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 Aomori dans toute sa splendeur. [PV Cassandre]

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Bakura Kamimura
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MessageSujet: Aomori dans toute sa splendeur. [PV Cassandre]   Mer 22 Aoû - 14:03

Aomori. Outre le pensionnat éponyme, la cité elle-même portait ce nom. Une cité que Bakura n’avait absolument pas pris le temps de visiter depuis qu’il était arrivé ici.

Ca ne faisait qu’une semaine que le jeune homme avait posé ses valises à l’établissement réservé aux possesseurs de dons particuliers. C’était court et long à la fois. Court car, il fallait l’avouer, le temps était passé assez vite, surtout depuis quatre-cinq jours. Long car malgré tout, il n’avait pas pris le temps de faire grand-chose d’autre que de s’entraîner à maîtriser son pouvoir.

Il n’y arrivait pas encore vraiment aujourd’hui. Mais les progrès étaient là, incontestables, réels. Désormais, il parvenait à « voir » son don à l’œuvre. L’égypto-nippon était maintenant capable de le laisser lui-même émaner de son corps, tel un doux effluve enveloppant les personnes alentours pour le rendre irrésistible à leurs yeux. Mais il n’était pas encore question de parler de véritable maîtrise. Il n'était pas encore capable de parfaitement réfréner son pouvoir s'il se décidait à sortir. Il ne pouvait pas plus déterminer avec quel degré d’intensité sa capacité se libérait. Sous un coup de colère, son aura pouvait se montrer bien plus virulente et absolue que lors de son état « au repos ». En fait, il ne pouvait diffuser sciemment son pouvoir qu’à une dose stricte. Il n’était ni capable de l’atténuer, ni de l’amplifier seul. Mais après une semaine seulement, on pouvait dire qu’il avait déjà franchi une étape importante vers la manipulation complète de cette capacité surnaturelle…

Aussi avait-il décidé aujourd’hui de faire un break dans son entraînement. Se surmener serait aussi inutile que stupide, puisqu’il freinerait sa progression en plus de provoquer son irritabilité déjà facile à obtenir en temps normal. La météo était au beau fixe, avec un soleil radieux et une température à la fois chaleureuse et supportable, bien aidée par la brise qui balayait Aomori en apportant sa touche de fraîcheur. Bref, le temps idéal pour une petite visite de cette ville, qu’il ne connaissait finalement pas plus qu’à son arrivée.

Oubliant l’uniforme, bien que sa tenue habituelle ne diffère pas tant que cela de celle imposée par le pensionnat, le jeune homme avait opté pour un jean à la teinte claire, d’un bleu ciel presque blanc ; d’une chemise blanche à manches courtes qui laissait entrevoir le tatouage draconique qu’il portait à l’épaule gauche - et qui cachait habilement sa vieille cicatrice - ; et de baskets bien plus confortables que les chaussures de ville qu’il mettait habituellement en semaine. A sa ceinture se trouvait son long sabre, rangé dans son fourreau, et autour du cou le casque de son MP3, qu’il avait délaissé depuis qu’il était arrivé au cœur du quartier commerçant de la ville.

Ce dernier intéressant tout particulièrement le pensionnaire, il s’y attarda un bon moment, passant la plus grande partie de son temps dans les magasins dédiés à la musique à la recherche de bons morceaux à repérer. Ce ne fut que deux bonnes heures plus tard que le décoloré se décida à reprendre sa route, traversant rues piétonnes sur rues piétonnes pour atteindre finalement un bar, où il choisit de faire une pause dans sa marche. La chaleur avait quelque peu grimpé, le poussant d’ailleurs à ouvrir les trois boutons du haut de sa chemise pour s’offrir un peu d’air. Mais cela n’avait pas altéré sa soif, qui ne serait vaincue qu’après un bon verre à l’ombre de la terrasse de l’établissement où il venait de jeter son dévolu.

Prenant place à une table, Bakura commanda une bonne bière, l’un des rares alcools que les bars du coin acceptaient de servir aux mineurs, et se mit à observer tranquillement les passants, bien calé contre le dossier de sa chaise. Ce n’était pas le passe-temps le plus fabuleux qui soit, évidemment. A l’instar d’autres grandes villes, Aomori ne recelait pas plus de gens géniaux que de sombres idiots. C’est ce dont il s’aperçut bien vite, puisqu’il ne tarda pas à constater que la majeure partie des jeunes qui passaient sous son nez étaient tous stupides.

Enfin, à ses yeux. La précision se devait d’être soulignée. Car dire que ce constat était parfaitement objectif serait mentir, très clairement. Dans la catégorie stupide « made in » Bakura, on ne trouvait presque que des garçons. Certes, il n’avait pas tort pour ceux qui s’amusaient à siffler grossièrement les demoiselles qui leur passaient devant par exemple, mais d’autres n’avaient pas grand-chose à se reprocher et ne méritaient peut-être pas de se retrouver dans une telle catégorie. Deux filles eurent quand même le droit, elles aussi, à cette classification peu élogieuse dans l’esprit du métisse, lorsqu’il les vit passer en gloussant comme des idiotes en parlant d’un de ces chanteurs à deux balles, plus célèbre pour leur minois que pour la qualité de leurs chansons… Typiquement le genre de chose qui exaspérait l’égyptien.

Détournant quelques secondes son regard de ce spectacle affligeant, il but une longue gorgée de sa bière, puis s’aperçut que la serveuse semblait lui jeter de brefs coups d’œil de temps à autre, avant de détourner la tête en rougissant lorsqu’elle vit qu’il l’avait repérée… Cela le fit bien évidemment sourire, d’autant qu’il n’avait pas fait usage de son don pour parvenir à ce résultat. Et alors qu’il envisageait l’idée de justement s’amuser à l’utiliser pour amplifier le phénomène, une voix sonore, à la table voisine, attira son attention. Inconsciemment, son aura « charismatique » se libéra pourtant, bien qu'il n'était à présent plus focalisé sur la serveuse... Fichu pouvoir non-maîtrisé...

L'objet de son attention détournée était un homme d’une trentaine d’années qui parlait au téléphone, et qui décrivait une fille qu’il avait lui aussi vu passer quelques secondes plus tôt devant la terrasse du bar. Une fille plutôt jolie, il fallait bien l’admettre, au corps manifestement sans défaut pour ce qu'il avait eu le temps de voir, mais qui méritait mieux que des termes du genre « bonnasse », « bandante » et autre joyeusetés que nous tairons ici. La voix de l'interlocuteur téléphonique de son voisin de table n’était qu’à peine audible de là où le décoloré se tenait, mais il pouvait entendre son enthousiasme, ce qui signifiait sans doute qu'il parlait lui aussi avec des termes aussi peu charmants que ceux de son comparse… Cela ne put que faire soupirer Bakura. Encore deux abrutis de plus à rajouter à la liste… Et alors qu'il buvait une nouvelle gorgée de sa boisson et que son aura planait toujours dans l'air, un peu plus forte sous l'effet de l'agacement qu'il ressentait, il ne put s'empêcher de se dire que c’était presque dommage que la jeune femme ciblée par toutes ces paroles ne puisse les entendre et venir leur dire sa façon de penser…




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