations pouvaient être bizarres, et amener par la suite à se remettre en question… Et pourtant… Le visage baissé de la demoiselle s’était lentement relevé, au rythme des battements de cœur du pensionnaire. Ses yeux s’étaient entrouverts, et son regard fixait le mur d’en face… Une pointe de nostalgie mêlée à de la tristesse… Concrètement, elle faisait du mal à Takeo, en agissant ainsi… Cependant, elle ne pouvait pas s’empêcher de rechercher une certaine proximité. Qui était pour le moment trop ambiguë pour calmer le jeu dangereux auquel ils s’étaient tous deux adonnés…

Et le jeu ne s’arrêta pas là. Le jeune homme avait lentement fait glisser ses mains, pour venir entremêler ses doigts à ceux de la demoiselle… Sans briser une seule fois le silence, elle avait observé, sans bouger, sans même rendre le moindre geste. Jusqu’à… Ce qu’elle referme à son tour ses doigts, pour serrer ses mains… Peu à peu, elle rebaissa la tête, complètement déboussolée par la situation… Ils n’étaient pas en couple. Ils n’étaient pas… Non. Il fallait que ça s’arrête une bonne fois pour toute. Seulement… Il copiait ses phrases, et commençait à parler de manière saccadée. Coupait des mots, s’arrêtait de parler… Ca ne pouvait donc pas s’arrêter maintenant…

Et encore moins lorsqu’elle sentit son corps pivoter légèrement. Son visage se releva, jusqu’à ce qu’elle daigne planter son regard électrique dans celui noisette du jeune homme. Ses pupilles ne changeaient toujours pas d’émotion. Une note de dureté, une de tristesse, et une de confusion, qui ne cessait de s’accentuer… Même si elle le voyait s’avancer vers elle, il lui était impossible de reculer. Impossible de ne pas sourire timidement en le voyant frotter son nez contre le sien. Impossible de ne pas comparer cette situation à une image enfantine… Et impossible de refuser sa demande… Ne pas lui faire de mal, c’était ce qu’elle souhaitait… Mais…

Lentement, elle ferma les yeux, jusqu’à retrouver la chaleur de ses lèvres, le temps de brèves secondes… Une sensation douce, et enivrante. C’était donc ça, un baiser… Miyoshi s’était contentée d’un simple geste, avant de reculer, sans quitter son regard… Elle devait lui expliquer que ce n’était pas possible…

« Takeo… »

Soufflant rapidement, elle attrapa l’une des mains du jeune homme pour venir la porter à sa poitrine. Son cœur battait faiblement, et il était très difficile de sentir quelque chose. Comme toujours… Ainsi, elle souhaitait lui faire comprendre que… Ca ne pouvait pas marcher… Que son cœur appartenait à quelqu’un d’autre… Néanmoins, elle avait décidé de tourner ça d’une manière différente…

« Ecoute… Je… Tu ressembles à mon frère… Aussi gentil, aussi doux… Et... On ne doit pas… »

Maudit langage. Rien ne sortait comme il fallait. Et c’était agaçant. Le fixant une dernière fois, elle laissa par la suite sa tête se loger au creux de sa nuque, sans pour autant quitter sa position, et ses mains… Miyoshi ne voulait pas qu’il lui en veuille, ou même qu’il soit blessé… Mais, c’était sans doute trop tard…


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MessageSujet: Re: « Psst. Ça te dit de relever un petit défi ? » ; Takeo Dokku.    Lun 5 Nov - 22:31

La gourmandise ? L'envie ? La curiosité ? Étais-ce finalement tout cet amalgame d'émotions qui avait conduit Takeo a agir de la sorte ? Oui clairement. Il a avait peut-être agit comme un enfant à qui on avait donner une sucrerie... et qui en voulait une deuxième, mais qu'importe. Il l'avait fais oui, il lui avait demandé. Demander quoi ? Simplement de recommencer. Ne serais-ce qu'une fois et au diable les bonnes manières...

Profitant alors un moment un peu plus intime, Takeo s'était donc rapproché d'elle, sans la forcer, c'était calme, doux, tendre. Il chercha alors son regard qu'il finit alors pas croiser pour ne plus lâcher. Il n'y avait plus de gêne entre eux désormais. Cette simple journée avait lié les deux étudiants de façon étonnante. C'était donc regard dans regard qu'il brisa le silence de la pièce pour faire exposer son désir. La suite fut alors rapide et brève, mais Takeo n'en demandait pas plus, non, pas du tout. La jeune fille brisa alors le lien qui unissait leur regard, approchant son visage de celui du jeune homme pour franchir les quelques centimètres qui séparaient leurs lèvres. Puis, elle se retira. Ce fut électrisant, encore une fois. Mais pourquoi ? Étais-ce l'interdit de la situation qui faisait cela ? Oui, peut-être bien...

Rapidement, elle lui prit alors une main pour l'amener contre sa poitrine, arrachant sur le coup quelques rougeurs sur le visage du jeune homme et pris la parole. Le ton était calme, presque désolé, tendre... presque envoutant. Elle lui expliqua alors son ressentit et Takeo ne la lâcha alors pas du regard, écoutant avec attention cette ultime déclaration. Un grand frère ? Oui, c'était peut-être ça finalement. Peut-être que tout cela n'était que l'illusion d'une fraternité que cette aventure avait créée ? Et cette instant était si cher de part son interdit, oui. Ils ne devaient pas. Il le savait. Takeo aurait pu mal prendre ces derniers propos, mais ce ne fut pas le cas. Le jeune homme n'en voulait pas réellement plus... Il ne voulait pas forcer Miyoshi, à rien... Il sentait juste au fond de lui un sentiment encore inconnu à son égard. Un ressentit étrange... La regarder lui faisait du bien... Il savait en la regardant que peu importe la situation, elle serait là pour l'aider, là pour le soutenir. Ce qu'ils avaient vécus en était finalement que la preuve, et c'est certainement toute cette aventure qui avait fait naître ce sentiment de complicité entre les deux étudiants...

Il la laissa alors se poser contre lui, en silence, l’enlaçant alors doucement de ses bras pour la tenir contre lui, comme un grand frère le ferait. C'était finalement cet image que le jeune "couple" reflétait. Il posa alors ensuite sa tête sur la sienne, doucement, humant une nouvelle fois l'odeur de son parfum envoûtant et ferma les yeux un bref instant, ne pensant à plus rien... Puis, il réouvrit les yeux pour les poser sur le sol et finalement les laisser s'échapper pour finir sur le journal posé un peu plus loin. Il le regarda alors un bref instant avant d'esquisser un petit sourire sur ses lèvres... Peu importe ce que ce livre cachait au final, ce qu'il avait fait naître entre les deux jeunes n'avaient aucun prix... Takeo releva alors doucement son visage, posant son regard sur Miyoshi qui semblait être reposée contre lui et esquissa un dernier avant de déposer un petit baiser sur le haut de sa chevelure... brisant pour la dernière fois le silence de la pièce...

- Merci pour tout...

... pour finalement fermer les yeux... Cette aventure, tout comme cette journée prenait alors fin... laissant alors un nouveau chapitre s'ouvrir entre Miyoshi et Takeo. Car une chose était sûre, cette histoire était loin d'être finie.
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MessageSujet: Re: « Psst. Ça te dit de relever un petit défi ? » ; Takeo Dokku.    

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« Psst. Ça te dit de relever un petit défi ? » ; Takeo Dokku.

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