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 Music is my hot hot sex {pv. Aaron}

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MessageSujet: Music is my hot hot sex {pv. Aaron}   Dim 22 Juil - 10:22















Music is my hot hot sex ♪

« Et là-haut flotte un monde oublié que j'ai toujours rêvé de découvrir. »
Pazu, le château dans le ciel.




Siolveig ft. Aaron ♪


Ennui.
Enflant. Comme une bulle, qui écrase la jeune-fille en son sein. Et ce silence palpitant. Uniquement percé par le bruit d’un stylo qui tombe. Les plumes qui grincent contre le papier. Un marmonnement rauque. Le soupir du professeur, qui se demande pourquoi il est là, à attendre qu’une bande de petits crétins finissent l’évaluation concoctée par ses soins afin qu’ils échouent. Cynisme. Et les rouages des vingt cerveaux ici présents qui grincent ensemble à la recherche de cette même réponse. A l’unisson. Enfin non, pas tous.
Solveig jeta un coup d’œil à l’horloge qui avançait avec une lenteur toute considérée jusqu’à la demi. Allez. Plus que cinq minutes. Cinq petites minutes… Qui paraissaient dans ces conditions comme cinq longues heures. Putain, pourquoi c’était aussi long ? Tout ce qu’elle voulait, c’était se barrer d’ici. Prendre son sac et respirer. Partir. Elle joua machinalement avec son stylo, peu soucieuse de la feuille blanche qui s’étalait à ses yeux. Elle gratta un petit croquis rapide sur la table, qu’elle raya avec un léger grognement. Raté. Le dessin, c’était pas pour elle. Au même titre que les études.
Elle s’imagina partir. Flotter. S’évader dans une ville flottante dans le ciel. Comme un de ses films qu’elle adulait tant, le château dans le ciel. Hayao Miyazaki, son Dieu vivant.

Tic. Tac. Clapotements régulier de l’aiguille qui tourne un peu plus. Seconde par seconde. Egrènements palpitant du temps qui passe. De nombreuses têtes divaguent vers le mur où surplombe l’horloge. Des regards qui scrutent la fin des cours. Vendredi soir. Ce qui signifie en vrac week-end. Libération. Grasse matinée. Tout diffère à chaque nouvelle personnalité. Solveig se leva et dans un déhanchement mineur déposa sa feuille pratiquement blanche sur le bureau en ébène. Le professeur lui lança un regard où se mêlaient cynisme et courroux, auquel elle répondit par un petit sourire ironique. Et puis.


(tic tac de l’horloge. Gros plan sur l’aiguille qui avance. Regards et sourires entre les élèves.)
Driiiiiiiiiiiiiiiiiing !


Des feuilles volèrent. Des élèves se lèvent en hurlant, quelques-uns montèrent sur les tables. Solveig au premier rang, qui entonna les premières notes, bientôt suivie par le reste du troupeau. Introduction tout en musique ; des « ooohooooo » et « ohyeaaah ». Tout le monde qui dance, tout le monde qui chante. Parfaitement synchronisé.

« It's Friday, Friday
Gotta get down on Friday
Everybody's lookin' forward to the weekend, week-end !


Des confettis tombèrent du plafond, virevoltant sur les danseurs et chanteurs qui animaient la salle de classe. Un garçon se jetait dans un solo abracadabrant de street dance tandis que de nouveaux élèves – des autres classes – se joignaient avec curiosité au bazar ambiant. Comme si tout ce cirque était parfaitement normal. Leur habituel.

Friday, Friday !
Gettin' down on Friday
Everybody's lookin' forward to the weekend
! “

L’enseignant hors-de-lui hurlait, mais personne ne se rendait compte de ce qu’il disait tant la musique entonnée par les élèves étaient fortes. Solveig se laissa tomber au sol. Elle saisit son sac à mains et quitta la pièce, bientôt suivie par deux autres filles. Deux filles aussi discrètes qu’elles ; bien que très gentilles. Elles traînaient parfois ensemble, mais leur relation demeurait très succincte. Ce qui leur convenait à merveilles à toutes les trois.

(Fin de la musique.)

Après quelques commentaires sur le contrôle – merveilleusement raté par Solveig, qui s’en fichait assez – elles furent brutalement interrompues par un garçon de la classe au-dessus qui la saisit par le bras. What ? Il me veut quoi ce crevard ?

« Hey mademoiselle t’es charmante ! Ça t’dirait une glace à la menthe ? »

Elle le dévisagea de haut-en-bas, retenant la remarque acerbe qui glissait sur ses lèvres et qui ne demandait qu’à sortir. Oh, et puis zut. Elle planta sa main devant le visage de l’importun, et lâcha avec un sourire narquois.

« Han han, jeta-t-elle avec une voix snob à souhait. P.I. : Pas Intéressée ! »

Et – en encore une fois – le plus naturellement du monde, les trois filles se jetèrent dans une chanson ayant pour but d’éconduire l’autre bouffon.

« Tu fais trop pitié, tu m'soule, vas-y parle à ma main.
Si t'as pas compris, ça veut dire oublie moi, hinhiiiin.
J’t'écoute pas, t'existes pas donc vas-y parle à ma main.
Si t'as pas compris, ça veut dire non merci, hinhiiiin
. »

Abasourdi par les trois jeunes-filles qui se déhanchaient et le jetaient en musique, le garçon tenta une nouvelle approche mais Solveig se dégagea brutalement. Furibonde, elle jeta ;

« Parle, parle, parle à ma main c'est bon tu m'lâches ?
- D’accoooord !
- Parle, parle, parle à ma main maint'nant dégage !
- Ok, ok. »

Il s’enfuie sans demander son reste et les trois jeune-filles éclatèrent de rire. Elles continuèrent jusqu’au hall puis se séparèrent avec un au revoir du bout des lèvres. Solveig continua son chemin seule. Elle voulait s’évader un peu, quitter les quatre murs Aomoriens. Sûrement se poser dans un café, et profiter d’un peu de solitude. Introduction musicale. Peut-être qu’elle demanderait à Junpei de la rejoindre. Plus tard. Et sortir faire la fête ensuite.
Elle dépassa la frontière d’Aomori d’un pas tranquille et sortit une clope qu’elle alluma instantanément. Quelques oiseaux tapageurs accompagnèrent furtivement son chant tout doux. Doux comme du velours. Doux comme ses cheveux noirs corbeaux. Doux comme sa peau de velours. Doux comme ses lèvres carmins.

« Ma chambre a la forme d´une cage. Le soleil passe son bras par la fenêtre… »

Les volutes de la fumée, si familières s’élevèrent et tourbillonnèrent devant son regard. Diable qu’elle aimait cette image, cette texture évasive qui brouillait l’atmosphère. Enivrait son esprit. Brûlait ses poumons. Saloperie.

« Les chasseurs à ma porte comme des petits soldats qui veulent me prendre… »

Personne ne venait à arpenter les rues en ce vendredi soir, enveloppant la scène d’une bulle de calme et de sérénité. Sauf ce petit chat, là-bas. Qui pencha légèrement la tête en l’apercevant, intrigué. En manque d’attention. Adorable. Mais qui s’échappa lorsqu’elle osa s’approcher d’un peu trop près. Haussement d’épaules.

« Je ne veux pas travailler, je ne veux pas déjeuner… »

Sa cigarette pratiquement entièrement consumée, elle la jeta à terre et l’écrasa du plat de son talon. Sans pitié pour les salopes ! Alors pourquoi tu continues à fumer, Solvy’ ? T’es même pas forcément accro. Tu t’en fous de te donner un genre ; tu détestes les gens, et toute cette frénésie qu’il y a autour de la réputation. Enfin, quand tu y penses, c’est la cigarette qui t’as permise de rencontrer Lily. Et pas qu’elle. Shinya, aussi. Une grande source de sociabilité, la cigarette. « Hey chérie, t’aurais pas du feu ? ». Ce sont ces mêmes clopes qui t’ont permises de rencontrer l’autre là. Le blond. Celui qui fait battre ton cœur comme une armée de tambours en période estivale. Celui dont le murmure te renverse la tête, l’esprit, le corps. Il s’appelle comment déjà ? Tu feins d’avoir oublié. Parce qu’il ne t’aime pas, tu le sais ; et pourquoi s’intéresserait-il à une fille comme toi ? Tu es stupide, Solveig. Mais tu espères, encore un peu. Toujours.

« … je veux seulement oublier, et puis je fume. »

Elle gagna le centre-ville et amorça un petit café. Un peu reculé, un peu calme et bruyant tout à la fois. Parfait. Avec un sourire elle s’aventura à l’intérieur, demandant à être placée en terrasse. Quelques instants plus tard elle était assise à une table – seule -, un café devant elle, son portable non loin indiquant qu’elle avait reçu un sms. Mais elle l’ignora copieusement.

« Déjà j´ai connu le parfum de l´amour.
Un millions de roses
N’embaumeraient pas autant…
»

Son carnet de croquis entre les mains, et puis son crayon qui embrasse le grain. Esquissant avec légèreté des visages, une île qui flotte. Son visage par-dessus le papier blanc. Ça lui permet de s’égarer, hors de son corps. Hors de cette galaxie. Un autre univers. Un autre système solaire. Elle flotte, Solveig. Elle flotte dans l’espace tout en gardant les deux pieds sur terre. Mais elle est heureuse comme cela.

« Maintenant une seule fleur
Dans mes entourages
Me rend malade.
»

Une ombre par-dessus son dessin. Pousse-toi, toi. Une voix qui la sort de sa léthargie. Brusque contact avec la réalité. « Allo Solveig, ici la terre ? ».

Dégage, qui que tu sois, je veux jute dessiner. Mais bien sûr, elle ne le dit pas.

« Je ne veux pas travailler, je ne veux pas déjeuner, je veux seulement oublier, et puis je fume. »

















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