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 Entre initiation et découverte... [PV Miyoshi]

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Bakura Kamimura
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MessageSujet: Entre initiation et découverte... [PV Miyoshi]   Sam 18 Aoû - 12:32

Deux jours.

Cela faisait seulement deux jours que Bakura Kamimura avait posé ses valises au Pensionnat Aomori. Après avoir traversé la moitié du pays pour rejoindre cette cité étrangement méconnue du « grand public », le jeune homme d’origine égypto-nippone avait fini par atteindre sa destination, qui promettait beaucoup si elle tenait les promesses dont il avait eu vent la semaine précédente…

En effet, d’après ce que lui avait dit sa dernière « conquête » en date, le Pensionnat Aomori – ainsi que la ville qui l’entourait – était un lieu étrange, peuplé de personnes tout aussi étranges. Toutes partageaient un point commun : celui de posséder une capacité unique, hors normes, qui les rendait en général indésirables aux yeux de la société. Comme si les critères de la société nippone étaient désirables, de toute façon… Tss.
Enfin, ce n’était pas seulement la jeune femme qu’il avait séduit qui lui avait donné toutes ces informations. Il avait par la suite mené sa petite enquête et en avait ainsi appris plus sur ce lieu unique, qui lui serait peut-être utile…

Car oui, il avait un don. C’était incontestable.

Oh, bien sûr ce n’était pas le don le plus classe qui soit. Il n’était pas question chez lui de manipuler le temps, l’espace, le climat ou tout autre pouvoir aussi destructeur qu’impressionnant dont il savait désormais certaines personnes pourvues. Non, lui semblait disposer d’un don plus discret, mais qui pouvait s’avérer particulièrement efficace et redoutable, quand bien même la personne en face de lui serait dotée d’un don plus « puissant » en apparence… Ce pouvoir en question, d’après ce qu’il avait deviné seul, lui permettait de charmer n’importe qui. Pour un séducteur né comme lui, voilà qui arrangeait évidemment ses affaires, mais Bakura n’était pas assez stupide pour ne voir que le côté « drague » de ce pouvoir. Il pourrait aller bien plus loin en l’utilisant, et manipuler totalement son vis-à-vis pour obtenir un maximum de sa part… Bien au-delà d’un simple flirt…

… Si seulement il maîtrisait ce fichu don !

Contrairement à l’art du sabre qu’il avait été parfaitement capable d’apprendre en autodidacte, et ce jusqu’à parvenir à se hisser à un niveau formidable, l’acquisition et la pleine maîtrise de son pouvoir lui demandaient beaucoup plus d’efforts, pour de bien maigres résultats. Il semblait pour l’heure parfaitement incapable de maîtriser son don, qui sortait un peu quand ça l’arrangeait. La plupart du temps heureusement, c’était dans un contexte où il essayait déjà de charmer quelqu’un avec ses qualités naturelles – qui soit dit en passant étaient déjà un bel atout pour ce genre d’exercice – mais il se déclenchait aussi dans des circonstances parfois plus ennuyeuses, ou alors avec une étendue indésirable. Jamais il n’oublierait l’épisode du bar et du sale type tombé dans ses filets…

Malgré ce manque de maîtrise manifeste, Bakura était arrivé à plusieurs conclusions concernant son pouvoir. D’une part, il agissait un peu comme une sorte d’aura, avec une étendue plus ou moins importante selon son intensité. Ensuite, il s’agissait d’un charme qui agissait sur le mental uniquement. Pas question ici de charmer un corps inanimé ou endormi. Au minimum la personne devait être éveillée, sinon il n’y avait aucune influence notable. Le décoloré en était arrivé à cette conclusion lorsqu’il s’était essayé à charmer un petit groupe de demoiselles, dont l’une d’entre elles était endormie non loin des autres. Il n’avait pas vu ce regard rêveur qu’il avait su provoquer chez les autres, lorsqu’elle s’était éveillée à son tour… Enfin, pas tout de suite du moins, puisque quelques minutes plus tard elle en était rendue au même point que ses petites camarades… Assez logique en fin de compte.
Enfin, il semblerait qu’une fois charmée, il puisse demander absolument n’importe quoi à la personne « envoutée ». Il n’avait pas été taper dans les extrêmes lors de ses essais mais il était clair que s’il avait été jusqu’à exiger de sa victime qu’elle se jette d’un pont pour lui, elle l’aurait fait sans mal… Ce qui avait évidemment attisé son envie de maîtriser ce don dont il semblait doté, un don finalement bien plus redoutable que ce l’on pouvait imaginer de prime abord…

Voilà donc pourquoi l’égyptien se trouvait ici aujourd’hui. Parvenir à dominer pleinement ce pouvoir qui lui serait terriblement utile. Un pouvoir qui le rendrait plus irrésistible qu’il ne l’était déjà à ses yeux. Un pouvoir qui correspondait totalement à l’esprit incroyablement fier et orgueilleux du jeune homme. Et ici, il devrait être à même d’obtenir ce qu’il recherche…

La première journée qu’il avait passé dans les locaux du pensionnat avait été destinée à l’observation. Il ne connaissait rien ici. Rien ni personne. Aussi avait-il décidé de se cantonner à voir de ses propres yeux si les rumeurs qu’il avait entendu étaient fondées…
Et rapidement, ça avait été le cas. Il était clair, évident même que tout le monde ici avait un don particulier. D’ailleurs, lors de sa propre arrivée, on lui avait fait passer un test pour savoir de quel type de pouvoir il disposait, le classant ainsi dans la catégorie « Charisme »… Un nom qui lui plaisait bien. Lui correspondait bien. En tout cas, tous ces évènements allaient dans le sens des rumeurs. Il était au bon endroit. Et c’était ici qu’il apprendrait à s’approprier définitivement son pouvoir…

Mais dans un premier temps, il allait falloir qu’il apprenne à canaliser ce dernier. D’après ce qu’on lui avait expliqué - et bien que les termes ne lui plaisaient guère il ne pouvait nier qu’ils étaient justes - son pouvoir en était au stade primaire. Il n’avait aucun contrôle réel sur celui-ci, bien que son inconscient le déployait lorsque le décoloré entrait dans ses phases de dragueur invétéré. Et afin de palier à ce problème des plus contraignants, il fallait commencer par s'atteler à des séances de méditation, dont il était heureusement coutumier. L’art du sabre ne consistant pas simplement à trancher tout ce qui bouge, il avait appris à entrer dans cette étrange phase de léthargie, presque assimilable au sommeil, ou plus rien autour ne comptait autre que son propre esprit…

Ainsi, lors de la pause déjeuner, plutôt que de s’embarrasser à côtoyer ses camarades au réfectoire, il choisit de s’isoler dans la cour, près du platane peu fréquenté puisque le soleil n’était pas présent, malgré le climat plutôt doux du jour. Les nuages laiteux qui envahissaient le ciel n’incitaient pas spécialement les pensionnaires à s’abriter à l’ombre du grand arbre, ce qui laissait le champ libre au décoloré, assis dos contre le tronc, une jambe étendue, l’autre pliée, et le bras reposant sur son genou. Le col de sa chemise, blanche, était relevé, les trois boutons du haut grands ouverts... Un aspect général qui ne laissait pas du tout penser à une méditation mais à une simple sieste, d’autant que le jeune homme avait le visage baissé, comme s’il dormait. Mais comme il le disait toujours, méditer n’était pas affaire de positionnement mais de concentration. Ainsi, autant choisir une posture dans laquelle il se sentait à l’aise, plutôt que de s’encombrer de cette posture du lotus proprement désagréable, voire même assez ridicule…

Passé les quelques minutes nécessaires pour faire le vide dans son esprit, le décoloré finit par atteindre cet état tant attendu, durant lequel il espérait, comme on le lui avait suggéré, entrevoir la « forme » de son pouvoir… et ainsi pouvoir le manipuler consciemment…




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Miyoshi Kimura
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MessageSujet: Re: Entre initiation et découverte... [PV Miyoshi]   Dim 19 Aoû - 12:47

❝ BAKURA ET MIYOSHI ❞


Le papier blanc noirci d'encre qu'elle tenait dans les mains avait réussi à lui faire esquisser un sourire. L'enveloppe traînait, déchirée sur le lit miteux du pseudo orphelinat. La lettre était très personnelle, et l'on connaissait son secret...

___

Cela faisait moins d'une semaine que Miyoshi se trouvait là. Nouvelle ville, nouvelles têtes, nouveau monde. A ce qu'elle avait pu lire, toutes les personnes qui se trouvaient dans ce pensionnat avaient des dons louches. Au moins, elle n'était pas toute seule, c'était déjà ça. Bien qu'en vérité... La belle n'était pas vraiment ravie de se trouver dans un endroit bondé – d'une part – et plein de timbrés – d'autre part – mais, c'était ça, ou rien. Il fallait qu'elle arrive à contrôler ce machin une bonne fois pour toute. Car, même si elle avait réussi à s'améliorer de jour en jour, les failles étaient belles et bien présentes. Et un peu trop à son goût. Encore plus alors qu'elle savait que certains dons l'empêchaient d'utiliser à bien son pouvoir.

En effet, la Japonaise pour son premier jour avait eu le droit à un espèce d'entretien bizarre, qui débouchait sur une certaine classification. A ce qu'elle avait comprit, il y avait quatre « groupes », où les étudiants étaient répartis, selon leur don. Miyoshi, elle, avait le pouvoir de contrôler les rêves. Ou du moins, de faire irruption dans ces derniers, dans un premier temps. Il lui fallait pas mal de concentration, et... Réussir à manipuler les personnes était plus ou moins difficile. On lui avait expliqué que cela dépendait du caractère de la « victime », de son don, et de son degré de fatigue. Plus la personne était ouverte d'esprit, plus franchir la porte des songes était facile. Si le don de la personne regroupait des conditions telle qu'une certaine attirance, il lui était plus difficile de se frayer un passage. Et plus le sommeil était profond, plus se faufiler entre les limbes était plaisant...

Rares étaient les fois où elle avait réussi un combo parfait. Cependant, quelques manipulations avaient abouti, et c'était bien là le principal.

Grâce à ce lieu, elle pourrait enfin maîtriser ce truc. Et vivre « normalement », si l'on pouvait le dire ainsi. L'étudiante allait aussi découvrir de nouvelles choses, et de nouvelles sensations. Tout simplement parce qu'elle n'avait jamais pu utiliser son don sur des personnes « anormales ». Ce serait donc une grande première, et... Il fallait avouer qu'elle avait une certaine appréhension. C'était sur, elle allait vite disparaître dès lors où elle aurait réussi à entrer dans de nouveaux rêves...

Fixant une grande armoire, Miyoshi avait grimacé légèrement. Elle avait oublié que dans ce genre d'établissement, les tenues scolaires étaient obligatoires. Et bien évidemment, l'uniforme de ces dames se basait sur une jupe. Une jupe. Comme si elle avait l'habitude de se fringuer comme ça ! Le haut blanc était plus ou moins joli. Elle avait laissé le col un peu entrouvert, dénudant simplement les formes de sa poitrine. Une cravate rouge attaché sans grande attention, donnant un style assez négligé, mais pourtant, possédant un petit côté chic. La tenue d'hiver possédait de longues chaussettes noires montant jusqu'au genou et... Été ou pas, il était hors de question qu'elle s'exhibe dans ce genre d’accoutrement. La Japonaise avait donc enfilé ces dernières, ce qui lui offrait une tenue emplie de charme. Elle termina par la jupe grise, et des bottes montantes à lacets. Fallait pas non plus exagérer, hein. Au moins, elle respectait la tenue, mais n'en restait pas moins des plus agréable à regarder...

C'était à présent le moment de découvrir un peu le pensionnat. Elle n'allait pas le visiter de fond en comble aujourd'hui, mais, un petit tour de l'extérieur s'imposait. Après tout, il faudrait bien qu'elle fasse connaissance avec ces gens, alors, tant qu'à faire...
Miyoshi était sortie de la chambre – au passage vide – pour se diriger vers la droite du couloir. Longeant les murs, elle appréciait l'odeur qui y régnait. Un mélange de douceur, et de rejets de cuisine. D'histoire et de légendes. Il faudrait qu'elle fouille, partout. Qu'elle trouve des petits coins. Qu'elle se renseigne à la bibliothèque. Peut-être qu'un de ses ancêtres avait eu un don, lui aussi. Marchant nonchalamment, elle tata le haut de sa cuisse. Sa lame était bien là, accrochée. Un peu moins discrète que sous un jean mais, elle était tout de même bien cachée. Elle n'avait aucune raison de s'en servir ici, cependant, elle ne connaissait pas tous les dons, et se méfiait bien de ceux qui pouvaient contrôler les éléments, ou de ceux qui savaient utiliser la force à bon escient. Là aussi, il faudrait qu'elle prenne soin de se renseigner, histoire de savoir un peu à qui elle pourrait avoir à faire...

Une fois tout le couloir traversé, elle avait descendu un premier escalier, puis un deuxième. Afin de se trouver enfin au rez-de-chaussé. Les lieux de bases se trouvaient ici. Tel que le réfectoire par exemple. Elle avait un peu faim mais, un petit tour dans la ville en fin d'après-midi lui servirait sans doute pour se rassasier un peu. Pour l'instant, elle voulait faire un tour dehors. Le mois d'Août offrait un ciel ensoleillé et peu de nuages, ce qui était assez plaisant. Le soleil n'était pas une chose qu'elle aimait particulièrement, néanmoins, elle n'avait pas prévu de passer sa journée à bronzer, comme la plupart des jeunes filles qu'elle avait vu allongées dans l'herbe. Non, elle, elle se contenterait de faire un rapide tour du propriétaire.

Les arbres en fleurs donnaient encore plus de magie à cet endroit. Comme s'il avait été protégé par un bouclier de pétales. Et, alors qu'elle se pensait seule, et tranquille, elle avait détourné le regard vers un arbre un peu plus imposant que les autres, et un peu plus... Habité ? A la tenue, il s'agissait très certainement d'un étudiant. Et d'un jeune homme. Sans aucun bruit, elle avait fait quelques pas vers lui. Sa chemise entrouverte l'avait faite sourire. Pourquoi ? Parce qu'il arborait le même style qu'elle. Un peu rebelle dans l'âme sans doute. Une autre chose était identique. Une longue chevelure immaculée. Aussi semblable que la sienne, qui ondulait au gré du vent. Quelqu'un comme elle... Trois pas de plus, et elle se trouvait adossée à l'arbre voisin. Son regard ne le quittait pas. Non pas parce qu'elle souhaitait le fixer mais... Parce qu'elle avait du mal à s'en détacher. Et puis... Est-ce qu'il dormait.. ? Ça en avait tout l'air. Et là encore, elle se sentait obligée d'aller scruter ses rêves...

Tout doucement, elle avait longé les arbres pour se retrouver derrière lui, écoutant avec attention sa respiration qui avait l'air des plus calmes. Pour vérifier que ses victimes dormaient à point fermé, elle avait l'habitude de souffler faiblement au creux de leur nuque... Ce qu'elle avait évidemment fait ici. Et qui avait prouvé que le décoloré n'était pas en état d'éveil. Ses mains s'étaient approchées de ses tempes, et un vent étrange avait parcouru son échine. Il fallait qu'elle sache de quoi il rêvait... Ça devenait obligatoire...

Massant délicatement sa peau, Miyoshi avait fermé les yeux pour se concentrer pleinement... Toutefois, quelque chose bloquait son entrée... Seul le noir résidait. Et juste lui. Mais... Se résigner était maintenant impossible, elle n'arrivait pas à sortir de ce No man's land. La sortie aussi, était fermée...


There are something you can't see or feel, Baby.


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Dernière édition par Miyoshi Kimura le Ven 7 Sep - 18:02, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Entre initiation et découverte... [PV Miyoshi]   Dim 19 Aoû - 14:27

Le noir. Le vide. Le néant. Tous ces concepts étaient étrangement liés par l’esprit, comme des entités indissociables, bien que pourtant existantes séparément. Et dans le cas présent, Bakura ne pouvait que reconnaître que ce lien, évoqué si facilement par l’esprit des gens, était assez frappant si on s’y laissait prendre.

Depuis son entrée en phase de méditation, il ne voyait plus rien. Ne sentait plus rien. C’était comme si l’air s’était fait soudain rare, comme si son corps était apparu dans le grand espace, mais d’un univers vide de toute matière. Nulle trace ici de lumière, de son, d’odeur, de sensation… Rien. Vide. Seules ses pensées parvenaient à lui communiquer quelque chose. Ou plus exactement, son propre esprit. Esprit fixé sur un seul et unique objectif : découvrir où se cachait son pouvoir, pour enfin parvenir à le manipuler… C’était cette volonté qui lui permettait d’avancer dans cet étrange vide, d’y progresser même…

Car oui, malgré l’absence totale d’indicateur sensorielle, l’égyptien était définitivement certain d’avancer concrètement dans ce néant absolu. Il n’entrevoyait aucune lumière encore, mais il le sentait au fond de lui, ses efforts n’étaient pas vains, cette fois. On lui avait expliqué que son pouvoir serait assimilable une fois son esprit totalement focalisé sur celui-ci, et la méditation était sans aucun doute possible le meilleur moyen d’y parvenir. Il était donc on ne pouvait mieux parti pour atteindre son but… Il le sentait, cette fois il ne lui échapperait pas…

Et apparemment, il avait raison !

Au bout de quelques minutes en effet, il apercevait enfin quelque chose. Une lueur. Ce n’était qu’un point dans l’immensité de l’obscurité ambiante, mais il était droit devant. Il allait au bon endroit. D’ailleurs, comme pour confirmer cette impression, une sensation refit surface en lui, celle de son cœur qui faisait des bonds dans sa poitrine… L’excitation, sans doute.

Encore quelques « pas ».

A présent, le point était devenu lumière diffuse, bien qu'encore lointaine. Une nouvelle sensation était venue s’ajouter à celle de son cœur, une sorte de brise au niveau de sa nuque. D’une douceur et d’une chaleur presque enivrantes… Cette fois, difficile d’en identifier l’origine. Peut-être était-ce là la sensation qu’il ressentirait lorsqu’il ferait sciemment usage de son pouvoir ? Il avait deviné qu’il agissait comme une sorte d’aura autour de lui, hypothèse par ailleurs confirmée par la personne qui l’avait reçu en entretien lors de son arrivée au Pensionnat. De toute façon, cela importait peu. Il se rapprochait inexorablement de son but, et c’était tout ce qui comptait en cet instant.

Encore un peu…

Il avait atteint la frontière entre lumière et ténèbres. Mais quelque chose d’autre avait fait son apparition. Comme une silhouette… Etait-ce là la forme que revêtait son pouvoir dans son esprit ? Lors de son entretien d’entrée, on lui avait dit que l’on pouvait « voir » son don sous une forme particulière, unique à chaque personne. Ca ne dépendait absolument pas de la nature même du don. Deux personnes aux pouvoirs similaires peuvent en effet y voir une forme diamétralement opposée, comme ne jamais rien voir du tout… Et lui allait enfin pouvoir voir ce dont il s’agissait pour le sien…

Et soudain, le noir.

C’était comme s’il avait heurté quelque chose. Une sensation étrange, sans douleur, mais qui lui signifiait clairement qu’il ne pouvait avancer.

Un flash.

Il fut de nouveau baigné dans la lumière, mais le noir revint tout aussi brusquement qu’il avait disparu. Pourtant, dans cet infime laps de temps, un regard perçant avait fait irruption dans la « vue » du jeune homme.

Un regard tel qu’il n’en avait jamais vu auparavant.

Des pupilles d’un jaune impossible à avoir naturellement. Un mélange d’or et de tempête électrique. De douceur et de violence. D’envie et de mépris. Un regard captivant, qu’il avait envie de voir encore tant il n’y avait que trop peu goûté…

Quelque chose avait changé.

Le « choc » passé, il constata qu’il n’était plus tellement dans le noir. C’était un étrange mélange clair-obscur. Et une fois encore, une silhouette se trouvait droit devant lui. Différente de celle qu’il avait vue précédemment.

Une silhouette féminine.

Lentement, Bakura s’avança vers cette silhouette, dont le sommet scintillait par deux lueurs dorées. Son cœur avait repris ses battements vivaces. Sa respiration – redevenue palpable alors qu’elle était totalement absente jusqu’alors – s’était accentuée par rapport à son rythme habituel. Il tendit la main… Encore quelques mètres… Décimètres… Centimètres… Dès qu’il la toucherait, cette semi-obscurité qui couvrait le corps face à lui, à l'exception des yeux, disparaîtrait enfin… Il pourrait voir au-delà du regard électrique qui ne lâchait pas ses pupilles écarlates… Les derniers millimètres franchis, il toucha pour de bon la peau de son visage…

Puis tout se passa très vite.

Son propre corps émit un flash incroyablement aveuglant, une puissante aura s’en libéra dans un souffle tel qu’une tempête de mèches décolorées – mais qui ne lui appartenaient pas toutes, au vu de la longueur de certaines – s’était soulevée sur l’instant. Le regard doré, qu'il pouvait voir malgré la lumière éblouissante, avait été plus intense, plus puissant, plus… sien. Mais à peine avait-il pu ressentir cela que le noir fit son retour, et se fit total, et il entama une longue chute dans le vide abyssal…

Et soudain, il rouvrit les yeux.

La respiration haletante, le front suintant, Bakura mit sa main en visière pour s’habituer à la lumière ambiante, devenue aveuglante pour ses yeux clos jusqu'ici. Les chants d’oiseaux qu’il entendait lui rappelèrent où il se trouvait. Dans la cour du pensionnat, sous le platane central. Mais quelque chose avait changé par rapport à la situation initiale…

Quelqu’un se trouvait juste à côté de lui. Une pensionnaire à en juger par sa tenue, aux longs cheveux argentés.

C’était d’ailleurs un euphémisme. L'inconnue le touchait carrément. Mais ses yeux étaient clos, bien qu’il était évident qu’elle ne dormait pas. Que faisait-elle au juste ? Ou plutôt, que LUI faisait-elle ? Elle n’était pas là par hasard, dans cette posture étrange… Mais pourtant, aussi étonnant que cela puisse paraître, c’était en ce moment même le cadet de ses soucis. Enfin, c’était lié à une interrogation qui viendrait après, mais…

Il fallait qu’il voit son regard.

Sa silhouette semblait trop conforme à celle qu’il avait vu. Ses mèches décolorées semblaient trop semblables à celles qui s’étaient mêlées aux siennes dans la tempête argentée soulevée par son aura. Son odeur – il ne se souvenait pourtant pas avoir accès à son sens olfactif tout à l’heure, mais il la reconnaissait pourtant – lui était trop familière pour que ce soit un hasard. Même son souffle lui sembla étrangement connu… Pourquoi ?


« Eh. Réveille-toi. »

C’était une voix plus agacée qu’il ne l’aurait songé qui était sortie de ses lèvres. Il ne comprenait pas. Et s’il y avait bien une chose que Bakura Kamimura détestait plus que tout, c’était de ne pas comprendre. Il avait d’ordinaire un sens de l’observation si aiguisé que même dans une situation nouvelle il parvenait à deviner beaucoup de choses seul. Mais là, malgré qu’il ait pu saisir que la fille présente dans son esprit était sans doute la même que celle qui se tenait contre lui, il ne comprenait pas. Et il avait cette envie presque douloureuse de revoir ce regard… Il fallait qu’elle reprenne conscience. Tout de suite. Il n’attendrait pas pour éclaircir ce mystère qui venait de se soulever. Il en avait même oublié qu’il avait, à cause de cette irruption, échoué dans sa tentative de maîtrise de son pouvoir. Mais pour l’heure, peu importait. Ce n’était pas sa priorité. Il fallait qu’il voit. Qu’il sache. Qu’il comprenne...




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MessageSujet: Re: Entre initiation et découverte... [PV Miyoshi]   Lun 20 Aoû - 21:13

Qu'allait-elle voir dans sa tête ? C'était la première question qu'elle se posait à chaque fois. Souvent, il s'agissait de rêves similaires. Une grande maison, un chien, et des enfants. Ou bien, le rêve charnel d'une maîtresse, dont les formes concrètes seraient impossibles à distinguer, mais qui pourtant arrivait à prolonger un langoureux baiser, le temps d'une nuit remplie d'un désir enfoui. En clair, des choses plus que banales. Certaines fois dégoûtée, d'autres plus ou moins attendrie. Elle n'avait eu que très peu de surprises...

Les genoux posés sur l'herbe, elle tentait tant bien que mal de se concentrer sur sa cible : Franchir la porte des rêves. C'était ainsi qu'elle aimait l'appeler. Le chemin était assez délicat, il fallait l'avouer. Premièrement, elle avait fermé les yeux, et s'était agenouillée près de lui. Ensuite, elle avait massé lentement la fine peau recouvrant son visage, au niveau des tempes. Cette zone permettait en plus une meilleure détente de la victime, ce qui rendait la tâche bien plus facile. Pour continuer... Le travail avait été bien plus douloureux que d'habitude...

Le noir pesait contre ses paupières fermées. Un noir terrifiant. Un noir attirant. Miyoshi se sentait poussée vers quelque chose, une chose qu'elle ne connaissait pas. Le détail qu'elle avait omit était que le jeune homme qu'elle souhaitait sonder possédait un don, lui aussi... Et, à ce qu'elle comprenait peu à peu, elle avait choisi l'un des pires... Cette sensation qu'elle ressentait était probablement dû à un pouvoir ayant pour principal critère une attirance. LE problème. On l'avait pourtant prévenu au début. Il fallait que la Japonaise fasse attention, et ne choisisse pas au hasard les personnes. Qu'elle se renseigne sur leur don. Sans quoi... L'étudiante se faisait embarquer dans un gouffre sans fond, sans aucun échappatoire... C'était ce qui était clairement en train de se passer ici, et faire marche-arrière était présentement inexécutable.

A l'extérieur, plus rien ne pouvait pénétrer dans son esprit. Aucun de ses sens ne répondait. La toucher, elle n'aurait aucune réaction. Lui parler, elle n'allait rien entendre. La vue, elle avait les yeux fermés. Lui faire sentir quelque chose, son odorat était comme mit sur pause. Lui donner quelque chose à manger, c'était inutile. Bien que sa bouche était légèrement entrouverte, la demoiselle était littéralement figée. Du moment qu'elle se trouvait en état de transe, enfermée entre la vie et l'irréel, il était impossible de la faire bouger. Tout du moins, de l'extérieur. L'intérieur était un peu différent...

Toujours du noir. Et seulement du noir. En plus d'avoir choisi le plus « dangereux » des pensionnaires, elle était tombé sur un pauvre type qui ne rêvait pas. Belle journée... Ducon, oui. L'italo-japonaise souffrait pour quoi..? Absolument rien ! Tandis qu'elle s’apprêtait à faire en sorte de s'échapper, une douleur atroce avait envahi sa tête. Un son de tambour, une impression d'être compressée... Son visage ne bougeait pas d'un millimètre, mais intérieurement, sa bouche s'ouvrait pour pousser des cris... Des cris qui ne pouvaient se répercuter dans l'esprit de son propriétaire. Heureusement, d'ailleurs... Enfin, elle avait pu apercevoir une image. Deux points rouges, deux fioles sanguinolentes. Il fallait qu'elle se concentre mieux, qu'elle puisse détailler. Qu'elle puisse alors comprendre qu'il s'agissait de prunelles...

Il devait avoir vu quelque chose, lui aussi. Ça marchait comme ça. Miyoshi troublait les rêves en laissant son empreinte vagabonder au gré de ces derniers. A présent, c'était sa poitrine qui lui faisait mal. On venait de lui planter une lame, de l'enfoncer lentement, et de tourner autour pour raviver au maximum les flammes éternelles de la souffrance. La jeune femme essayait, avançait, courait. Vers un monde qui n'avait aucun sens. Les couleurs ne s'allumaient pas. Seules les – probables – yeux de cet homme étaient présents. Ils la fusillaient du regard, se plongeaient tout au fond de ses entrailles. Et rendaient toujours plus terrible le mal qui s'insinuait dans ses veines. Comme s'il fouaillait son passé, ses envies les plus profondes, ses peurs, et ses angoisses... Un viol d'intimité où elle ne pouvait que se résigner, et crier en silence...

… Alors qu'elle voyait au loin ce qui pouvait se comparer à une sortie. Quelque chose changea. Une chose qui n'était jamais arrivée. Lorsque les gens rêvaient, ils sentaient une présence, mais, tout s'arrêtait là. Lui... Lui avait forcé le destin, et avait voulu s'approcher de cette trace qu'elle laissait. Pire encore, son personnage illusoire avait réussi à la toucher. Le plus infime des contacts avait su la faire tressaillir, et... Son esprit s'était totalement laissé divaguer au gré des maux, de la chute, et de l'arrivée monstrueuse qu'elle voyait se rapprocher... Pour la sauver de ses songes, il fallait qu'il se réveille. Cet homme devait ouvrir les yeux, et ainsi déconnecter toutes les ondes que Miyoshi envoyait malgré elle. L'attraction qu'elle avait ressenti au début se faisait de plus en plus écrasante. Tout le contrôle du monde n'aurait pas pu la faire se relever...

Une voix, elle avait simplement entendu un semblant de voix, avant que son corps inerte ne s'écrase au sol, sous le poids de l'enfer qui l'entourait. Comme projetée, elle avait fait un léger « vol », ne se trouvant qu'à quelques centimètres de celui qui lui avait causé tant de soucis. Sa jupe ne devait plus être vraiment bien en place, ses mains s'agrippaient à l'herbe. Et son visage ne montrait qu'une expression emplie de tiraillements... Le lacet d'une de ses bottes était détaché. Bref, elle avait comme subit une tornade de pensées... Surtout, la laisser dans cet état, et ne pas poser la main sur elle. Ne pas l'empêcher de se réveiller seule. Le moindre contact arrivait à la faire flancher. Et par la suite, le réveil était d'autant plus difficile.

Sa crinière immaculée s'éparpillait dans tous les sens, et sa respiration ne faisait aucun bruit. Il fallait quelques minutes à son corps pour retrouver des constantes décentes, et pour qu'elle puisse enfin ouvrir les yeux. Acte qui avait pu se réaliser peu à peu, alors qu'un faible souffle s'évadait de ses lèvres entrouvertes. Vu comme ça, l'étudiante paraissait faible, et rien d'autre. Or, ce n'était pas du tout ainsi qu'elle était, et, le jeune homme n'avait pas intérêt à le comprendre de cette manière !

Lentement, des battements de cils avaient reprit. Ne lui laissant qu'une vue trop floue pour se souvenir de l'endroit où elle se trouvait. Un peu de vert, du noir, du blanc et... Du rouge. Un rouge perçant. Un rouge assassinant. Vite, elle devait se reprendre, elle devait retrouver la réalité, et retrouver son mental d'acier. Plus rapidement alors, Miyoshi avait posé ses mains au sol pour se relever. Ou tout du moins, s'agenouiller comme au début. Évidemment, en jupe, une position assise n'était pas vraiment recommandée... Le regard rivé vers le sol, elle attendait d'avoir retrouver une respiration normale pour faire face à celui dont elle avait visité les pensées... Cela ne prit pas beaucoup de temps avant qu'elle ne s'ose à relever la tête...

Comme si rien ne s'était passé, l'Italienne avait retrouvé son regard menaçant, et son assurance habituelle. Il n'y avait pas l'ombre d'un sourire sur son visage. Pas l'ombre d'une marque de sympathie. Pourquoi en ferait-elle preuve, alors qu'elle ne le connaissait pas, hein ? Malgré tout... Ses pupilles dorées n'avaient pas pu fixer autre chose que leurs jumelles, d'une couleur aussi vive que la sienne. Elle avait toujours ce sentiment d'attirance, trop présent pour résister...

« Pardon, j'aurais pas du faire ça. »

Une simple phrase, respectueuse, sans pour autant être agréable au ton. Miyoshi ne comptait pas s'éterniser ici. Elle avait fait une connerie, soit. Elle se tiendrait à l'écart de ce jeune homme à présent. Son don n'était vraiment pas bon... Alors, lentement, elle avait gardé l'un de ses genoux à terre, histoire de refaire le nœud de sa botte. Néanmoins... Elle n'arrivait pas à rassasier l'envie qu'elle avait de se rapprocher de lui, encore une fois...


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MessageSujet: Re: Entre initiation et découverte... [PV Miyoshi]   Lun 20 Aoû - 22:53

La patience. Cette vertu, Bakura ne s’en accommoderait jamais. Ca ne faisait pourtant que quelques instants qu’il était sorti de cet étrange état de léthargie qui l’avait mené si loin dans les limbes de son esprit. Mais voir cette jeune femme apparemment en pleine transe, elle qui ressemblait tant à celle qu’il avait entraperçu quelques secondes plutôt en plein dans son esprit, l’agaçait au plus haut point au fil des secondes. Il fallait qu’elle se réveille. Qu’elle ouvre les yeux. Qu’elle le regarde, surtout…

Et alors qu’aux yeux du jeune homme il s’était écoulé des heures, à peine une fraction de seconde avait en réalité suffit après qu’il l’ait interpellée pour qu’elle se retrouve soudainement projetée, comme si une force invisible l’avait rejetée de son corps. Ca ne pouvait être qu’une réaction issu du don de la demoiselle, et non du sien : sa propre aura l’aurait simplement enveloppée, pas repoussée si promptement à quelques centimètres de lui. Enfin, là encore il ne faisait que supposer, puisqu’il n’était pas à même de parler avec certitude de son propre pouvoir…

Le silence régna ainsi en maître pendant quelques longues secondes. Cette fois, il ne s’agissait pas d’une exagération de l’esprit de Bakura, le temps commençait à se faire long entre la brusquerie de son recul et le réveil de la décolorée. Du temps qu’il mit à profit pour l’observer plus attentivement…

Un visage fin. Des cheveux longs, à la couleur argentée parfaitement semblable à celle dont il était lui-même pourvu. Une peau pâle, évidemment bien plus que la sienne mais qui l’était sans doute « trop » pour une nippone pure souche. D’ailleurs, ses lèvres et son corps dans son ensemble lui laissait penser qu’elle n’était pas d’ascendance japonaise…
En parlant de son corps, inutile de dire que dans un autre contexte il aurait parfaitement été au goût de l’égypto-nippon. Des formes voluptueuses, tant au niveau de sa poitrine que de sa chute de rein, qu’il pouvait voir assez agréablement au vu de sa posture qui avait semé la pagaille dans ses vêtements. Mais malgré ces atouts physiques manifestes, le métisse n’était pas vraiment d’humeur à s’y attarder. Enfin, dire qu’il n’avait pas particulièrement observé le fait que la jupe de la jeune femme soit suffisamment en désordre pour lui laisser une vue appréciable de sa culotte serait mentir, mais il n’était pas question de s’y attarder plus.

Et cet état d’esprit tombait à merveille, puisqu’enfin cette mystérieuse inconnue se décidait à se réveiller. Aussi stoïque que silencieux, le décoloré observa sa camarade se redresser, dans une posture peu confortable mais sans aucun doute destinée à lui dissimuler sa culotte.

… Comme si ça pouvait encore l’intéresser.

Il n’avait déjà plus du tout dans la tête la vision de la fine lingerie de la pensionnaire. Il s’en foutait même totalement. Car enfin, il avait pu apercevoir ce regard qui l’avait tant captivé dans ses « songes », bien que ça ne soit sans doute pas le meilleur terme pour parler de sa méditation précédente. Ce regard doré, mais qui pour l’heure semblait encore perdu. Enfin, était-ce bien le cas ? Difficile à dire. Aussi étrange que cela puisse paraître, du moins pour un aussi bon observateur que l’était Bakura, il lui était difficile de « lire » dans ce regard. Bien sûr, la tâche ne lui fut pas facilitée par le fait qu’elle ait baissé pour le moment la tête, soustrayant ainsi ses pupilles électriques à ses rubis incandescents. Mais ça n’expliquait pas tout. D’ordinaire, l’égyptien lisait sans mal dans les yeux de ses interlocuteurs. Là, ce fut déjà plus compliqué, d’entrée de jeu…

Et la suite lui confirma que ça n’était définitivement pas une situation comme celle dont il avait coutume jusqu’ici.

Finalement, après encore de – trop – longues secondes passées à ne pas le regarder, l’inconnue s’était décidée à relever la tête. A affronter son regard. Et celui de Bakura passa aussitôt par plusieurs étapes, séparées par une fraction de seconde.

D’abord, l’attirance. Incontestablement, ces pupilles surnaturelles l’attiraient. Lui plaisaient. Le dévoraient. Il avait envie de s’en approcher, de fusionner ses balles rubicondes à ces foudres dorées. De briser cette stupide et ridicule distance qui séparait la jeune femme de son propre corps.

Ensuite, l’étonnement. Elle n’exprimait rien. Enfin, ce n’était pas tout à fait exact, là encore. Elle avait l’air froide, méfiante. Presque menaçante. Mais il y avait quelque chose d’autre. Quelque chose provoqué, sans doute, par le don de l’égyptien. Elle avait dû se prendre en pleine tête son aura… Ou bien était-ce simplement une attirance réciproque de leurs regards ?

Enfin, et cela balaya finalement tout le reste, la colère. Provoquée par les paroles de la jeune femme. Non pas qu’elle se soit montrée vraiment irrespectueuse. Ce n'était même pas le cas, concrètement. Mais le ton employé effaça finalement tout le côté positif qu’il avait cru déceler dans ce regard d’or, pour renforcer à contrario les impressions négatives. C’était quoi, cette réaction de merde ? Elle pensait qu’avec une petite excuse à deux balles et un air méprisant elle allait tranquillement pouvoir se barrer comme si de rien n’était ? C’était mal le connaître.

Pour autant, il jugea bon, avant de répondre, de retrouver son air stoïque. S’emporter aussitôt, pour si peu, serait idiot. Tout juste cela suffirait à la voir dégager, chose dont il n’avait au fond pas envie. Pas immédiatement, plutôt. Ce regard, il voulait le voir encore. Sans ce foutu côté « froid » qui gâchait tout…


« En effet. C’était une mauvaise idée. »

Il avait finalement pris la parole, d’une voix neutre. Mais il n’avait pas bougé, et ce depuis le début de son entrée en méditation. Seule sa tête s’était redressée depuis tout à l’heure. Il avait, sinon, exactement la même posture que précédemment, bien installé contre son arbre. Ce qui finalement était le mieux pour conserver le calme qu’il souhaitait préserver le plus durablement possible.
Après un court moment à l’observer encore, il reprit la parole, sans changer le ton de sa voix pour autant.


« Faute avouée, faute à moitié pardonnée, comme on dit. Mais la moindre des choses serait de m’expliquer ce que tu as essayé de faire exactement, non ? »

Pas de menace, pas même le moindre côté irrespectueux. Non, vraiment, on ne pouvait le nier : Bakura se surpassait. L’inconnue ne pouvait le savoir évidement, mais il était rare, peut-être même unique, que le jeune homme fasse preuve d’un tel calme après avoir été à ce point contrarié. Et puis, sa demande était assez légitime pour qu’il n’ait pas besoin d’en dire plus, à son sens. Après tout, il n’était pas dupe. Il avait parfaitement compris qu’elle avait fait une incursion dans son esprit. Ce n’était pas difficile à deviner à vrai dire. La posture qu’elle avait adoptée avant d'être rejetée, à lui toucher les tempes en fermant les yeux. Son propre esprit qui lui renvoyait l’image de cette décolorée qu’il n’avait encore jamais vue avant aujourd’hui. La répulsion dont elle fut victime alors qu’il s’était simplement « réveillé »… Inutile d’être un génie pour se douter qu’elle avait joué les indiscrètes…

En revanche, ce qu’il voulait savoir, c’était quelle était la nature exacte de cette intrusion. Qu’avait-elle essayé de voir ? Quel était le don qui l’habitait ? Et pourquoi avoir fait ça sur lui, alors qu’elle ne le connaissait ni d’Eve ni d’Adam ? Toutes ces questions, il ne pouvait y apporter de réponses seul, même avec le meilleur sens de l’observation qui soit. Seule la pensionnaire pouvait y parvenir. Et il espérait bien qu’elle s’y résoudrait sans chercher à prendre la fuite, comme elle semblait prête à le faire avant qu’il ne l’interpelle plus concrètement… Et d’ailleurs, comme en écho à son désir, mais sans qu’il n’en soit conscient évidemment, son propre don agissait pour empêcher la jeune femme de s’éloigner. Il ne s’agissait pas d’une attirance à proprement parler. Mais son « aura » avait, à chacun de ses mots, gagné en intensité pour inciter la jeune femme à rester… Elle demeurait libre de ses mouvements, mais seulement dans le cas d’une approche vers le décoloré… En revanche, si elle tentait de s’éloigner, elle ressentirait aussitôt les effets de cet étrange pouvoir qui s'était activé à l'insu même de son détenteur…




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MessageSujet: Re: Entre initiation et découverte... [PV Miyoshi]   Mar 21 Aoû - 21:48

L'envie, l'impatience, le désir. C'était un peu ce qu'elle avait ressenti au creux de ses pensées. Enfin, c'était ce qu'elle avait ressenti, tout simplement. Le don qu'il avait la forçait à s'intéresser de plus près à lui. A savoir ce qu'il pouvait cacher au plus profond de lui. Chose qu'elle n'avait pas pu faire concrètement, car en vérité, il ne dormait pas... D'un côté, elle avait été un peu agacée intérieurement, de l'autre, l'italo-japonaise en était toujours plus intriguée. S'il n'était pas en phase de sommeil, il devait sans doute... Méditer ? C'était une pratique répandue dans cet établissement. Cela permettait un meilleur contrôle de soi, et une meilleure connaissance de son corps et de son esprit. Et très sincèrement, elle ne saurait pas dire ce qu'il avait pu sentir lui, ni même voir, en fait...

De son côté, le choc avait été terrible. La douleur dans sa tête se faisait d'ailleurs toujours présente, bien que moins écrasante. Jamais elle ne s'était retrouvée ainsi tétanisée. Certes, certaines excursions la bloquait à la sortie, mais... Pas à ce point. Pas si violemment. Il faudrait qu'elle retourne dans son esprit. Ce n'était pas une simple note qu'elle punaisait dans un coin. Non, c'était une obligation. Il le fallait, et le plus vite possible... Dès qu'elle aurait quittée la cour, elle se renseignerait sur ce pensionnaire. Chercherait sa chambre toute la nuit si besoin. Du moment qu'elle pouvait retourner là-bas... Car même si la souffrance avait été intenable à certains moments, elle s'était sentie protégée. Enlacée par des bras invisible. Par une douceur sans nom... Et même si elle n'aimait pas ce genre de ressenti dans sa poitrine, une chose l'empêchait de se contenir... Et puis, elle en avait terriblement besoin de cette tendresse...

Bien qu'elle avait fini de rattacher sa botte, s'en aller était inconcevable. Comme pour faire passer le temps, elle avait légèrement tapoté sur sa jupe pour retirer les particules de poussières qui s'étaient collées au moment de la chute. Remit en place sa cravate, toujours dans un style débraillé. Et replacé comme il fallait le petit haut déboutonné qui peaufinait sa tenue. Le but n'était pas de se rendre désirable devant lui. Miyoshi n'aimait juste pas se retrouver mal habillée. Et avec cet uniforme, encore moins ! Son regard l'avait quitté le temps de ce petit moment d'habillage. Puis, il était revenu à la charge, sans crier gare.

Un regard ambré, brillant. Qui donnait l'impression d'envoyer des flèches dorées, droit dans les pupilles de son camarade. Les siennes aussi étaient fascinantes. Et, au vu de la couleur, il s'agissait vraiment de naturel. Aucune lentille en vue, aucune triche. Son regard de feu était magnifique... Et, il fallait dire que lui non plus n'était pas trop mal, en vérité... Se perdant un peu dans ses pensées, elle l'avait détaillé lentement. Sa tenue assez identique à la sienne. Sa peau mate, signe clair qu'il n'était pas japonais de base, loin de là, même. Un visage qu'on aurait dit sorti d'un manga pour jeunes filles. Et sa chevelure, copie conforme de celle de Miyoshi, à l'exception bien sur de la coupe. Ils se ressemblaient tellement... Peut-être que le destin avait posé ses cartes maîtresses, et que leur rencontre était le plus puissant des As.

Restant dans la même position, elle avait simplement posé une main sur son genoux, l'autre s'étalant tout simplement sur l'herbe. Et, certainement pour la première fois de la journée, un sourire avait franchi le seuil de ses lèvres. Un petit secouement de la tête, suivit d'un léger pouffement répondait comme il se devait à la phrase du jeune homme. L'étudiante ne se moquait pas, ne l'insultait pas. Elle trouvait juste tout ça assez drôle. Néanmoins, elle se reprit bien vite, gardant un semblant de sourire au creux de la bouche. Un minuscule détail qui changeait totalement son visage. Son regard devenait immédiatement plus avenant, voir tendre. Il ne s'agissait là que d'une carapace. D'une carapace qu'elle avait un peu de mal à garder en vie, depuis cette rencontre... Bizarre.

La seconde phrase en revanche lui avait posé plus de problème. Simplement parce qu'elle-même aurait du mal à y répondre. Ce qu'elle avait essayé de faire, entrer dans son esprit. Ou plus clairement, dans ses rêves. Cela ne devait pas être difficile à dire, il devait se douter qu'elle possédait – comme tout le monde ici – un don. Mais, concrètement, elle avait juste voulu tester. Sans aucune réflexion derrière. Voulu essayer de mettre à profit ce que la nature lui avait offert, et réussir peu à peu à entrer et sortir sans pertes et fracas. A manipuler des esprits simples, et compliqués. Celui du décoloré avait l'air d'être assez complexe. Cela rendait donc la partie plus difficile, et, elle allait relever le défi sans aucun soucis.

Laissant ses cheveux se balancer au rythme du vent, l'italienne avait massé ses tempes quelques instants. Le mal résistait encore, et il était bien coriace ! Qu'est-ce que ce mec pouvait bien avoir de spécial pour lui faire subir cette merde ?! Elle finirai par le savoir assez vite. Il lui posait la question, le retour allait se faire tout seul, ou au détour d'une question. Maintenant, il allait falloir qu'elle réponde. Et en guise de réponse, elle serait très claire. Pas besoin de faire des tours et des détours pour lui dire ce qu'il souhaitait entendre. De façon implicite, il voulait savoir de quel don elle était dotée. Il voulait comprendre comment elle avait pu se faufiler ainsi dans le labyrinthe de ses songes. Sans vraiment comprendre pourquoi, ni même comment, les battements de son cœur s'étaient emballés. L'obligeant à enfin entrouvrir les lèvres pour lui donner la réponse qu'il attendait...

« Je contrôle les rêves. »

Elle n'allait pas se contenter de ça, il ne fallait pas qu'il s'inquiète. C'était simplement une mise en bouche, pour le moment. Le ton avait été neutre cette fois-ci. Différent donc de sa première et seule phrase. Les mots qu'elle disait venaient d'elle, bien sur, mais. Étaient aussi des « souvenirs » qu'elle piochait dans l'esprit de ses victimes. Et malgré le fait qu'elle n'avait pas vu grand chose – voir même quasiment rien – dans celui de cet homme. Des flashs éclairaient par endroit, ne laissant que de faibles pistes pour entamer une conversation....

« Je voulais voir ce qui se passait dans ton esprit pervers de mec. J'ai cru que tu dormais. Et, la suite, tu la connais. »

En effet, il avait bien comprit de quoi elle était capable. Et, avait bien senti ce qui s'était passé lorsqu'ils avaient tous les deux été au maximum de leur pouvoir respectif. Un état blanc. Un état aveuglant. Pourquoi ? Elle allait en savoir plus au fur et à mesure des cours, mais, c'était déjà un début... En tout les cas, elle avait usé d'une petite boutade, histoire de détendre un peu l'atmosphère. Autant pour lui que pour elle. S'il le prenait mal tant pis, elle ne mettrait pas longtemps à le calmer, c'était certain.

Juste après ses paroles, elle s'était légèrement approchée de lui. Son regard plongé dans le sien, une question lui brûlait les lèvres. Elle devait savoir l'intitulé de son don. Et si c'était bien ce qu'elle croyait, les prochaines visites ne seraient pas des parties de plaisir. D'ailleurs, elle hésitait à lui demander ça. Lui demander de lui offrir ses rêves le temps de quelques nuits... Cette fois, elle n'avait pas vraiment fait attention à sa position. Ses genoux s'étaient collés à sa poitrine, et son menton reposait tranquillement sur ses derniers. La lingerie noire qu'elle portait allait finir par apprécier elle aussi le jeune homme. Car oui, ce sentiment ne cessait d'accroître. Encore, et de plus en plus. Malgré le fait qu'elle gardait au maximum une apparence neutre, et intouchable.

« Mais, il me semble aussi que tu possèdes un don assez puissant. Du moins, bien assez pour me coller au sol. »

Ses prunelles s'étaient transformées en poussière d'étoiles, et un air de provocation flottait dans l'air. Ce gars avait quelque chose qui lui plaisait. Et, Miyoshi avait bien comprit qu'avec lui, elle était certaine de ne pas s'ennuyer...


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MessageSujet: Re: Entre initiation et découverte... [PV Miyoshi]   Mer 22 Aoû - 11:24

Contrairement à ce qu’il s’était passé quelques instants plus tôt, cette fois Bakura s’était décidé à rester patient. Ce n’était pas vraiment par un désir soudain de jouer au sage capable de prendre son temps qu’il agissait ainsi, mais plutôt parce qu’il avait bien compris que précipiter les choses, ou agir sur un coup de sang, n’apporterait rien d’autre que des problèmes. Pour l’heure, il ne savait pas quelle pouvait être la raison qui avait amené la jeune femme agenouillée devant lui à l’avoir approchée durant sa méditation. Mais les faits étaient là, ils étaient face à face à présent. Alors autant profiter de l’occasion pour exploiter au maximum cette rencontrer…

Après tout, il fallait garder une chose essentielle en vue : c’était sa première rencontre concrète avec un autre détenteur de pouvoir, ou plutôt une autre détentrice en l’occurrence. Oh, bien sûr, il y avait eu cet entretien à son entrée, et la personne qui l’avait reçu était sans nul doute possible également habitée par un don particulier. Mais il n’avait été question que de celui de l’égyptien au cours de cette entrevue, et rien d’autre. Ce qui bien sûr avait été essentiel pour lui sur le moment, mais qui désormais relevait simplement de l’entraînement. Il en savait assez sur la théorie pour ne plus avoir besoin de passer des heures à parler de sa propre capacité.

Or, aujourd’hui il avait la possibilité d’en apprendre plus sur un pouvoir qui n’était pas sien. Un pouvoir qu’il avait sans doute « subi », mais peut-être pas de la manière prévue. C’était en tout cas ce qu’il pouvait deviner au vu de la tournure qu’avait pris les évènements, puisque ces derniers avaient fini par échapper au contrôle de sa camarade.

Enfin, tout cela allait rapidement être éclairci. L’heure n’était plus aux hypothèses et autres suppositions échafaudées par l’esprit vivace de l’égypto-nippon. Les réponses, il allait les avoir, et dans quelques instants. Une assurance étrange, sans doute, lorsque l’on se rappelait le propre agacement du jeune homme quelques secondes auparavant. Mais les choses étaient en train de bouger.

Car s’il ne contrôlait pas son pouvoir, il restait néanmoins suffisamment bon observateur pour savoir quand celui-ci avait quelque peu agi. Il n’y avait plus une once de trace de cet éloignement dont il avait craint la mise en action juste avant de prendre la parole. La décolorée semblait décidée à rester désormais, et prenait même plus de temps que nécessaire à se rhabiller sous ses yeux. Une touche de coquetterie qui semblait néanmoins naturelle, et pas seulement destinée à lui plaire. Cela n’empêchait cependant pas le néo-pensionnaire d’apprécier l’effort…

Mais autre chose lui donnait confiance. Une chose dont il ne pouvait véritablement dire si oui ou non elle était due à son pouvoir. Du moins, il ne pouvait l’affirmer. D’après les tests qu’il avait effectué avant son arrivée ici, il savait que lorsqu’il essayait de charmer ses victimes dans le but simple de les séduire, son don était justement à même de provoquer des changements de comportement inattendus. Cependant, il n’était pas question de cela ici. A aucun moment il n’avait songé à draguer son interlocutrice. Pas jusqu'ici, du moins. Ce qui signifiait que si influence – inconsciente – il y avait de sa part, elle ne serait que physique. Et consisterait donc, dans la situation actuelle, à simplement l’empêcher de reculer…

Et pourtant, elle lui souriait.

Elle avait d’abord eut un léger rire en guise de réponse à sa première phrase, un rire qu’il avait senti simple, sans moquerie dissimulée. Un rire qui l’avait lui-même poussé à abandonner son masque stoïque pour arborer un mince sourire en coin à son tour. Et surtout, l’avait incité à laisser de côté quelques instants ce regard – définitivement trop doré pour être naturel, ce qui cachait sans doute des lentilles – pour s’accorder quelques instants d’observation dédiées à ses lèvres…

Elle lui plaisait.

Voilà un constat simple, clair, définitif. Physiquement, l’inconnue était on ne pouvait plus à son goût. Evidemment, il avait déjà dû se le dire de manière parfaitement inconsciente dès qu’il l’avait vue, mais l’agacement et l’incompréhension qui s’étaient emmêlées lors de son « réveil » avaient occulté toute considération d’ordre physique. Maintenant qu’il retrouvait son calme, il était clair qu’il avait sous les yeux une superbe jeune femme… Et la voir sourire était tellement agréable qu’il se sentit de bonne humeur sans même saisir pourquoi…

Néanmoins, il lui fallait se reprendre. Quelques temps encore. Rester concentré pour mieux se focaliser sur ses paroles, qui arrivaient enfin. Il s’autorisa malgré tout à conserver son léger sourire en coin, un sourire qui le définissait bien. Mélange d’arrogance et d’assurance, mais aussi de charme. Ce n’était pas pour lui plaire, c’était « son » sourire, ni plus ni moins. Mais il restait assez révélateur pour inviter la semi-gaijin à se livrer à lui sans à priori. Ce qu'elle fit sans mal par la suite.

Ainsi, il venait d’apprendre ce qu’il avait plus ou moins deviné en partie. Elle contrôlait les rêves. Voilà pourquoi il l’avait « vue » ainsi. L’image avait été fugace, imprécise, imparfaite. Tout simplement parce qu’il ne dormait pas lorsqu’elle s’était essayée à s’immiscer dans son esprit. Pure logique…
Sachant cependant qu’elle allait donner un peu plus de précisions à cette brève réponse, il garda le silence, attendant l’explication qui ne tarda guère à venir… Et à le faire rire un peu à son tour. « Esprit pervers de mec », hein ? Elle ne croyait pas si bien dire…

Et d’ailleurs, comme pour le lui montrer, il se fit un plaisir, après qu’elle se soit un peu approchée de lui, de profiter de la vue qu’elle venait de lui offrir. En effet, assise ainsi, les genoux relevés, elle lui ouvrait une voie royale pour qu’il puisse admirer sa lingerie ébène… Et le moins que l’on pouvait dire était que ça lui plaisait tout particulièrement . Elle savait se rendre plus qu’attirante malgré cet uniforme classique, et sortait ainsi du lot sans mal…

Passé quelques secondes, il releva tout de même ses pupilles sanguinolentes pour les plonger de nouveau dans les éclats d’or de sa condisciple. Juste à temps pour apprécier sa dernière remarque. Il avait ainsi deviné juste, elle ne se sentait pas la capacité de bouger. Du mois, pas de se relever. Son propre don agissait donc bel et bien à son insu, en précieux renfort pour que leur rencontre s’étende dans le temps. Parfait…

Il était temps de donner la réplique à cette nouvelle connaissance. A l’instar de ce qu’elle venait de faire, il n’y aurait ni triche, ni dissimulation. Autant jouer la carte de la franchise, qui était de toute façon celle qu’il maniait le plus fréquemment, et avec une habileté sans faille. Il n’était pas homme de mensonge, contrairement à ce que l’on pourrait croire avec son caractère et son passif de dragueur. Nul besoin d’user de ce pitoyable moyen pour arriver à ses fins…


« Je comprends mieux pourquoi j’ai vu ton regard, alors que c’était l’essence de mon pouvoir que je cherchais dans ma méditation… »

Le ton était doux, gardant une note de neutralité mais en plus apaisante. Son propre regard reflétait d’ailleurs bien ce fait, et ne lâchait pas celui de sa camarade. C’était avec lui que tout avait commencé, après tout...

« D’ailleurs, ce n’est pas très gentil. A cause de toi, je ne sais toujours pas comment manipuler le don que tu viens d’évoquer. »

Son sourire s’élargit quelque peu, afin de clairement lui faire comprendre que ce n’était pas un véritable reproche. Sa voix aurait suffi néanmoins, puisqu’elle n’avait pas changé d’intonation.
Afin de détendre encore un peu plus l’atmosphère, il ajouta, alors que le timbre de sa voix se faisait murmure et qu’il se penchait légèrement vers elle pour saisir délicatement son menton entre son pouce et son index.


« Je ne vais pas m’en plaindre cependant, puisqu’il semblerait qu’il ait décidé de m’aider à te garder encore un peu avec moi… »

D’un geste suave, en écho avec sa voix, il remonta lentement ses doigts vers sa joue, pour la lui caresser… Puis reprit sa place initiale. Une invitation à réduire encore l’écart qui les séparait ? Sans aucun doute, oui… Mais autant jouer dans la subtilité encore un peu. Et laisser l’illusion de donner le choix à la décolorée d’agir comme bon lui semblait… Un paradoxe des plus amusants, puisqu’elle-même venait d’affirmer être incapable de se relever pour le moment.

Il était cependant temps de répondre plus concrètement à la demoiselle au sujet du pouvoir dont il était doté. Elle n’avait pas hésité à lui révéler le sien, pas plus qu’à lui montrer la faiblesse dont elle était victime lorsque cela ne se passait pas bien. Elle s’était encore massée les tempes quelques secondes à peine auparavant, ce qui induisait une forte douleur à la tête, en contrecoup…


« Charisme. Charme. Envoûtement. Appelle-ça comme tu le veux. Mais il semblerait que je sois capable d’imposer ma volonté aux autres, après les avoir charmé à l’aide de mon pouvoir. »

Une légère pause, durant laquelle ses billes rougeoyantes semblèrent briller d’un éclat plus intense, une fraction de seconde. Puis il reprit la parole, non sans avoir laissé un léger soupir s’échapper de ses lèvres.

« Mais comme je l’ai dit, je ne le maîtrise pas vraiment encore. Il sort sans que je ne m’en rende compte... un peu comme en ce moment. »

Bakura se tut enfin, et se rendit compte qu’il avait été bien plus loquace qu’à l’accoutumée. D’ordinaire, il n’allait qu’à l’essentiel, limitant ainsi drastiquement ses propos. Or, il s’était ici montré quelque peu bavard, que ce soit sur son don ou sur « eux ». Cela le décida à en rester là pour le moment, sans ajouter de question. Ses paroles seraient sans doute déjà suffisantes pour faire réagir la pensionnaire, puisqu’elle savait désormais le pouvoir qui avait rencontré le sien… La seule conclusion qu’il se permit d’apporter finalement à ce discours fut une phrase, simple, qui là encore laissait une porte ouverte.

« Ah, j’oubliais… Je m’appelle Bakura, Bakura Kamimura. »

Il se présentait à elle. Sans hésitation. A elle de voir ce que cela pouvait déjà suggérer…




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MessageSujet: Re: Entre initiation et découverte... [PV Miyoshi]   Mer 22 Aoû - 14:29

Un don assez puissant. C'était ce qu'elle avait dit. Celui qu'il possédait était en tout les cas assez fort pour empêcher la belle de quitter son emplacement. Assez fort pour la projeter au sol. Assez fort pour la faire souffrir intérieurement, dès lors où elle avait rendu visite à ses pensées. Un don qu'elle voulait examiner encore. Qu'elle voulait subir, encore. Une sorte de masochisme qu'elle ne contrôlait plus. Qu'elle s'infligeait avec plaisir. Miyoshi n'allait pas aller jusqu'à des phrases immondes, ou des « Fais-moi mal. » Mais... C'était un peu pareil. Peu importait la douleur, elle voulait retourner dans cet endroit noir. Cet endroit rempli de chaleur. Cet esprit tourmenté et vide. A moitié endormi, à moitié éveillé...

Cet homme l'intriguait de plus en plus. Au fur et à mesure qu'elle se sentait attiré vers lui. Ce regard vermeil et ténébreux à souhait. Ces lèvres provocatrices, qui avaient l'air d'être aussi douces que de la soie. Cette chevelure en bataille qui le rendait d'autant plus séduisant.

… Une grimace avait perlé sur son visage. Il fallait qu'elle stoppe tout ça. Il était vraiment beau. Oui, mais. Elle devait immédiatement faire en sorte de ne plus ressentir cette attirance, et ce besoin vital de le toucher. De caresser cette peau mate, et certainement chaude. De penser à... Lui. Il était le premier qu'elle rencontrait, et, le seul qu'elle voulait connaître pour le moment. Une force invisible l'obligeait à relever la tête, et à replonger son regard couleur éclair dans celui de son camarade. A le fouiller. A l'analyser. A le faire sien...

Son sourire aussi était charmant. Ou plutôt, charmeur. Décidément, l'italienne avait du mal à le cerner. Et commençait à avoir du mal à se cerner elle-même. Tout naturellement, elle lui avait donné l'intitulé de son don. Lui avait expliqué sans rechigner ce qu'elle avait souhaité faire. Chose qu'elle n'aurait jamais dite auparavant. En répondant tout simplement qu'il n'aurait qu'à aller voir ailleurs si elle y était. Mais là, Miyoshi n'avait pu que se résigner à lui dire la vérité. Après tout, à quoi allait servir le mensonge dans cette histoire ? Tôt ou tard, il aurait bien su de quel pouvoir elle était dotée. Peut-être même qu'il s'en doutait déjà.

Apparemment, il avait tiqué à la petite pique qu'elle avait lancé. Et la flèche avait atterri en plein dans le mille. En plus de ça, elle était tombée sur un mec qui avait l'air de bien s'y connaître niveau conquête. C'était un petit mot qui avait fusé dans son esprit au moment de l’excursion. Il devait donc avoir un bon petit palmarès... Et cela pouvait bien être au niveau flirt, ou... Plus si affinités. C'était une situation qu'elle ne connaissait pas vraiment, elle. Embrasser, elle savait faire. Très bien, même. Mais, ça s'arrêtait là. Alors surtout, il ne fallait pas qu'il use de son pouvoir – pour l'instant inconnu – pour se jouer d'elle à ce niveau là. Car le peu d'estime qu'elle commençait à avoir pour lui finirait vite par retomber s'il osait se lancer dans une pente aussi savonneuse.

Et encore une fois, c'était un tir parfait. La nippone venait juste de réaliser la position dans laquelle elle était. Lui offrant une vue imprenable sur l'intérieur de ses cuisses, et sur la dentelle noire qui l'habillait. Pourtant – et malgré le regard insistant de son camarade – elle n'avait pas bougé d'un centimètre. N'avait rien fait pour l'empêcher de laisser traîner ses yeux par ici. N'avait pas froncé les sourcils comme elle aurait du le faire. N'avait pas empoigner la lame qui se voyait à présent parfaitement. Faute à sa jupe d'être légèrement descendue, suite à la position. Ce couteau, accroché à sa cuisse grâce à un ruban noir. Cette arme dont elle savait se servir sans faille.

Mais, au moment où elle allait enfin se décider à relever la tête pour lui envoyer une décharge électrique, il était revenu à l'attaque avec un brasier étonnant. Il ne devait pas s'en rendre compte, ni même le faire exprès. Mais, l'intensité qui baignait dans ses pupilles était impressionnante. Peut-être plus que celle qui ornait son regard à elle... Et enfin, il venait de reprendre la parole.

Un ton qui se faisait plus appréciable... Et... Une voix qui s'insinuait dans son esprit comme un coup de feu. Ainsi, elle ne pourrait pas l'oublier de sitôt... En tout cas, elle avait eu raison. Il avait vu ses yeux, comme tous ceux qu'elle avait pu sonder auparavant. Et il était bien en phase de méditation. Voilà une chose que Miyoshi devait retenir. Même lorsque les gens n'étaient pas totalement endormis, mais plongés dans une léthargie, elle pouvait explorer leurs rêves.

Par la suite, elle avait tout de même prit soin de prendre en note sa remarque. Il cherchait l'endroit phare de son pouvoir. L'endroit d'où il émanait. L'endroit qui – une fois trouvé – lui permettrait un contrôle total et parfait de ce don. Il faudrait qu'elle y pense, elle aussi. A la méditation.

Sa seconde phrase avait encore eu raison d'elle, et l'avait fait sourire. Voilà qu'en plus, il savait se montrer adorable... Intérieurement, elle détestait ça. Profondément, elle haïssait ce genre de comportement. Cependant, cet intérieur se bloquait, pour laisser place à l'envie. Cette convoitise ardente qui brûlait tout le long de ses veines.
En revanche, le geste qui avait suivi ne lui avait qu'à moitié plu... Immédiatement, son regard avait frôlé le sol, laissant sa tête se baisser pour fuir son visage. Le contact de sa main avait rendu à la douleur sa force, et sa tête la faisait de nouveau souffrir. Toutefois, elle ne bougea pas. Trop occupée à contrôler sa vue qui se faisait de plus en plus vaporeuse. Même son murmure lui avait insuffler un certain mal. Et le dernier mouvement de sa part aurait pu être de trop, si elle avait pu faire quelque chose...

Cette délicatesse, associée au contenue de sa phrase avaient consumé peu à peu sa carapace de cristal. Et comme elle l'avait pensé quelques minutes plutôt, elle en voulait encore. Même si c'était douloureux. Elle voulait qu'il garde sa main sur elle. Quitte à ce qu'il la blesse, la décolorée voulait s'approcher de lui à son tour... Mais sa conscience – elle-aussi – la forçait à rester à une certaine distance, afin de ne pas se laisser entraîner dans un enfer de sentiments. Alors qu'il voulait qu'elle reste, lui ! Il voulait la garder avec lui, même... S'en suivait donc un espèce de combat entre le pouvoir de cet homme, et sa propre conscience. Chacun tirait de son côté, pour une cause semblable. La garder de son côté, et l'utiliser à bon escient.

Un souffle inaudible lui avait redonné un peu d'assurance, et lui avait permit de relever la tête. Dans le but d'écouter silencieuse ce qu'il avait encore à lui dire.

Et ce fut un mouvement de recul qui accompagna sa phrase. Rapidement, elle s'était remise à genoux, une main posée sur sa lame. Réflexe, sans aucun doute. C'était bien ce qu'elle craignait, malheureusement... Et c'était donc ça qu'elle avait. Miyoshi était envoûtée par cet inconnu, et se pliait à sa volonté – contre son gré.

Ses lèvres s'étaient par la suite entrouvertes, laissant apparaître une rangé de dents blanches et aiguisées. Comme si l'espace d'un instant, elle avait eu en tête l'idée de lui sauter dessus, pour venir arracher la peau qui couvrait sa nuque...

Elle fini par se reprendre seule, après avoir entendu son identité. L'italo-japonaise s'était même légèrement inclinée, pour lui rendre sa présentation. Avant de reposer sa main « dangereuse » sur ses genoux. Si en plus elle jouait bêtement, elle n'en serait que plus manipulable... L'étudiante se rapprocha alors encore un peu. Déposant ses paumes sur l'herbe, elle avait avancé dans une position prédatrice. A quatre pattes. Son regard planté dans le sien, elle s'était rassise à terre, ne prenant pas plus soin de cacher ou non ses sous-vêtements. Le plus important n'était pas là. Et, à cette distance – trop proche – il ne pouvait pas vraiment tout voir.

Même leur nom de famille se ressemblaient...

« Miyoshi. Miyoshi Kimura. »

Le ton utilisé avait été un peu bizarre. Comme si la peur de se révéler l'avait habité le temps de quelques secondes. Le temps de prononcer son simple prénom. Puis se fut de nouveau l'assurance qui avait reprit le dessus, une fois qu'elle avait annoncé son nom complet.

« Ton pouvoir est l'exact ennemi du mien. Il m'empêche de l'utiliser correctement. Mais... »

Ses lèvres s'étaient serrées. Miyoshi se demandait vraiment si elle pouvait poser ce genre de question. Ou plutôt prononcer ce genre de mots. Enfin, après tout... Un murmure avait percé l'air, et calmement, elle avait effectué une demande masquée.

« J'aimerais justement en profiter pour améliorer mon don, et retourner dans tes rêves. Dans tes vrais rêves. »

Là, elle ne savait pas concrètement qui parlait. Elle, ou bien une manipulation d'elle. La décolorée avait eu l'impression de sous-entendre trop de choses. Une envie de le revoir encore. Une envie de le voir la nuit. Une envie d'entrer dans sa chambre pendant qu'il dormait. Et au fond, peut-être que c'était ce qu'elle voulait... Ce qui était certain, c'était que sa voix avait été confiante, et agréable. Le plus étonnant n'en restait pas moins cette demande. Habituellement, elle n'aurait rien dit à personne, et aurait fait ce qu'elle avait à faire, point.

Malgré le fait qu'elle croyait avoir utilisé tout son temps de parole, une question s'était calquée devant son regard. Une question plus que normale, en plus. Haussant alors légèrement un sourcil, elle avait encore murmuré...

« As-tu vraiment besoin de ce don pour charmer les personnes qui se trouvent en face de toi, Bakura ? »

La phrase sonnait plus sérieuse que n'importe laquelle. Encore plus avec son prénom dissimulé à la fin. Ce qu'elle voulait savoir, c'était en partie pour elle. Est-ce qu'il pouvait la charmer sans se servir de ce pouvoir qu'il ne contrôlait pas ? Est-ce qu'il pourrait arriver à faire naître en elle des choses concrètes, sans avoir tricher suite à l'utilisation d'un don ?

Il ne saurait probablement pas y répondre. Ou tout du moins, pas de suite. Pas alors qu'il n'avait pas atteint l'apogée de son pouvoir. Et tandis qu'elle le fixait intensément, elle s'était encore rapprochée. Son visage à une trentaine de centimètres du sien. Un regard terrifiant, et empli de défi. Il ne fallait pas qu'il essaye forcément quelque chose physiquement.

Déjà, qu'il lui réponde, ensuite, elle pourrait aviser...


There are something you can't see or feel, Baby.


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MessageSujet: Re: Entre initiation et découverte... [PV Miyoshi]   Mer 22 Aoû - 18:13

La psychologie humaine, globale, n’était pas bien difficile à cerner. Lorsque l’on était suffisamment habile pour observer et analyser les gens, on pouvait rapidement les classifier selon certaines catégories, et prévoir leurs réactions sans mal.

Mais certaines personnes se révélaient plus « hors normes » que d’autres. Ces individus-là n’étaient pas vraiment simples à catégoriser. Ou alors, ils allaient dans la classe des « inclassables », justement. Et aux yeux de Bakura, sa camarade entrait sans mal dans cette partie de la population.

Même au sein de ce groupe, il y avait la possibilité de faire une distinction. Pouvait être inclassable les fous, ou du moins ceux qui avaient une méthode de pensée radicalement différente de ce que l’individu lambda considèrerait comme la norme. Mais ce n’était pas le cas de la décolorée. Elle ne faisait pas partie des dérangés. Non, elle… Elle devait avoir quelque chose de plus profond enfoui en elle. C’était ce qui ressortait de son comportement.

Cette impression tendit d’ailleurs à se confirmer par la suite. Car évidemment, Bakura ne ratait rien, absolument rien des réactions de la jeune femme. D’une part parce qu’il lui était nécessaire de l’analyser dans les moindres détails, pour mieux la comprendre ; d’autre part, et cette raison-là était on ne pouvait plus simpliste, parce qu’il aimait la regarder, ni plus ni moins. Et nul doute qu’aucun homme ne pourrait nier vouloir en faire de même, à moins d’être d’une mauvaise foi sans bornes…

Toujours était-il qu’en l’observant ainsi, il pouvait plus ou moins deviner ce qui lui plaisait et ce qui, à l’inverse, n’allait pas dans ce qu’il avait pu dire ou faire. C’était sa technique habituelle de drague, à vrai dire. Bien que dans le cas présent, il n’avait pas été question un seul instant de la séduire. Une notion qu’il allait falloir garder précieusement à l’esprit, comme l’égypto-nippon s’en rendrait compte par la suite…

Ainsi, si jusque-là ses paroles semblaient lui plaire – si l’on exceptait la petite grimace qu’elle avait retenue, mais c’était avant même qu’il ait répondu –, sa réaction fut tout autre lorsqu’il toucha son visage. Enfin, parler de radicalisme dans sa réaction serait exagéré. Elle n’avait pas bougé. Mais était-ce son don qui provoquait cette immobilisme ? Impossible de le déterminer à l’heure actuelle… En tous les cas, il avait eu une bonne inspiration en s’adossant à l'arbre à nouveau, puisqu’au moins il n’était plus question de contact physique pour le moment. Ils étaient encore assez proches, certes, mais pas plus qu’avant son geste. Nulle raison de s’inquiéter donc…

En revanche, là où les choses semblèrent se gâter sur le coup, ce fut lorsqu’il parla de son pouvoir. Très honnêtement, il lui avait donné la nature exacte de son don, et avait même avoué ne pas le maîtriser en ce moment même… Ce qui avait conduit à un recul presque violent de la part de sa camarade. Sur le coup, il pensa même qu’elle allait sortir son couteau, qu’il avait pu voir plaqué contre sa cuisse à l’aide d’un ruban noir. Ce n’était pas qu’il avait peur, loin de là. Il avait déjà vu l’arme, même s’il ne s’y était absolument pas attardé puisqu’il avait eu bien mieux à regarder à côté. Mais devoir se battre contre elle alors que leur rencontre était des plus intéressantes n’était franchement pas ce qu’il voulait.

Ce fut la raison pour laquelle il demeura parfaitement immobile durant cette étrange réaction défensive qu’elle avait eu. Il ne souriait plus, mais n’était pas menaçant. Il n’avait pas bougé un muscle, restant adossé contre le platane, une jambe étendue, l’autre pliée, son bras reposant sur son genou. Et son regard incendiaire ne lâcha pas la tempête foudroyante qui le fixait tout autant. Elle n’était pas idiote, elle allait bien voir que jusqu’ici il n’avait strictement rien fait. C’était elle qui s’était approchée de lui. Elle qui l’avait touché la première. Lui avait eu un seul geste, simple. Une caresse. Et l’honnêteté de tout lui dire sur son pouvoir. D’elle-même, elle réaliserait sans doute que si c’était pour lui jouer un sale tour, il n’aurait pas dit tout ça…

Après lui avoir montré les crocs – une expression sans doute bête mais Bakura ne vit pas d’autre image sur le moment –, la pensionnaire avait enfin fini par retrouver la raison. Et le calme qui lui était associé. Un simple soupir de la part du métisse accueillit ce retour à la normale, bien qu’une fois encore il gardait le silence. C’était toujours à elle de répondre après tout… Inutile de précipiter les évènements et de risquer une nouvelle réaction aussi étrange que disproportionnée.

Et finalement, il ne put que repenser à l’image un peu « bestiale » qu’il venait d’avoir d’elle, lorsqu’à nouveau elle se fit plus animale en s’approchant de lui… A quatre pattes, avec un regard d’une intensité rare, elle avait pratiquement brisé toute distance entre eux. A tel point que même une fois assise à nouveau, il lui aurait été difficile de voir sous sa jupe, quand bien même celle-ci lui laissait une vue béante de sa lingerie. Décidément, elle était... parfaite...
Néanmoins, pour ce qui était de l'observer il avait déjà assez à faire avec son regard. Et sa manière de se présenter à son tour était tellement sur la réserve que là encore il avait de quoi se poser des questions.

Miyoshi Kimura…

Etrange ressemblance entre leurs noms de famille, en effet. Mais ce détail fit plus sourire Bakura qu’autre chose. Il n’y avait rien à déterminer de ce simple fait, après tout…
Ce ne fut que par la suite qu’il « retrouva » enfin Miyoshi telle qu’elle l’avait été avant qu’elle apprenne le pouvoir de son interlocuteur. Ce qui ramenait toute cette étrange scène à cela : son don la dérangeait. Elle donna un semblant d’explication lorsqu’elle avoua que leurs pouvoirs étaient diamétralement opposés, du moins pour elle, puisque lui n’était en rien affecté par le contrôle des rêves. Mais était-ce aussi simpliste que cela ? Sans doute pas…

Elle n’était pas comme les autres. Il l’avait pensé dès le début. Et ça se retrouvait ici. Son passé devait contenir quelque chose qui la faisait craindre les pouvoir du type de celui qu’il possédait. Mais chercher à creuser tout cela maintenant serait idiot, tout comme émettre des hypothèses seuls. Un jour peut-être, saurait-il de quoi il en retournait exactement. Pour aujourd’hui, il se contenterait de la maintenir telle qu’elle était en ce moment…

Et ce serait sans doute plus simple lorsqu’il répondrait à la demande qu’elle venait de faire. Une demande qui le surprit à vrai dire. Sans chercher à le cacher d’ailleurs, il haussa un peu les sourcils, toujours sans la lâcher des yeux. Elle voulait retourner dans ses rêves ? Mais ça ne pouvait se faire qu’à un seul moment, et au vu de la brève hésitation qu’elle avait eu avant de murmurer sa phrase elle avait très bien compris cela. Lorsqu’il dormirait. Dans sa chambre donc. Dans son lit.

Ou alors, dans celui de la jeune femme.

Dans tous les cas, cela impliquait une proximité des plus intimes, du moins le temps de quelques heures. Car Bakura devrait avant tout être endormi, ce qui ne se ferait pas tout seul, encore moins s’il se retrouvait justement accompagné de la jeune femme. Et même lorsqu’il serait pour de bon dans les bras de Morphée, la décolorée devrait se tenir à ses côtés. Tout le temps que dureraient ses rêves…

Il était étonnant qu’elle lui propose une telle chose. Mais il n’allait pas être question de refuser. Après, est-ce qu’elle oserait vraiment tenter cette expérience qui l’intriguait autant qu’à elle, c’était une autre question…

Et en parlant de question, une dernière fusa des lèvres de la belle. Une interrogation qui le coupa en plein élan, alors qu’il allait entamer ses propres réponses…

C’était donc ça…

Alors qu’elle s’approchait encore de lui, un sourire s’étira sur ses lèvres. Elle avait beau le « menacer » de son regard, il ne se laisserait pas démonter pour autant. D’ailleurs, il avança quelque peu son visage à son tour. De quelques centimètres. Cinq, tout au plus. Avant d’enfin, répondre à ses interrogations.


« Je ne maîtrise pas mon pouvoir, c’est vrai. Comme je te l’ai dit, il est même évident qu’en ce moment précis il est en train d’agir. Cependant… »

Il avança encore. Deux petits centimètres de plus. Ou de moins, selon la vision que l’on avait de la situation.

« Il fait écho à ma volonté, même lorsqu’il se déclenche sans que je le veuille. Si je veux te draguer, alors, effectivement, il agira de manière à ce que tu tombes plus facilement sous mon charme… »

Encore trois centimètres de plus. Plus que vingt les séparaient désormais. Et sa voix revenait à nouveau après sa courte pause, pour ne pas lui laisser le temps de se braquer comme elle l’avait fait juste avant.

« Or, tout ce que je désirais là, c’était que tu ne partes pas. Rien de plus. Je n’ai pas cherché un seul instant à te draguer, Miyoshi. Si mon don agit sur toi, il ne fait que bloquer la partie motrice de ton esprit. Il n’est en aucun cas responsable d’un quelconque sentiment d’attirance que tu aurais ressenti… »

De nouveau cinq centimètres de franchis. La moitié de la courte distance qui les séparaient avant qu’il ne prenne la parole. Et de nouveau, sa voix s’éleva dans un murmure presque langoureux.

« Non, je n’ai pas besoin de ça pour séduire. Tout au plus cela me sert-il à accélérer les choses… ou à les renforcer… »

Il n’était plus qu’à dix centimètres d’elle, à présent. Leurs souffles en venaient même à se mêler, presque sensuellement, alors que le décoloré continuait d’avancer tant physiquement que dans son discours, avec cette même teinte suave… Cette fois, il était clair que son aura n’agirait plus de la même façon. Ce n’était plus simplement pour la retenir qu’il intervenait. Il voulait renforcer ce qu’elle ressentait…

« Tu sens la différence.. ? »

Deux centimètres. Voilà la distance qui les séparait désormais. Il n’avancerait pas plus. Plus question. C’était à elle de décider de la suite. Même s’il ne maîtrisait pas son don et ne pourrait donc l'affirmer avec certitude, il supposait qu’elle devrait encore avoir la volonté de résister un tant soit peu, si elle refusait que la « démonstration » aille plus loin. Si tel était le cas, ce serait à lui de résister à cette envie qui s’était sournoisement éveillée en lui au fil des minutes. Car si à présent son pouvoir agissait ainsi, c’était uniquement parce que le jeune homme désirait plus que de simplement la retenir… D'ailleurs, il le lui avait clairement dit, lui avouant ainsi sans aucune once de retenue ses nouvelles intentions la concernant... Et pour conclure ce tableau, il souffla une courte phrase, qui à vrai dire était destinée à la faire basculer dans une seule et même direction. La sienne.

« Et pour ta demande, c’est d’accord… On testera ton don ensemble… »

Il fallait admettre que c’était presque vil… Il avait tout mis sur cette phrase. Le ton doux, onctueux, suave. Le regard presque mi-clos, ses pupilles brillant du même éclat intense que tout à l’heure… Et ce dernier mot, unique, mais ô combien puissant selon le contexte… Ensemble…




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MessageSujet: Re: Entre initiation et découverte... [PV Miyoshi]   Jeu 23 Aoû - 14:33

Le regard de Miyoshi avait toujours troublé les esprits. Aussi torturés étaient-ils. Celui de Bakura, elle ne l'avait pas encore défini. Néanmoins, elle était certaine qu'il ne s'agissait pas là d'un homme comme les autres. Il n'était pas simplement un homme, justement. En jouant sur les mots avec le terme « pervers », elle savait avoir touché juste. Mais, touché juste ne voulait pas forcément dire qu'il ne pensait qu'à ça, tout le temps. Au contraire, l'étudiante s'imaginait même que ses techniques de séduction étaient toutes plus élaborées à chaque fois. Il n'y allait pas à l’aveuglette, non... Il était doué, et engager un combat contre cet esprit qui l'obsédait à présent... Était plus que tentant.

Découvrir ce qu'il pouvait bien cacher dans ses songes était plus qu'une obsession. Peu à peu, et au fil des secondes, cette envie devenait incapable à contrôler. Peut-être qu'elle n'y trouverait rien d'intéressant. Mais, elle voulait vérifier par elle-même. La belle voulait s'approprier un petit bout de rêve. Le tenir dans ses mains, et souffler dessus comme s'il s'agissait d'une simple poignée de sable désertique. Souffler dessus pour l'envoyer dans la direction voulue. Souffler dessus pour l'envoyer dans... Sa direction.

Son geste précédent avait offert une réaction bizarre à Bakura. Sans savoir vraiment pourquoi, elle avait trop vite réagi. Allant presque jusqu'à attraper son couteau. Réaction bien trop démesurée pour ce qu'il avait pu dire. Il n'avait fait que lui avouer la vérité sur son don, ce qu'elle avait voulu savoir, en d'autres termes. Lui, lui n'avait pas bougé, avait perdu son sourire. Ne se serait-il pas défendu, si elle avait eu le courage de terminer son geste..? C'était une question qui avait traversé sa tête l'espace d'un instant. Elle avait voulu lui sauter dessus.

Lui, il s'était contenté de soupirer.

Il n'avait pas eu peur d'elle. Une chose pouvait bien le lui assurer. Accroché à sa ceinture se trouvait un sabre. Ou tout du moins, c'était ce qu'elle avait pensé. Rangé bien évidemment dans un étui adéquat, mais un sabre quand même. Et, à son noble avis, il savait s'en servir, plus que bien... Néanmoins, elle doutait fortement qu'il l'aurait utilisé contre elle. La japonaise avait bien assez détaillé les formes de son corps pour comprendre que la force qu'il possédait était bien plus intéressante que la lame qui se trouvait autour de sa cuisse. Malgré le fait qu'elle savait se défendre, et qu'elle ne craignait que peu de monde, Miyohi savait qu'elle aurait eu énormément de mal à lui tenir tête... Mais, peut-être aussi que son don influait sur ses facultés, c'était plus que plausible.

Par la suite, il avait paru un peu surprit par sa demande. Ce qui après tout était sans doute normal. Maintenant, il ne s'agissait plus de s'infliger une douleur qu'elle ne connaissait pas. Non. Ce qu'elle voulait dire implicitement c'était... « Continue de me faire mal. » Miyoshi ne savait pas concrètement pourquoi elle voulait se retrouver ainsi face à ce don. Face à cette chose qui l'empêchait de résister. Cette chose qui lui imposait des douleurs insoutenables. Elle risquait même sa pureté en demandant ça. Il fallait qu'il dorme. Et dormir signifiait se trouver dans une chambre, dans un lit... Et peut-être serait-il difficile pour lui – voire incontrôlable – de ne pas la pousser à se retrouver d'elle-même au creux de ses bras...

Sans doute avait-elle fauté en s'approchant ainsi de lui. En mêlant presque son souffle au sien. En proposant un défi – elle le savait – qui serait relevé sans plus attendre. Sans doute avait-elle fauté en se croyant plus forte que ce pouvoir qui l'attirait irrévocablement vers son propriétaire. Mais, peu importait. La japonaise aimait jouer, et aimait gagner. Alors, elle allait se battre vaillamment. Et résisterait au maximum, dans le simple but de lui prouver qu'il n'avait malgré tout pas affaire à une minette rencontré par le plus grand des hasard au coin d'une ruelle.

Et cette « faute » qu'elle avait engagé en dernier était probablement celle qui allait courir à sa perte. Ses lèvres étaient encore une fois légèrement entrouvertes. Cachant la plus grande partie de sa dentition. Cachant deux canines pointues dont elle se sentait fière. Et qui lui offraient ce côté animal dont elle aimait jouer... Ses pupilles avaient rejoint leurs jumelles dans un tourbillon de couleurs qui s'accordaient à merveille. L'italienne avait fait sa part des choses, maintenant, c'était à lui de parler. A lui de réagir. A lui d'accepter de répondre à cette dernière et ultime question...

Ultime question à laquelle il ne mit que très – voire trop – peu de temps à répondre. Il avait sourit, puis s'était à son tour rapproché. La distance se réduisait à vue d’œil. Et... Trente centimètres lui semblaient tout à coup une mesure extrêmement courte.

Miyoshi écoutait Bakura, sans jamais le quitter des yeux. Il pouvait s'avancer, elle n'allait pas flancher. Elle n'allait pas reculer, et puis de toute manière, elle en était incapable... En effet, son pouvoir était bien en train d'agir, il n'y avait aucun doute là-dessus. Mais, agissait-il seul, ou bien la volonté du décoloré commençait-elle aussi à entrer en jeu ?

Sa bouche n'avait encore pas bougé, ses pupilles non plus. Elles fixaient les deux fioles rubescentes du pensionnaire, avec toujours plus d'intensité. Toujours plus, car il venait encore de se rapprocher... Et elle venait d'entendre ce qu'elle ne souhaitait pas savoir. Est-ce que c'était ce qu'il voulait..? Elle n'allait certainement pas tarder à le savoir.

Croyant qu'il avait fini de parler, elle se tenait prête à ouvrir la bouche, mais... Un tiers de la distance avait maintenant disparu, et le son de sa voix recommençait à se glisser au creux de ses oreilles.

Bien que le début de la phrase avait eu la chance de la rassurer un peu, la fin en était tout autre... Serrant les dents, elle avait laissé un petit souffle s'échapper d'entre ses lèvres. Il avait bien comprit... Elle avait pourtant essayé de se protéger de son don... Ses prunelles avaient fui les siennes pour fixer le sol. Le regarder serait encore plus difficile à présent... Et les faibles bruits qui se faufilaient entre ses dents prouvaient bien qu'elle avait du mal à se retenir.

La suite redevenait douloureuse... Comme elle aurait pu l'imaginer. Il était encore plus proche. Et sa voix avait changé. Un murmure enflammé avait envahi sa tête, et résonnait sans cesse. Il n'en avait peut-être pas besoin, mais il n'essayait pas de l'empêcher non plus. Bien au contraire, il commençait à prendre un certain plaisir, à s'amuser. A faire en sorte qu'elle ne veuille plus s'éloigner de lui, tout court.

C'était bien ce qu'elle avait comprit en sentant enfin sa respiration. En regardant ses lèvres, et son sourire. En se mordillant l'intérieur de la lèvre, tant elle se retenait de lui voler un baiser.

Oui, elle avait senti la différence. Et la sentait de plus en plus. Toujours plus alors qu'il avait frôlé son visage. Toujours plus alors qu'il avait décidé de s'arrêter là, de ne pas s'avancer plus loin. Sans aucun doute pour la laisser faire. Miyoshi était peut-être emprisonnée dans un envoûtement, mais elle n'en devenait pas stupide pour autant. Et ce qu'il attendait ici, c'était qu'elle se livre à lui. C'était bien trop facile aux yeux de la belle italienne. Même si ça lui coûtait, même si elle en avait envie, le moment n'était pas encore venu pour qu'elle s'offre. Pas si vite, pas comme ça...

Et pourtant, sa dernière réplique avait failli être fatale. Il avait accepté de jouer le cobaye pour elle. Il voulait bien qu'elle use de son don, et qu'elle fouille les moindres recoins de ses rêves.

Ensemble... Le mot de trop. Le mot prononcé trop tendrement. Le mot qui faisait tomber tous les murs qu'elle avait dressé pour se protéger...

Le mot qui avait fait avancé la décolorée, jusqu'à ce qu'elle frôle juste la peau recouvrant ses lèvres. Avant de laisser un sourire mesquin se peindre de chaque côté de ses commissures. Il n'aurait pas ce qu'il souhaitait tout de suite... Alors lentement, elle avait reculé en replongeant son regard dans le sien. Lui faisant clairement comprendre qu'elle avait encore de la retenue. Du moins... Tout ceci n'était qu'un pur mensonge.

Extérieurement, elle avait retrouvé son apparence plus ou moins normale. A une distance assez raisonnable. Bien que toujours assise face à lui. Il avait peut-être le don de charmer n'importe qui, n'importe quand, n'importe comment. Mais, question séduction, elle en connaissait aussi un rayon. Et, il ne fallait surtout pas qu'il ose la sous-estimer.

Intérieurement en revanche, elle se sentait déchirée. Déchirée par cette envie qu'elle avait freiné. Simplement pour prouver qu'elle n'était pas aussi faible que les autres. Alors qu'en vérité, elle l'était peut-être plus que les autres... Son passé jouait sur ses sentiments, et sur sa façon de voir les choses. Et pour le moment, il n'avait rien à savoir... Il n'avait pas non plus à savoir qu'elle avait voulu plaquer ses lèvres, pour l'embrasser, enfin...

Tandis qu'elle réfléchissait à quoi lui répondre, elle s'était remise en tête de revenir près de lui. De la même façon qu'auparavant. Ses genoux avaient retrouvé l'herbe verte, et ses paumes les avaient imité. Telle une tigresse, elle avait approché son visage du creux de sa nuque, sans quitter une seule fois ce sourire qui ne cessait de le provoquer toujours plus.

Et dans un souffle glacé, elle avait à son tour murmuré, sur un ton ensorcelant et troublant... Il voulait jouer au plus fort, soit... Il voulait qu'elle ressente ce genre de choses à son égard, soit. Mais, il aurait lui aussi le droit d'y goûter, et pour ça, Miyoshi n'avait besoin d'aucun don particulier.

« Je serais ravie de prendre place dans ta chambre, quand tu voudras... Et j'espère que tu ne seras pas trop difficile à endormir, Bakura... »

Peu importait les cartes qu'elle pouvait poser, du moment qu'elle arrivait à le faire flancher à son tour, c'était bien là le principal. Pour continuer sur sa lancée, elle avait déposé un rapide baiser sur la peau tiède de sa nuque, avant de reprendre la parole.

« Mais ne crois pas qu'il sera aussi facile pour toi de me faire tomber sous ton charme... Je ne suis pas de celles qui font la queue pour finir sur la tienne, justement. »

Là encore, elle avait franchi une limite. D'autant plus dans la position où elle se trouvait. Ça aurait même pu en devenir insultant pour lui, tant elle jouait sur les mots.

« N'oublie pas que je ne suis pas comme les autres. Mais que je me ferais un plaisir de les faire enrager en entrant dans ta chambre... »

C'était le mot de la fin. L'interprétation dépendait de lui. Ce qu'elle avait voulu dire elle, concernait les rêves. Mais, lui... Sans doute le comprendrait-il autrement. Et c'était un peu le but...

Enfin, elle avait reculé pour reprendre sa première place. Assise à un ou deux mètres de lui, les genoux relevés, et le regard captivant. Miyoshi avait terriblement hâte de connaître la suite des événements. De savoir comment le décoloré allait réagir. Et le sourire qu'elle gardait en disait long.

Allait-il être trop fier pour se laisser ainsi marcher dessus, ou au contraire, allait-il se laisser porter par le courant..? Ce qu'elle espérait en tout cas, c'était qu'il s'intéresse à elle, plus qu'à toutes les autres...


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MessageSujet: Re: Entre initiation et découverte... [PV Miyoshi]   Ven 24 Aoû - 12:43

Doué pour séduire ? Bakura l’était, incontestablement. Ce n’était pas juste une histoire de pouvoir en réalité. Bien sûr, depuis qu’il s’en savait armé le décoloré en jouait beaucoup, mais même sans cela il restait particulièrement redoutable sur ce terrain… Et pour cause, son être entier était fait pour son don. Là encore, c’était un fait indéniable, évident. De sa teinte de peau basanée à la musculature sans défaut de son corps… De son regard d’un rouge étincelant à sa chevelure argentée… De son sourire naturellement charmeur à sa voix instinctivement douce, suave… Tout était fait pour faire basculer ses proies entre les griffes du prédateur qu’il était. Et ça, le jeune homme en était parfaitement conscient. D’où son esprit affuté pour manier aux mieux les armes que la nature lui avait conféré…

Mais il n’était pas stupide. Il savait que le jeu qui avait court sur ce terrain-là pouvait se jouer à deux. Et aujourd’hui, il en était déjà convaincu, celle qui lui faisait face serait une adversaire de taille. Nul besoin de la connaître en détail pour le deviner. Il suffisait de la regarder pour se douter qu’elle était sans l’ombre d’un doute une réelle « prédatrice », elle aussi. Même le plus abruti des observateurs pourrait le comprendre sans aide...
Sa beauté époustouflante. Ses origines latines que l’on pouvait deviner à son visage, sans parvenir à définir réellement son ascendance. Son regard si intense, si pénétrant, si envoutant. Sa voix et sa gestuelle qui donnaient une folle envie de lui sauter dessus…

Prédatrice, oui.

Mais à différencier d’une « croqueuse d’hommes », même si c’était surtout parce qu’il avait pu voir son comportement jusqu’ici que l’égypto-nippon était en mesure d'émettre cette nuance de taille. Elle n’avait pas le caractère de ces filles amatrices de drague à tout va, qui passaient vulgairement dans les bras de tous les garçons sur leur chemin. Loin de là même. Elle semblait représenter un paradoxe des plus fascinants. Dangereuse prédatrice donc, capable de séduire d’un simple regard. Mais d’une difficulté d’accès qui repoussait d’entrée tous les minables petits dragueurs de bas étage qui fantasmeraient sur elle.

Prédatrice devenue la plus formidable des proies pour celui qui se considérait comme l’être au sommet de la chaîne alimentaire.

Voilà pourquoi le jeune homme avait décidé d’abattre ses cartes. Enfin, une partie d’entre elles. Il n’avait pas été jusqu’au bout. Il n’avait pas cherché à détruire définitivement toutes les barrières mentales qu’elle pouvait avoir émise pour contrer son pouvoir. Il n’avait pas plus été pulvériser celles qui protégeaient son corps de ce geste qu’il voulait désormais obtenir. Il aurait pu pourtant. Une affaire de deux centimètres. Un mouvement de sa part. Et, il le savait, il n’y aurait pas eu de contre-attaque. Il aurait gagné la partie sans résistance. Une victoire sans challenge, en somme… Non, ça n’aurait pas été satisfaisant. Pas avec elle.

Pas avec Miyoshi Kimura.

Elle avait d’ores et déjà surpassé toutes celles qu’il avait connu jusqu’ici. Sans doute ne le savait-elle pas, ou alors elle n’en était pas consciente. Mais Bakura avait déjà pour elle une estime que nulle autre n’avait ne serait-ce qu’effleuré de sa part. Ce n’était pas simplement parce qu’elle était la toute première personne détentrice de don qu’il rencontrait. Quand bien même seraient-ils tous deux des humains ordinaires que ça n’aurait rien changé. Il en était persuadé, si dans un univers parallèle ils s’étaient croisés sans ce contexte de pouvoir et de pensionnat, le résultat aurait été identique. Elle l’aurait intéressé. Passionné. Et là aussi, il le savait, il l’aurait désirée…

Mais penser à tout cela était sans doute idiot en fait. L’égyptien de naissance en sourit même intérieurement. Ce n’était vraiment pas son genre d’aller s’imaginer toute sorte de scénarii étranges. Encore moins lorsque le présent était si intéressant… Il fallait qu’il s’y consacre exclusivement. A trop réfléchir, il risquait tout simplement de se disperser et de manquer l’essentiel. A savoir comment allait réagir sa ravissante camarade à tous les efforts qu’il venait de produire pour tenter de la faire basculer…

Et le moins que l’on pouvait dire, c’était que l’observer à travers ses réactions était un véritable plaisir, dont il se délectait.

Non pas qu’elle fut particulièrement expressive. Contrairement à la moyenne des filles qu’il avait pu tenter de séduire via un procédé semblable à celui mis en place ici, elle parvenait à garder une certaine mesure, une certaine contenue dans sa manière d’être et de paraître devant lui. Mais malgré tout, certains signes lui échappaient, signes que le pensionnaire ne laissait en revanche pas passer. Et qu’il était parfaitement capable d’interpréter…

Ainsi, au cours de son discours, la jeune femme, qui n’avait pas cherché à l’interrompre, avait fini par détacher son regard du sien, le temps de quelques secondes… Parler de « fuite » serait sans aucun doute plus juste. Elle devait commencer à sentir à quel point il allait être compliqué de lui résister… D’ailleurs, un léger son assez révélateur s’échappait à intervalles réguliers de ses lèvres, signe on ne pouvait plus marquant de la difficulté qu’elle éprouvait désormais à ne pas céder à une envie précise… Une envie qu’il partageait, et que son aura répercutait sur elle… Une envie qui visait ces lèvres qu’elle venait de mordiller…

Et peu à peu, elle basculait. Définitivement. Elle avait amorcé à son tour une avancée. Pas bien grande. Deux centimètres, seulement. Deux minuscules centimètres qui n’en devinrent plus qu’un. Puis ce furent les millimètres qui sautèrent, les uns après les autres. Jusqu’à ce que leurs lèvres se frôlent, enfin…

Il avait ga…

… perdu ?!

Aussi étonnant que cela puisse paraître, et d’ailleurs Bakura ne put vraiment s’empêcher d’avoir l’air surpris, elle avait fini par reculer. S’arrachant ainsi à son aura et ce désir palpable qui les habitait tous les deux. Car non, malgré cet éloignement il n’en doutait toujours pas : elle le voulait aussi, ce baiser qu’elle venait de leur refuser…

Et ce fut cette pensée, absolue, qui lui permit de se reprendre bien vite. Tout comme elle, il arbora de nouveau une expression sereine, un sourire revenant s’ancrer sur ses lèvres. Il n’y avait pas péril en la demeure. Il savait déjà, avant même qu’elle ne parle, pourquoi elle avait fait cela. Pour jouer à la fille forte. A celle qu’il n’aurait pas aussi simplement que les autres. C’était on ne pouvait plus limpide pour lui. Soit. C’était, là encore, un jeu qui pouvait - et allait - se jouer à deux. Et pour l’heure, c’était au tour de la demoiselle de sortir ses cartes. Elle venait à l’instant de jouer un as, mais ce n’était pas terminé, il le savait bien. D’où son silence, son attente…

… et son intense observation.

Une fois de plus, l’unique descendant des Kamimura plongea ses pupilles incandescentes en plein cœur de l’antre électrique qui lui faisait face. Comme pour y lire les pensées de Miyoshi. Bien entendu, il en était incapable concrètement, mais il savait par expérience que le regard humain révélait quand même bien des choses… Il voulait juste voir cette note de souffrance qu’il ressentait lui-même, et qu’il était persuadé de pouvoir apercevoir également chez elle…

Il n’eut cependant pas le temps d’y parvenir. Elle s’était en effet remise en mouvement, alors qu’il aurait cru qu’elle attendrait d’avoir pris la parole pour ce faire. Mais était-ce vraiment un mal de s'être trompé ainsi ?

Bien sûr que non. En réalité, cela lui facilita la tâche, puisqu’il avait là une formidable réponse à la question justement examinée par ses yeux. La belle venait en effet de retrouver sa posture de tout à l’heure, à quatre pattes, pour s’approcher de lui avec un sourire des plus envoutants… Si cela ne lui prouvait pas clairement qu’elle avait bien elle aussi cette envie étouffée avant d’avoir pu être assouvie, rien ne le pourrait… Et alors qu’il souriait un peu plus, il ne bougea pas d’un pouce, pour la laisser agir exactement comme elle l’entendrait… Elle n’avait pas interféré dans son propre jeu, il n’était donc pas question de gêner le sien…

Ainsi, après lui avoir offert la sensation de son souffle sur sa peau, puisqu’à présent elle était penchée au-dessus de son cou, elle susurra une première phrase qui avait tout de suite eut le mérite de le faire rire silencieusement. Il avait beaucoup aimé cette fausse inquiétude concernant le temps qu’il mettrait à s’endormir… Elle le verrait bien par elle-même, puisqu’elle affirmait d’ores et déjà être ravie de pouvoir siéger dans sa chambre pour mener à bien leur petite expérience… Et puisqu’elle lui laissait la date libre, il ne se priverait pas d’en profiter assez vite, c’était évident. La patience ne serait jamais son fort, encore moins avec elle…

… et ça ne s'arrangerait certainement pas s’il profitait de petits gestes comme celui qu’elle venait de faire. Manifestement, il avait tout de même fallu qu’elle assouvisse quelque peu leur désir brisé précédemment, puisque Miyoshi venait de déposer un léger baiser sur sa nuque… Sans chercher à le contenir, un doux frisson avait traversé la peau de Bakura, qui demeura silencieux puisqu’une nouvelle phrase vint ponctuer cet acte…

Une phrase qui le fit clairement éclater de rire cette fois.

La décolorée avait décidément un sacré sens de la formule ! Et lui montrait qu’elle avait parfaitement saisi quel genre d’homme il pouvait être. Capable de faire défiler les filles les unes après les autres dans son lit s’il le souhaitait. Bien que dans le cas présent, la question ne se limitait pas à ça entre eux. Il n’avait d’ailleurs pas vraiment vu cet aspect-là des choses avec elle. Pas avant cette phrase qui avait éveillé, l’espace d’un instant, des visions d’eux partageant la même couche… Images fugaces mais qui firent naître un désir brûlant chez le jeune homme…
Il ne devait cependant pas laisser cela le perturber. Ce n’était ni le lieu, ni le moment d’y songer. Il n’avait pas cet objectif là en tête. Pas encore… Même si la sentir si proche de lui, à portée de ses bras et de son corps tout entier…

Heureusement, elle avait repris la parole, ce qui l’aida à reprendre le contrôle de ses pensées. Il fallait qu’il reste concentré. Il le devait. Surtout que son avertissement méritait son attention… Que voulait-elle dire exactement ? Le sens de sa dernière phrase était assez obscur. Ou plutôt, multiple. Elle pouvait parler des filles qui peupleraient les rêves dans lesquels elle viendrait s’immiscer… Mais cela pouvait tout aussi bien concerner les pensionnaires…

Mais il n’avait que trop réfléchi. Il ne fallait pas qu’il se perde encore dans d’intenses réflexions. Encore moins alors qu’elle avait repris sa place initiale, assise à un peu plus d’un mètre de lui, en lui offrant ainsi une nouvelle pleine vue sur sa petite culotte noire… Bordel. Cette fille avait le don d’être attirante dans n’importe quelle situation, en fait. La furtive rêverie qu’il avait eu juste avant refit pleinement surface sur le coup, lui donnant l’envie presque irrépressible de plaquer la jeune femme sur l’herbe et la faire enfin sienne…

Lâchant un léger grognement, il reprit définitivement le contrôle de son esprit. Son aura risquait de partir en vrille s’il ne se calmait pas immédiatement. Et même si sa comparse semblait à même de lui résister un peu, elle ne pourrait ignorer les envies qui monteraient en elle s’il laissait les choses tourner ainsi. Ce n’était ni l’endroit, ni l’instant adéquats…

Un ultime soupir, léger, s’échappa de ses lèvres, avant que de nouveau un sourire en coin ne les étire. Bakura n’était pas si faible que ça. Elle avait bien joué, superbement bien joué même. Mais ce n’était pas encore maintenant qu’il rendrait les armes…


« T’es pas banale, décidément… »

Le compliment, sincère, méritait d’être adressé à sa belle camarade. Contrairement à la majeure partie des idiots qu’il avait observé ces deux derniers jours, elle sortait totalement du lot, et de loin. Même dans sa « vie d’avant », il n’avait pas eu l’occasion de rencontrer une fille d’une telle trempe. C’était bien, très bien même… Et il ne cachait d’ailleurs pas que cela lui plaisait tout particulièrement…

« Mais ça risque de te jouer des tours, ce côté hors-normes… Ce n’est pas avec ça que je m’endormirai facilement, lorsque tu passeras la nuit avec moi… »

A elle de voir le sous-entendu qu’elle souhaitait tirer d’une telle phrase. Lui se contentait de ce sourire presque narquois, mais surtout on ne pouvait plus calme et serein. Il était de nouveau lui-même, à l’aise, confiant. Et le métisse avait de quoi l'être. Il était déjà établi que tôt ou tard ils passeraient la nuit ensemble. Ce qui se déroulerait lors de ces longues heures à passer l’un contre l’autre dans le même lit était une question qui trouverait sa réponse plus tard…
Pour l'heure, le jeune homme au teint mat reprit la parole, soufflant d'une voix chaude, douce.


« Quant à rendre les autres filles folles de rage… C'est une idée plus qu'intéressante, pour toi comme pour moi. Reste qu’il n’y a pas trente-six solutions pour faire baisser le pavillon à la longue queue que tu viens d’évoquer, Miyoshi… »

Et voilà. A trop le provoquer, sa congénère venait de s’attirer la même verve que celle dont elle avait usé. Car il ne faisait absolument aucun doute que dans ses dernières paroles, un double-sens clair et évident se cachait dans un mot précis… Et la belle le percevrait sûrement sans aucun mal, elle qui avait été si habile pour user de ce même mot juste avant…

Avec un sourire goguenard, le jeune homme finit par s'avancer de quelques centimètres, pour ne plus avoir l’arbre contre son dos. Et avec une tranquillité qui montrait bien combien il se sentait à son aise en cet instant, il regarda d’abord l’heure sur son portable, constatant qu’il y avait encore une bonne demi-heure avant le début des prochains cours, puis s’allongea sur l’herbe, au pied de l'arbre, ses jambes désormais étendues juste à côté de Miyoshi. Il aimait bien sa compagnie, et le lui montrer ainsi ne le dérangeait pas. Pourquoi donc cacherait-il qu’il appréciait cette rencontre et leur conversation des plus amusantes ? Ca serait stupide, tout juste bon pour les coincés d’esprit…
Et puis, soyons francs : s’il s’était allongé d'une telle façon, ôtant ainsi la jeune femme à sa vision, ce n’était pas parce qu’il ne voulait plus la regarder. C’était surtout pour l’inciter à revenir près de lui, dans une posture plus confortable, lui imposer sa vue, sa présence… D'ailleurs, il tendit un bras sur le côté, sa main lui faisant signe d'approcher... Allait-elle répondre favorablement à sa demande, ou bien sa fierté lui interdirait-elle de lui offrir cela ? Elle avait à nouveau les cartes en main, à elle de les utiliser comme elle l’entendait…




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MessageSujet: Re: Entre initiation et découverte... [PV Miyoshi]   Sam 25 Aoû - 16:50

Qu'il s'intéresse à elle plus qu'à quiconque ici. C'était ce qu'elle souhaitait. Pouvoir ou non, il avait réussi à faire naître en elle des réactions plus ou moins bizarres. D'abord, elle s'était sentie intriguée par cet esprit. Et non par la personne en elle-même. La pensionnaire n'avait surtout pas fait très attention au physique de sa victime. Ensuite parce qu'il avait réussi à littéralement la repousser et lui avait procuré une douleur d'une part insoutenable, et de l'autre, une douleur qu'elle souhaitait voir s'insinuer dans la moindre parcelle de son corps.

Et enfin, elle s'était attardée sur les détails du jeune homme. Sur sa peau mate, contrastant parfaitement avec la sienne. Sur sa chevelure immaculée, ici sur tout point identique. Son regard de braise, si intense, et si chaud. Sa voix naturellement emplie d'un charme fou. Et enfin, sa possessivité c'était mise à fonctionner. Miyoshi ne le connaissait pas encore. Mais, c'était bien assez suffisant pour qu'elle veuille partager plus d'un moment à ses côtés. Et ainsi empêcher la gente féminine de profiter trop souvent de Bakura.

L'italienne avait évidemment des atouts pour séduire. Son regard capable d'envoûter n'importe qui. Sa voix sensuelle. Son corps – quasiment – sans aucun défaut. Sa poitrine généreuse, mise en valeur à toute heure du jour ou de la nuit. Mais, ce qu'elle préférait, c'était jouer. Jouer de ses atouts pour manipuler les gens. Bien qu'elle savait se débrouiller sans soucis au niveau de la séduction, elle n'avait jamais utiliser tout ça pour la bonne raison. Jamais elle n'avait eu pour but de séduire un homme pour cause de sentiments.

Cependant, avec Bakura...

Une force la poussait à le séduire pour cette bonne raison. Pour qu'elle puisse enfin éprouver de vrais sentiments. Rares étaient les personnes qui marquaient si vite son esprit. Mais là... Immédiatement il s'était dressé en haut du podium. Il n'était pas comme les autres, ou tout du moins, il n'en avait pas l'air. Et... C'était ça qu'elle commençait à apprécier chez lui... Cette anormalité qui la réjouissait, qui lui plaisait. Qu'elle désirait.

Mais. Miyoshi n'était pas non plus une fille comme les autres. Elle ne rentrait pas dans la catégories des petites timides, incapables d'approcher un homme. Ni dans celles ayant connu des dizaines et des dizaines de lits, avec un – ou plusieurs hommes -. Non, la nippone n'avait jamais joué dans cette cour là. Sa virginité prouvait d'ailleurs tout ceci. Néanmoins, ses agissements ne laissaient pas penser qu'elle pouvait en vérité être aussi pure, pas à ce point là... Et il était impossible que le décoloré comprenne qu'elle n'avait jamais offert son corps à personne... Elle utilisait trop de sous-entendus. Jouait trop avec sa posture.

Ce qu'il avait bien comprit en revanche, c'était qu'elle avait une certaine résistance. Bien sur qu'elle avait eu envie de l'embrasser. Évidemment. Mais... Craquer si vite n'aurait pas été très amusant. Au contraire. Faire durer le plaisir rendrait le moment – qui finirait par arriver tôt ou tard – encore plus exquis. Ce moment qu'ils auraient si longtemps désiré l'un et l'autre. Ce moment qui les combleraient au plus haut point... Leur moment..?

Et en effet, la surprise qu'elle avait lu sur son visage prouvait bien qu'elle avait eu raison. Il avait été trop sûr de lui. Il croyait vraiment que la pensionnaire allait se laisser tomber ainsi dans ses bras. Sans aucune résistance... Et, elle avait réussi à le mener en bateau sans aucun problème. C'était assez plaisant, il fallait bien l'avouer. Et puis, quelques secondes avaient suffit pour qu'il retrouve ce sourire qui lui plaisait tant. Il était assez intelligent pour comprendre comment elle jouait, et n'était pas vexé le moins du monde à cause de son recul.

Par la suite, ce fut avec grand plaisir qu'elle laissa son regard suivre le sien, et retrouver cette danse colorée dans laquelle ils s'étaient lancés depuis le début. Une tempête électrique contre un brasier époustouflant...

Par la suite, elle avait su amorcer un mouvement aussi sensuelle que provocant. Non pas pour le faire réagir, mais simplement pour lui plaire. Pour qu'elle lui plaise. Et qu'il n'ai d'yeux que pour elle... Et à ce qu'elle avait pu sentir, le baiser qu'elle avait déposé sur sa nuque lui avait tiré un frisson des plus agréables.

La suite avait été plus... Amusante. En effet, sa phrase à double-sens avait eu l'air de lui plaire, et tant mieux, c'était le but. Encore une fois, avec ce genre de propos, rien ne pouvait amener à penser qu'elle était totalement inexpérimentée dans ce domaine. Peut-être allait-il s'imaginer des choses un peu louches. Mais après tout, pourquoi pas... Et puis, la position dans laquelle elle avait été pouvait encore plus le laisser fantasmer...

Sans vraiment comprendre pourquoi, une fois qu'elle avait eu reprit sa place assise, il avait.. Grogné ? Qu'avait-elle fait de mal, mise à part... Le laisser profiter d'une vue plutôt agréable à ce qu'elle avait pu voir une dizaine de minutes plutôt... Là encore, un sourire s'était étendu le long de ses lèvres. Et elle était tentée de lui demander s'il y avait un soucis. S'il souhaitait qu'elle se remette à genoux, pour qu'il ne puisse plus laisser traîner son regard... Mais, Miyoshi ne voulait pas le faire enrager encore plus, c'était bien assez drôle comme ça.

Un soupire, un sourire, puis une voix. Sa voix. Sa divine voix.

Pas banale ? Non, en effet, et, ça devait être dans le bon sens. Après tout, si ça pouvait jouer en sa faveur, si ça pouvait faire en sorte qu'il veuille en savoir encore plus sur elle, si ça pouvait le pousser à passer du temps avec elle. Et bien, c'était parfait.

La seconde phrase aussi était plaisante, voire amusante. Voilà, il imaginait des choses. Passer la nuit ensemble ne signifiait pas forcément dormir dans le même lit. Ne signifiait pas forcément être enlacé dans les bras de l'autre. Et pourtant... Pourtant, c'était cette option qu'elle allait choisir au moment venu. Tout simplement parce que cette envie lui brûlait les ailes. Qu'elle n'avait rien à perdre, mais au contraire, tout à gagner. Et le premier prix n'était pas des moindres. Il s'agissait de lui.

Pour la dernière tirade, elle avait tout d'abord haussé un sourcil. Sourit légèrement. Puis dans un petit rire étouffé, avait transformé ce sourire banal en une bouche mesquine et provocante. Miyoshi avait laissé sa langue caresser sa lèvre supérieure. Comme pour lui montrer qu'elle était prête à tout pour l'avoir pour elle. Pour faire baisser ce pavillon. Et lui aussi avait laissé traîner un sous-entendu avec le même mot qu'elle. Un sous-entendu un peu prétentieux sans doute. Ou peut-être pas au final. En tout cas, ce n'était pas la chose qu'elle irait voir en premier.

Après cela, il avait daigné changer de position à son tour. L'arbre ne lui convenait plus. Le téléphone qu'il venait de sortir lui avait probablement indiqué l'heure. C'était vrai qu'il y avait des cours dans ce pensionnat. Inutile oui.

Bakura s'était donc par la suite allongé, laissant ses jambes s'étendre à côté de la décolorée. Et c'était bien le signe qu'il voulait qu'elle se rapproche. En témoignaient les petits mouvements que sa main avait fait.

Alors tranquillement, elle s'était elle aussi étendue sur l'herbe, à ses côtés. Miyoshi ne le touchait pas, ne le regardait pas. Mais, le principe voulait qu'ils soient malgré tout proches. Ramenant ses mains sur son ventre, elle avait tout d'abord fermé les yeux. Le soleil tapait, et ce n'était pas forcément agréable de recevoir des éclats lumineux aussi forts.

Elle n'avait pas vraiment grand chose à répondre à ce qu'il venait de dire. Quoi que...

« Si longue que ça, bah tiens. Modeste en plus de ça. »

Bien sur, elle avait dit tout ça sur un ton un peu amusé. Aucun reproche, pas de moqueries non plus. Ils avaient juste touché un sujet qui les faisaient rire tous les deux.

Et doucement, elle avait tourné la tête pour le fixer. Son expression de visage était devenue calme et sereine. L'étudiante se sentait bien. Trop bien. Et si l'heure n'avançait pas si vite, elle ne se serait pas forcé à rester ici. Au contraire, elle aurait profité de sa compagnie au maximum.

« 090 4782 1983. Appelle-moi quand tu voudras. Bakura.... »

Il avait sorti son portable alors. Autant utiliser les cartes qu'il lui tendait si gentiment. Elle ne l'utilisait que très rarement, mais. Il faudrait bien qu'ils se revoient pour « l'expérience » alors, dans ces cas là, elle y voyait un peu d'utilité.

Ce qui en revanche avait été prononcé sur un ton différent, c'était le dernier mot. Son prénom. Bakura. Il s'était fait murmure. Un murmure tendre, un murmure plein d'envie. Un murmure qui voulait dire « Tu vois, tu es un peu plus à moi encore. »

Et sans crier gare, elle s'était un peu plus approchée. Laissant plus ou moins la même distance que celle du – pseudo – baiser d'avant. Une trentaine de centimètres. Environ. Elle aurait voulu le toucher, être encore plus proche. Poser sa tête sur son torse, et refermer les yeux. Profiter de ces dernières minutes avec lui. Toutefois. Elle n'osait pas vraiment. Un peu réticente au don qu'il possédait, et à l'effet que pourrait lui faire un rapprochement. L'effet, sur elle. Miyoshi avait déjà envie de tellement de choses que... Ce n'était pas forcément bon de continuer à jouer ainsi.

La nuit qu'ils passeraient ensemble plus tard lui permettrait de profiter de ses bras. Et de ce corps qui était synonyme de protection. Bientôt. Bientôt elle le pourrait. Mais là, c'était trop tôt.

« Et... Je compte bien le réduire ce pavillon. Jusqu'à ce qu'un seul prénom résonne. Le mien. »

La belle avait été plus que clair. Et, la réaction qu'il aurait était attendue. Reposant enfin sa tête au sol, elle referma les yeux, gardant ce petit sourire au visage. Oui. Elle aimait sa présence. Et, le savoir loin d'elle lui faisait déjà ressentir une douleur au creux de la poitrine...

*******

L'heure fatidique était arrivée. Et même si se quitter était difficile, ils n'avaient pas eu le choix... Au moins, Bakura avait son numéro. Il pourrait donc la recontacter quand il aurait envie... Elle avait dû retourner en cours, lui aussi. Il ne restait plus qu'à espérer qu'ils se recroisent au détour d'un couloir. Rien que cinq petites minutes. Cela serait suffisant...

N.B : Rp terminé. La suite se trouvera dans le dortoir B. ICI.


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