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 Pendant ce temps, dans les toilettes des filles. [PV : Junpei]

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Ema Hatsuyo
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MessageSujet: Pendant ce temps, dans les toilettes des filles. [PV : Junpei]   Mar 10 Juil - 20:09


Quelle sorte d'animal primitif est responsable de cette pagaille ?

Samedi - 13:00

Ema avait comaté toute la journée. Toute la journée, elle avait délirée, appuyée sur l’épaule de Sasykki, trop fatiguée ou de mauvaise humeur pour commencer à courir partout. Oh. Son partenaire avait bien essayé de la pousser à faire quelque chose mais Ema était bien trop occupée à psalmodier une incantation sans queue ni tête dans laquelle elle maudissait Ken Matsumoto, ses lubies soudaines, ses manières malpolies de faire peur aux gens, ses surnoms affectueux, son besoin d’être appelé maman et plus encore ses réveils brutaux à même pas sept heures. Si au début, Ema avait cru au réveil emmerdant d’Akane – il faudrait bien que quelqu’un lui se décider à lui clouer le bec à celui-là – alors que non. Elle avait juste reçu un oreiller sur la tête avant de comprendre que c’était cette foutue alarme incendie. Du coup, non seulement elle n’avait pas pu larver dans son lit jusqu’à l’après-midi – pour une fois qu’elle pouvait se le permettre – mais, comble du comble, elle comprit, rien qu’en voyant la tête louche du directeur devant ces cars jaunes qui niquaient les rétines à sept heures du matin, qu’au fond, il n’y avait pas le feu. Elle aurait tout aussi bien pu retourner dans sa chambre, ignorer les ordres et pioncer jusqu’à ce que mort s’en suive. Sauf que bon, mourir, ça ne la tentait pas deux fois de trop. Comme une brave, à moitié habillée, son portable à la main - réflex – elle s’était raccrochée au bras de quelqu’un. Elle ne se souvenait plus de qui. Shigeru, Raimu, Hyuga, peut-être Lilian, Kain ou même Aidan. Elle ne savait plus. Pas grave. Ensuite, elle s’était retrouvée avec Sasykki. Et elle s’était rendormie.

Ema avait traîné toute la journée. Enfin. Toute la matinée. Elle s’était battue avec Sasy pour une raison quelconque. Qui se changeait le premier dans la salle de bain privée ? Ce qu’on faisait après ? Mais non Ema, le maquillage, ça sert à rien. Est-ce que tu vas arrêter de crier parce que tu n’as pas de trousse de maquillage ? Tu fais très bimbo, parfois. T’es quand même magnifique même sans maquillage. C’est bête une fille. Vas-y ! J’ai pas ma console de jeu ! Mais non, mais c’est important une console ! Pourquoi tu rigoles ? Puisque je te dis que… Soit. Elle avait traîné. Bien sûr, elle avait gagné contre Sasykki. Elle l’avait poussé et s’était engouffrée dans la salle de bain. Elle l’avait nargué en ondulant juste sous son nez en sortant de la pièce d’eau. Onduler comme un chat heureux. Narguer, quoi. Elle s’était occupée de ses cheveux du mieux qu’elle avait pu – par chance, il y avait un sèche-cheveux dans cette salle de bain – et elle s’était habillée avec ce qu’elle avait trouvé. Ce qui s’était résumé à un stupide t-shirt blanc et un jeans slim des plus normaux. C’était donc une catastrophe faciale, une catastrophe vestimentaire, une catastrophe mentale. Une catastrophe tout court. Et elle en avait ruminé pendant de longues minutes, le temps d’entendre Sasykki chanter le générique de Pokémon sous la douche. Il n’empêche que, malgré le fait qu’elle grogne de manière intempestive, elle était quand même assez contente d’être avec Sasykki. Depuis leur fameuse rencontre en ville – Ema en soutif, Sasy qui trébuche et l’embrasse, Niito complètement traumatisé, souvenez-vous – elle ne l’avait recroisé que deux ou trois fois et s’était tout juste contentée d’un ‘bonjour !’ joyeux et tout sourire.

Ema s’était donc aventurée dans les couloirs, le temps que son ami se remette du manque de la console, lâchant un vague ‘j’vais me promener’. Lui aussi, il aurait peut-être bien voulu l’accompagner. Mais elle ne savait même pas où elle allait. Peut-être allait-elle continuer à parcourir les couloirs, découvrir l’endroit toute seule – alors qu’elle devait tout faire avec son binôme – ou encore errer sans but, tel le fantôme d’une jeune mariée morte trop tôt. En parlant de mariée… Ca n’avait rien à voir mais elle, elle voyait le lien. Parce qu’il était là. En fait, elle était capable de le reconnaître entre mille. Son.petit.ami.

Ema devait certainement encore être une gamine immature de douze ou treize ans dans sa tête parce que le simple fait de se savoir en couple lui donnait l’impression d’avoir un sourire niais placardé sur la figure. Non. En réalité, le simple fait de se savoir en couple lui placardait réellement un sourire niais sur la gueule. D’ailleurs, c’est avec ce sourire qu’elle attrapa la manche de son bien aimé. Bien aimé. Ciel, qu’elle parlait, soit comme une vieille, soit comme une jeune trop jeune. Il n’empêche qu’elle avait bel et bien attrapé la manche de Junpei, un sourire coincé sur les lèvres, sans maquillage – ce qui la complexait quand même un minimum – et des boucles blondes, encore humides, tombant sur ses épaules, humidifiant légèrement son t-shirt, soufflant un salut à peine audible. Et il avait fallu qu’elle le pousse dans les toilettes, dans la première cabine de libre et qu’elle ferme la porte derrière elle. Le tout à la vitesse éclaire. Et jamais, au grand jamais, elle ne se serait crue capable d’une telle chose. Que le monde est petit.

« … Je. »

Quelque chose à dire pour ta défense ? Tout ce que tu diras sera retenu contre toi. Ou un truc du genre.

« Ca va ? »

On va dire qu’on a fait mieux, Ema.
Tu.es.un.boulet.de.douze.ans.d’âge.mental.
Pigé ?






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Junpei Williams
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MessageSujet: Re: Pendant ce temps, dans les toilettes des filles. [PV : Junpei]   Mer 11 Juil - 16:15

Samedi - 13:00.

Tu reprends ton souffle. Solveig t'a coursé dans tout le bâtiment, parce que tu lui avais prit les clés de la chambre alors qu'elle voulait y aller. Elle a réussit à te prendre dans un virage super serré, parce qu'il y avait plein de monde, et a décidé de te faire payer ça en te chatouillant jusqu'à ce que tu en pleures. Qu'est-ce qu'elle peut être cruelle par moments. Heureusement que c'est elle, sinon tu te serais déjà vengé. Comme une BIATCH. Mais Solveig est Solveig, tu ne pourras jamais lui en vouloir plus de 30 minutes sans après ramper à ses pieds. Quand on y pense, c'est assez rabaissant pour toi et valorisant pour elle. Tant pis. Tu passes une main dans tes cheveux, histoire de te recoiffer un minimum, et pars en exploration de la bâtisse, n'ayant rien de mieux à faire puisque Solveig ne te laissera sûrement pas rentrer après ce que tu as fait. Mais remarque. Tu aimerais bien t'habiller autrement. Tu as pris les premier habits qui te passaient sous la main mais à présent tu te rends compte qu'ils ne vont pas du tout. Du tout. Direction ta chambre, il faut absolument que tu rectifies cette tenue. C'est alors qu'une tête blonde se profile à l'horizon. Changement des priorités, voilà Ema, ta si jolie petite amie, que tu vois déambuler dans le couloir.

Certes, cela ne fait que deux jours que vous sortez ensemble -dont une journée entière passée à sécher les cours avec Haku et Niito, mais c'est déjà comme si vous étiez ensemble depuis six mois ; dumoins tu te comportes un peu comme tel. Ton visage s'éclaire, elle est vraiment mignonne, et tu t'apprêtes à l'enlacer pour la saluer mais elle te devance et te tire par la manche, t'entraînant avec un petit sourire dans les toilettes. Les toilettes des filles. Le lieu de débauche idéal. Ciel. Sont-ce là des avances ?
Elle referme la porte d'une cabine derrière vous. Son audace semble soudain l'étonner elle-même. Cette fille est décidément craquante. Tu la détailles quelques instants tandis qu'elle tente de s'expliquer à l'aide de trois pauvres mots -"Je... ça va ?". Trop mignonne. Là, comme cela, les cheveux encore mouillés, le visage dépourvu de tout maquillage, dans de tous simples habits, elle est encore plus à croquer que d'habitude. Avec son air un peu confus, c'est encore pire. Ema, est, comment dire. Parfois pire qu'une allumeuse. Et le comble, c'est qu'elle ne le fait même pas exprès. C'est encore plus aguicheur.
Voilà qu'un léger rire t'échappe alors que tu imagines Ema en pin-up des années 50, les pommettes rebondies, l'air innocent, les cheveux blonds gracieusement bouclés tombant sur les épaules, habillée d'une tenue légère. Tu prends délicatement son visage entre tes mains et lui vole un baiser en guise de salut.

"Parfaitement. Et toi ?"

Voilà. La réponse la plus commune de la création, sois fier de toi, ouais. Vieux gars, va.
Tu lui claques un baiser sur le front, et plaisante un peu, des restes de rire s'envolant encore de tes lèvres entrouvertes.

"Sympa comme endroit de rendez-vous... Tu as d'autres bonnes idées comme ça ?"

Tu regardes un peu l'allure des toilettes. Rien de très extraordinaire, ce sont des toilettes publiques, voilà tout. Tu regardes l'heure furtivement sur ton portable. 13:06. Il reste une heure avant d'être rapatriés de force vers les bains par cet espèce de directeur malade et sans gène qu'est Ken Matsumoto. Une idée pour passer le temps ? Tu en as bien une mais elle peut peut-être ne pas plaire à Ema. Tu scrutes son visage entouré de mèches blondes, ton regard descend jusqu'à ses lèvres... Un petit baiser ne fera pas de mal. Tu poses tes mains sur sa taille, souriant d'un air charmeur, et tu te penches lentement vers elle, la regardant intensément dans les yeux au cas où tu y décèlerais un quelconque refus de sa part, et t'apprêtes à déposer un chaste baiser, lèvres contre lèvres. Tout sage. Pour une fois...

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Ema Hatsuyo
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MessageSujet: Re: Pendant ce temps, dans les toilettes des filles. [PV : Junpei]   Jeu 12 Juil - 15:24


Agent Provocateur

Samedi - 13:10

Voilà. Ema avait emmené son copain dans les toilettes. Dans les toilettes. Celles des filles. Junpei. Ema. Toilette des filles. Compris ? Elle, en tout cas, elle n’avait pas compris ce qu’elle foutait là. Et pourtant, c’était de sa faute à elle. C’était elle qui avait entraîné Junpei dans cette cabine on ne peut plus normale. Et ce sans arrière pensée. C’était peut-être ça, le pire. Le fait que ce n’était même pas pour… Un câlin. Un câlin en version prolongée et approfondie. Voilà. De toute façon, ça ne faisait jamais que deux jours qu’ils sortaient ensemble. Et… Bref. On s’en fout un peu, en fait. Là, elle se disait juste qu’elle devait faire peur, dans cette tenue. Exagération. Elle exagère. Oui, bien sûr qu’elle exagère ! Ca ne doit pas être si terrible à voir en fait. Sinon, il ne serait pas en train de la regarder. Ou peut-être qu’il se dit que sa copine n’est plus si belle que ça. Et qu’elle aurait dû mettre autre chose. Et mieux coiffer ses insupportables boucles rebelles. D’accord. Dès qu’elle rentre au pensionnat, elle prépare une petite trousse à maquillage de secours avec les mascaras, les crayons et les correcteurs de teint qu’elle a en double. De la sorte, à la prochaine alerte incendie, elle s’empare de la pochette posée au préalable sur sa table de chevet et…

… Et elle n’eut pas le temps de penser à la suite de son plan qui s’avérait excellent dans sa petite tête de moineau car Junpei venait juste d’entreprendre le vol d’un baiser. D’accord. S’il l’avait embrassée, c’est qu’elle n’était pas si affreuse que ça. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, alors. S’il l’avait embrassée, c’était que… Oh, ta gueule ! Profite un peu à la place ! Si ça se trouve, tu n’auras plus de bisous avant longtemps. Puisqu’elle ne pouvait pas s’empêcher de rire dès qu’il essayait une approche. Soit c’était à cause de ses mains qui, sans le vouloir – depuis quand les mains ont-elles ont volonté propre ? – la chatouillaient. Ou alors, c’était la tête de Junpei. Il était beau, d’accord. Magnifique, parce qu’elle était amoureuse. Le problème, c’était l’air séducteur qu’il prenait parfois. Ca lui collait plutôt bien, il fallait l’avouer. Mais… Mais ça la faisait rire. Elle n’y pouvait rien et ce n’était nullement fait exprès. Sinon, elle aurait eu l’air conne. Conne comme maintenant, avec son large sourire sur les lèvres, fixant le jeune homme avec des semblants d’étoiles dans les yeux. Ema, pars. Loin, très loin. Va t’occuper des manchots empereurs sur la banquise. S’il va bien, c’est le principal. Elle hoche la tête, son sourire s’accentuant un peu plus.

« Ca va. »

J’étais triste de ne pas être en groupe avec toi pour ce voyage. Non, trop con. C’est dommage, tu ne trouves pas ? Trop niais. Tu m’as manqué depuis hier. Absurde. Si l’amour était un crime, laisse-moi être ta victime. Retourne chez les manchots, elle est nulle cette phrase. How wonderful life is now you’re in the wooooooorld ! Loin, très loin. Encore plus loin, Ema. Le baiser claque sur son front alors qu’il continue à rire. Mh. Recommence, s’il-te-plait.

« Sympa comme endroit de rendez-vous… Tu as d’autres bonnes idées comme ça ? »

… Pardon ? D’accord. Garde ton calme, ne t’affole pas et respire. Il ne pense pas vraiment à ça. Tu te fais juste un petit trip mental sur des sous-entendus qui n’existent pas. Il n’empêche qu’il a les mains chaudes et les lèvres douces. Ema gonfla ses joues et prit un air faussement contrarié. Avant de sourire de plus belle. D’un coup de patte bien ajusté, Ema lui planta une légère pichenette sur le nez.

« C’est ça ! Fous-toi de moi ! J’en peux rien si c’était la première porte qui passait par là ! »

Et ce n’était pas sa faute si c’était les toilettes, juste à côté. C’aurait très bien pu tomber sur un placard à balais, une salle de service, une chambre ou même une salle de bain. Mais non. C’était des toilettes. Pour filles. Mais ce n’est pas très grave. L’important, c’est d’être ensemble, non ? Pitié. Réveille-tooooooi ! Pourquoi est-ce qu’il la regardait de la sorte ?

« Mh ? »

Aurais-je une tâche sur le visage ? Une quelconque impureté sur mon plus que magnifique visage ? Un bisou ? D’accord ! Seulement voilà. Son adorable petit ami eut la charmante idée de poser ses mains sur ses si jolies hanches. Non pas que ça lui déplaise. Au contraire, ça avait plutôt tendance à agiter les… Hamsters qu’elle avait dans le ventre. Les hamsters, c’était la version remasterisée des habituels papillons. Le problème, ça restait toujours son regard qui aurait pu faire fondre n’importe quelle fille. Remarque, elle, elle fondait comme neige au soleil. Espèce de… De… De faible ! Elle n’avait aucune raison de refuser – la cabine était fermée e il n’y avait personne dans un rayon de dix mètres. C’était donc avec une impatience de gamine à Noël qu’elle attendait le baiser que ses yeux lui promettaient. Ciel. Qu’elle pensait bien. Mais.

Ca chatouille. Ema avait bien essayé de rester calme et de résister jusqu’à maintenant mais… Mais voilà. Ce fut au tout dernier moment qu’elle baisa la tête pour rire. Elle regarda ses mains qu’elle avait, sans s’en rendre compte mais bon personne n’est témoin, accrochées dans le bas du t’-shirt de Junpei. Elle dut attendre que le fou rire soit passé, l tête calée contre le cou de Jun, avant de pouvoir relever les yeux afin de le regarder en face. Elle lui sourit, d’abord timidement pour s’excuser, ensuite, un peu plus fort. Elle remit des mèches en place.

« Ah. Pardon, pardon. »

Promis, j’arrête. Ema se blottit un peu plus dans les bras de Junpei tandis que ses mains jouaient avec le bord de son t-shirt. Ca pouvait être pris pour une invitation ça, non ? En fait, on aurait dit le tournage foiré d’une série pour adolescentes. Feux de l’Amour pour les Juniors. Avec Ema dans le rôle de l’actrice incapable de garder son sérieux.






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Junpei Williams
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MessageSujet: Re: Pendant ce temps, dans les toilettes des filles. [PV : Junpei]   Lun 30 Juil - 19:30

Le son de son rire est comme un carillon battant à tes tympans. Il est doux, clair, rafraîchissant. Comme une légère averse en plein été, le genre de choses qui vous fait aimer la vie. Ce rire t'a fait raté un baiser, mais pour rien au monde tu n'aurais voulu le rater. Elle cale sa tête tout contre ton cou -cette fille est décidément trop mignonne, le temps de calmer son fou rire. Tu souris un peu, même si elle ne peut pas te voir, trop absorbée par son hilarité et ses mains agrippées au bas de ton T-shirt. Puis elle semble peu à peu reprendre son calme, tant mieux. Tu as droit à deux beaux sourires, oh oui. Recoiffage dans les règles de l'art, et elle s'excuse à deux reprises. Mais cela n'est rien, mademoiselle, cela fut sans aucun doute un réel plaisir d'ouïr votre si charmant rire.
Reconcentre-toi au lieu de raconter des conneries, sombre imbécile.
Elle enfouit sa tête dans ton cou. Oh, douce pression sur ta clavicule. Et triture le bas de ton T-shirt. Ma jeune demoiselle, dois-je prendre cela comme une invitation ou quelconque message caché dans votre mouvement pourtant si désuet ? Arrête de te faire des idées, mon gars. A tout les coups, c'est juste qu'elle cherche à occuper ses mains. Oh, et ne t'imagine pas des insanités rapport à la phrase "occuper ses mains.", vieux pervers. C'est ça, rigole pour détendre l'atmosphère, tiens. Vieille tactique. C'est pas comme ça que tu vas la charmer, espèce de crétin. Bon. Si les baisers n'arrivent pas à ses lèvres, du moins ceux qui ne sont pas volés, ce n'est pas la peine de réessayer. Sois plus tendre, voyons. Et plus inventif aussi.

Tu t'assois prudemment sur les toilettes -après avoir vérifié que le "couvercle" était refermé bien sûr- et l'invite à s'asseoir sur tes genoux. Parlons un peu mademoiselle, si vous le voulez bien. Je cherche à éprouver mes talents de psychologue, voyez-vous ? N'importe quoi. Juste une excuse pour enfouir ta tête dans son cou une fois installée sur tes jambes. Mh. Doux parfum. Là. Là, tu es bien. Ne t'endors pas ! Trouve un sujet de conversation plutôt. "Comment ça va ?", déjà demandé. "Alors, tu aimes bien les sources ?", question débile. "Tu te baigneras avec moi ?", arrête ça tout de suite, vieux pervers. "Dans quelle chambre es-tu ?", non, tu n'essaiera pas d'y rentrer clandestinement. C'est promis. Bref. Aller. Trouve quelque chose à dire, ou tu passera l'heure prochaine à dormir dans le creux de son cou. Idée plaisante mais bon. Elle n'a peut-être pas forcément envie de rester là avec un Junpei endormi sur ses épaules. Ou peut-être que. Mais non. Arrête de te faire des idées, pauvre idiot. Qui voudrait t'avoir en train de dormir sur l'épaule pendant une heure ? Ok, juste ta mère. Et Ema n'est pas ta mère. Oh, ça non. Non, non. Tu n'embrasses certainement pas passionnément les cheveux de ta mère comme tu le fais avec ceux d'Ema à présent. Tu ne caresses pas d'un mouvement lent les jambes de ta mère comme tu le fais avec celles d'Ema à présent. Et tu ne lui chuchote pas tout doucement à l'oreille des banalités comme :

"Avec qui es-tu dans ta chambre ?.."

Tu as d'autres questions à poser. Des questions bêtes. Des questions bizarres. Des questions banales. Des questions rhétoriques. Tu pourrais passer la journée à lui poser de ces questions inutiles. Mais tu n'as pas la journée, tu n'as qu'une heure. Cruelle déception. Peut-être que si tu... Non. Oh. Non. Tu ne séquestreras pas Ema dans cette cabine, vicieux personnage. C'est hors de question. As-tu perdu la tête ? Sérieusement, il faut te calmer un petit peu. Tu attends sa réponse sans te rendre compte que tu parsèmes de petis baisers son cou gracile ; et au bout de quelques dixièmes de secondes, tu dis, comme pour répondre à une interrogation sourde :

"Moi, je suis avec Solveig."

Ne va-t-elle pas s'imaginer des choses entre toi et Solveig ? C'est vrai que vous traînez beaucoup tous les deux, qu'on vous voit souvent en train de préparer des bêtises en tout genre, que certains pourraient croire que vous êtes en couple mais pour toi. C'est clair. C'est Solveig. Ta meilleure amie. Voilà. Entre vous, ce n'est que de l'amitié. Pourquoi personne ne s'en rend compte ? Entre vous il y a un langage. Un câlin, "T'es mimi". Un bisou, "Je t'adore, tu sais ?". Une main sur l'épaule, "Allons faire des conneries...". Et caetera. Mais tout le monde ne sait pas ta façon de fonctionner avec elle. Ta copine non plus, alors. Rassure-là un peu. Et délicatement, s'il te plaît.

"C'est cool. Je préfère être avec ma meilleure amie que quelqu'un d'inconnu."

Bien. Continue. Sois un peu romantique.

"Mais j'aurai encore mieux aimé être avec toi."

Tu te surpasses. Bravo. Si après ça, elle te quitte, c'est qu'elle n'a pas de coeur ; vu la tête craquante que tu lui fais.



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MessageSujet: Re: Pendant ce temps, dans les toilettes des filles. [PV : Junpei]   Mar 14 Aoû - 20:26


On appelle ça le talent

Junpei s’assit sur le wc. Et Ema, comme une cruche, resta debout. Qu’est-ce qu’elle devait faire ? Rester plantée là comme une idiote à le regarder pendant une heure, sourire à ce qu’il disait, rire à ce qu’il racontait, jouer à la parfaite petite fille ? Ou alors l’embrasser, le prendre dans ses bras et caresser son visage, son dos, ses bras ? Elle avouait sans mal que la dernière idée la tentait plus que la première. Elle aurait suffisamment le temps de rire par la suite, après, avec Sasykki, dans la chambre ou dans les bains, pendant le tournoi de ping-pong et pendant la nuit. Là, il n’y avait qu’elle et Junpei, coincés dans un espace confiné, à l’abri des regards mais pas des oreilles. Bah ! Qu’importe ! Elle ferait croire qu’elle était au téléphone et qu’elle avait branché le haut-parleur, prétextant ensuite que la qualité de la connexion était mauvaise. Sauf que bon. Junpei n’avait pas vraiment une voix robotisée… Et que le réseau n’était pas si mauvais, ici. Ema hésitait donc entre rester là, comme une brave petite abrutie, ou embrasser son copain. N’importe quelle personne normalement constituée aurait choisie la deuxième option. Surtout dans un endroit comme celui-là, qui éveillait quand même pas mal de fantasmes. Ema, debout, comme une brave, qui réfléchissait encore. Mais Junpei l’arracha à ses pensées car d’une tape sur ses genoux, il l’invita à s’asseoir. Plus besoin de réflexion. Elle s’assit de manière à être face à lui, entourant les cuisses du jeune homme de ses genoux. C’était quand même assez tendancieux. Mais Ema n’en était plus là. Il n’y avait qu’elle, lui et une toilette close. Personne ne les voyait, elle pouvait faire ce qu’elle voulait. Et là, il posa sa tête sur son épaule. Elle sourit sou le frisson que provoqua la caresse.

« Avec qui es-tu dans ta chambre ? … »

Un baiser sur son cou. D’accord, la volonté d’Ema en prenait un fameux coup. Un deuxième. Si je te le dis, tu me promets, sur ta vie et la mienne, que tu ne seras pas jaloux ? Un troisième. Ce n’est quand même pas sa faute, à Ema, si c’était un directeur psychopathe qui avait tiré au sort les binômes. Un quatrième. Bon, c’est promis, alors ? Pas de crise, ni rien ?

« Je suis avec Sasykki. »

Pas de crise ? Je t’aime.

« Moi, je suis avec Solveig. »

… Elle, elle n’avait rien promis. Et d’abord, qui est Solveig ? Elle est plus jolie que moi, c’est ça ? Et certainement mieux aussi. Plus marrante, plus souriante, avec plus de conversations. Et cette Solveig, elle ne devait certainement pas rire à chaque fois qu’il essayait de l’embrasser. Au fond, elle ne savait pas trop comment le prendre. Et d’abord, c’était elle qui aurait dû être dans cette chambre avec lui. Et pas un ou une autre. Pas de Solveig. C’était Ema ou rien. Sans s’en rendre compte, elle avait commencé à pincer ses lèvres dans un air qui la rendait bien plus vieille qu’elle ne l’était. Tiens, pour bien retourné le couteau dans la plaie, elle lui dirait bien dans quelle tenue elle avait rencontré Sasykki…

« C’est cool. Je préfère être avec ma meilleure amie que quelqu’un d’inconnu. »

Meilleure amie. Ema. Ecoute-moi. Tu pètes un câble mental depuis tout à l’heure sur Solveig alors que… C’est la meilleure amie de Junpei. Ca t’en bouche un coin, ça, pas vrai ? Donc voilà. Plus de crise. Compris ?

« Oh. Parfois, c’est fun d’être avec un inconnu. On rencontre des gens, on se fait des amis, on est confronté à un caractère tantôt similaire, tantôt différent. On découvre une nouvelle vision des choses, une nouvelle manière de comprendre. Moi j’aime assez bien. »

D’ailleurs, si nous n’étions pas restés seuls à un moment ou à un autre, nous ne serions pas ensemble. Pas vrai ? Et pour clôturer ce discours sur le fait que rencontrer des gens, c’est génial, Ema offrit un sourire digne d’une publicité Colgate à son amoureux. D’un geste agile, elle repoussa une mèche gênante du front du jeune homme. Ca ne l’avançait pas dans sa relation, ça. Tu n’étais pas censée lui dire que les inconnus, c’était bien mais que lui, c’était mieux ? Ema n’avait jamais été romantique. En même temps, elle ne savait pas comment s’y prendre. Selon les stéréotypes, les filles étaient toujours romantiques. Pas Ema, apparemment. Allez. Dis-lui. Dis-lui que c’est avec lui que tu aurais aimé passer la nuit. Sasykki, tu l’aimais. Mais il y avait Junpei. Et voilà.

« Mais j’aurais encore mieux aimé être avec toi. »

A peine avait-il fini de prononcer ces mots qu’Ema fondit. Littéralement, bien sûr. Parce qu’elle était toujours assise à califourchon sur les genoux de son copain. Entière et comblée de bonheur à cause de quelques caresses, de baisers et d’une phrase romantique.

« Tu sais. »

D’un geste naturel, elle dégagea quelques boucles blondes, marquant volontairement une pause. Histoire de faire durer le suspens.

« Pour moi, c’est pareil. »

Elle aussi, elle aurait voulu entendre leurs deux noms en même temps. Mais elle était avec Sasykki. Alors, elle laissait les plaintes déchirantes de côté.

Et là, sans rire, elle l’embrasse.
Comme une grande.






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MessageSujet: Re: Pendant ce temps, dans les toilettes des filles. [PV : Junpei]   Lun 20 Aoû - 19:39

Ah. Hm. Oh. Tu pourrais mourir, là. Là, tout de suite, oui, vraiment, ici, sur le siège des toilettes. Piètre endroit pour mourir, certes. Mais là.. C'est, comment dire, indescriptible. Bien sûr, le baiser. Non, non, ce n'est pas un sourire Colgate et un effleurage de mèche sur ton front qui te font dire qu'à présent, tu peux mourir en paix. Ils t'ont juste, hm, un peu chamboulé. Là, c'est un baiser parfait. Du moins, juste le baiser. Car le contexte, lui, laisse à désirer. "Bonjour, je m'appelle Junpei, l'endroit le plus insolite où j'ai embrassé ma copine, ce sont les toilettes féminines d'une pension aux sources chaudes. Voilà, voyez-vous, j'étais assis sur le rebord de la cuvette, et ma charmante petite-amie était sur mes genoux. Bien sûr, il y avait quelques jeunes filles dans ces toilettes. Enfin, à l'extérieur de la cabine, c'était des toilettes publiques. Pittoresque, non ?"

Hop, hop, hop, rembobinons la scène. Junpei et Ema, un baiser paradisiaque, je vous prie. Un contexte adapté, et tu pourras l'appeler le baiser. Le baiser parfait. Bien bien, jeunes gens. Les bains semblent être un bien bel endroit. Mais. Te connaissant, ce n'est pas le meilleur endroit pour un baiser. En tout cas, pour juste un baiser. Une chambre ? Non, idem. Dans la montagne, alors. Tout près de la cascade. Bien. Avec un beau soleil au-dessus de vous, oh, superbe. Et les gouttes d'eau qui tombent sur ses cils et ses cheveux... Voilà. C'est quand même mieux qu'un siège de toilettes, non ? Mais si, mais si.
Après ce long et délicieux baiser, il n'y a qu'une seule chose qui sort de ta bouche.

"Wow."

Oh, bien.

"Tu.. On vient de s'embrasser ?... Sans. Sans fou rire au milieu ?.."

Bien joué, Captain Obvious. Oh, tu sais que tu es franchement vexant, hein ? Aller, fais-toi pardonner, vil personnage.
...Quoi. Tu en redemandes ? Et voilà, deux baisers volés en moins d'une heure. Fier de toi ? Pff.

"Oh, Ema... Je t'aime, tu sais..."

Tes lèvres reviennent à leur poste initial, sur le cou gracile d'Ema, et tu inspires un coup son parfum, fermant doucement tes paupières. Ah, là. C'est le meilleur contexte au monde. Ema entre tes bras, sur tes genoux, ta tête bien calé dans le creux de son épaule, ton nez dans ses cheveux, tes lèvres sur sa peau. Ah, et il te reste moins d'une heure pour profiter pleinement de ça. C'est vraiment trop triste. Mais c'est comme ça. Ah, cruel destin qui vous réunit dans des toilettes publiques pour juste une toute petite minuscule heure. Si seulement tu avais le pouvoir d'allonger le temps..

Ah, quel gâchis.

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Ema Hatsuyo
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MessageSujet: Re: Pendant ce temps, dans les toilettes des filles. [PV : Junpei]   Dim 26 Aoû - 19:56


Je suis une chose inutile

Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’humanité. Ema n’en avait strictement rien fait pour l’humanité. Ema, elle avait seulement pensé à elle. Parce qu’elle aimait embrasser Jun. Et l, elle en avait profité. Elle devait certainement savoir, au fond d’elle-même, quand elle allait rigoler ou quand elle pouvait l’embrasser. Ema n’avait donc rien fait pour l’humanité. En même temps, l’humanité n’en avait certainement rien à foutre de savoir qu’elle – et elle seule, sans coup de main – avait embrassé son copain. Ca, c’était juste bon pour les potins entre filles et les jalousies entre garçons. Et puis, à cet instant, Ema n’en avait clairement rien à foutre de l’humanité. Seule comptait l’ivresse de l’instant. Un baiser, c’est facilement comparable à l’alcool. C’est une chaleur qui se déverse dans le corps, tel un serpent qui s’enroule autour des veines, des muscles et de chaque parcelle du corps. Ca enflamme, ça explose. On en redemande et souvent, on se noie dedans. On finit par vomir de l’amour, par être malade d’amour. On rampe jusqu’aux chiottes pour cracher et haleter mais rien ne change. On se redresse déjà avec la ferme intention d’en redemander. Avec l’envie de sentir ce curieux poison, cette drogue gratuite, s’infiltrer en nous une énième fois. L’amour, c’est l’alcool du poète, la drogue de l’amoureux.

« Wow. »

Ca veut avait bien fait de l’embrasser sans lui en demander la permission ? N’importe quoi. De toute manière, ça ne se demande pas, la permission d’embrasser. Tu embrasses parce que tu aimes. Sauf exception. Ema pensait aux gages, aux accidents, aux personnes qui trébuchent, tombent et embrassent sans faire exprès – Sasykki, on t’aime – aux premiers baisers volés parce qu’on n’aime pas suffisamment la personne. Un sourire vint étirer ses lèvres quand le souffle de Jun vient lui caresser la joue.

« Tu.. On vient de s’embrasser ? … Sans. Sans fou rire au milieu ? .. »

Ema hoche la tête, un large sourire lui barrant le visage. N’importe qui l’aurait mal pris. Mais Ema était tellement fière de sa réussite qu’elle ne fit pas attention à la remarque. Sa main glissa sur le joue de son compagnon.

« On dirait bien, dear. »

La baiser la cueillit sans qu’elle n’ait le temps de le voir arriver. Elle rit un peu, sur le coup.

« Oh, Ema… Je t’aime, tu sais… »

Ema ne rugissait pas facilement. Elle avait même plutôt tendance à rire que rougir. Il n’y avait qu’Hyuga pour la faire rougir assez souvent. Après, ça dépendait de qui, d’où et de comment. Et pourquoi. Mais la déclaration lui avait arraché une vague e rougeur. Et un énième sourire.

« Moi aussi, dude, je t’aime. »

Ca faisait bizarre de le dire comme ça, dans un contexte amoureux. D’habitude, elle ne le disait qu’à ses amis. En même temps, elle n’avait pas eu un grand nombre de copains. D’ailleurs, Junpei était le premier depuis un long, très long moment.

Un ange passe. D’une main distraite, Ema laissait ses doigts voyager sur le visage et le cou du garçon. Mh. Ouais, c’est pas super, là. Raconte-lui quelque chose, Ema. Qu’est-ce qu’elle pouvait lui dire ? Qu’elle n’aimait pas l’eau ? Trop conne. Qu’elle allait devenir paranoïaque à cause de la forêt des environs ? Trop trouillarde. Qu’elle allait mourir sans son maquillage ? Trop bimbo. Que ça allait lui manquer de ne pas dormir une nuit avec ses trois colocataires ? Trop nunuche. Elle rejeta une poignée de mèches blondes vers l’arrière, dégageant un peu plus son cou. Un truc, dis un truc. N’importe quoi. Les blancs, c’est mauvais, c’est stressant.

« Mh. Mon vernis est complètement niqué. »

Facepalm.
Plus bimbo que ça, tu meurs.






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Junpei Williams
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MessageSujet: Re: Pendant ce temps, dans les toilettes des filles. [PV : Junpei]   Sam 10 Nov - 16:57

Ema était du genre à réfléchir avant de sortir une phrase du type "début de conversation". Cela se voyait car, quand on y regardait de plus près, elle dodelinait légèrement de la tête en levant les yeux vers le ciel dans un mouvement de balancier de la gauche, vers la droite, vers la gauche, et la droite... Elle ne s'en rendait sûrement pas compte, et c'était ça le plus mignon. Mais à vrai dire ; elle se donnait du mal pour rien : qu'il n'y ai aucune conversation ne te dérangeait pas, tu étais, pour ainsi dire, complètement mort. Depuis le début de cette conversation, depuis que vous aviez débarqué dans les sources, depuis que tu avais quitté ton si confortable lit... Alors, tu l'écoutes, tu attends ses phrases, mais elles t'atteignent avec autant d'impact qu'une goutte d'eau sur une statue géante... Non non, elle te t'ennuie pas ! Tu es juste distrait, voilà. Mais alors, quand une énième phrase franchit la barrière de ses lèvres, c'est trop, tu craques.

"Mh. Mon vernis est complètement niqué."

Tu pars dans un rire incontrôlable. Le Boss des fous rires ; un truc énorme du genre, un rire qui résonne sur tous les murs de la pièce. Deux larmes pointent même le bout de leur nez sur tes cils tellement tu ris. Tu essayes de reprendre ton souffle, mais c'est peine perdue. Cette phrase doit être le déclencheur de toute la fatigue accumulée ces jours-ci, qui te rend un peu comme... bourré. Oui, c'est le mot. Non mais, sérieusement, sortir cette phrase, à cet instant précis, dans ce contexte, c'était vraiment trop... Trop drôle. Tu t'accordes encore dix minutes de fou rire avant de te forcer à arrêter. Elle va se vexer, voyons. Tu relèves la tête, les joues rougies, les yeux encore brillants de larmes de joie ; et tu lui fais un petit sourire digne d'un petit garçon de six ans.

"Pardon, je ne sais même pas pourquoi je ris... Tu es trop chou, je pense que c'est ça."

Oh, bien. Elle ne pourra plus avoir ne serait-ce qu'une once de ressentiment maintenant. Psychologue de comptoir, va ; tu n'as pas honte d'abuser ainsi de la naïveté de cette jeune fille ?.. Oui, c'est drôle. Homme inutile. C'est alors que tu entends des pas dans les toilettes. Oh, merde. D'accord Junpei. Tu te souviens de ce que tu avais dit au dernier psy scolaire que tu as vu ? "Ouais, je sais que je dois me faire moins remarquer." Et bien, c'est beau la jeunesse. Tu es dans des toilettes, une jolie fille sur tes genoux, depuis au moins une bonne demi-heure. Si ça c'est pas louche... Si quelqu'un ouvre la porte, vous êtes fichus. Et vous avez oublié de la verrouiller. Eh bien. C'est bête la jeunesse.

"Ema, écoute..." lui chuchotes-tu tout doucement, "on va verrouiller la porte avant que quelqu'un aie la mauvaise idée de rentrer ici... Tu pourrais le faire s'il te plaît ?.."

Parce que, tu as beau tendre le bras au maximum, il te manque 5 millimètres de doigts pour atteindre le verrou. Et tu entends les pas se rapprocher. Tu vois ta vie défiler devant tes yeux.

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MessageSujet: Re: Pendant ce temps, dans les toilettes des filles. [PV : Junpei]   

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Pendant ce temps, dans les toilettes des filles. [PV : Junpei]

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