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 Deux respirations en un temps. [ PV | Evan Decyphon | ]

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Hoang Anh Nguyen
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MessageSujet: Deux respirations en un temps. [ PV | Evan Decyphon | ]   Dim 18 Mar - 8:35

[Déjà, désolée du retard. J'imagine que tu m'en as voulu pour être si connectée sans rien poster. xD Mais bon. J'attendais que l'inspi' vienne, vois-tu. Sisi. >.> Enfin, excuse-moi de ce retard, j'essayerai de te répondre vite. ]


    Déjà, je vous préviens, moi, je n'avais rien fait. Mais alors RIEN DU TOUT ! Je suis une fille assez calme, à l'école, quand même. Et puis dans mon ancien collège, j'avais que rarement des punitions, ou des colles, ou des trucs comme ça. Mais c'est juste que, voilà, je m'ennuie vraiment trop, là. On est dimanche. Et j'ai rien à faire. D'ailleurs j'ai souvent rien à faire. Alors bon, j'avais lu sur une affiche qu'il y avait des petits nouveaux de premières année qui venaient s'installer aujourd'hui, quelque uns. Pourquoi ne pas aller les accueillir ? Sauf que d'habitude, ce sont les lycéens qui ont fait quelque chose de mal qui vont accueillir les nouveaux. Mais je trouve ça un peu bête, parfois, parce-que imaginez qu'il y a un yakuza dans l'école, et qu'il a fait quelque chose de mal, et que donc il doit accueillir un nouvel élève, mais alors s'il l'accueille, il va lui faire peur. Bah, oui. Et le nouvel élève va peut-être alors croire que tous les élèves du pensionnat sont comme ça. Enfin bref, c'est donc pour cela que j'ai décider de remonter le coup, parce-que je ne croit pas que je fait peur, enfin, je crois ...

    Alors j'attendais dans le hall. Souvenirs, souvenirs, c'était là que j'avais rencontrer Lily. D'ailleurs j'espère la recroiser, un jour, voire deux, enfin, la revoir souvent, parce-que je la connais à peine, mais je l'adore déjà ! Oui, bon, je m'attache facilement aux gens, mais quand même, D'ailleurs, j’espérais aussi faire une merveilleuse rencontre aujourd'hui ! D'autant plus que les premières année, c'est souvent des petits, non ? Enfin. Non. Puisque dans ce pensionnat ça marche différemment, mais bon. Moi, quand je suis rentrée ici, j'avais tout juste quatorze ans, le minimum. Et puis ça me rappelait Papa et Maman. J'avais envie de les voir. Ils me manquaient tous les deux. J'avais envie de le raconter toutes les aventures que j'avais vécu, toutes les rencontres que j'avais faites, tous les liens que j'avais établis, et maintenant l'amour que j'avais pour ce pensionnat. J'avais envie d'aller voir mes parents, t de leur dire tout ça, mais en même temps j'adorais le pensionnat, maintenant c'était ma maison, mon abri. Ah, mais peut-être qu'un séjour pendant les vacances chez sa famille c'est permis ? Hum, sûrement ! J'irai demander un jour !

    Mais, finalement, au lieu d'attendre dans le hall, je vais attendre dans la cour, c'est mieux, c'est plus amusant. Et puis, j'imagine qu'il y en aura qui vont venir ici.
    Alors j'attendais que quelqu'un vienne, pour ne plus être toute seule. J'étais un peu triste, un peu morose, mais cet état d'esprit me poussait à être aussi joyeuse, c'est bizarre. En plus, ce jour-là, j'étais habillée avec un pull en laine grand et gris attachée d'une ceinture et un simple jean en dessous. Presque une robe, le pull. Mais une robe ... Flottante ? Enfin, bref !
    Comme j'attendais depuis quelques minutes déjà, j'étais assise sur un banc inoccupé. D'ailleurs, tous les bancs étaient pas occupés, mais j'avais choisis celui qui était le plus au milieu, comme ça je peux voir partout, c'est amusant. Devant moi était en quête de nourriture un pigeon, je n'avais pas à manger sur moi, c'est dommage. J'aurai bien voulu lui donner un truc à manger, parce-que c'est triste d'avoir faim, je trouve. Mais je m'approchais, et visiblement, l'oiseau avait l'habitude de la compagnie, parce-qu'il n'a pas fuit ma présence. C'est chouette. Au Vietnam, on avait pas beaucoup de pigeons. À la campagne il n'y avait que des poulets qui sautaient partout, c'était amusant quand on courrait derrière avec le chien de mon Tonton. Parce-que mon Tonton il habitait à la campagne et on lui rendait visite, parfois.
    Je cherchais dans mes poches si décidément je n'avais rien à manger, ou quelque chose du genre, mais non, rien. Humpf. La seule chose que je sortis de ma poche était mon téléphone, d'ailleurs j'ai vu qu'il y avait une fonction pou photographier, alors une idée me vint en tête. « Et si je photographiais le volatile ? » Je ne photographiais pas souvent, parce-que j'utilisais pas souvent mon téléphone portable, alors ma première photo fût floue. Hum. Le pigeon n'avait pas bougé, il était toujours en train de me regarder avec ses grands yeux, et je faisais de même, mes sourcils étaient dans le contraire du froncé, ils étaient tellement en forme courbée comme si je me posais fort fort fort une question existentielle à la vie (Ca se dit ... ?) que j'en avais des petits rides sur mon front, mais bon. C'est comme faire une grimace, c'est marrant !

    Et puis j'entendais des pas venir vers moi et vers mon pigeon, vers le téléphone que je tenais en face de l'animal, de mes sourcils bizarres sur le moment. Je me retournais vers la personne qui me regardait, et je lui fit un sourire, quelqu'un m'avait vue, même si j'étais dans une position un peu bizarre, on m'avait remarquée, alors j'étais contente.


« Bonjouuuur ! »





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Evan Decyphon
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MessageSujet: Re: Deux respirations en un temps. [ PV | Evan Decyphon | ]   Sam 24 Mar - 20:15

Je marchais, les mains dans les poches, nonchalamment… Je devais avoir l'air d'un yakuza avec ces habits et la tête que je tirais(je ne dormais déjà plus beaucoup alors avec les évènements qui venaient d'avoir lieu...). J'avais un vieux survêt' gris, resserré aux chevilles, avec cette veste de faux cuir noir, ce vieux tee shirt blanc avec le sigle des Rolling stones et ces baskets noirs complètement pourries et trouées.
La brise fraîche du matin me soufflait sur le visage, soulevant doucement les mèches que j’avais pris l’habitude de laisser me tomber dans les yeux. Le poids de mon sac à dos (remplit des seules affaires qu’il me restait, soit le carnet de mon grand père, une brosse à dent, des habits et une barre chocolatée) me rappelait ma présence sur cette longue allée.
Durant 6 mois, je m’étais caché de la police, m’étais fait hébergé, j’avais perdu le sens du temps et j’étais incapable de dire quel jour nous étions. J'avais essayé d'oublier tout ça: la mort de mon père, mon pouvoir...
A quand remontait la dernière fois que je l'avais utilisé? Même ça je ne le savais plus.
Oui, parce que je ne voulais même plus y penser, ce jour la, tout comme ces 6 derniers mois...

C'était en l’espace de quelques jours, que tout c’était enchaîné, mettant fin au cauchemar. Les flics m’avaient attrapé, jugé, puis emmené ici, dans ce soi disant pensionnat. Ils m'avaient laissé à l'entrée, me disant d'avancer.
Je m’étais enfin réveillé, en train de marcher le long de cette allée, les yeux dans le vague, la brise dans les cheveux, coupé du monde, dans le silence.
C’était comme si, tout à partir de la mort de ma mère n’avait été qu’un cauchemar et que je venais de me réveiller. C'est vrai qu'on pense toujours ça quand on veut se protéger d’un terrible souvenir: « c’était un cauchemar ». Mais bien sûr ça n’en est jamais un…

Je marchais, quasiment comme un robot, regardant le pensionnat qui se trouvait devant moi comme on regarde un inconnu. J'écoutais la brise du vent frais, vivifiant qui venait doucement à moi. J'écoutais chacun de mes pas, les bruissements des feuilles, des voix lointaines qui s'envolait jusqu'à moi dans un murmure incompréhensible. Je me sentais libre, bizarrement.. mais vide, vide et seul.
Je ne pensais à rien, je continuais à marcher, comme si mes membres étaient ceux d'un pantin dirigé par une autre personne, au dessus de moi.
Je me sentais vide, vide de moi même, vide de ceux que j'aimais et que j'avais aimé, même si ils n'étaient qu'une poignée, comme le dit le célèbre proverbe francais: « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. » C'était affligeant tellement c'était vrai.

Je relevais la tête, décidant de me couper du monde de mes sombres pensées.
J’étais tellement à l'ouest que j’avais parcouru les quelques mètres de l’allée sans m’en rendre compte, j’arrivais déjà dans le hall d’entrée. C’était une grande salle, qui donnait un accès direct sur la cours, il y avait aussi un grand escalier, qui devait mener à l’étage supérieur. L’endroit était assez moderne, ressemblait à un simple lycée et était presque…chaleureux. Je dois bien avouer que j’avais imaginé une espèce prison pour les gens qui avait des pouvoirs ou qui étaient un peu fous, ou mutants, où on aurait remplacé mon nom par un numéro et où j'aurais porté une combinaison semblable à celle d'un détenu. Et j’avais manifestement un peu exagéré, en même temps, avec les histoires comme celles d’Xmen ou d’Heroes…

En tout cas, le grand hall était vide et je n’avais aucune idée de ce que je devais faire. Il allait falloir que j'aille trouver quelqu'un. Mais je ne voulais pas sympathiser avec qui que ce soit, car je n’avais pas l’intention de m’attarder ici, dès que possible, je m’enfuirais.
Je me dirigeai vers la cour, il devait bien y avoir quelqu’un là-bas…
En y arrivant, j’aperçu une fille, qui était assise sur un banc. Elle était dans une position... carrément bizarre…
Elle était penchée, levait son téléphone vers un pigeon qui picorait au hasard par terre.
Elle était assez fine et avait un pull gris plutôt long, qui faisait office de robe par-dessus son jean et à sa taille était attachée une ceinture. Ses couettes noires attachés par deux rubans rouges dégoulinaient joliment sur ses fines épaules.

Je réprimai un sourire moqueur et m’approchai d’elle. M’entendant arriver, elle leva la tête et s’exclama d’une mine réjouie _Bonjouuuur !

J’ignorai ce sympathique accueil. Je n’avais pas envie de faire d’efforts, même si elle me paraissait gentille, je n'avais pas l'intention de ma vêtir d'un sourire hypocrite... Et puis je ne resterais pas dans ce pensionnat (ou du moins, le moins longtemps possible), à papoter avec toute les gentilles nanas qui se pointeraient, d'un air épanouie comme cette fille devait s'attendre à ce que je le fasse.
Je lui balançai froidement :
_Tu pourrais me montrer ou se trouve le dortoir où l'endroit ou je suis sensé dormir. Je voudrais poser mes affaires.

J'espérai que ça la découragerait, qu'elle m'indiquerait juste ce que je voulais et qu'elle me laisse tranquille. Je ressentais déjà assez ce terrible besoin de hurler sur tout le monde, jusqu'à les faire partir en courant.


Dernière édition par Evan Decyphon le Mar 24 Avr - 13:03, édité 2 fois
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Hoang Anh Nguyen
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MessageSujet: Re: Deux respirations en un temps. [ PV | Evan Decyphon | ]   Mer 4 Avr - 10:30


    Je regardais la personne en face - ou plutôt en haut - de moi. C'était un garçon. Un garçon à la mine peu réjouie de me voir, il me faisait carrément un peu peur, parce qu'il avait un peu l'air d'un enfant de yakuza. C'était à la fois un peu effrayant, et excitant. Je n'avais jamais rencontré de yakuza, juste des voyous. Woah ...
    Mais visiblement, ce garçonne semblait pas près à m'apprécier. Je me demandais pourquoi. Je ne lui avait pourtant rien fait, d'ailleurs, c'était la première fois que je le voyait, que je sache. Mais peut-être qu'en fait je le connais depuis longtemps, que c'est mon ami d'enfance, et que je l'ai oublié, et donc c'est pour ça qu'il est fâché ! Haha, ce serait marrant, mais en même temps je me sentirais cruelle de l'avoir oublié ... Enfin, ça, c'est impossible. Déjà parce que mon ami d'enfance, il est au Vietnam, et parce que j'ai coupé les ponts avec lui, il avait taché ma robe rose que j'adorais à l'époque. Maintenant que j'y pense, c'est trop bête. J'ai honte ...
    Le garçon m'avait froidement rejetée, rejeté mon gentil et chaleureux accueil, il ne faisait même pas attention à moi. Il s'en fichait, de moi. En tout cas, il en avait l'air. « Sympa ... » - pensai-je. Il m'avait vite, et d'une façon monotone, avec une voix grave, en plus, de me guider vers sa chambre. Nan, mais oh. Il ne croit quand même pas que je vais lui rendre service après le vent qu'il m'avait fait ? ... Bon, c'est vrai, j'ai bien l'intention de l'emmener vers le dortoir des garçons, mais j'étais assez vexée. Parce que, même si je suis quand même souvent joviale, je me suis donnée la peine de saluer ce jeune homme d'une façon joyeuse, et tout, et tout, et lui, là, il me fout carrément un vent. Même pas un « bonjour» , même pas un « s'il-te-plait. » ...


    « Hé, mais attends ! C'est quoi ton nom ? Moi, c'est Hoàng Anh, mais appelle-moi Anh, sinon c'est trop long. »

    Je lui souriais, la bouche ouverte, presque prête à avaler des mouches, en espérant secrètement avoir une réponse positive, un sourire rendu. Mais ce garçon n'avait pas l'air très ouvert, très amical, pour tout dire. Mais ... Raison de plus pour lui parler ! Moi, j'ai toujours trouvé les gens qui parlent peu très intéressants ! Et puis, creuser sous la carapace d'un solitaire, ça m'a toujours passionnée, et souvent on trouve des choses merveilleuses. Mais malheureusement, je ne pus m'empêcher de lâcher une phrase assez malpolie. Je ne l'avais pas dite très fort, mais en tout cas assez fort pour que la personne l'entende. Allez première gaffe du jour. Espérons qu'il ne le prenne pas mal ...

    « ... Et puis bon, tu aurais pu me dire "bonjour" ... »

    Me rendant compte de ma faute, je fis semblant que c'était dit exprès, plus ou moins, et je gonfla un peu mes joues rosées pour qu'il voie que je boudais. J'avais l'air vraiment bête, en fait. En fait, j'avais envie de lui demander pardon d'avoir été si malpolie, mais en même temps, je m'en empêchait. Je ne voulais pas me laisser faire, je voulais devenir son amie, même si ma phrase n'en donnait peut-être pas l'impression. J'avais aussi un peu envie de pleurer, parce que j'avais peur, peur qu'il le prenne mal, qu'il se fâche, mais bon. Je retenais un peu mes larmes, je ne voulais pas me ridiculiser. Ca me rappelait le jour où j'avais rencontré Shigeru, Ruru. On était un peu dans la même situation, mais c'était quand même différent.
    Il allait peut-être me frapper d'avoir dit ça, me gueuler dessus. J'aurai préféré ne pas trop y penser, mais ça se faisait tout seul. On m'avait toujours décrite comme une fille qui imaginait toujours le pire dans des situations embarrassantes, j'espérais que ce soit vrai. Ou alors peut-être il va faire comme dans les mangas, il va rigoler de ma phrase tout en s'excusant ? Haha, ce serait marrant, mais c'est impossible ...
    En tout cas, s'il me souriait au moins une fois, je le lui en serais reconnaissante tout ma vie, il est déjà assez beau, mais s'il souriait, il le serait encore plus ! J'en suis sûre !




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MessageSujet: Re: Deux respirations en un temps. [ PV | Evan Decyphon | ]   Dim 8 Avr - 12:18

Bon d'accord, je lui avais répondu un peu trop méchamment... Surtout après son accueil chaleureux, qui aurait fait sourire n'importe qui...de normal. Mais je n'étais pas ou plus normal.. Que ce soit dans mon caractère ou dans mon pouvoir...
Quoique, avant la mort de ma mère, quand j'étais tout petit, je n'envoyai pas balader les gens aussi méchamment ou même pas du tout.
Mais ces 6 dernières années, j'avais tellement changé. J'étais devenu un ado, j'avais mûri et puis j'avais été confronté à l'alcoolisme de mon père juste après la mort de ma mère; puis il était mort. J'avais changé trop vite, tellement vite, que je ne savais même plus qui j'étais réellement. Tout ce que je savais c'étais que je n'étais plus moi même.
Le changement est quelque chose de terrifiant.
En tout cas,je regrettais amèrement ma phrase aussitôt que je l'eu prononcée. J'espérai qu'aussitôt après elle m'indiquerait le dortoir sans trop me parler.

Elle planta ses yeux bruns dans les miens, c'était un regard doux et profond à la fois. On aurait dit un océan chocolaté qui s'étendait à perte de vue dans ses iris. Je n'avais pas vraiment pu les voir de loin et je devais bien reconnaître qu'ils étaient magnifiques.
Elle me sourit, d'un air détendu et répondit:
_Hé, mais attends ! C'est quoi ton nom ? Moi, c'est Hoàng Anh, mais appelle-moi Anh, sinon c'est trop long.
Je fus surpris. Je ne l'avais même pas énervée? Ou un peu intimidée? Généralement les gens ne s'attardaient pas sur moi quand je les envoyais balader de cette façon.
Mais elle, elle me regardait avec ce grand sourire chaleureux, sans se démonter, avec un intérêt bien marqué.
Il était rare qu'on s'intéresse à moi. Vraiment rare...

J'allais lui répondre quand soudain je l'entendis marmonner un:
_... Et puis bon, tu aurais pu me dire "bonjour"...
Ah si... Je l'avais quand même un peu agacée....

Se rendant compte que je l'avais entendue, elle fit mine de bouder. D'une façon sincère mais... vraiment trop drôle... Je ne sais pas pourquoi, mais juste à ce moment là, je n'avais plus envie d'être froid avec elle. Elle n'avait rien de ce genre de personne hypocrite, qui vous sourit sans cesse mais qui, au fond, se fiche bien de vous. J'eu un sourire amusé, presque malgré moi, que je ne pu chasser de mon visage. Je m'assis à coté d'elle, sur le banc.
_Excuse moi, prononçai-je toujours amusé.
Je n'osais pas en dire plus, je ne voulais pas la faire partir, qu'elle en ait assez de moi. Je la regardais simplement dans les yeux, comme si mon regard pouvait lui prouver la sincérité de mes mots.

Enfin, je détachai mes yeux des yeux, mon sourire disparaissant enfin et ajoutai:
_Enfin, si tu veux savoir je m'appelle Evan...

Ce n'étais pas mon genre de prendre la parole en premier, ni d'engager une conversation (de réengager dans ce cas la). Bien sûr, que tout le monde m'intéressait mais en même temps, il y avait tout ces hypocrites, ces égoïstes, ces égocentriques, qui traînaient à gauche et à droite, tout ces gens qui, comme des moutons, ne suivait que l'avis général. Les préjugés... Ces gens la, je les haïssais, j'avais appris à les connaître et à me méfier d'eux.. C'est pourquoi je n'allais pas voir les autres, je n'en voyais plus l'intérêt.
Par contre, elle, Anh, elle semblait plus sincère...enfin voila, j'espérais qu'elle ne m'en voudrait pas trop, parce que maintenant j'avais envie de la connaître.


Dernière édition par Evan Decyphon le Mar 24 Avr - 12:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Deux respirations en un temps. [ PV | Evan Decyphon | ]   Jeu 12 Avr - 13:42


Finalement, j'avais bien fait de bouder un peu.

« Excuse moi. »

Il s'était excusé, tout en souriant, comme s'il rigolait, en s'asseyant à côté de moi, sur le banc du milieu. Je sentais mes joues rougir tellement j'étais contente, non pas qu'il ne me frappe pas, mais qu'il me sourisse. Il me souriant, en me regardant. Ses yeux étaient verts, j'ai toujours trouvé que cette couleur, sur les yeux, était magnifique, alors que sur un crapaud, c'était répugnant. Mais les yeux du jeune homme n'avaient pas ce vert hideux, ils avaient ce vert magnifique, ce vert qu'on pourrait regarder pendant deux heures, et qu'on ne s'en lasserai pas. Plus je le regardais, et plus j'aurai voulu voir ma tête émerveillée regardant son visage, l'air heureux. J'enviais ses yeux.


« Ah, heu ... C'est pas grave ! »

J'étais gênée. Je me sentais bête, parce que je l'avais fixé longtemps, il devait presque avoir peur de moi. Déjà, j'étais face à un garçon, un garçon qui, juste après de m'avoir laissé me prendre un vent glacial, me souriait chaleureusement. Et en plus ce garçon était beau, et je me sentais nulle, comme un poux de lui parler avec ma tête de fille de la campagne. Je n'étais pas moche, je le savais. Mais je n'étais pas magnifique. Et ce garçon, lui, je trouve qu'il l'était. Il s'appelait Evan, il me l'avait dit. Et en plus, je le voyais. Je voyais qu'il était un garçon chaleureux, amusant. Mais un peu coincé, peut-être. Sûrement un nouveau qui voulait à tous prix s'échapper de ce pensionnat, retourner voir ses parents, et qui a peur de son pouvoir. En tout cas, au début, il le sont un peu tous, un peu terrorisés par le grand bâtiment qu'est le pensionnat. Ils ont un peu peur que leurs aînés ne soient pas gentils avec eux, et intimidés par les pouvoirs des autres. C'était peut-être le cas de ce garçon, mais en fait je n'en savais rien. C'était juste une hypothèse, héhé.

« B-Bon ! direction les chambres des ... »
Ma voix se crispa.
« ... Des garçons ? »

Aucuns doutes, Evan était un garçon. Ça se voyait, ça se sentait, Evan sentait l'homme, haha. Il était aussi plus grand que moi, un peu plus grand. Je pense qu'il avait environ mon âge. Je voulais bien l'accompagner vers les chambres des garçons, j'espérais juste ne pas qu'un élève me connaissant me voie, ou qu'un membre du personnel me prenne en flagrant délit. Je ne voulais pas qu'on croie que je sois une dévergondée ! Je ne sais pas si une fille est autorisée à vagabonder dans les couloirs des chambres des garçons. Devais-je juste lui montrer le couloir ? Mais j'avais envie de passer encore du temps avec Evan. J'avais envie qu'il me sourisse encore comme il me l'avait fait quelques minutes plus tôt ...

« Hey, Evan ... Ca te dit qu'on aille dans ta chambre, et puis qu'après on aille s'amuser ? Ou alors t'es trop fatigué ? »

J'attendais qu'il me réponde, tout en me préparant à prendre un de ses bagages. Ca me rappelait mon arrivée ici, il y a un an. Déjà un an. Quand on s'amuse, le temps passe vite, c'est vrai.





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MessageSujet: Re: Deux respirations en un temps. [ PV | Evan Decyphon | ]   Mar 24 Avr - 12:50

Il y eu un silence.

_Ah, heu ... C'est pas grave !

Elle prononça cette phrase un petit moment après que je lui ai fait mes excuses tout en semblant sortir soudainement hors de profondes pensées. Je me demandais bien à quoi elle avait pensé d'ailleurs... En tout cas, elle m'avait sourit en retour. Et ça voulait clairement dire qu'elle ne m'en voulait pas. Et c'était...bien.
Je hochai la tête pour combler le blanc et nous restâmes la, assis sur le banc. Elle se leva brusquement:

_B-Bon ! direction les chambres des... des garçons ?

Elle avait marqué une hésitation dans la fin de sa phrase. Je mis un petit moment avant de comprendre que étant donné qu'elle était une fille, en temps normal, elle ne devait pas avoir le droit d'y aller.
"Je vois, pensais-je."
Son air gêné m'amusa, bien sûr je pris garde à ne pas le montrer.
Soudain je pensais que ce n'était la première que je retenais un sourire depuis le moment où j'étais aller lui parler. C'était curieux... En même temps c'était bien. J'ai toujours cru que ce genre de personne qui vous arrache des sourires ou des rires n'existent que dans les mangas ou les romans. Bien sûr il y a Eichi, mais lui, c'est différent, je le connais vraiment. Elle, je la connais à peine.
En fait je n'avais jamais rencontrés des gens comme ça. Dans mon ancien collège par exemple, les seules personnes à me parler demeuraient Eichi et certains de ses amis les plus courageux. Et encore, les conversations étaient vides, vraiment sans aucuns intérêts. J'avais eu des amis. J'avais ris, joué avec eux. Mais ça remontait à très loin. La primaire, la maternelle ou même encore avant.
C'était après la mort de ma mère que ce coté froid était devenu ma nature. Je l'avais toujours un peu eu, car je n'aimais pas montrer trop ouvertement mes sentiments mais il n'empêchait que à cette époque je n'envoyais pas valser tout les gens qui essayait de me parler. Je m'étais renfermé sur moi même, je ne voyait plus vraiment l'intérêt de parler aux autres. Alors on m'a laissé tranquille. Vous savez comment sont les gens: Il a perdu sa mère, il est très triste tu sais, alors si il ne veut pas te parler, laisse le tranquille. Eichi lui, n'a jamais été comme ça, il ne fonctionne pas comme moi, il va directement vers les autres quand il se sent mal. Pas moi. D'ailleurs, je ne me suis jamais confié à qui ce soit.
Peut-être que j'aurais du. Si j'avais connu quelqu'un comme Anh, je l'aurais peut-être fait?
Puis je revins à la réalité.
"Qu'est ce que je raconte encore...?"pensais-je.
Puis je regardais Anh. Elle me dit:
_Hey, Evan ... Ca te dit qu'on aille dans ta chambre, et puis qu'après on aille s'amuser ? Ou alors t'es trop fatigué ?

Je m'en voulu de m'être encore perdu dans mes pensées, puis je lui répondis un peu déconcentré:
_Euh... Si tu veux...

Puis j'ajoutais:
_On y va?

Nous nous mîmes en marche. Nous marchions côte à côte. Puis je lui demandais:
_Tu as aussi un pouvoir?

La question faisait un peu science fiction, mais en même temps, elle me brûlait les lèvres depuis trop longtemps.
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MessageSujet: Re: Deux respirations en un temps. [ PV | Evan Decyphon | ]   Mar 12 Juin - 11:33

Voici donc la suite tant attendue. \ô/
(j'ai pas géré pour le titre) (faut dire que je gère jamais pour les titres)



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MessageSujet: Re: Deux respirations en un temps. [ PV | Evan Decyphon | ]   

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Deux respirations en un temps. [ PV | Evan Decyphon | ]

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