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 Comme une bouffée d'air frais !

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Pikachii
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MessageSujet: Comme une bouffée d'air frais !   Mer 22 Aoû - 23:14

    Can u stop it now ?
    ChiakiChiakiChiakiThis time, I'm going to be someone, not something. ☂ PV - Bakuku'
    La journée n'était pas fameuse. Le soleil était étouffant, les nuages trop absents, et pour couronner cette mascarade le temps était oppressant. Bein voyons, et comme Pierrot? Une pauvre gamine assise dans les escaliers. Oh, quand je dis gamine, je parle d'une grande gamine. Elle n'avait pas un look d'enfant, mais pas non plus d'adulte. Le maquillage n'était pas sa tasse de thé, elle préféré de loin enfiler ses lunettes pour être comme elle était. Oh et puis, elle n'était pas très ❝ présente ❞ là où elle était. Elle occupé à peine plus d'espace que trois pommes alignées sur une marche. Recroquevillé sur elle même, on aurait pu la croire au bord de la dépression. Hm, elle avait beau être un peu fêlée par moment, elle n'en était pas encore jusqu'à ça. Derrière cette tignasse de cheveux qui cachait ce visage d'enfant, elle écrivait dans un bouquin. Un drôle de bouquin; on aurait plutôt dit un bloc note facile à mettre dans son sac. Cette frimousse à peine vue entre deux mèches était souriante; pourquoi? Qui savait. Elle gribouillait. C'était un mélange de dessin et d'écriture, m'enfin; chacun fait sa vie.

    Elle se fit bousculer. Un passant comme un autre, un homme ou une femme, elle n'avait pas regarder sous les jupons. Elle se leva pour ramasser ses biens pendu en bas de l'escaliers. Les pauvres, pris au dépourvue comme si on leurs coupait la tête. Elle chassa d'un hochement négatif ses esprits noirs. Elle fit un pas, une marche. Un second pas, une seconde marche. Ainsi, un à un, comme si elle prenait le temps de les comptés par importance, pour mémoriser un record ou faire un sondage. Enfaîte elle était juste un peu timbrée. Ouah, au total? 4 marches. Quel record pitoyable au final. Elle descendit une cinquième marche. Pour le plaisir? Hm, juste pour ne pas tomber en avant comme une loque lorsque quelqu'un la bousculera peut être pas inadvertance. Sait on jamais, l'Homme est capable de tout. Elle soupira, un petit souffle d'entre ses lèvres; et se pencha en avant après s'être tournée sur cette dernière marche descendue, et y ramassa là son carnet, son bloc note ou son bouquin, bref du papier. Et son stylo, assortit au motif fantasy de la couverture de ce dernier. Mais aussi son téléphone, et quelques babioles qui, on se demanderait bien pourquoi, étaient dans ce sac. Fourre tout, qui plus est.

    Elle se redressa. Elle prit le temps de regarder la place où elle avait été, il n'y avait personne; tant mieux. Puis elle regarda ses affaires, remonter ces 5 marches pour se poser et les ranger.. Ca va qu'elle n'était pas une flemmarde. Elle remonta ses marches, cette fois si avec plus de cadence. La peur qu'on lui pique sa place? Elle en avait marre de se trimbalée ainsi? Elle voulait juste s'asseoir et continuer ses idioties, ma fois occupantes. La journée était déjà si longue alors qu'elle avait à peine commencée.. Avant de sortir de son placard, elle se sentait bien à l'aise la cocotte. Le monde extérieur est une chose bien complexe et indiscipliné pour la demoiselle, mais pas pour autant qu'elle allait y mettre son grain de sel. Non, elle était le genre de femme simplette, peut être trop même. Le genre de personne qui se tait et qui subi, qui assume, qui dit rien. Le genre de personnage peut attachant, aussi. Car après tout elle n'était pas drôle, un peu molasse sur les bords et puis, sacrément dérangée quand elle s'y met.

    Elle leva sa tête pour admirer le plafond. Pourquoi n'avait elle pas encore bouger? Elle se mit à grimper les marches, sans grande aise mais sans gros problème. Puis elle s'était assise, pouf. Elle releva sa tête, encore bousculée. Oh elle ne prenait pas beaucoup de place, mais les autres ne la remarqué pas. Du moins pas avant de lui donner un coup dans le dos, et de manquait la casse gueule presque inévitable à force. Elle avait prit cette habitude, à la limite du masochisme. Cependant un dernier coups la gêna, franchement. Elle se leva d'un bond, laissa tomber ses affaires, et se mit une marche au dessus lorsqu'elle se retourna. Cette fois si elle avait regarder, elle avait vu. C'était un homme, étrange pour elle, mais qu'importe; là n'était pas la question.

    J'en ai ras le bol d'être bousculée à longueur de temps, si tu es pressé passe par la fenêtre, bon sang! ❞ Ses mots n'avait pas eut de grand effet. Elle était aussi le genre de personne à ne pas être convaincante. Pauvre d'elle. Non, sérieusement. Sa tête, une petite tête d'enfant, adorable à première vue. Et sa voix, toute douce et petite, presque inaudible. Elle était vraiment à prendre au second degré. Elle fronça ses sourcils - dans l'espérance d'être un peu plus convaincante, un peu plus sévère. - mais il n'y avait rien à faire. Cette tête combinée à cette voix, elle était bien la dernière à pouvoir se faire entendre. Mais ça n'était pas au premier plan. Elle attendait une réaction, là, tout de suite. A vrai dire elle rêver déjà d'excuses prononcé à pleine voix. Cet individus l'ayant toucher une fois de trop, c'était toi, le personnage étrange se trouvant être un homme à première vu.


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Bakura Kamimura
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MessageSujet: Re: Comme une bouffée d'air frais !   Jeu 23 Aoû - 9:32

« Journée de merde. »

Il n’avait fallu qu’une heure pour que Bakura en arrive à ce constat. Une heure passée à crever littéralement de chaud, à cause de ce foutu climat lourd qui pesait sur Aomori. Evidemment, avec ses origines égyptiennes le décoloré était un habitué de la chaleur. Mais celle qui régnait en Egypte n’avait pas ce côté lourd et écrasant qu’avait celle du Japon en ce moment. A n’en pas douter, un orage allait bientôt éclater, d’où cette atmosphère étouffante… Il n’empêchait néanmoins que cela restait purement et simplement exaspérant au possible.

Impossible de trouver de l’air. Nulle trace de la moindre petite brise revigorante. Ouvrir en partie sa chemise comme il l'avait fait ne servait absolument à rien. Tout n’était que chape de plomb et de feu. Largement suffisant pour foutre hors de lui l’égypto-nippon, qui était déjà naturellement facile à énerver. D’autant que le seul cours qu’il avait eu ce matin s’était avéré d’une inutilité flagrante. Il n’avait rien appris de plus que ce qu’il savait déjà, et stagner n’était vraiment ce qu’il pouvait apprécier le plus. D’ailleurs, à force d’être constamment énervé, il s’était rendu compte que son pouvoir, si mal maîtrisé encore pour l’heure, sortait par intermittence, dès qu’il avait tendance à élever la voix. Et si le fait que le contrôle de son don lui échappait encore par moment contribuait à renforcer son agacement constant, il devait admettre au fond de lui que ça lui avait bien servi.

En effet, durant le cours, deux de ses camarades avaient passé la majeure partie de leur temps à piailler dans le coin, chuchotant constamment, et à un volume plus ou moins fort selon le moment de leur conversation… Inutile de dire qu’au fil des minutes qui s’écoulaient, la jauge de colère du métisse s’était remplie, jusqu’à finalement déborder lorsqu’il lâcha un sonore
« VOS GUEULES ! » en plein cours… Son aura avait fait écho à sa voix, et avait imposé immédiatement le silence aux deux protagonistes, comme à tous ceux qui l'entouraient d'ailleurs. Comme il était utile d’avoir le pouvoir du Charisme, décidément…

Mais une fois sorti de la classe, il lui fallait tout de même se concentrer pour ne pas laisser ce pouvoir s’échapper un peu trop. L’expression de son visage était, à ses yeux, déjà suffisamment éloquente pour qu’on ne vienne pas le gonfler, il n’avait pas besoin que son don interfère là-dedans. Son regard écarlate était d’ailleurs bon en général pour dissuader les gens de toute intervention déplacée à son égard…

Cependant, il arrivait que ses pupilles rubicondes disparaissent derrière ses paupières closes, même en pleine marche. Parvenir à réfréner son don lorsqu’il était en colère lui demandait plus d’efforts et de concentration qu’à l’accoutumée, lui qui n’en était qu’aux balbutiements de son contrôle. Enfin, il avait progressé d’une manière assez évidente depuis son entrée au Pensionnat, puisqu’avant ça il n’arrivait absolument pas à sentir son don s’échapper de son corps. Mais ce n’était pas encore suffisant pour lui permettre d’éviter ce qu’il s’était produit plus tôt dans la matinée. Il ne devait pas se laisser constamment envahir par son aura, aussi se devait-il de la contenir au mieux…

Mais à force de marcher ainsi, son esprit trop occupé par son don pour se concentrer sur les présences autour de lui – chose qu’il pouvait parfaitement faire en temps normal, en bon expert en sabre qu’il était – il finit par percuter quelqu’un, ce qui le força à rouvrir les yeux.

Une fille.

Bon, déjà ça aurait pu être pire. Si ça avait été un mec, il y aurait sans doute eu bagarre sur le champ, puisqu’à tous les coups l’autre aurait joué les caïds et lui aurait fait une réflexion désobligeante. Avec les filles, c’était plus rare, généralement un simple « Pardon » marmonné suffisait à obtenir la paix.

Sauf que dans le cas présent, il se trompait.

Sa camarade, apparemment sujette à des bousculades permanentes, s’était tout de suite emportée et lui avait même suggéré de passer par la fenêtre pour aller plus vite… Voilà typiquement ce qu’il ne fallait pas faire devant un Bakura énervé. Oubliant toute idée de concentration pour maintenir son aura en lui, il laissa sa colère prendre le dessus et asséna d’un ton sec, son regard rubicond planté dans les pupilles de son interlocutrice.


« On te bousculerait sans doute moins si t’étais pas en plein milieu du chemin, abrutie. Viens pas me faire chier alors que c’est de ta faute. »

De la mauvaise foi ? Sans doute. On pourrait plus justement dire que les torts étaient partagés dans le cas présent. Mais demander au pensionnaire de faire preuve d’objectivité dans un tel instant était tout sauf réalisable. Il était profondément agacé, et ça transpirait par le moindre pore de sa peau. Et encore une fois, sans qu’il ne s’en aperçoive vraiment sur le moment, son don sortait par courtes fractions de secondes, comme des pulsations, qui devaient interférer avec la même fréquence sur l’esprit de la jeune femme qui avait eu le malheur de se trouver sur sa route. Cela devait sans doute la perturber dans ses pensées…

Ici, bien sûr, le pouvoir de Bakura n’agissait pas pour charmer son interlocutrice, comme c’était le cas lorsqu’il draguait ouvertement quelqu’un – la majeure partie du temps donc. En cet instant, il faisait plutôt écho à la volonté du jeune homme de la voir s’excuser et ne surtout pas lui répondre. Un peu comme tout à l’heure lors de son cours, mais en nettement moins puissant, son aura étant plus disparate, bien que cela n’était bien évidemment pas visible à l’œil nu. Ce qui laissait clairement à la jeune femme la possibilité de lui répondre malgré tout… La suite des évènements allait donc dépendre de sa volonté…




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MessageSujet: ❝ présente ❞   Jeu 23 Aoû - 12:06

    When I was here, I was alone. Isn't it now. ☂ PV - Bakuku'
    Bordel, mais quelle chance. Au sens figuré, bien entendu. Rien que la journée était à claquer. Rainbow Dash, bouges toi ! Pf. C'était vraiment étouffant, pas vraiment chaud, mais si lourd. Comme des poids sur les épaules. Un orage, fallait bien qu'il éclate un moment où un autre. Ah, mais quand, ça c'est la question.. Et puis où. Sur le lycée en lui même ou ailleurs? Dans tout les cas les éclairs seront tout aussi présents. Rien que d'y penser, elle en avait déjà marre. Et puis pour pas faire exprès, elle s'était posée dans des escaliers, autrement dit : là où quasiment tout le monde passe au moins une fois. C'était à se demandait si elle était futée, ou bien masochiste? Aucun des deux, juste à bout de souffle. Aller se poser dehors aurait était pire, alors bon. La prochaine fois elle se mettrait dans un coin de couloir, là elle aurait sans doute la paix. M'enfin, c'était vide dit. Ses cours lui avait déjà pompée l'air. Trop de monde, trop de bruit, trop étouffant, une vie qu'elle n'avait jamais eut et qu'elle n'adoptera jamais avec grand plaisir. Une classe avec deux ou trois élève, ça serait pas mieux, sérieusement? Elle n'était pas vulgaire et plutôt du genre à se taire, mais le climat d'aujourd'hui changer tout ses principes. Énervée en peu de temps et pas prête à se laisser marcher sur les pieds. Demain, si le temps va de bon train elle sera sans aucun doute totalement différente.

    Une fois. Une seconde. Elle n'avait rien dit à ces premiers coups, elle n'avait pas vraiment était beaucoup secouée. Mais l'envie de se lever et d'en frapper un commencer à atteindre ses échelons. Certes elle était docile et mignonne, mais l'envie ne lui manquait vraiment pas. Elle avait avec elle un inventaire bien personnel. Un stylo, un carnet, et quelque chose de bien à elle. Une petite fleure, dans son petit pot. Oooh c'est meugnon! C'est juste un médicament pour elle. Restée enfermée avec plusieurs idiots, sans intérêt concret, à bavarder, jacasser, commérer, j'en passe et les meilleurs. Tout ces mots, tout ces bruits, ça l'avait gonflé à un point ! Heureusement qu'elle avait cette petite fleure, une petite pousse de marguerite. Elle la gardait près d'elle, comme quelque chose pour canaliser ses mauvais moeurs.

    Je veux rentrer. ❞ pensa t-elle à voix basse. Avant que cet ultime individus ne vint la perturbée. Elle se leva, pressante, aussi trempée dans sa chemise que si elle avait fait un marathon. Par chance sa chemise n'était pas transparente, du moins pas encore. Puis d'un autre côté, c'est pas comme elle avait grand chose à cacher, dur d'être une petite adolescente. Or sa ne la préoccupée pas, non. Là, ce qui la gonflé vraiment c'était l'idiot devant elle, sur une marche de plus, qui lui rajouter une taille alors qu'elle se trouvait toute petite en face. ❝ On te bousculerait sans doute moins si t’étais pas en plein milieu du chemin, abrutie. Viens pas me faire chier alors que c’est de ta faute. ❞ Elle n'y croyait pas. Déjà par la vulgarité, mais aussi par la déception qui l'avait prise. Décidément, c'était pas son jour de chance.

    Elle était troublé à première vue. Elle ne savait pas vraiment quoi dire à ça, répondre par la vulgarité ou par la sagesse. Elle ne jouait pas sur le même terrain, c'était un handicape important... Elle fit la moue, cherchant réellement quoi rétorquer à tout ça. Soudain, elle fut prise d'émotion, de colère. Elle serra ses poings, ses traits fins était moins gracieux, elle avait la tête d'une fille qui en avait marre. Hors, à l'intérieur, elle ne remarqua pas l'élan que ses pouvoirs avaient pris. Dehors, sur une étendu d'herbe, elle avait fait fleurir les fleurs mortes, les feuilles asséchées avaient reprit leurs verts aussi flamboyant que l'herbe. Ca avait du choqué un peu les passants de dehors, voir même les perturbés ou alors bien au contraire, ils n'avaient rien remarquer. C'est après avoir ressentit un profond soulagement inexpliqué qu'elle comprit vite. Elle eut un léger air surprit, mais se sentit tout de suite vidé de haine. Elle eut un rapide frisson, puis elle revint assez rapidement à son interpellation. ❝ Mince. ❞ pensa t-elle. Elle regarda l'homme devant elle, avant de reprendre parole, d'un ton toujours aussi impossible à prendre au sérieux. ❝ Regarde où tu marches, ça serait pas mal non plus? Y'a pas écrit "Ne pas s'asseoir" sur les marches.


Spoiler:
 


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Bakura Kamimura
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MessageSujet: Re: Comme une bouffée d'air frais !   Jeu 23 Aoû - 14:19

La colère. Ce sentiment si noir, si sombre, évité par tant de gens mais qui fonctionnait comme un moteur pour Bakura. C’était ce sentiment qui lui avait donné sa force. Celle qui lui avait permis de maîtriser seul, sans l’aide de qui que ce soit, un art aussi difficile et exigeant que l’était l’art du sabre. Celle qui avait transformé son corps frêle à l’époque en un assemblage de muscles puissants, sans pour autant être disproportionnés. Celle qui l’avait poussé à se surpasser chaque jour un peu plus, pour ne plus jamais avoir à subir les quolibets de ces enfoirés de japonais et leurs préjugés merdiques. Et celle qui, aujourd’hui, donnait à son aura cette intensité pour l’heure un peu trop diffuse pour être efficace, mais qui pouvait à tout moment redevenir écrasante, implacable, comme au cours de la matinée…

Cette colère, elle avait eu tendance à s’effacer quelque peu lorsque, après son coup de sang, le jeune homme s’était mis à un peu mieux observer celle qui lui faisait face. Elle était plus jeune que lui, sans l’ombre d’un doute. Elle devait avoir quoi, quatorze-quinze ans tout au plus ? Jolie, c’était incontestable. Mais qui allait encore un peu évoluer avec l’âge, c’était tout aussi manifeste.
Néanmoins, tout en dressant ce rapide bilan mental, la voix de sa camarade lui revint en tête. Une voix, et il ne le réalisait que maintenant, qui n’avait pas du tout collé à la phrase qu’elle avait pu lui sortir. Etait-ce là le fruit de son imagination altérée par l’agacement, ou alors n’avait-il vraiment entendu que les mots de la jeune femme sans prêter attention au reste, et notamment au fait qu’elle n’était peut-être pas aussi belliqueuse que ce que sa propre réaction laissait entendre ? C’était possible… Lorsqu’il était énervé, il n’y avait pas grand-chose qui pouvait le dissuader de balancer sa haine à la première cible venue. Peut-être avait-il manqué cruellement de discernement… La colère était sa force, oui. Mais comme toute force, elle avait aussi sa faiblesse…

Ainsi, bien qu’il gardait les sourcils froncés, il se fit plus attentif à ce qui se passait sous ses yeux. Il sentait quelque chose émaner d’elle à présent, sans être capable d’en définir la nature. Il n’était pas dupe, il était évident qu’elle avait un pouvoir aussi, comme n’importe qui ici. Mais était-ce comme lui quelque chose qui pouvait le manipuler ?
Sur la défensive, le décoloré jeta un bref regard autour de lui, pour voir si sa vision ou ses pensées semblaient s’être altérées. Une rapide analyse lui montra que non. Il trouvait toujours aussi écrasante la chaleur qui les étouffait. Il ne pensait pas moins stupides les autres pensionnaires qui ne cessaient de passer autour d’eux. Les fleurs qui poussaient à grande vitesse à travers la vitre ne lui paraissaient pas ridiculement magnifique, comme n’importe quel imbécile un peu trop adepte des niaiser…

Des fleurs qui poussaient si vite ?!

L’égypto-japonais figea un moment en constatant ce phénomène. Et tout en reposant son regard sur celle qui lui faisait face, et qui lui répondit une phrase d’une voix encore une fois tout sauf convaincante, il fit le lien.

La colère agissait aussi sur le don qu’elle possédait. Et le sien était de contrôler la nature.

Mais était-elle si en colère que ça ? Peut-être… Mais de toute évidence, ce n’était pas un sentiment auquel elle était habituée. Contrairement à lui, elle ne semblait pas « maîtriser » cette haine. Elle ne l’avait pas adoptée. Et malgré le côté agaçant de sa réponse dont les mots lui parvenaient à peine, il ne put s’empêcher de rire. Un brin moqueur, et ça se vit à son sourire narquois qui suivit ce moment de légèreté. Il n’avait rien à craindre d’elle, après tout. Mieux, il pourrait même apprendre quelque chose. Ce n’était pas un don banal dont elle semblait disposer, après tout…


« C’est tout ce que tu peux faire ? Si tu veux m’impressionner, il faudra y mettre un peu plus de conviction, je préfère te le dire tout de suite. »

Sa voix était quelque peu sarcastique, et bien évidemment sa phrase ne concernait que la piètre tentative de sa camarade de mal lui répondre. Finalement, il aurait tort de ne se laissait guider que par la colère. Il avait là une cible parfaite pour s’amuser un peu…
Ses pupilles rouges sang ancrées dans le regard de son interlocutrice, il descendit une marche pour se rapprocher d’elle, bien que de toute façon il la dépassait d’une bonne tête. Il faisait plus d’un mètre quatre-vingt-cinq après tout… Et comme pour souligner cette différence, il se pencha vers elle, son visage droit devant le sien, et souffla d’une voix doucereuse.


« Il n’y a pas assez de haine dans ta voix. Et puis, faire pousser des fleurs en même temps que tu t’énerves fait beaucoup trop ‘gentillet’… »

Du bout de l’index, il tapota sur son front, avant de se redresser à nouveau avec un air satisfait. Apparemment, il ne semblait pas décidé à partir, et le don de Bakura allait bien l’aider à lui faire suivre cette décision. Maintenant qu’il avait retrouvé son calme, il pouvait de nouveau contrôler plus ou moins son aura charismatique. Et ainsi, faire oublier à la jeune femme toute idée concernant un éventuel éloignement de sa part. De même, ce don allait lui faciliter la tâche pour obtenir des réponses à ses questions, puisqu’il allait interférer de nouveau dans l’esprit de sa cible pour la pousser à agir dans son sens… Du moins, si tout se passait bien. Les utilisateurs de don étaient tout de même, par nature, plus résistants que de simples humains aux charmes des autres détenteurs de pouvoir…

« Ton pouvoir ne marche que sur les plantes, ou tu as d’autres cordes à ton arc ? T’es la première que je croise avec un tel don, ça m’intrigue… »

Sa voix, de velours, ainsi que son regard, semblaient faits pour charmer totalement celle qui lui faisait face. Ce n’était pas forcément conscient, mais lorsqu’il utilisait son pouvoir pour obtenir des informations son corps agissait en conséquence. Tout son être semblait définitivement fait pour le Charisme, chose qui aidait bien son propriétaire, évidemment…




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MessageSujet: Re: Comme une bouffée d'air frais !   Jeu 23 Aoû - 16:57

    It's done. Look how it's sounds different. ☂ PV - Bakuku'
    Long. Au final, tout ça était long. Long, ennuyant et pour finir : fatiguant. Le bruit était à en donner la nausée, passant par d'affreux mot de tête. Hors elle avait cette petite capacité qui lui donner pas mal d'avantage : elle n'entendait pas tant que ça le bruit alarmant qui l'entourée. Le temps lui semblait indéfinis, long, sans fin. Mais d'un naturel calme et patiente elle savait y faire face, son arme était plutôt la perspicacité que l'énervement. C'était là quelque chose de bien sympas, et vraiment pratique dans tout les sens du terme. Mais bon, dieu n'existe pas. Elle n'allait pas tenir indéfiniment sans dire un mot, ce n'était pas elle non plus.

    Elle avait faim, rêvait un peu, voir même fantasmer sur des projets impossibles. Elle n'avait que quatorze ans et son rêve était celui d'une femme mûre, d'un certain côté c'était mignon; mais elle était trop jeune pour songer à ces potentiels rêves futuristes. Elle pensait à tellement de chose alors qu'elle était là, coincée, bousculée de toute part. Ces gribouillis, dans son livre ouvert, poser à côté de son sac sur la marche qu'elle occupée; c'était un petit dessin, un petit enfant, un petit rêve de gamine enfin de compte, dans le fond. Ou peut être avait elle ses raisons de dessiner ça. Dans tout les cas, tu l'avais bien énervée. A tel point qu'elle avait fait abstraction de ses principes et de ses manières de bonne fille bien élevée.

    Elle bafouilla une fois. tu répondis d'un ton plus agressif, largement plus agressif qu'elle. Elle releva la sauce une seconde fois, soutenant qu'importe les évènements, qu'importe tes raisons et qu'importe tes excuses, tu n'avais pas à la bousculer. Les marches n'étaient pas graver avec une règles stricte comme ❝ Interdit de s'asseoir ici. ❞ ou bien ❝ Ne pas stationner là. ❞ et donc, qu'elle avait bien le droit de se poser ici. Tu n'avais pas à dire le contraire si tu ne pouvais le prouver, après tout chacun fait ce qui lui plait dans un certain sens. Et elle n'avait rien à perdre à défendre son avis; pour une fois qu'elle avait décidée de l'ouvrir. Après s'être rapidement convaincu de ne pas être fautive, elle avait entendu un rire. Toi. Pourquoi riais tu? Qu'avec t-elle fait de si stupide ou de si drôle? Elle te fixais, levant son visage à cause de cette maudite différence de taille revenant à chaque fois qu'elle papoter avec quelqu'un, de grès ou pas. Du haut de ses 1mètre 60 elle n'était pas de taille au sens propre comme au figuré, tu étais bien plus grand qu'elle, à vu d'oeil. Hein? De quoi parlais tu, avec cette voix qui la fit grimacer encore un peu plus. De son air ou de son pouvoir? Elle ne rétorqua pas, car elle doutait encore.

    Bien à sa chance elle n'eut pas à répondre, tu te baissa peut après. Elle remarqua tes yeux. Ils étaient rouge, presque aussi vif que le vert des siens. C'était sympas, différent, original. Tu enchaînas sur un ton doux, plutôt charmeur dans un certain sens. Mais, du haut de son innocence elle n'en fit rien, ni attention ni attirance, tu étais juste un nuisible de plus. Comment ça pas assez de haine? Parce que toi, peux être, tu arrives à parler avec un air que tu n'as jamais? C'était tant mieux si elle n'avait aucune haine dans sa voix, après tout elle n'était pas adepte à se concept. Elle n'avait pas décidé de faire pousser la végétation de dehors. Elle n'allait rien souligné, une fois de plus. Enfin, du moins pas avant mûre réflexion. Tu posas ton doigt sur son front, elle ferma les yeux comme un reflex mais les rouvrit bien assez vite alors qu'elle balayait ta main d'un revers. Elle descendit d'une marche. Moins un, elle se baissa un peu en avant pour faire parcourir ce même chemin à son sac et à ses affaires, qu'elle descendit eux aussi d'une marche. Puis elle se redressa, droit comme un piquet. Elle s'était détendu en une fraction de seconde, voir quelque chose d'autre que toi l'avait fait sourire discrètement.

    Encore une fois, tu relança la conversation. Visiblement et vraisemblablement intrigué par son pouvoir. Pourquoi? Il était si passif à son goût. En relevant son visage elle revit le tiens, une étrange sensation la parcourue. Vêtue de pouvoir elle aussi, elle n'était pas si indifférente au karma des autres en réalité. Comment ça, plusieurs corde à son arc? Cette expression était franchement stupide. Un arc n'avait qu'une corde, sinon ce n'était plus un arc ! Elle répondu avec un rire, rien ne semblait la perturbée. ❝ Mon arc n'a qu'une corde. En revanche, il a plusieurs flèches. ❞ et elle se calma doucement. Ta voix était agréable, enivrante, mais elle n'était pas si dupe malgré le fait qu'elle soit docile. Avant d'être une gamine, avant d'être trop bon trop con, elle n'en restée ni plus ni moins une femme. Elle regarda la fenêtre pour y admiré le résultat de sa colère. Vraiment mignon. Elle s'énerve, mais rend un décor un peu plus enjôleur. Sa colère et sa haine provoquer qu'un paysage radieux de beauté enfantine. Drôle d'oxymore. ❝ Et je n'ai pas besoin d'être jugée par quelqu'un en tord. ❞ ajouta t-elle, d'un air froid et plus sérieux. Grande amélioration en si peu de temps; comment? Elle s'était vidée l'esprit en aussi peu de temps. Quelle bon nombre de cartes avec elle encore dans sa poche?[/font]


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MessageSujet: Re: Comme une bouffée d'air frais !   Sam 25 Aoû - 10:07

Oh…

Finalement, il semblerait que la jeune fille frêle qu’il avait sous les yeux soit un peu plus forte que ce qu’elle avait laissé paraître de prime abord. Du moins, c’était ce que ses réponses laissaient transparaître, bien qu’en réalité ça ne prouvait pas tant de chose que ça. Tout au plus cela pouvait signifier qu’elle était assez versatile dans son comportement. Car passer ainsi de la personne presque mal à l’aise à l’idée d’être en colère à cette carapace froide et sérieuse n’était pas quelque chose d’on ne pouvait plus naturelle, loin de là…

M’enfin, est-ce que la question méritait tant de concentration ? Pas sûr. Après tout, il ne connaissait pas du tout sa camarade. Peut-être faisait-elle partie de cette catégorie des « inclassables » dont il se plaisait à déterminer parfois, lui qui casait bien souvent les gens dans des groupes selon leur personnalité… Une habitude qu’il avait prise non pas par simple loisir, mais parce que cela lui facilitait bien souvent la tâche pour déterminer quel comportement adopter selon la situation. Et bien sûr, la seule catégorie qui échappait à toute règle précise était précisément celle des inclassables…

Etonnamment pourtant, cela semblait amuser l’égypto-nippon.

Il n’était pas toujours très divertissant de lire avec exactitude dans le jeu de son interlocuteur. Etre à même de prévoir ses réactions était bien entendu assez gratifiant, surtout lorsque l’on cherchait - comme c’était souvent le cas avec lui - à obtenir quelque chose de sa part. Mais l’imprévu avait ce quelque chose de fascinant, d’exaltant. Et même si l’interlocutrice du jour n’était qu’une gamine à ses yeux – jolie, certes, mais bien jeune – il y aurait sans doute matière à se divertir un peu avant de repartir tranquillement vaquer à ses occupations…

Ainsi, il finit par soupirer simplement, mais d’amusement au vu de son sourire, en guise de réaction aux réponses de sa condisciple. Il était curieux de voir si elle allait parvenir à rester aussi froide et austère longtemps. Ca ne semblait pas lui ressembler. De toute façon, si elle n’avait, comme il le présumait, pas plus de quinze ans, il était normal qu’elle ne soit pas encore totalement capable de maîtriser ce genre d’émotions. C’était même logique…


« Quelqu’un en tort ? Tu parles de toi, non ? »

Il ne fallait pas qu’elle se fasse d’illusions. Ce n’était pas parce qu’il s’était radouci qu’il allait se montrer plus conciliant au sujet de leur bousculade. D’ailleurs, afin d’être définitivement clair à ce sujet, il ajouta d’un ton cassant.

« Je persiste et signe : ce n’est pas parce que rien n’interdit de s’asseoir ici que t’es obligée d’être en plein milieu du passage. Il n’y a rien qui interdit d’être à l’arrêt sur l’autoroute et pourtant personne n’est assez con pour le faire, non ? Eh ben là, c’est pareil. »

Un raisonnement logique après tout, et c’était à elle de s’y adapter. Il n’aimait de toute façon pas les arguments de ce genre. Après un nouveau soupir, il jeta un regard vers les fleurs dont la pousse avait été accélérée par la pensionnaire, l’air songeur. Il restait franchement intrigué par ce don unique. Mais il fallait se rendre à l’évidence, ce n’était pas aujourd’hui qu’il aurait des explications concernant une telle capacité. Cette discussion n’allait clairement mener nulle part. Et ce n’était pas son genre de perdre son temps à tourner en rond pendant des heures, surtout sur un sujet aussi futile que celui-ci. Finalement, il n'allait pas chercher à la tester plus longtemps.

« Continue donc de bouder dans ton coin, j’ai mieux à faire que de perdre mon temps avec une… gamine. »

Il avait marqué un bref temps d’hésitation sur le dernier mot. Non pas parce qu’il ne voulait pas paraître insultant évidemment, loin de là même. Mais il réalisait soudain une chose qui lui était sorti de l’esprit, alors que ses yeux rubescents s’ancraient dans les pupilles de sa comparse...

Son propre pouvoir était actif, il le savait. Pourtant, ça ne semblait pas avoir affecté outre mesure la jeune femme… Serait-ce là l’une des limites de son pouvoir ? Est-ce que lorsqu’il s’agissait d’une personne trop jeune ça ne l’affectait pas ? C’était possible, après tout. Ou alors les résistances de sa camarade étaient suffisamment élevées pour que le charme mette plus de temps à agir… La colère pouvait aussi jouer sur tout cela, sans doute. En tous les cas, pour l’heure ça ne semblait pas l’avoir affectée. Bah, au fond, était-ce si grave que cela ? Sans doute pas. Surtout si comme prévu il partait…

Acte qu’il mit en place dès à présent d’ailleurs. Il avait assez attendu, c’était idiot de chercher à discuter alors que manifestement rien ne bougerait. Il fit donc volte-face et commença à s’éloigner, sans adresser ni parole, ni regard à celle qu’il laissait ainsi sur place. Pour sa part, il en avait terminé. Restait maintenant à voir si de son côté la jeune pousseuse de fleur allait accepter d’en rester là… Ou allait chercher à le retenir pour une raison ou pour une autre…




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Comme une bouffée d'air frais !

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